Arthropathie

Etiologie

  • Rhumatismale : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante
  • Post traumatique
  • Primaire (idiopathique)
  • Facteurs de risque
  • Travail avec répétition de port de charge lourde
  • ATCD de fracture
  • 4H/1F, >45 ans

Physiopathologie

  • Arthrose post traumatique (phénomène mécanique)
    ancienne fracture intra-articulaire -> instabilité articulaire avec des différences de contraintes si atteinte ligamentaire -> Déséquilibre des contraintes avec incongruence articulaire -> microtraumatismes répétés et baisse de la capacité du cartilage à absorber les chocs -> phénomène inflammatoire puis dégénératif des structures -> atteinte de l’os sous-jacent -> ostéophyte et raideur articulaire
  • Arthrite rhumatoïde (phénomène inflammatoire)
    inflammation synoviale auto-immune -> prolifération anormale de cellules synoviales -> épaississement de la membrane et excès de liquide synoviale (articulation chaude, oedème, raide) -> médiateurs inflammatoires qui dégrade le cartilage -> dégradation os sous-chondral, ligaments -> déséquilibre des contraintes, ostéophyte

Diagnostic

Descriptif douloureux

  • Blocage, ressaut
  • Intermittent : corps perdu
  • Horaire inflammatoire / par poussée

Examen physique

  • Objectiver déviation morpho-statique (valgus physio varie de 5° à 15°)
  • Diminution amplitude articulaire (amplitude passive = amplitude active)
  • Arc douloureux (si mise en contrainte du cartilage), ressaut, bruit plutôt sourd
  • Butées ostéophytiques (très dures) : diminution de l’amplitude articulaire

Tests cliniques de l’articulation huméro-radiale (pas de tests spécifique pour l’arthorse)

Test de stabilité ligamentaire : stress test en varus/valgus (test pronostic)

SALT

Pour détecter pathologie intra-articulaire comme la synovite

PEPPER

Pour détecter une atteinte du cartilage de la tête radial


Paraclinique

  • Radio
  • Classification de Larsen (de 1 à 5) et de Mayo Clinic (1 à 4) : pour connaître le stade de destruction du cartilage
  • Classification de Broberg et Morrey (3 stades) : pour arthrose du coude sans coexsitence de pathologie inflammatoire (post-trauma opéré par exemple)

Traitements

Thérapie par le mouvement : activité physique

  • Aérobie : effet analgésiant et pondère l’impact de l’affection inflammatoire
  • Renforcement musculaire : l’exposition graduelle peut désensibiliser le cartilage ou l’os sous-chondral et permet un remodelage de l’articulation à moyen et long terme
  • Contrôle moteur : rééquilibrer les contraintes appliquées sur l’articulation

Modification de comportements

  • Adhésion à l’activité physique
  • Soumettre l’articulation à des contraintes sans sensibiliser (quantification de stress mécanique)

Epicondylalgie médiale et latérale

Définition
Pathologie douloureuse des tendons qui s’insèrent sur les épicondyles médiaux et latéraux.

Facteurs de risque
Epicondyle latéral (tennis elbow) : tennis et tous les mouvements répétitifs impliquant extension du poignet, des doigts
Homme, 30-45 ans, 7 cas/1000, 10 à 50% des tennismen

Epicondyle médial (golf elbow) : gestes répétitifs impliquant la préhension,le grippe, la pronation et la flexion poignet/main
5 cas/1000, 10% des épicondylalgies


Physiopathologie

Multimodale

  • Pathologie du tendon (surtout CERC) : remaniement des fibres type hyperplasie angio fibroblastique + néovascularisation + désorganisation de la matrice collagénique (témoin de l’excès de contrainte) avec inflammation
  • Modification de la douleur : sensibilisation centrale ou périphérique
  • Altération de la fonction motrice : diminution de la force d’extension du poignet et de la préhension (jusqu’à 40% / 60% de force en moins par rapport au côté sain)

La conjonction de ces multiples facteurs qui peut engendre cette condition douloureuse


Tests orthopédiques

  • Atteinte tendineuse : contraction résistée + mise en tension du tendon + palpaion épicondyle
  • Douleur provoquée en augmentant la vitesse et la charge
  • Imagerie non primordiale dans un premier temps

Diagnostique différentiel

  • Pathologies intra-articulaire (arthrite, arthrose)
  • Atteinte de l’articulation huméro-radial
  • Mécanosensibilité par compression nerveuse (nerf radial ou interosseux postérieur)
  • Douleur référée venant des cervicales (radiculopathie)
  • Laxité

Traitement

  • Exposition graduelle pour désensibiliser et remodeler la structure progressivement
  • Thérapie manuelle avant l’actif : mobilisation spécifique, modulation de symptôme
  • Auto-étirements pour augmenter la tension appliquée sur le tendon
  • Renfo épaule/poignet pour augmenter fonctionnalité de l’articulation du coude
  • Evaluation des composantes non mécaniques
  • Réintroduction de l’activité impactée

Questionnaire PRTEE (Patient-Rated Tennis Elbow Evaluation) : pronostic et PEC


Arbre décisionnel


Vidéos

Tennis Elbow Rehab (Education | Myths | Stretching & Strengthening Exercises)
Par E3 Rehab


Golfer’s Elbow Rehab | Modalities, Load Management, Exercises
Par Physiotutors

Entorse collatérale

Physiopathologie
– RL max d’épaule + flexion du coude
– Contrainte : poids balles + rotateurs médiaux = contrainte en valgus dans le secteur de flexion et de la course en extension

Facteurs de risque
– Traumatisme
– Gestes répétés, mauvaise biomécanique du lancer
– Sport de lancer

Incidence
– LCU : 15-20% des blessures en baseball (championnat universitaire USA)
– Multiple : LCU + LCR + ligament annulaire : 3,5% des blessures graves du coude chez l’athlète avec risque de chute (judo, tennis, athlétisme, …)
– LCR :1-2% des blessures du coude dans sport de lancer, 30% des instabilités postéro-lat du coude


Diagnostic clinique

Histoire traumatique ou microtraumatique
– Chute avec réception sur le bras
– Gestes répétés de lancer à haute intensité (valgus LCU/ varus LCR)

Présence de facteurs de risques
– Sport à haute intensité
– Sport de vitesse à haute intensité donc risque de chute
– Sport avec geste de lancer (contrarié ou répété)

Test orthopédique
– Valgus/varus stress test pour mettre en évidence une laxité ligamentaire
– Coude à 30° de flexion : appliquer une force perpendiculaire à l’axe du bras pour mettre une contrainte en valgus afin de reproduire la douleur et la laxité
Milking manoeuvre : coude à 90° de flexion et humérus stabilisé, attraper le pouce du patient et mettre une contrainte en valgus du coude pour objectiver une laxité

Examens complémentaires
– IRM en cas de laxité + historique
– Radio en position de varus stress test
– Rupture si augmentation du valgus de +30° ou 5-10° de plus que côté CL


Traitement

  • Rupture partielle (lésion ligamentaire bénigne) : kiné avec respect des délai
  • Rupture complète : chirurgie de reconstruction du LCU (ligamentoplastie

Kiné post chirurgie

Phase 1 (S0-S3) : phase inflammatoire

  • Immobilisation à 90°
  • Mobilisation passive entre 0 et 100° avec retrait atèle
  • – Renfo doux poignet et main : lutte contre le déconditionnement + drainage

Phase 2 (S3-S6) : phase de prolifération

  • +10° de mobilisation en flexion/semaine pour amplitude complète en phase 3
  • Travail isométrique du coude et dynamique sous maximale
  • Intensification renfo poignet/main
  • Eviter situation d’instabilité dans huméro-ulnaire à 30° de flexion

Phase 3 (S6) : phase de remodelage

  • Intro Thrower Ten : programme spécifique à la préparation à la phase armée du lancer
  • Intensification du travail et de la mise en contrainte jusqu’à S12
  • Ré-introduction du geste de lancer
  • Remise en contrainte vers valgus/varus au-delà de 30° de flexion

Phase 4 (S12)

  • Préparation retour au terrain à 4/6 mois
  • Retour en compétition à 9 mois

The Throwers 10
Par Madden Physical Therapy


Le programme Throwen Ten
Par UF Health Orthopaedics and Sport Medicine Institute

Thrower Ten en pdf

Neuropathie canalaire (syndrome canalaire)

Définition
Atteintes nerveuses périphériques focalisées par compression d’un nerf au sein d’une zone anatomique étroite le long de son trajet, ce qui perturbe la conduction nerveuse et peut mener à des symptômes moteur et/ou sensitifs.

Physiopathologie
Compression -> Hypoxie -> dégradation axonale
Un axone peut mettre plusieurs mois ou années pour récupérer, une myéline 2 à 12 semaines.


Diagnostic clinique
Anamnèse : facteur de risque de compression et douleurs neuropathiques (DN4)

Neuropathie fibulaire– Atteinte sensitive face latérale de la jambe et dorsale du pied
– Atteinte motrice des releveurs
Neuropathie du nerf cutané latéral de la cuisse– Paresthésie, engourdissement, hyperesthésie/algie
-Atteinte purement sensitive affectant la face latérale de la cuisse
Neuropathie fémorale– Atteinte sensitive : face latérale de la cuisse et médial du tibia
– Atteinte motrice : fléchisseurs de hanche et extenseurs de genou
Neuropathie du nerf tibial– Atteinte sensitive : face plantaire du pied, interne de la cheville
– Atteinte motrice : LFH, LFO, intrinsèques du pied (affaissement voûte plantaire)

Traitement
Médical : antidépresseurs (moins d’excitabilité du nerf) et antalgique
Kiné :
– éducation sur les facteurs de risques modifiables (obésité, croisement de jambes, chute de la personne âgée)
– Traitement des déficits sensitivo-moteurs
– Exercices aérobie pour faciliter la récupération et avoir un effet antalgique

=> Evolution spontanément résolutive dans 60% des cas. Si dégradation au fil du temps : refaire un bilan neuro !

Artériopathie oblitérante du MI

Définition
Pathologie entraînant une réduction progressive du flux sanguin dans les artères des MI en raison de dépôts athéroscléreux sur les parois artérielles.

Prévalence
– 5% entre 40 et 44 ans
– 12% entre 70 et 74 ans

Facteurs de risque
– Tabagisme
– Cholestérol
– Hypertension artérielle
– Sédentarité
– Diabète : augmentation du risque de forme grave conduisant à l’amputation


Diagnostic clinique

Anamnèse
– FDR et comorbidités
– Douleur / inconfort au repos
– Douleur dans les MI à l’effort
– Claudication à la marche (10-30% des cas) aggravée par l’effort comme monter une côte
– Asymptômatique dans 40-50% des cas

Examen physique
– ABI : Ankle Brachial Index
Rapport de la tension cheville/brachial <0.9

Imagerie
– Echo-doppler
– Angioscanner


Diagnostique différentiel
La sténose lombaire peut provoquer une claudication mais de nature neurogène.
Les douleurs se manifestent en position debout ou à la marche et sont aggravée par l’extension dorsale (ferme encore plus le canal lombaire).
Les douleurs sont diminuées en position assise (La flexion espace le canal vertébral)
Les symptômes sont bilatéraux avec altération de la sensibilité et de la force musculaire.
Voir le cluster de Cook pour détecter une sténose lombaire :


Prototype clinique
– Douleur dans une seule jambe
– 50 ans et augmente avec l’âge
– Douleur MI à l’effort
– Claudication à la marche (10-30% des cas)
– Asymptomatique dans 40-60% des cas
– Comorbidité


Thérapeutiques

Médical
– Aspirine et antiagrégant plaquettaire
– Traitement hypertenseur et statines
– Contrôle glycémie
– Arrêt de la cigarette

Chirurgical
– Pose stent
– Pontage avec le réseau veineux
Endartéiectomie

Kiné
– Réorientation (diagnostic différentiel avec le syndrome canalaire)
– Thérapie par l’exercice avec réhabilitation à l’effort
– Progrès de 180m en moyenne attendu
– Potentiellement, nécessité d’aller jusqu’à la reproduction des symptômes

Syndrome neurogène périphérique

Définition
Sensibilisation d’un nerf périphérique, avec apparition d’une douleur nociceptive anormale à l’étirement ou à la compression de ce nerf (mécanosensibilité), sans atteinte sensitive ou motrice.


Physiopathologie
– Inflammation de la partie superficielle du nerf ou du nervi nervorum (nerf qui innerve le nerf)
– Inflammation : facilité pour déclencher des réactions chimiques variées conduisant à un gain de fonction
– Persistance des ses changements malgré la diminution de l’inflammation : la douleur se chronicise


Diagnostique clinique

Prototype clinique
– Multiples mécanismes d’apparition : trauma, sport excessif, station prolongée, …
– Douleurs irradiantes avec topographie variée, suivant +/- le trajet du nerf
– Comportement des symptômes : durent longtemps et facilement déclenchables (sévères et irritables)
– Apparition secondaire à une autre affection (inflammatoire, compensation marche ou debout)

Tests de mise en tension nerveuse

Slump test (test d’affaissement ou « avachi »)

Prone Knee Bend test (PKB) (aussi appelé test de Léri)

Straight Leg Raise test (SLR) (aussi appelé test de Lasègue)


Thérapeutique
Médical : antalgique, AINS, infiltration

Kiné :
– Thérapie manuelle d’interface (massage, mobilisation pour mieux faire glisser le nerf par rapport aux structures alentours)
– Neuro-mobilisation : glissement et mise en tension du nerf avec le techniques utilisées en test (slump, SLR, PKB)
– Renfo musculaire et exercice aérobie intense : amener du sang au nerf pour sa récupération et son homéostasie
– Exposition graduelle aux activités douloureuses

Syndrome de la bandelette Ilio-tibial

Définition
Trouble musculo-squelettique de surcharge qui se manifeste par une douleur lat du genou

Epidémiologie
– Pathologie la plus commune des douleurs latérales de genou chez le coureur
– Prévalence : 6,8% coureurs hommes, 9% des coureuses femmes, 24% des cycliste, 1-5% des nouvelles recrues militaire (fourchette large car pas de gold standard)


Facteurs de risque

– Longue distance : risque augmente avec la distance (marathon++)
– Coureurs débutants (6% diminution tous les 5 ans)
– Augmentation de la charge d’entrainement (+30% en moins de 2 semaines, alors que dans l’idéal, ne pas augmenter de plus de 10% par semaine)

– Femme
– Jeune
– Comorbidité(s)
– Facteurs biomécaniques supposés : pieds plats, valgus statique
– Facteurs biomécaniques plus certains : valgus dynamique lors de la course prolongée (fatigue des abducteurs de hanche)


Physiopathologie
Le modèle de friction (1980) est aujourd’hui dépassé. Il supposait que la répétition de la F°/E° de genou provoquerait un roulement et un frottement de l’ITB sur l’épicondyle latéral. La douleur serait provoquée par l’inflammation de la bourse ou de la bandelette.
Toutefois, il est quasiment impossible d’étirer de plus de 1% l’ITB. Ce n’est donc pas une structure lâche qui pourrait se balader le long de la cuisse.

Le modèle de compression (modèle actuel)
Plusieurs sources potentielles de douleur :
– Extension de la membrane synoviale à proximité
– Fibromasse de la gaine du tendon : tissu fibreux qui viendrait se fixer à force de contraintes en compression
– Coussinet graisseux pour limiter les forces compressives + d’échange avec l’ITB : compression douloureuse
– Compression des bourses maximales entre 20 et 30° de flexion lors de la déambulation


Physiologie biomécanique
Fatigue des abducteurs de hanche lors de la course prolongée
-> Adduction plus importante de la coxofémorale
-> Rotation médiale de genou
=> Compressions plus importantes et prolongée de l’ITB et des bourses associées.


Patient type
– Coureur débutant, longue sortie, augmentation trop brusque du volume d’entrainement
– Femme, jeune, comorbidités
– Faiblesse des hanches, valgus dynamique à la course
– Douleur insupportable à l’effort qui force à l’arrêt. Peu de retentissement en dehors des activités sportives (c’est plus la répétition que la vitesse qui majore la douleur)
– Apparition brusque des douleurs avec sévérité importante durant la course.


Examen clinique
Test de Noble : répétition de F°/E° en compression : douleur reproduite surtout à 30° de flexion (peu d’étude de fiabilité du test).


Traitements
Principe pour la bandelette ilio-tibial : ne pas travailler dans la douleur. S’arrêter dès l’apparition de la douleur.
Renfo et gestion du mode de vie :
Renforcement des MI pour limiter le valgus dynamique et répartir la contrainte sur tout le membre inférieur.
Education : quantification du stress mécanique, modification du programme d’entrainement, mode de vie (cigarette, alcool, sommeil)
– Etirements et massages non recommandés


Vidéos

IT Band Pain / Iliotibial Band Friction Syndrome (Myth Busting | Exercises | Rehab)
Par E3 Rehab

Récapitulatif de la vidéo


ITB Syndrome Rehab Guide | Iliotibial Band Syndrome/ITBS
Par Physiotutors

  • Récapitulatif de la vidéo
  • Traitements non recommandés : étirements et massage sur rouleau. Le ITBS étant probablement un syndrome par compression, cela risquerait d’empirer les symptômes.

  • Rééducation pour les coureurs en 3 points :
    – Peak load : la charge maximum par un entrainement en Heavy Slow Resistance
    – Rate of loading : le stockage et la libération de l’énergie par un entraînement pliométrique
    – Cumulative loads : retour progressif à la course incluant un réentrainement à la course

  • Les 5 étapes à la rééducation du ITB pour les coureurs :
    1. Phase de douleur : patients obligés de cesser la course, ressentant la douleur en descente d’escalier ou à la marche rapide. Le patient doit alors cesser les activités causant le douleur en maximisant les activités qui n’en causent pas. Il peut remplacer la course par une marche sur un tapis roulant en montée, vélo avec une assise basse, un renforcement des abducteurs, la natation
    Exercices à basse contrainte :
    Abduction de hanche
    Exercice de Thomas avec extension active de la hanche
  • 2. Phase en charge : quand le patient peut descendre les escaliers sans douleur
    – Heavy sloow resistance training (HSR)
    – Poursuite de la marche en montée sur tapis roulant
    Même exercice que la phase 1 en plus difficile :
    Planche latérale, single leg bridge, abduction sur une jambe contre résistance, squat bulgare
  • 3. Pliométrie : stockage et restitution de l’énergie durant la course
    – Sauts en pliométrie : squat sauté, fente sauté, sauts latéraux alternés
    – Course avant contre une résistance élastique
    – Fentes sautés alternées, saut avec réception sur une jambe, cloche pied en avant et en arrière
  • 4. Retour au niveau de course
    – Augmenter la largeur des pas pour diminuer les contraintes sur l’ITB
    – Augmenter l’espace entre les genoux
    – Maintenir le bassin aligné pour éviter l’affaissement d’un hémibassin (signe de Tredelenbourg)
    – Augmenter la cadence (avec un métronome par exemple) pour réduire la contrainte sur le genou et sur la hanche en adduction. (une étude (Willy & Al, 2012) à démontrer que le renforcement des fessiers ne changeait pas la mécanique de la course).
  • 5. Retour à la course en descente et au trail
    – Augmentation graduelle du volume de course
    – Ajout progressif de course en descente et en trail durant des sorties séparées

Aponévrosite plantaire

Définition
Affection chronique dégénérative impliquant l’aponévrose plantaire, souvent à son insertion sur le tubercule median du calcanéus.
Les études montrent son caractère dégénératif plutôt que inflammatoire. On parle alors de fasciopathie plantaire.


Epidémiologie
– 15% des blessures du pied
– Incidence : 3/1000 patients/an
– Femme entre 40 et 60 ans
– 3,6% des coureurs
– Cause la plus fréquente des douleurs au talon de l’adulte


Facteurs de risque

Intrinsèques
– Déficit de flexion dorsale de cheville
– Augmentation de la flexion plantaire
– Pied creux/plat
– Muscles du pied faible
– IMC élevée

Extrinsèques
– Activité en charge prolongée
– Contraintes répétées : course à pied


Physiopathologie
– Affection dégénérative chronique
– Tubercule médial du calcanéus
– Microlésions répétées de l’aponévrose en réponse à des contraintes mécaniques excessives entraînant une réparation tissulaire inadéquate -> épaississement/fibrose de l’aponévrose + nécrose du collagène + métaplasie chondroïde + calcifications


Diagnostic

Test de Windlass pour mettre en évidence une apnovrosite plantaire

Prototype clinique
– Douleur au talon aux premiers pas le main, augmente en fin de journée
– Sensibilité du tubercule calcanéen médial

Examen paraclinique
– Echographie : fibrome plantaire, aponévrosite plantaire
– Analyse histologique : épaississement marqué + fibrose de l’aponévrose
– Radio : épine calcanéenne


Thérapeutique

1ère intention : conservateur
– Etirement et renforcement à haute charge pour diminuer la douleur et l’amélioration fonctionnelle
– Orthèse pour le maintien en dorsiflexion et l’étirement de l’aponévrose
– Chaussage : éviter chaussures plates, privilégier le bon soutien de l’arche plantaire
– Onde de choc : diminue la douleur à court et moyen terme

2ème intention
– Injection corticostéroïdes avec prudence (risque fragilisation aponévrose) ou PRP

3ème intention
– Chirurgie (10-15%) : aponévrosectomie plantaire partielle ou totale en cas d’échec (complication possible : effondrement de l’arche plantaire)


Prévention
– Gestion des facteurs de risque : poids, chaussage, activité physique
– Adaptation des activités prolongées et répétées
– Travail des muscles du pied et du mollet


Vidéos

La FASCIITE PLANTAIRE, finissons-en ! – EXPLICATIONS ET TRAITEMENT
Par NeuroXTrain
Exercices proposés :
– Gain de mobilité pied-cheville
– Etirement chaîne postérieure
– Massage avec balle
– Renforcement triceps sural + voûte plantaire
– Renforcement arche interne
– Renforcement moyen fessier contre résistance

Tendinopathie des fibulaires

Défiinition
Pathologie de surcharge du tendon pouvant produire une réaction inflammatoire quand le processus de réparation est dépassé, et un épanchement autour du tendon (ténosynovite).

Epidémiologie
– 77% des patients avec une reconstruction ligamentaire pour une instabilité chronique de la cheville
– Associée aux entorses en inversion
– Activité physique intense et répétée (surtout après une période d’inactivité)
– Sports à impact : basket, course


Facteurs de risque
– Instabilité chronique de la cheville : entorses en inversion à répétition
– Pied en varus
– Malformations anatomiques : sillon rétro-malléolaire peu profond, hypertrophie de la trochlée des fibulaires
– Activités sportives avec mouvements répétés d’éversion de la cheville
– Âge et maladies chronique (diabète, HTA)


Physiopathologie
– Microtraumatismes répétées sur les tendons des long et court fibulaire, responsable de l’éversion et de la stabilisation latérale de la cheville
– Tendons vulnérables (sillon rétro-malléolaire en latéral)
– Traumatisme à répétition : la lésion du rétinaculum supérieur des fibulaires entraîne une subluxation des tendons et un risque plus élevé de tendinopathie


Diagnostic

Diagnostic différentiel
– Entorse latérale de cheville
– Tendinopathie du tendon calcanéen

Examen paraclinique
– IRM : plus précise pour déceler une déchirure tendineuse longitudinale potentielle des fibulaires
– Echographie : évaluation dynamique de la sub luxation des tendons

IRM et echographie de fibulaire sur le site du centre d’imagerie ostéo-articulaire


Prototype clinique
– Douleur face latéral rétromalléolaire
– Eversion contre résistance douloureuse
– Etirement en inversion douloureux
– Claquement rapportée pouvant indiqué une subluxation potentielle (voir image)


Thérapeutique

1ère intention : conservateur
– Repos relatif : immobilisation avec attelle ou orthèse si besoin
– Rééducation : renforcement excentrique des fibulaires
– AINS temporaire pour la douleur

2ème intention : injections (corticoïde, PRP) ou onde de choc
– Soulager les symptômes

3ème intention : chirurgie
– En cas d’échec du traitement conservateur
– Réparation du rétinaculum ou approfondissement du sillon rétro-malléolaire

Prévention
– Renforcement des fibulaires
– Stabilité et proprioception de la cheville dans le plan frontal


Vidéo

Rééducation patient suite à une chirurgie des tendons fibulaires
Par Chirurgie du Pied/Cheville Nantes St-Herblain Dr Cyril Perrier
Exercices de rééducation post-opératoire :
– Mobilisation hanche et genou durant la phase d’immobilisation dans la botte
– Mobilité pied et cheville
– Déroulé de la marche
– Renforcement flexion/add/abd contre résistance
– Pas de côté
– Déroulé du pas avec la marche arrière
– Amplitude articulaire en fente
– Equilibre unipodal dynamique
– Etirement en flexion plantaire
– Double tâche : marche avec mouvement du membre supérieur

Lésion myo-aponévrotique du triceps sural

Définition
La LMA du triceps surale désigne à une lésion de la jonction musculo-tendineuse entre le gastrocnémien (médial le plus souvent) et le soléaire.

Mécanisme lésionnel
– Accélération/décélération brusque
– Contraction intense et rapide en course externe
– Contraction excentrique lente dépassant le seuil de résistance et d’extensibilité du muscle

Epidémiologie
– 3 à 16% des athlètes
– Sports avec accélérations et décélérations soudaines

Facteurs de risque
– Âge : le changement neuro-musculaire entraîne une diminution de l’élasticité et de la force
– ATCD de lésion musculaire au mollet
– ATCD au MI (IJ, Q, ADD)
– Sports explosifs / changement de direction rapide
– Longue période de course


Diagnostic

Examen clinique
– Anamnèse : sensation de claquement ou de « coup de fouet » au moment de la lésion
– Point de sensibilité à la palpation (local = gastrocnémien ; diffus = soléaire)
– Etirement et/ou contraction contrariée
– Difficulté à marcher/courir
– Faiblesse marquée lors de la flexion plantaire

Diagnostic différentiel
– Rupture du tendon d’Achille
– Syndrome des loges

Examen paraclinique


Examen paraclinique
– Echographie : diagnostic précis, différencie le gastrocnémien du soléaire et les autres pathologies du mollet.


Thérapeutique

Conservateur en plusieurs phases :
– Repos initial, gestion de la douleur
– Récupération précoce : repris progressive des mouvements
– Réintroduction de la charge
– Renforcement spécifique du mollet
– Préparation spécifique au sport : intégration des mouvements spécifiques à l’athlète et le mouvement lésionnel
– Retour à la compétition

Prévention
– Suivi de la charge d’entraînement : éviter la surcharge
– Entraînement progressid : quantification du stress mécanique, charge/volume


Vidéos

Votre guide complet de rééducation pour une DECHIRURE au MOLLET ! – Explications & traitement
Par NeuroXTrain

Exercices proposés :
– Isométrie
– Marche avec déroulement du pied (et port de charge)
– Excentrique sur step
– En position lésionnelle : poussée contre le mur avec le pied arrière sur la pointe de pied
– Saut en évolution : avec prise d’élastique pour diminuer la charge, sur un ou deux pieds, saut en avant, cloche pied, etc

wazamba-pl.deugarte.com