La douleur est perçue dans une autre région que la localisation du stimulus douloureux. La douleur ne répond pas à une mécanique musculosquelettique.
Cas
Femme 40 ans, obèse, mauvaise alimentation et mauvais sommeil, douleur épaule droite diffuse niveau trapeze supérieur, amplitude complète, pas de schéma clair de facteurs aggravant. Elle a eu plusieurs pb à l’épaule D. Vésicule biliaire probable.
Inflammation de la vésicule biliaire
Physiopatologie
L’inflammation de la vésicule biliaire est appelée cholécystite. Elle est généralement due à des calculs biliaires. Un traitement conservateur peut être initié en cas d’inflammation légère. En cas d’inflammation sévère ou chronique, l’ablation chirurgicale de la vésicule biliaire est généralement nécessaire.
Symtômes
L’inflammation de la vésicule biliaire peut évoluer de manière aiguë ou chronique. Une inflammation de la vésicule biliaire aiguë commence généralement par des douleurs violentes dans l’abdomen de type coliques survenant par crise. Les douleurs peuvent irradier jusque dans les omoplates ou l’épaule droite.
Elles s’accompagnent souvent de nausées, d’envie de vomir et d’accès de sueur. La présence de fièvre et de frissons sont le signe d’une inflammation de la vésicule biliaire bactérienne. Dans les cas les plus graves, l’obstruction de la vésicule empêche l’écoulement de la bile et peut entraîner une jaunisse.
Les 4 F de la vésicule biliaire
fair(peau claire)
fat
forty
femelle
Les selles : flottent car trop de graisse, douleurs plus fortes après avoir manger : penche vers la vésicule biliaire donc non msq
Autres causes de douleurs référée
La cirrhose de foie peut également être source de douleur référée à l’épaule : irritation du nerf phrénique
Autres dénomination : DMFSH, myopathie FSH, myopathie de Landouzy-Déjerine
Cas
Homme 21 ans, salle de sport, traction, asymétrie du mouvement scapulaire
Douleur bilatérale aux épaules, difficulté à lever ses bras.
Faiblesse trapèze, amyotrophie humérus sup
Asymétrie du mouvement des lèvres
La dystrophie facio-scapulo-humérale est une maladie neuromusculaire génétique, affectant principalement le visage, les épaules et les bras. C’est une maladie rare
Le trapèze inférieur est souvent le premier impliqué, puis le dentelé antérieur, grand pectoral dans le pli axillaire, diminution de la force des abdos (ventre tombant), pied tombant
Faire tests génétiques, réorienter chez neurologue
Définition de DMFSH
La forme typique de DMFSH associe une atteinte faciale, scapulaire et humérale. Souvent asymétrique, elle peut s’associer à des manifestations respiratoires, auditives et visuelles.
Examen clinique
L’atteinte faciale est parfois la seule manifestation de la maladie :
occlusion des yeux incomplète pendant le sommeil
antécédents de conjonctivites à répétition, voire de kératites
difficultés à siffler, à boire avec une paille ou à jouer d’un instrument à vent, une gêne sociale du fait de l’inexpressivité du visage.
visage inexpressif, avec rides et plis peu marqués (atteinte des peauciers de la face)
une saillie de la lèvre supérieure et une éversion de la lèvre inférieure, des difficultés pour siffler, pour gonfler les joues et pour fermer les yeux.
Le sourire entraine classiquement un élargissement horizontal de la fente buccale, sans que les commissures labiales ne se relèvent (« rire transversal »).
En revanche, la mobilité des yeux, de la langue et de la mandibule est habituellement préservée.
L’atteinte des membres supérieurs est souvent au premier plan.
Faiblesse musculaire ressentie par les patients s’accompagne le plus souvent d’une amyotrophie.
Ddifficultés dans les gestes qui nécessitent de lever les bras au-dessus des épaules (se coiffer, attraper un objet en hauteur…)
Décollement scapulaire (scapula alata), très fréquent et le plus souvent asymétrique.
Atteinte des muscles fixateurs de l’omoplate, comme le grand dentelé et le trapèze
A contrario, le deltoïde, principal muscle abducteur de l’épaule, est longtemps épargné, ce qui permet de conserver l’élévation des bras jusqu’en dessous de l’horizontale.
De face, l’abduction des membres supérieurs fait apparaître une surélévation d’une ou des deux omoplates dans la région susscapulaire, avec silhouette faussement herculéenne en raison d’un contraste entre l’amyotrophie (fréquente) des muscles du bras (biceps et triceps brachiaux) et l’aspect souvent normal de l’avant-bras.
Les muscles pectoraux sont fréquemment amyotrophiques et présentent un sillon horizontal. Néanmoins, une atteinte musculaire des avant-bras peut secondairement survenir en particulier sur les longs supinateurs.
L’épaule, articulation du corps humain, possède la plus grande amplitude de mouvement et nécessite donc un équilibre délicat entre stabilité et mobilité. L’articulation glénohumérale présente deux principales catégories d’instabilité : macro-instabilité et micro-instabilité.
La macro-instabilité peut être traumatique ou atraumatique, avec une luxation antérieure ou postérieure de la tête humérale.
La micro-instabilité relève de l’instabilité acquise, plus large, survenant dans une épaule sursollicitée par des contraintes articulaires répétées.
L’instabilité traumatique antérieure est la plus fréquente et une lésion relativement courante chez les jeunes et les sportifs. 1
L’instabilité de l’épaule correspond à la séparation de la tête humérale de la fosse glénoïde. L’objectif de la rééducation est de rétablir la mobilité, la force et le fonctionnement sans douleur.
Les composantes de l’instabilité
Les patient peuvent ressentir des symptômes sans instabilité
Ils peuvent être hyperlaxe en étant asymptomatique
Ils peuvent présenter une subluxation de l’épaule sans symptômes
Par conséquent, pour que la définition de l’instabilité soit remplie, les patients doivent ressentir une gêne et une sensation de relâchement, de glissement ou de déboîtement de l’épaule 2
Les facteurs d’un fonctionnement optimal de l’épaule
Une épaule optimale dépend de l’intrication interdépendante de plusieurs facteurs :
Il fait potentiellement suite à une douleur, un dérangement interne (e.g. labrum), une fatigue musculaire, un déséquilibre de tension musculaires, une altération de mécanisme due à un déficit en rotation interne gléno-humérale, ou une compensation pathologique due à l’instabilité chronique. Ce défaut d’activation musculaire peut aussi survenir dans le cadre d’une instabilité traumatique ayant nécessité une immobilisation et donc une faiblesse musculaire. Il se traduit généralement par l’inhibition des muscles subscapulaires, supra-épineux, dentelé antérieur et trapèze inférieur, ainsi qu’une augmentation de recrutement des muscles grand dorsal, grand et petit pectoral. L’augmentation anormale de l’activité du grand pectoral cause une translation antérieure de la tête humérale, pouvant aller jusqu’à produire une luxation antérieure. Le deltoïde est un stabilisateur inférieur majeur. Sa fonction est d’autant plus importante lorsque l’épaule devient instable. Par conséquent, lorsque le grand pectoral et le grand dorsal déséquilibrent le complexe en faveur d’une translation antérieure, le deltoïde postérieur va tenter de compenser ce déséquilibre. Parfois, cette suractivation occasionne une instabilité postérieure.
Déficit de contrôle musculaire et dyskinésies de la scapula
Les instabilités gléno-humérale ont initialement des altérations de position des scapulas ou des dyskinésies scapulaires. Le schéma de contraction induit une protraction de la scapula (augmentation de la sonnette médiale, de l’abduction et du tilt antérieur de la scapula) lors de l’élévation de l’épaule. Ceci a pour conséquences de diminuer la compression de la tête humérale et favoriser l’instabilité. En effet, une position anormale de la scapula due à un contrôle musculaire pathologique a, possiblement, des répercussions sur les structures passives de l’articulation gléno-humérale, telle qu’une augmentation de charge sur les ligaments ou une compression plus importante du labrum.
Les classifications
La classification de Stanmore
L’instabilité de l’épaule peut être due à des facteurs à la fois structurels et non structurels. La classification, et par conséquent la prise en charge, doit tenir compte de ces facteurs pour garantir une stabilité fonctionnelle.
3 types d’instabilité de l’épaule sont proposées, prenant en compte les composantes structurelles et non structurelles et soulignant le continuum entre les pathologies.
Les causes structurelles peuvent être traitées chirurgicalement, tandis que les causes non structurelles, telles qu’une altération du contrôle neuromusculaire au sein de la coiffe des rotateurs, doivent être abordées de manière conservatrice. 4
Type I (Instabilité structurelle)
Type II (instabilité atraumatique)
Type III (dysfonctionnement neurologique ou schéma musculaire)
D = direction : Antérieure / Postérieure / Inférieure
S = sévérité- Subluxation (garde encore un contact articulaire) / Luxation (plus de contact articulaire)
Luxation antérieure
Épidémiologie
Age entre 20 et 30 ans, pic en fin d’adolescence
Subluxation antérieure : 80%- Traumatisme (95%)
Jeunes athlètes et population active : 18x + de chance
H > F
Récidive : si 1ère luxation en dessous de 20 ans, il y a 80 à 100% de risque d’avoir un second épisode dans les 2 années à venir
Mécanisme lésionnel
ABD-RE contrée/forcée
Choc direct avec une chute sur le bras
Force postérieure de l’humérus
Lésions associées
Lésion de Bankart = lésion du labrum et de la capsule
Lésion osseuse : « encoche de Malgaigne »
Diagnostic
Imagerie
Radio : confirmer la réduction / voir les lésions associées
Arthroscanner : permet d’opacifier la cavité articulaire / Met en évidence une fissure profonde ou désinsertion complète du bourrelet glénoïdien
IRM : met en évidence l’état de la CDR
Tests
Test de recentrage (« Jobe’s relocation test ») : patient en décubitus dorsal, bras en R3 avec tête humérale poussée antérieurement (position du test d’appréhension antérieure). Si cette position reproduit la douleur, le MK applique une poussée de la tête humérale postérieurement. Le test est positif si cette poussée soulage les symptômes du patient.
Traitements
Chirurgie
Chirurgie de Latarjet
Consiste à prélever le processus coracoïde et le déplacer près de la glène pour créer une butée osseuse. Chirurgie permet :
Triple verrouillage
Augmentation de la surface articulaire par la pose du prélèvement de la coracoïde affleurante à la glène
Le tendon conjoint du court brachial et coraco-brachial qui vient crocheter la tête humérale en avant pourf ormer une ceinture de sécurité dans la position d’ABD et RE à 90°
Renfort antérieur par le ligament coraco-acromial
Taux de récidive faible : 0% à 9,6%, mais reprise très difficile
Complications possibles : douleurs, lyse de la butée, pseudarthrose
Chirurgie de Bankart
Réparation anatomique : coudre le labrum à la glène
Taux récidive : 6,3%-35,3%
FDR de récidive : fracture de la glène.
Rééducation
Instabilité non opérée
Principes
Réduire les douleurs
Normaliser la cinématique articulaire
Restaurer la stabilité de l’épaule : coaptation de la GH + scapula
Reprogrammer le complexe neuro-musculaire de l’épaule
Retrouver confiance de son épaule.
Protocole Watson
Développé plus spécifiquement pour l’instabilité multidirectionnelle d’épaule 5 caractérisée par un mauvais positionnement de la scapula sur toute l’amplitude du mouvement et une altération du schéma musculaire
Principe : renforcement des muscles de l’omoplate et de la coiffe des rotateurs compense le manque de stabilité passive et contribue au contrôle actif de l’épaule.
Le programme Watson repose principalement sur la rééducation et le maintien d’un bon contrôle des omoplates et de la main, à travers six étapes. La position corrective qui améliore le plus les symptômes du patient est celle qui est réapprise et adoptée tout au long du programme Watson.
Correction de la scapula et/ou de la tête humérale. La correction scapulaire est réalisée en soutenant l’omoplate du patient sous l’aisselle, soit pendant l’amplitude des mouvements, soit lors d’un test de force isométrique
a) la scapula lors d’une RL en R1
b) Correction postéro-antérieure de la tête humérale lors de la flexion
c) Correction antéro-postérieure de la tête humérale lors d’une RL résistée en R3
Les 6 étapes
Etape 1
phase de la scapula
But : développer la stabilité de la scapula pour centrer la tête humérale
Exercices
Abduction à 20-30°. Atteindre 3 x 20 répétition contre résistance 1kg
Exercices à maîtriser avant de passer à la phase suivante
phase de l’arc du mouvement
Abduction dans une amplitude de 45°
Extension, RM et RL en isométrique puis isotonique contre résistance
Etape 2 : développement de la musculature postérieure
But : prévenir une translation postérieure de la tête humérale
Exercices
RL et renfo du deltoïde postérieur
Etape 3 : contrôle de la flexion de 0° à 45° d’élévation, renfo du dentelé ant
Phase de la scapula : contrôle dans le plan sagittal
Phase arc du mouvement : contrôle dans le plan sagittal
Etape 4 : contrôle des plans sagittal et coronal de 45° à 90° d’élévation
Phase de la scapula : contrôle de la scapula jusqu’à 90° d’abduction
Phase arc du mouvement : contrôle de mouvement à 90° d’abd
Etape 5 : force des muscles deltoïdes postérieur, moyen et antérieur
Etape 6
Arc de contrôle de mouvement > 90° Abd/flexion
Entraînement partiel à la fonction et à l’intégration dans les tâches sportives/fonctionnelles
Protocole Rockwood
Exercices de renforcement de la coiffe des rotateurs
Lors de la rééducation, plusieurs approches réalisables :
rééducation en chaine cinétique avec intégration des membres inférieurs
renforcement des muscles de la coiffe des rotateurs et le travail de leur action de préréglage, souvent perdue ou diminuée dans l’épaule instable (ces muscles servant à comprimer la tête humérale contre la glène lors du mouvement pour plus de stabilité)
Restriction fonctionnelle des mouvements actifs et passifs de l’épaule, pour laquelle les imageries de la GH sont« normales » à l’exception d’une potentielle ostéopénie ou tendinite calcifiante.
Absence de définition reconnue, c’est avant tout une restriction fonctionnelle
Histoire familiale, prédisposition génétique et ethnique
Physiopathologie
Facteurs inflammatoire : altération de la matrice cellulaire, prolifération fibroblastiques et myofibroblastiques dans la capsule, altération collagène de type III
Volume de la capsule divisé par 3, passant de 15-35cm3 à 5-6m3
Epaississement, contracture et fibrose de la capsule
Structures antérieures touchées entraînant une perte de la rotation latérale
Diagnostic
Absence de gold standard
Histoire du patient, exclusion d’autres pathologies
Radio normale : exclusion de luxation, arthrose, fracture, nécrose avasculaire, etc
Examen clinique
Interrogatoire : début lent et insidieux
Douleur : près de l’insertion du deltoïde
Origine : douleurs sous-acromiales
Diminution des amplitudes actives et passives avec douleur en fin d’amplitude (restriction de plus de 50% par rapport au côté sain)
Perte de la RL en R1
Test du processus coracoïde positif
Sensitivité : 96%, spécificité : 87%
Permet de différencier une vraie épaule gelée d’une pseudo épaule gelée (provoquée par une protection musculaire)
Palpation de l’acromio-claviculaire
Palpation de la partie antéro-latérale de la zone sub-acromiale
Palpation de l’apophyse coracoïde
=> Le test est considéré positif pour une vraie épaule gelée quand la douleur est supérieur à 3/10 (l’épaississement du ligament coraco-huméral, l’intervalle entre les muscles de la CR et le triangle coracoïde sont sensibles à la pression)
Rééducation
Evolution clinique
Phases et principes de rééducation
Phase I : douleur > raideur
Phase inflammatoire : inutile de venir modifier les symptômes. Seules les infiltrations ont des effets bénéfiques pour pouvoir passer rapidement à la phase II
Rassurer le patient
Gestion de la douleur : physiothérapie (chaud/froid, cryothérapie, électrothérapie-TENS), AINS/corticostéroïdes, IC
Gestion de la mobilité articulaire et posture : étirements et mobilisations douces (GH, scapulo-thoracique, rachis cervical)
Phase II : raideur > douleur
Gestion de la douleur (- importante)
Débuter la récupération douce des amplitudes : étirements, débuter renfo musculaire
Réadresser au chirurgien si besoin
Stratégie « Wait and see »
Phase III
Récupération + intense des amplitudes
Restaurer les schémas de mouvements
Éduquer le patient
Retour aux activités
Thérapie manuelle : poussée antéro-postérieure de la GH
Étirements
Amélioration des amplitudes articulaires
Prendre en compte l’irritabilité
Mobilisations + Étirements = + bénéfique
Maitland / Mulligan (mobilisation avec mouvement)
Renforcement musculaire
Renfo de la CDR
Renfo m.scapulo-thoracique : dentelé-ant, grand dorsal, trapèze moy et inf
Amélioration de la fonction
Réduit la douleur
Augmente les amplitudes
Pas de consensus concernant les modalités d’applications
Autres dénominations : syndrome de conflit sous-acromial, rotator cuff tendinopathy, subacromial syndrome impigement
Définition
« Présentation clinique avec la présence de douleur, de déficit de mouvement et une perte de la fonction de l’épaule durant l’élévation et la rotation externe ».
Ce sont des patients qui sont
Non traumatique- Unilatéral
Douleur autour de l’acromion : face ANT ou latéral d‘épaule (peut descendre jusqu’au coude)
Douleur qui s’aggrave pendant ou après l’élévation de l’épaule.
Le syndrome douloureux sous-acromial sous-entend
Bursite
Tendinopathie de la coiffe
Tendinopathie calcifiant
Déchirure de la CDR
CDR dégénérative
Epidémiologie
Forte corrélation entre l’âge et la rupture de la CDR chez les sujets asymptomatiques
20% des 60-70 ans et 40% des 70 ans et +
Prévalence rupture CDR
9% chez les patients de 20 ans ou –
62% chez les patients âgés de + de 80 ans
Prévalence chez les sujets asymptomatiques
70 ans : 31% de rupture
80 ans : 51% de rupture
Il s’agit notamment d’une rupture du supra-épineux.
Les tests suivant sont historiquement utilisés pour le diagnostic mais leur faible spécificité ne permet par d’établir un diagnostic précis. La confluence des tendons, des ligaments et de la capsule ne rend pas possible l’isolation d’une structure. Ces tests doivent être considérés aujourd’hui comme des tests de provocation de la douleur ou des symptômes.
Test de Hawkins pour un conflit sous-acromial : patient en R2 -> le MK amène en RM. Positif si douleur (voir le test)
Test de Jobe (empty can test) pour une lésion du supra-épineux : épaule à 90° abd dans le plan de la scapula et RM, coude tendu. MK applique une force vers le bas, patient doit résister. Positif si douleur (voir le test)
Test de Neer pour un conflit sous-acromial : MK bloque la scapula du patient pour isoler le mouvement dans la gléno humérale. Puis amène passivement le bras tendu en flexion d’épaule maximale avec une rotation médiale. Positif si douleur (voir le test)
Test d’O’Brien (Active compression test) pour la lésion labral (SLAP): épaule en flexion 90° coude tendu, en adduction 15° et RM. Le patient doit résister à une pression vers le bas du MK. Refaire le test avec l’épaule en RL. Le test est positif si la douleur diminue ou disparaît lors de la résistance en position RL (voir le test)
Procédure de modification des symptômes de l’épaule
Shoulder Symptom Modification Procedure (SSMP) 2 ou Procédure de modification des symptômes de l’épaule (PMSE) consiste en une série de 4 techniques mécaniques réalisées pendant que le patient réalise le mouvement douleureux. Une fois l’activité provocatrice identifiée, la procédure est initié afin de déterminer une ou plusieurs techniques permettant de réduire les symptômes, soit en diminuant la douleur, soit en améliorant la mobilité. La raison pour laquelle ces procédures peuvent réduire les symptômes reste inconnue. Cela pourrait être dû à un déplacement des tissus mous ou des articulations, à une modification du contrôle sensorimoteur ou à une neuromodulation.
Le SSMP comprend quatre procédures principales. Cependant, des techniques supplémentaires peuvent être ajoutées aux quatre tests fondamentaux. La procédure initiale et l’ordre des tests sont modifiables.
Intervention sur la tête humérale
Elle consiste à modifier la position de la tête humérale par rapport à la cavité glénoïde par des procédures comprenant une série de techniques de pression/déplacement et de contraction musculaire.
Une pression antérieure ou postérieure sur la tête humérale est maintenue pendant l’activité aggravante du patient, avec une pression manuelle ou une ceinture
Les exercices de contraction musculaire consistent en des mouvements avec résistance qui modifient l’activité musculaire de l’épaule, altérant ainsi le schéma de contractions musculaires et pouvant influencer les symptômes. Par exemple, on peut répéter l’activité aggravante en maintenant la contraction des rotateurs externes, des abaisseurs de la tête humérale et/ou des adducteurs.
Des études ont montré qu’une pression postérieure appliquée à la région de la tête humérale a entraîné une augmentation immédiate de l’amplitude d’élévation de l’épaule et une diminution concomitante de la douleur 3
Changement de position scapulaire
Une série de techniques manuelles visant à modifier légèrement la position des omoplates est appliquée afin d’observer si les symptômes évoluent lors du mouvement aggravant. Les modifications apportées à la position des omoplates doivent être relativement minimes. Ces modifications peuvent concerner un seul plan de mouvement ou une combinaison de plans.
Ne pas confondre avec le Scapula Assistance Test qui accompagne le mouvement du bras. La technique ici est placer la scapula différent depuis la position de départ.
Intervention sur la région thoracique/cervicale
Les structures cervicales et thoraciques peuvent être à l’origine de douleurs irradiant vers l’épaule. Différentes techniques, souvent décrites comme musculaires, des tissus mous, osseuses et articulaires, doivent être appliquées afin de déterminer leur effet sur le mouvement aggravant du patient.
Intervention sur la cyphose thoracique
La cyphose thoracique du patient est réduite soit par une réduction manuelle douce, soit par la pose de bandes adhésives. Une fois cette réduction obtenue, l’activité aggravante est réévaluée afin de déterminer la réponse.
Des études ont montré que le taping de correction posturale entraînait une augmentation de la mobilité de l’épaule chez les personnes présentant ou non des symptômes.
Une réduction de la cyphose thoracique entraîne une augmentation de la mobilité de l’épaule 4
Critères à prendre en compte
La diminution de la douleur durant l’application de la technique devrait idéalement être de 30% sur une échelle numérique de la douleur
les techniques doivent être réalisées au moins 2 fois au cours de la même séance pour s’assurer que ce sont bien elles qui sont à l’origine de la variation des symptômes
Rééducation
Basée sur la Procédure de modification des symptômes de l’épaule (SSMP)
Les tests sont inutiles et fondamentalement défectueux
Imagerie non corrélée
Décision 20% sur évaluation objective, 80% histoire du patient, MDV et incapacité fonctionnelle
Troubles du sommeil caractéristique des lésions de la coiffe des rotateurs (CR)
La douleur est plus fortement corrélée aux facteurs psycho-sociaux qu’à une structure
Examen en décubitus ventral plus pratique pour isoler la coiffe
Les tests spécifiques doivent maintenant être écartés de nos diagnostics pour les lésions non traumatiques
Et pour les lésions traumatiques, l’orientation est déjà donnée par l’HDM.
2. An unusual cause of shoulder pain – what’s the diagnosis?
Cas où la douleur ne correspond pas à une mécanique msq
Cas : femme 40 ans, obèse, mauvaise alimentation et mauvais sommeil, douleur épaule droite diffuse niveau trapeze supérieur, amplitude complète, pas de schéma clair de facteurs aggravant. Elle a eu plusieurs pb à l’épaule G. Vésicule biliaire probable. 4F : fair(peau claire), fat, forty, femelle. Selles : flottent car trop de graisse, douleurs plus fortes après avoir manger : penche vers la vésicule biliaire donc non msq
La cirrhose de foie peut également être source de douleur référée à l’épaule : irritation du nerf phrénique
L’inflammation de la vésicule biliaire peut évoluer de manière aiguë ou chronique. Une inflammation de la vésicule biliaire aiguë commence généralement par des douleurs violentes dans l’abdomen de type coliques survenant par crise. Les douleurs peuvent irradier jusque dans les omoplates ou l’épaule droite.
3. Massive rotator cuff tear rehab with Jo Gibson
Perte de proprioception proportionnelle à la taille de la déchirure, changement cortical en cas de déchirure massive
4. Paediatric shoulder injuries
Fille 13 ans, chute réceptionnée bras tendu, bosse extrémité latérale clavicule
Selon médecin, entorse AC, classfication de Rockwood
Se baser sur la clinique, l’imagerie n’est parfois pas concordante avec la gravité des symptômes
A 13 ans, cartilage de croissance encore présent en latéral, bien que ce soit la médiale la plus souvent atteinte
L’imagerie est important surtout quand la douleur ne diminue pas, une entorse s’améliore avec 3 à 6 semaines de mobilisation
Augmentation de la charge de travail, en particulier pour les lanceurs au baseball
5. Shoulder pain assessment & treatment
Homme 21 ans, salle de sport, traction, asymétrie du mouvement scapulaire
Douleur bilatérale aux épaules, difficulté à lever ses bras.
Faiblesse trapèze, amyotrophie humérus sup
Asymétrie du mouvement des lèvres
La dystrophie facio-scapulo-humérale est une maladie neuromusculaire génétique, affectant principalement le visage, les épaules et les bras. C’est une maladie rare
Trapèze inférieur est souvent le premier impliqué, puis le dentelé antérieur, grand pectoral dans le pli axillaire, diminution de la force des abdos (ventre tombant), pied tombant
Faire tests génétiques, réorienter chez neurologue
6. ACJ rehab
7. Atraumatic SCJ instability diagnosis & rehab
Hyperlaxité, sensation de clic au niveau de la CS lors d’un lancer ou d’un lever de bras
Triangle de Stanmore : classification pour le GH applicable à la SC
La SC s’ossifie après 25 ans
Il faut 6 mois de rééducation pour obtenir de bons résultats sur l’instabilité
Faire attention au disque SC : clic et douleur mais pas de subluxation -> imagerie
Scoliose : FDR
8. Pec minor – a major cause of shoulder pain ?
Pas de relation entre le raccourcissement du petit pectoral et la dyskinésie scapulaire ou de risque de développer des douleurs de l’épaule.
9. Shoulder pain after vaccine
Douleur au niveau supérieur de la scapula G, début insidieux, réveil nocturne, mal au ventre, prise d’AINS pour douleur de dos, alcool
Douleur peut s’améliorer après avoir manger certaines choses, pas d’aggravation mécanique identifiable
Ulcère gastrique : arrêt des stéroïdes et modification MDV : arrêt des symptômes
Pas de corrélation entre douleur d’épaule et vaccination : rassurer le patient et le faire bouger
10. Le subscapulaire : le grand oublié des muscles de la coiffe
Renforcement ciblé : avec extension, RM, add
11. Cross education to improve shoulder strengh
Travailler un bras augmente de 10% a force du bras immobilisé
Changements proprioceptifs lors de la reprise du sport
16. Anterior shoulder pain, long head of biceps and SLAP tears
Biceps attaché au tubercule supra-glénoïdien/labrum sup, renforcé par lle ligament coraco-huméral, le supra-épineux et le sous-scapulaire
Tendinopathie du biceps : patho mineure ayant une cause sous-jacente de lésion de la coiffe qui entraîne un manque de contrôle, donc une surcharge du LB par instabilité de la tête humérale
Lésion supra-épineux ou sub-scapulaire peuvent augmenter charge sur LB
Fracture du coracoïde
Blessure de l’AC, raideur de la rotation claviculaire donc plus de travail du biceps lors des élévations des bras
Lésion du labrum avec claquement lors des bras au-dessus- de la tête. <40 ans, le labrum s’arrache, >40 ans rupture du biceps en cas de chute sur la main coude tendu avec tête humérale qui monte le haut de la glène et emporte le labrum avec lui.
Si chirurgie coiffe rotateur, si signe de synovite intra-articulaire dans longue portion du biceps, il y a risque élevé de développer une raideur
Test de l’uppercut (flexion résistée), test d’O’Brien (adduction à 10-15° douloureuse, mais moins douloureuse en position main levée : positif), test mouvement de lancer, palpation local : regroupement de test fiable pour pathologie intra-articulaire.
Déchirure du sub-scapulaire
17. Upper traps – are they really bad guys ?
Le trapeze travaille peut être trop en compensation d’un deficit ailleurs ou d’une épaule raide
Après trauma (whiplash), les trapèzes sup peuvent se contracter par protection
Si trapèzes faibles : abd à 30% + élévation épaule + flexion menton
Faire travailler les autres muscles pour de meilleurs résultats, les muscles travaillent ensemble
18. Returning to sport after surgery
Littérature : 6-9 mois, mais déficit proprioceptif et de force 2 ans après
Bon prédictif de récupération : alliance thérapeutique
Amplitude : critère majeur pour les athlètes de haut niveau
Test prédictif de récidive : planche mains écartées à 90 cm, une main touche l’autre alternativement pendant 15s. Cut off à 21
Test d’endurance : en DV, bras à 90 abd, poids à 2% du poids du corps, faire des extensions sur battement à 30bpm. Soulever, s’arrêter brièvement et redescendre. Comparer les 2 côtés.
Test de force : en planche latéral sur le coude, rotation du tronc. Nb de répétition sur 90s comparé à l’autre côté
Renforcer le quadrant inférieur. Déficit du quadrant inf : surcharge du quadrant sup
Préparation psychologique : le plus important. Questionnaire Shoulder instability – Return to sport after injury (SI-RSI)
19. Stretching for shoulder pain – Is it time to put sleeper stretches to bed ?
Raideur postérieure de l’épaule corrélée à une dyskinésie de la scapula
Rétroversion de l’épaule (adaptation osseuse) si le lanceur s’entraine depuis un très jeune âge. Pas d’intervention en MK. Ils développent une réduction de la RM
La raideur musculaire. Théorie : muscles fatigués qui se reposent sur leur position raccourcie ou effet protecteur en cas d’atteinte de la capsule.
Si raideur provoquée par muscle fatigué ou pas assez fort, au-delà de l’étirement, il est plus intéressant d’éduquer le muscle lui-même
En cas d’épaule gelée, la recommandation est l’exercice excentrique (car pas assez de force pour obtenir une déformation plastique par soi-même)
20. An usual cause of shoulder pain
Jeune, douleur apparu le matin autour de l’épaule, constant, qui ne part pas, diminution de la force, atrophie. Maladie de Crohn. ATCD de lésion par sur étirement à l’escalade il y a 2 ans. Douleur à l’ABD
Hyo : kyste appui sur le nerf, Parsonage Turner (douleur puis atrophie et faiblesse musculaire)
Douleur liée à la compensation due à la faiblesse musculaire
21. Scapula dyskinesis – does it really matter ?
La dyssymétrie scapulaire est normale
Mais en cas d’épaule raide, utilisation différente de la scapula avec schéma de compensation typiques en particulier avec le trapèze
Les mesures statiques de la scapula ne sont pas corrélées à notre façon de bouger
Scapular Assistance Test (SAT)
Meilleure rééducation si SAT modifie symptômes
Modification de symptôme change l’expérience du mouvement, changer les croyances du patient
22. Cervical spine referred shoulder pain assessment, diagnosis & treatment
Une atteinte cervicale peut avoir un impact sur la régulation de la raideur musculaire dans les biceps, pectoraux, dorsaux et muscles antérieurs de l’épaule. Augmentation de la sensibilité également.
Beaucoup de stress. Modulation cervicale peut être utiliser chez beaucoup de patient (1/3)
Stress, augmentation de l’inquiétude ou catastrophisation ont un impact sur la raideur et ROM, sur RL en position neutre
Test de compression du bras Gamina pour voir si les cervicales sont impliquées.
Faire une flexion cervicale durant les exercices
24. Rotator cuff repairs: How to treat slowly recovering patients
Trauma, operation, douleur
Diminution douleur d’un tiers entre 2 et 6 semaines
Amélioration à 90% à 6 mois
Douleur plus grande si on a pris des antidouleurs ou narcotiques avant l’opération
Patient qui fume ou obèse stagne, ou reprise travail lourd, stress psychosocial
25. How to help patients that feel asymmetrical, stiff or something’s “out of place”
Logique incarné, écouter le récit du patient et ce qui l’a conduit à ce système de croyance
Nous changeons le recrutement musculaire en posant la main sur l’épaule ou la scapula
Modification de symptôme
TM peut modifier la connectivité entre zones sensorielles et cognitives
Modifier les entrées proprioceptives et sensitives pour changer la perception d’un patient de ce qu’il ressent lorsqu’il bouge
Rééducation riche sur le plan sensoriel permet d’outrepasser des voies profondément enracinées. La réalité virtuelle est une bonne voie, elle change l’incarnation.
26. Frozen shoulder patients journey to recovery
1ère phase : douleur très intense puis trouble sommeil et perte de function, expérience émotionnelle négative
Les patients cherchent d’abord quelqu’un qui comprenne leur douleur, les rassure, les éduque
Traitement par injection très efficace : traitement de première ligne
5 thèmes clés dans la douleur de l’épaule :
Trouble du sommeil invalidant (fonctionnement, humeur, santé mentale), sensibilité à la douleur
Impact fonctionnel, incapacité à remplir son rôle (perte d’identité)
27. Acute AC joint injury imaging, rehab & recovery
Classification basée sur la radio non fiable, 50% en désaccord avec IRM
S’améliore entre 1 à 6 semaines généralement pour les types 1 et 2
28. How to use non verbal communication for successful treatment sessions
E.M.P.A.T.H.Y.: a tool to enhance nonverbal communication between clinicians and their patients
E: eye contact; M: muscles of facial expression; P: posture; A: affect; T: tone of voice; H: hearing the whole patient; Y: your response
aspects non verbaux de la communication, car les pratiques médicales doivent s’adapter à la diversité culturelle croissante des patients
de nombreux patients hésitent à exprimer leur désaccord avec leurs cliniciens, et des signaux non verbaux subtils peuvent constituer le point de départ essentiel des discussions menant à des décisions médicales partagées
29. Shoulder SLAP tear assessment, diagnosis and treatment
Superior labrum anterior posterior : tear or detachment of the shoulder’s superior glenoid labrum
Mécanismes lésionnels : impact dans le coude ou chute bras tendu reception sur la main, impact sur l’épaule, developer couché trop lourd avec retour en abd RL
Rugby, lanceur, plus de 40 ans (phénomène dégénératif)
Le test de cisaillement dynamique du labrum est un test orthopédique permettant d’évaluer les lésions du SLAP / le complexe supérieur du labrum du biceps dans l’épaule.
– les omarthroses excentrées douloureuses du sujet âgés ≥ 75 ans – les ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs ; – en cas d’échec d’arthroplastie simple ou totale d’épaule ; – les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus, céphalo-tubérositaires deplacées et comminutives chez le sujet âgé
Principe d’une prothèse inversée d’épaule
L’articulation est ainsi inversée : la surface convexe (sphéroïde) est placé sur la scapula, et la surface concave sur l’extrémité supérieur de l’humérus.
L’objectif des prothèses d’épaule inversée est d’obtenir une élévation de l’épaule grâce exclusivement au deltoïde.
La récupération de la rotation latérale active reste sous la dépendance de l’intégrité des muscles infra-épineux, petit rond et du deltoïde postérieur.
Résultats
Plus de 85 % des patients indolores ou avec une douleur minime
Mobilité en élévation active : entre 110 et 140° selon les études sur une intervention de première intention (60 à 90° en cas d’intervention de reprise)
Résultats sont modestes sur la rotation externe active : entre 0 et 5° en moyenne
Mauvaise récupération de la force musculaire : entre 2,5 et 4 kg pour le deltoïde
Les complication
Instabilité de l’épaule majorée en cas de lésion du subscapulaire et lorsque la voie d’abord est delto-pectorale
ossifications hétérotopiques influencent significativement le score de Constant en réduisant la mobilité
Encoches dans le pilier de la scapula, encore appelés notch
Descellements (surtout de la pièce glénoïdienne)
Fractures de vis, sepsis, fractures de fatigue de l’acromion
Taux de survie de cette prothèse qui est faible dans le temps
Rééducation
Débute dès le 2ème jour post-opératoire
Résultats définitifs évalués à 6 mois post-opératoire
Rééducation fonctionnelle, récupération globale du membre et non analytique
Rééducation centrée sur la mobilité et la force du deltoïde
Attention particulière portée sur la cicatrisation du deltoïde
Contre-indication
Travail de recentrage de l’épaule
Port de charge lourde à bout de bras à proscrire
Principes
Sports permis
Reprise d’une activité raisonnée
ULTRAGuidelines (Upper Limb Treatment and Rehabilitation Advice) par Bardsley et al., 2022
Pre-opératoire
Enseigner les mouvements actif-aidés dans une zone d’amplitude sécurisé
Conseils sur l’ajustement postural
Education du patient sur les procédures et les attentes
Evaluer les tendances compensatoires musculaires
Evaluer les fonctions du deltoïde
Education si les activités de la vie quotidienne
Facteurs qui peuvent altérer les résultats et la progression
L’état fonctionnel pré-opératoire
Age
Intégrité du deltoïde
Commorbidité
Phase de protection : 0-6 semaines
Eviter les mouvements combiné d’abduction et de RL
Eviter l’extension
Eviter de mettre la main derrière la dos
Eviter de se mettre en charge sur le bras (se relever d’une chaise par exemple)
La flexion antérieure est limitée au niveau de la boucheworn
L’écharpe
Elle est porté surtout pour le confort
A porter 2-3 semaines post-opératoire jusqu’à la fin des douleurs
En cas de deltoïde très faible, porté l’écharpe au moins 6 semaines
Rééducation
Zone de sécurité : élévation de 90° en avant du plan antérieur de la scapula, Rotation latérale de 30°
Exercice de coude, poignet, main
Actif aidé dans la zone de sécurité
Programme de compensation de la coiffe
Exerice de RL
Exercice de dissociation/mobilité de la scapula
Cross éducation
Critères de progression
Douleur sous contrôle
Fonction du deltoïde
Pas de signe d’instabilité
Pas de schéma de mouvement qui pourraient altérer la prothèse
Etape intermédiaire : 6-12 semaines
Eviter l’abudction et RL combinée
Porter une lourde charge
Se mettre en charge sur le bras, surtout en extension
Rééducation
Compensation de la coiffe contre gravité
Exercice RL en progression
Mobilisation de la scapula
Actif-aide la gléno-huméral sans restriction d’amplitude
Extension fonctionnelle et main derrière le dos
Critères de progression
Pas de douleur dans l’amplitude du mouvement
Qualité du mouvement
Fonction du deltoïde sur toute l’amplitude
Rotation latérale active
Pas de signe d’instabilité de la prothèse
Etape finale : 12 semaines et +
Eviter ABD/RL combinée
Mise en charge sur les bras, surtout en extension
Port de charge lourde
Vidéo
Comprendre la chirurgie de la prothèse d’épaule Par EduKa Santé
2 cas de chirurgie de l’épaule présentée :
En cas d’arthrose de l’articulation gléno-huméral : remplacement des surfaces articulaires usées par des matériaux synthétiques tout en conservant la forme des surfaces articulaires
En cas d’arthrose de l’articulation et de lésion de la coiffe des rotateurs : prothèse d’épaule inversée
Définition : syndrome neurologique, résultant d’une inflammation (ayant une composante probablement auto-immune) de cause inconnue du plexus-brachial. Il peut également toucher d’autres nerfs et racines. Il associe une douleur très intense, une amyotrophie et une faiblesse musculaire faisant suite à cette douleur.
Manifestations cliniques Très hétérogène, mais globalement, les symptômes seront au niveau de la localisation du nerf. Signes de perte et gain de fonction douleur, trouble de l’équilibre, paresthésie, hypoesthésie, fatigue musculaire, amyotrophie, crampe, fasciculation,… Douleur au niveau de l’épaule consécutif à l’amyotrophie qui a un impact mécanique.
Facteurs de risque – Après chirurgie – Suite à une grossesse ou maternité – A proximité d’une vaccination – Après infection (mycose, zona, grippe, herpès) – Liée à la consommation de toxique (drogue, produits de contraste, radiothérapie) – Notion d’hérédité – Liée à des pathologies rhumatismales – Après certains traumatisme, chutes – En lien avec le système immunitaire
Epidémiologie – H > F – 1 à 3 pour 100 000 mais sûrement sous-estimée – Age : 30 à 70 ans
Physiopathologie Physiopathologie méconnue mais dans tous les cas, le système nerveux est impacté par défaillance immunitaire et en lien avec le système inflammatoire et vasculaire. Deux hypothèses : – Trouble de l’immunité (composante inflammatoire, vasculaire, immunitaire). Le système inflammatoire/immunitaire va dysfonctionner et agresser les nerfs périphériques. – Hypothèse ischémique (composante vasculaire)
Diagnostic différentiel Quelles autres pathologies peuvent provoquer une névralgie ?
Neuropathie diabétique Polyneuropathie, atteinte disto-proximale en chaussette, symétrique. Paresthésie, atteintes motrices, crampes. Mononeuropathie/mononévrite : douleurs localisées, atteintes motrices, limitations fonctionnelles. Apparition soudaine et résolution spontanée en quelques mois
Neuropathie éthylique Polyneuropathie distale et symétrique, amyotrophie homogène qui crée des douleurs en lien avec les tendons. Réflexes anormaux, hypoesthésie ou hypoalgésie distale.
Insuffisance rénale chronique Polyneuropathie non spécialisée à un tronc et expression clinique très variable. Réorienter vers un néphrologue car cela peut être le signe d’une aggravation de la pathologie rénale.
Chimiothérapie Polyneuropathie en chaussette et en gant. 1ère cause qui entraîne l’arrêt du traitement. Douleurs neuro très présentes, sensitive>motrice. La neuropathie peut évoluer encore plusieurs mois voire années après l’arrêt du traitement.
Hypothyroïdie Polyneuropathie non systématisé. Fatigu, prise de poids, crampes, dysménorrhées, problème digestif, mémoire,… Prise de sang pour mettre en évidence.
Polyneuropathie Etiologie très variable, atteinte symétrique distale, atteinte de plusieurs troncs et bilatérale.
Neuropathie scapulaire Atteinte variable causées par des traumas ou micro-trauma du nerf suprascapulaire dans un contexte de mouvements répérés au-dessus de la tête, surtout chez les sportifs.
Radiculopathie cervicale Trouble de la conduction nerveuse, atteinte sensitive et/ou motrice. Les territoires sont en lien avec une racine spécifique.
Syndrome sub-acromial Douleur d’épaule qui regroupe différentes entités. Peut produire une irradiation de douleur, pas d’atteinte de la fonction neuro.
Syndrome douloureux régional complexe Douleur spontanée ou provoquée, comportement non mécanique, ne suit pas de territoire tronculaire ou radiculaire.
Diagnostic clinique
Atteinte centrale : à vérifier avant de passer à la suite. Poser les 9 questions : 5D 3N 1A (diplopie, dysarthrie, dysphagie, drop attack, dysness, nystagmus, numbness, nausée, ataxie)
Examen clinique Examen neurologique périphérique de routine très rigoureux
Paraclinique EMG : objectivation des altérations de la conduction neurale, surtout dans l’atteinte des grosses fibres.
Thérapeutique
Douleurs radiculaires/tronculaires – Exercice de contrôle moteur à court terme et exercice physique global à long terme. – Hygiène de vie à moyen-long terme – Intérêt d’une prise en charge neurodynamique
Handicap en contexte de douleur radiculaire
En condition chronique de douleur, il est difficile de récupérer la fonction. La fonction est plus résistance aux changements que la douleur.
Sur la fonction – Renforcement sur muscles déficitaires sauf si dénervation complète – Electrothérapie pour atteinte de plus de 4 mois. Attention à la surstimulation qui peut être délétère. Veiller à ne pas avoir de majorations de signes et symptômes en post exo. Education au patient – Traitement antalgique sur le long terme : conseil hygiène de vie sur le sommeil, pratique d’activité physique, nutrition.
Définition : le STTB est un syndrome consécutif à une compression du paquet vasculo-nerveux de la région cervico-scapulaire. Il regroupe un ensemble de signes et symptômes dans 5 catégories : veineuse, artérielle, nerveuse, traumatique et neurotypique,
Manifestations cliniques – Douleur à l’épaule qui irradie dans le MS mais pas de manière systématisée sur un tronc ou une racine. – Apparition insidieuse et progressive (sauf trauma) – Amyotrophie distale avec perte fonctionnelle qui va toucher la force et la dextérité du MS – Absence de symptômes articulaires – HDM : répétition de mouvements en fin d’amplitude du MS (loisir, métier) – Symptômes spécifiques à des positions données – STTB veineux : signe thrombose, sudation (anomlie flux veineux) – STTB artériel : signe de coloration, recoloration de la peau et pouls périphérique
Epidémiologie – 90% des STTB sont neurologiques – Plus de femmes touchées – Prévalence : 3 à 80 pour 1000
Physiopathologie Majoration de la pression exercée sur le PVN Les causes peuvent être : – Congénitale (côte surnuméraire), tumeur, kyste. – Fermeture du canal acromio-claviculaire (acquis) par : trapèze supérieur pas assez fort, fracture de la clavicule, traumatisme cervicale, fibrose musculaire, gestes répétitifs en fin d’amplitude au niveau de l’épaule Mécanisme principal par ischémie La compression extrinsèque entraîne : – une compression mécanique responsable d’une mécanosensibilité des tissus conjonctifs environnant et d’un oedème. – une compression vasculaire responsable d’une hypoxie et aussi d’un oedème. L’oedeme exerce une pression sur les capillaires sanguins majorant ainsi l’hypoxie. L’auto-entretien de l’ischémie forme ainsi un cercle vicieux (voir schéma)
Diagnostic différentiel d’exclusion Liste des patho à éliminer avant d’évoquer un STTB :
Les pathos
Elimination
Syndrome du petit pectoral : compression PVN en dehors de la traversée thoraco-brachiale (syndrome canalaire assez minoritaire)
PEC centrée sur le petit pectoral qui améliore les symptomes
Lésion du plexus brachial : mécanisme d’étirement et d’élongation
Pas même histoire que STTB (patho non compressive chronique)
Douleurs projetées de la région cervicale
Pas de symptôme neurologique périphériques compressifs et pas systématisé sur un territoire d’une racine nerveuse
Radiculopathies cervicales
Systématisation des symptômes avec une racine cervicale en particulier + examen neuro périph
Syndrome sub-acromial : tendinopathie de coiffe et autres sans patho neuro-vasculaire de l’épaule
Pas de paramètre neurologique
Pathologie de sur-sollicitation du coude et de l’avant-bras
Pas de symptômes compressifs au niveau de l’épaule
Pathologies acromio-claviculaire irradiantes
Pas de composante neurogène
SDRC
Pas de modification douleur par compression au niveau de l’épaule
Examen clinique
– Présence de FDR : surtout postural, donc jouer sur la posture pour modifier les effets de compression. – Absence de signe articulaire : amplitude articulaire passive de l’épaule symétriques. – Amyotrophie distale : éminence thénar et hypothénar
Les tests Aucun n’est pathognomonique – Test de Spruling : compression vertical sur le rachis cervical en inclinaison du côté douloureux. – Test d’Adson (pour STTB artériel) : MS en RL, Ext° et Abd épaule coude tendu + ext° et rotation tête vers le côté lésé. Le patient bloque sa respiration 10s, le MK prend le pouls de l’artère radiale. – Test de Roos : les 2 bras en R3 et fermetures/ouvertures des doigts pendant 3mn. Regarder s’il y a des variations de couleur entre les 2 extrémités.
Traitement conservateur – Hygiène de vie et comportement : limiter les activités reproduisant les symptômes, adapter sa posture (ergonomie) – Limiter la sédentarité : pratique physique régulière, meilleure tolérance périphérique à la contrainte – Qualité de sommeil – Alimentation : non inflammatoire – Rééducation : abord lié aux symptômes, renforce/hypertrophie musculaire, modification psycho-comportementale – Modulation de symptômes : thérapie manuelle => 90% de réussite du traitement conservateur : pronostic très favorable.
Chirurgie : stratégie globalement controversée Principalement atteintes vasculaires majeures et/ou atrophie muscle intrinsèques de la main.
Vidéo
Récapitulatif
Ce n’est pas un diagnostic selon la classification internationale des maladies (ICD)
Syndrome complexe
Pour le détecter : exclure les autres pathologies qui peuvent provoquer des symptômes vasculaires ou nerveux dans le bras
Le STTB peut être diviser en STTB vasculaire (artériel ou veineux) ou STTB nerveux (98% des cas)
La littérature différencie vrai STTB et STTB symtomatique
Cause d’un vrai STTB
Anomalies congénitales
Processus transverse C7
Côte cervicale
Muscles scalène trop épais
Cause d’un STTB symptomatique (intermittent, dû à une mauvaise posture)
Abaissement antérieure de la cage thoracique
Des épaules tombantes
Cou fléchi en avant
Incidence
8% de STTB
98% STTB nerveux et 2% vasculaire
Ratio H/F 1:2 – 1:4
Rare chez les enfants
3 sites de compression du plexus brachial possible
Entre le scalène antérieur et le scalène intermédiaire (porte du scalène postérieur). Le STTB veineux ne peut pas se produire ici puisque la veine subclavière ne passe pas par ici.
L’espace costoclaviculaire, entre la clavicule et la première côte
Le tunnel subcoracoïde, sous le tendon du petit pectoral
Test de Roos
Le test
Les 2 bras en R3, coudes légèrement derrière le plan frontal
Ouvrir et fermer les mains pendant 3 mn
Test positif si
Sensation de lourdeur
Douleur ischémique
Faiblesse du/des bras
Engourdissement / picotement dans les mains
Attention à une éventuelle décoloration des mains
Une fatigue légère ou une sensation de détresse ne sont pas des indicateurs d’un test positif
Test d’Adson
Pour tester l’écrasement du plexus brachial entre le scalène antérieur et le scalène moyen
Le test
Epaule en RL, légère ABD et légère EXT
Prendre le pouls radial
Puis demander au patient de regarder en haut et faire une rotation vers l’épaule testée
Demander lui d’inspirer et de retenir son souffle
Test positif si
Reproduction des symptômes du patient
Ou disparition du pouls radial
Eden test
Pour tester l’espace costoclaviculaire
Le test
Prendre le pouls radial du patient
Puis faire une traction de l’épaule et une compression de la clavicule du patient
Test positif si
Reproduction des symptômes
Ou disparition du pouls radial
Test de Wright
Aussi appelé test en hyperabduction
Le test en 2 étapes
1ère étape
Amener l’épaule à 90° d’ABD
Faire une RL passive de l’épaule et fléchir le coude à 90° (pour étirer le tendon du petit pectoral)
Test positif si
Disparition du pouls radial
Reproduction des symptômes du patient
2ème étape
Faire une abduction jusqu’à 180° pour provoquer une compression de l’espace costoclaviculaire
Test positif si
Disparition du pouls radial
Reproduction des symptômes du patient
Cervical Rotation Lateral Flexion Test / Hypomobilité de la première côte
Hypomobilité de la première côte dans l’ouverture supérieure de la cage thoracique peut provoquer une irritation nerveuse
Le test
Rotation tête CL au côté affecté
Inclinaison CL à la rotation
Test positif si
Pas de mouvement de flexion latérale le long de l’axe de l’articulation costotransverse