Ligament croisé antérieur – Recommandation

ACL CLINICAL PRACTICE GUIDELINE par Ohio State Sports Medicine Physical Therapy

Résumé des recommandations

Précaution

  • Aucun test sur ligaments réparés ou reconstruits (Lachman, tiroir antérieur/postérieur, contrainte en varus/valgus) avant 12 SEMAINES.
  • Aucun exercice isotonique contre résistance des ischio-jambiers pendant 8 semaines avec autogreffe des ischio-jambiers.
  • Aucune extension du genou en chaîne cinétique ouverte avec charge au-delà de 45 degrés pendant 8 SEMAINES.
  • Réparation du ménisque :
    • Aucun exercice thérapeutique en charge (WB) > 90° pendant 8 SEMAINES.
    • PWB pendant 4 SEMAINES.
    • Aucune flexion forcée au-delà de 90° pendant 4 SEMAINES.

Outils d’évaluation

Recueillir au moins un des éléments suivants lors de l’évaluation initiale, mensuellement et à la sortie. Veiller à la cohérence de l’outil de mesure utilisé à chaque fois.

  • IKDC (International Knee Documentation Commitee)
  • KOOS (Knee Injury and Osteoarthritis Outcome Score)
  • ACL-RSI (Anterior Cruciate Ligament – Return to Sport and Injury)
  • TAS (Tegner Activity Scale)

Test de force

  • Test isométrique à tout moment (fixé à 90°)
  • Test isocinétique au plus tôt à 12 semaines

Critères de sortie d’un dispositif d’assistance

  • ROM : Extension active complète du genou ; absence de douleur en surpression passive.
  • Force : Capacité à réaliser un quadriceps isométrique puissant avec tétanie complète et glissement rotulien supérieur, et capacité à réaliser un SLR 2×10 sans décalage du quadriceps.
  • Épanchement : 1+ ou moins est préférable (2+ acceptable si tous les autres critères sont remplis).
  • Appui : Déambulation indolore sans déviation visible de la marche.

Critères pour initier la course et le saut

  • ROM : amplitude complète et indolore du genou, symétrique au membre non atteint
  • Force : Test isocinétique à 80 % ou plus pour les ischio-jambiers et les quadriceps à 60°/s et 300°/s
  • Épanchement : 1+ ou moins
  • Charge : Mécanique de marche et de jogging normalisée
  • Contrôle neuromusculaire : Saut sur place sans douleur

Critères de retour au sport

  • ROM : amplitude complète et indolore du genou, symétrique au membre non atteint
  • Force : Test isocinétique à 90 % ou plus pour les ischio-jambiers et les quadriceps à 60°/s et 300°/s
  • Épanchement : Absence d’épanchement réactif ≥ 1+ avec l’activité sportive
  • Mise en charge : Mécanique de marche et de jogging normalisée
  • Contrôle neuromusculaire : Mécanique et stratégies d’atténuation de la force appropriées avec agilité de haut niveau, pliométrie et mouvements à fort impact
  • Test fonctionnel du saut : LSI à 90 % ou plus pour tous les tests
  • Autorisation du médecin

Phase post-opératoire précoce – 4 semaines

Calendrier

Post-operative evaluation should be performed 3-5 days following surgery. Follow-up
appointments 1-2x per week, depending on progression towards goals.

Precautions

  1. Aucun test sur ligaments réparés ou reconstruits (Lachman, tiroir antérieur/postérieur, contrainte en varus/valgus) avant 12 SEMAINES.
  2. Aucune extension du genou en chaîne cinétique ouverte avec charge au-delà de 45 degrés pendant 8 SEMAINES.
  3. Meniscus Repair:
    • Pas d’exercice thérapeutique en charge >90º x 8 WEEKS
      Appui partiel du poids x4 WEEKS
      Pas de flexion en force au-delà de 90º x4 WEEKS

Douleur et épanchement

≥ 2+ (avec le Modified Stroke Test)
Cryotherapie et compression (ie. Donut, ace wrap,exercice thérapeutique en charge partielle)

ROM

  • Extension : accent mis sur l’extension complète du genou immédiatement après l’opération. Si l’extension complète n’est pas atteinte au bout de 4 semaines, contacter le chirurgien pour toute question relative à l’amplitude de mouvement.
  • Flexion : pas de flexion forcée au-delà de 90º pour les réparations du ménisque. La reconstruction du ligament croisé antérieur et la méniscectomie permettent d’obtenir une flexion symétrique, le cas échéant.

Exercice thérapeutique

  • Accent mis sur l’activation des quadriceps sans co-contraction des fessiers.
  • Restauration de la mobilité rotulienne.
  • Amplitude de mouvement symétrique.
  • Diminution de l’épanchement.
  • Déambulation avec une charge articulaire appropriée et sans déviation manifeste de la démarche.

Interventions suggérées

  • Amplitude de mouvement en extension : sac suspendu ou suspension en position couchée
  • Amplitude de mouvement en flexion : glissement du talon, glissement contre le mur, vélo droit
  • Mobilisation rotulienne : supérieure, inférieure, médiale, latérale
  • Isométriques quadriceps ; SLR (straight leg rise) 4 directions
  • TKE (Terminal knee extension) : en position couchée et debout
  • LAQ
  • Transfert de poids, équilibre unipodal
  • Stimulation neuromusculaire électrique (NMES) à 60º de flexion de genou

Stimulation neuromusculaire électrique

  • NMES patin sont placés sur le quadriceps proximal et distal
  • Patient : assis avec le genou fléchi à au moins 60°, la jambe fixée à l’aide d’une sangle et un soutien dorsal
  • avec une sangle au niveau de la cuisse étant préférable. La sangle/le coussin de cheville doit être placé à deux doigts au-dessus de la malléole latérale.
  • Le patient doit se détendre pendant que l’électrostimulation génère au moins 50 % de sa contraction volontaire maximale contre une résistance fixe OU un ampérage maximal tolérable sans douleur au niveau de l’articulation du genou.
  • 10-20 seconds on/ 50 seconds off x 15 min

Critères de sortie d’un dispositif d’assistance

  • ROM : Extension active complète du genou ; absence de douleur en surpression passive.
  • Force : Capacité à réaliser un quadriceps isométrique puissant avec tétanie complète et glissement rotulien supérieur, et capacité à réaliser un SLR 2×10 sans décalage du quadriceps.
  • Épanchement : 1+ ou moins est préférable (2+ acceptable si tous les autres critères sont remplis).
  • Appui : Déambulation indolore sans déviation visible de la marche.

Critères de progression vers la phase intermédiaire de rééducation

  • ROM : ≥ 0-120 degrés
  • Force : Quadriceps réglé avec translation rotulienne supérieure normale, SLR x 10 secondes sans
  • retard de l’extenseur
  • Objectifs : (Ceux-ci ne limitent pas la progression vers la phase suivante, mais doivent être traités par des
  • interventions)
  • Épanchement : 2+ ou moins avec Modified Stroke Test
  • Mise en charge : Capable de tolérer le programme CKC therex sans augmentation de la douleur et ≥≤ 2+ épanchement

Phase intermédiaire de rééducation (semaine 4 à 12)

Appointments

Goal to increase lower extremity strength. 1-2 visits per week with emphasis on patient
compliance with resistance training as part of HEP (2-3 days per week outside of therapy).

Precautions

Open Chain knee extension:

  • Initiate submaximal leg extension 90-45 degrees
  • Initiate active knee ROM 90-0 degrees (modify if painful)
    No isolated resisted hamstrings strengthening until 8 weeks

Pain and effusion

Cryotherapy/compression as needed for reactive effusion.
Patellar taping to reduce PF symptoms if present

ROM

  • Monitor and progress knee ROM, patellar mobility, and LE flexibility
  • Begin more aggressive techniques to achieve/maintain full knee extension (i.e. weighted
    bag hang) as needed
  • Continue bike for ROM and warm up
  • If full AROM knee extension is not achieved by 4 weeks, contact surgeon regarding ROM
    concerns.

Suggested Interventions and timelines

  • Multi-angle knee isometrics from 60-90⁰ for patients unable to tolerate high-intensity NMES
  • Initiate open chain knee extension exercises
    o Unweighted full range LAQ
    o Protected range with isotonic progression
  • Progress WB quadriceps and hamstring exercises with emphasis on proper LE mechanics
    (no isolated HS strengthening until 8 weeks)
  • Progress gluteal and lumbopelvic strength and stability
  • Progress single leg balance
  • Endurance: low impact – treadmill walking, stepper, elliptical (6 weeks)
  • Initiate PWB plyometrics on shuttle (8-10 weeks, see precautions to begin full WB
    plyometrics)
  • NMES (see parameters in week 1-4)

Interventions et échéanciers suggérés

  • • Isométrie du genou multi-angles de 60 à 90° pour les patients ne supportant pas les exercices NMES de haute intensité
  • • Début des exercices d’extension du genou en chaîne ouverte
  • o Exercices d’extension du genou à amplitude complète sans charge
  • o Exercices d’amplitude protégée avec progression isotonique
  • • Progresser dans les exercices de quadriceps et d’ischio-jambiers avec WB en mettant l’accent sur la mécanique correcte des muscles des jambes
  • (pas de renforcement musculaire isolé des muscles des jambes avant 8 semaines)
  • • Progresser dans la force et la stabilité des fessiers et du bassin
  • • Progresser dans l’équilibre sur une jambe
  • • Endurance : faible impact – marche sur tapis roulant, stepper, vélo elliptique (6 semaines)
  • • Débuter la pliométrie PWB sur navette (8 à 10 semaines, voir les précautions pour débuter la pliométrie complète avec WB)
  • • NMES (voir les paramètres des semaines 1 à 4)

Critères de conformité aux normes NMES

  • <20% quadriceps deficit on isometric or isokinetic testing
    OR- If a Biodex machine in not available:
  1. 10 SLR without quad lag
  2. Normal gait
  3. 10 heel taps to to 60 degrees with good quality
  4. 10 rep max on LP and similar effort bilaterally
  5. Inability to break quad MMT

Critères pour initier la course et le saut

  1. ROM: full, pain-free knee ROM, symmetrical with the uninvolved limb
  2. Strength: Isokinetic testing 80% or greater for hamstring and quad at 60º/sec and 300º/sec
  3. Effusion: 1+ or less
  4. Weight Bearing: normalized gait and jogging mechanics
  5. Neuromuscular Control: Pain-free hopping in place

Critères de progression vers la phase tardive de rééducation

  1. ROM: Maintain full, pain free AROM including PF mobility
  2. Effusion: 1+ or less
  3. Strength: Isometric or isokinetic quadriceps and hamstrings strength >/= 80%
  4. Weight Bearing: Able to tolerate therapeutic exercise program, including jogging
    progression, without increased pain or >1+ effusion
  5. Neuromuscular Control: Demonstrates proper lower extremity mechanics with all therapeutic
    exercises (bilaterally)
  6. Outcome Tools: >/=7/10 on #10 IKDC Questionnaire

Phase tardive de rééducation (semaine 12 – Retour au sport

Appointments

Augmentation de la fréquence par rapport à l’étape précédente à 1 à 2 fois par semaine, le cas échéant, pour initier l’entraînement pliométrique et reprendre le programme de course.

Precautions

Critères d’initiation au saut • ADM complète et indolore • ≤ 1+ épanchement • ≥ 7/10 au questionnaire IKDC n° 10 (Annexe A) • ≥ 80 % de symétrie de force isométrique (ischio-jambiers et quadriceps) OU 20 appuis du talon sur un pas de 20 cm avec une bonne mécanique Critères d’initiation au jogging (en plus des critères ci-dessus) • Sauts vers le bas avec une mécanique d’atterrissage appropriée • Frappes rythmiques audibles et absence de compensation visuelle grossière

Douleur et épanchement

Effusion may increase with increased activity, ≤1+ and/or non-reactive effusion for progression of
plyometrics

ROM

Full, symmetrical to contralateral limb, and painfree with overpressure

Exercices thérapeutiques

  • • Renforcement des quadriceps, des ischio-jambiers et de la stabilité dynamique du tronc
  • • Production et absorption de puissance musculaire grâce à la pliométrie
  • • Activités spécifiques au sport et au poste
  • • Début des exercices d’agilité avec un effort de 50 à 75 % (utiliser le retour visuel pour améliorer la mécanique si nécessaire)
  • • Perfectionnement de la pliométrie : bilatéral à une jambe, progression en modifiant les surfaces, ajout de lancers de ballon, rotations 3D, etc.

Interventions suggérées

Therapeutic Exercise/Neuromuscular Re-education : Squats, leg extension, leg curl, leg press, deadlifts, lunges (multi-direction), crunches, rotational trunk exercises on static and dynamic surfaces, monster walks, PWB to FWB jumping. Single-leg squats on BOSU with manual perturbation to trunk or legs, Single-leg BOSU balance, single-leg BOSU Romanian deadlift
Agility : Side shuffling, Carioca, Figure 8, Zig-zags, Resisted jogging (Sports Cord) in straight
planes, backpedaling
Plyometrics : Single-leg hop downs from increasing height (up to 12” box), Single-leg hop-holds,
Double and single-leg hopping onto unstable surface, Double and single-leg jump-turns,
Repeated tuck jumps

Critères de retour au sport

1. ROM : amplitude complète et indolore du genou, symétrique à celle du membre non atteint
2. Force : Test isocinétique : 90 % ou plus pour les ischio-jambiers et les quadriceps à 60°/s et 300°/s
3. Épanchement : Absence d’épanchement réactif ≥ 1+ avec l’activité sportive
4. Mise en charge : Mécanique de marche et de jogging normalisée
5. Contrôle neuromusculaire : Mécanique et stratégies d’atténuation de la force appropriées avec agilité de haut niveau, pliométrie et mouvements à fort impact
6. Test fonctionnel du saut : LSI : 90 % ou plus pour tous les tests
7. Autorisation du médecin

Tendinopathie quadricipitale et patellaire

Autre dénomination : tendinopathie rotulienne, genou du sauter (jumper’s knee)

Souffrance des tendons du genou par une sur-sollicitation

FDR : Contexte sportif avec saut, course sur dénivelé

Douleur d’apparition progressive

45% des sportifs professionnels, 14% de sportifs récréatif
1/3 ne retournent pas au sport avant 6 mois

Traitement

Repos relatif

Rééducation active : renfo en excentrique


Vidéos

La tendinopathie patellaire par NeuroXTrain

FDR

  • Raideur IJ et quadriceps
  • Flexion dorsale de cheville diminuée
  • Hyperpronation du pied
  • Différence de longueur des MI
  • Augmentation charge entraînement
  • Terrain dur ou synthétique

Traitement

Etape 1

  • QSM, réduire les activités à stockage important (saut, sprint)
  • Pas d’arrêt :
  • Travail en isométrie réduit la douleur

Etape 2

Exercice en Heavy Slow Resistance

Etape 3

Renfo fonctionnel et retour au sport : corde à sauter, saut, sprint

Associé muscles hanche et genou : step down, abduction en unipodal contre résistance

Maladie d’Osgood-Schlatter

Définition

  • Affection douloureuse du genou qui touche les adolescents, surtout les sportifs.
    Etiologie inconnue, les douleurs s’arrêtent à la fin de la croissance.
    Elle fait partie de la famille des ostéochondroses, trouble du cartilage de croissance
  • Traction excessive du tendon patellaire sur l’apophyse de la tubérosité tibiale entraînant une avulsion osseuse puis une inflammation

Symptômes

  • Douleur sur la tubérosité tibiale antérieure aggravée par les activités sportives.
  • Douleur à la course, montée et descente d’escalier
  • Douleur corrélée à l’intensité de l’activité

Prévalence

Touche 4% des adolescent, 20% des adolescents sportifs

Apparaît à la puberté entre 10 et 15 ans pour les garçon et 8-12 chez les filles. Unilatéral dans 75% des cas.

Facteurs de risque

  • Croissance rapide
  • Activités sportives intenses

Examen clinique

Douleur à la palpation, à la contraction résistée du quadriceps, calmée au repos.
La distance talon-fesse peut être augmenté par la rétraction du quadriceps, angle poplitée augmenté par rétraction des IJ

Traitement conservateur

  • Modification activité physique
  • Gestion de la douleur : repos en phase aiguë
  • Rassurer l’adolescent
  • Pas de fortes contraintes sur le genou comme la course ou les sauts
  • Etirement quadriceps, IJ, TS
  • Renforcement musculaire des adducteurs, IJ, muscles de la hanche : exercices de stabilité
  • Renforcement léger du quadriceps selon la douleur pour éviter déconditionnement
  • Limiter toute activité mettant en contrainte le quadriceps et le tendon patellaire
  • Imagerie mentale pour combler la diminution d’activité physique
  • Education

Vidéos

Comment gérer la maladie d’Osgood-Shlatter
Par NeuroXTrain

Luxation et instabilité patellaire

Définition
L’instabilité patellaire désigne un déplacement anormal de la patella qui sort de sa cavité entraînant une luxation.

Physiopathologie
– Souvent consécutif à un traumatisme du genou
– Pathologie du système conjonctif (syndrome d’Ehlers-Danlos) : la laxité pathologique des éléments péri-articulaire entraînant la possibilité de subluxation ou de luxation de la patella.


Epidémiologie
– Incidence de l’instabilité : 5,8 pour 100 000 habitants

Facteurs de risque
– Instabilité : au moins une luxation, souvent en latérale
– Patella alta / dysplasie trochléaire (trochlée plate)
– ATCD de chirurgie de genou (ligament croisé)


Diagnostic clinique

  • – Douleur à la palpation latérale ou médiale de la patella
    – Course patellaire lors de mouvements fonctionnels : montée d’escalier, squat
    – Hypermobilité de la patella, surtout latéralement

Score de Beighton pour déceler une hyperlaxité ligamentaire globale. Un score compris entre 4 et 9 indique une laxité ligamentaire.

Imagerie pour les facteurs de risque

Test d’appréhension de Smilie
Genou fléchi, la patella est poussée latéralement en même temps que le MK mobilise le genou en extension. Le test est positif en cas d’appréhension du patient.


Patient type
– Historique de trauma
– Pathologie du système conjonctif
– Palpation latérale ou médiale douloureuse
– Sensation d’instabilité subjective
– Test d’appréhension positif


Thérapeutiques

Traitement conservateur
– Stabilité active pour compenser la perte de stabilité passive
– Proprioception et contrôle moteur pour stabiliser la patella

Traitement chirurgical
– Reconstruction des ligaments médiaux arrachés (MPFL)
Tibial tubercule distalisation pour la patella alta
– Trochléoplastie pour dysplasie trochléaire majeure
– Kiné post-chirurgi


Vidéos

Instabilité fémoro-Patellaire par le Dr Tourtoulou
Par OLS – OrthoLiveStream

  • – Incidence et mécanisme lésionnel
    – Instabilité fémoro-patellaire aigü : dislocation latérale, douleur de genou, flessum, réduction par l’extension
    – Instabilité chronique décelée par 4 tests : patellar tilt test, patellar glide test, patellar apprehension sign, patellar J-sign (subluxation par l’extension)
    – Imagerie pour déceler les facteurs de risque, notamment la dysplasie trochléaire et la patella alta
    – La classification de Dejour pour la dysplasie (A, B, C, D) : signe du croisement (effacement progressif de la gorge trochléenne), le signe du double contour (asymétrie des berges de la trochlée).
    – Questions avant la PEC : premier épisode ? Fracture ostéo-chondrale associée ? Facteurs de récidive ?
    – Algorithme de traitement : traitement orthopédique pour un premier épisode, chirurgie dès la première récidive.

Rééducation de la Luxation Rotule : Genoux Forts en 3 Exercices
Par Ortho Info

Exercices proposés :
– Contraction isométrique du vaste médial
– Extension du genou contre résistance en position assise
– Flexion de genou contre résistance en décubitus ventral


Amélioré l’instabilité du genou
Par Centre Moveo Clinic

Syndrome des loges

Définition
Augmentation de la pression intracompartimentale entraînant une diminution de la pression de perfusion provoquant une hypoxémie des tissus. La réduction de la perfusion tissulaire peut entraîner une nécrose irréversible pouvant causer une altération fonctionnelle, une perte du membre et, dans de rares cas, la mort.

Incidence : 7/100 000 hommes, 0,7/100 000 femmes


Anamnèse
– Traumatisme / blessure sportive
– Douleur disproportionnée
– Evolution progressive
– Résistance aux antalgique
– Douleur au repos
– DN4 positif

Examen physique
– Examen neuro positif
– Etirement musculaire douloureux
– Pouls distaux altérés (non perceptible = urgence !)

Examen complémentaire
– Examen de la pression musculaire

Les 5P
Pallor, Pain out of proportion, Pulselessness, Paraesthesia, Paralysis


Thérapeutique
– Antalgique et « wait & see »
– Fasciatomie

Neuropathie canalaire (syndrome canalaire)

Définition
Atteintes nerveuses périphériques focalisées par compression d’un nerf au sein d’une zone anatomique étroite le long de son trajet, ce qui perturbe la conduction nerveuse et peut mener à des symptômes moteur et/ou sensitifs.

Physiopathologie
Compression -> Hypoxie -> dégradation axonale
Un axone peut mettre plusieurs mois ou années pour récupérer, une myéline 2 à 12 semaines.


Diagnostic clinique
Anamnèse : facteur de risque de compression et douleurs neuropathiques (DN4)

Neuropathie fibulaire– Atteinte sensitive face latérale de la jambe et dorsale du pied
– Atteinte motrice des releveurs
Neuropathie du nerf cutané latéral de la cuisse– Paresthésie, engourdissement, hyperesthésie/algie
-Atteinte purement sensitive affectant la face latérale de la cuisse
Neuropathie fémorale– Atteinte sensitive : face latérale de la cuisse et médial du tibia
– Atteinte motrice : fléchisseurs de hanche et extenseurs de genou
Neuropathie du nerf tibial– Atteinte sensitive : face plantaire du pied, interne de la cheville
– Atteinte motrice : LFH, LFO, intrinsèques du pied (affaissement voûte plantaire)

Traitement
Médical : antidépresseurs (moins d’excitabilité du nerf) et antalgique
Kiné :
– éducation sur les facteurs de risques modifiables (obésité, croisement de jambes, chute de la personne âgée)
– Traitement des déficits sensitivo-moteurs
– Exercices aérobie pour faciliter la récupération et avoir un effet antalgique

=> Evolution spontanément résolutive dans 60% des cas. Si dégradation au fil du temps : refaire un bilan neuro !

Syndrome de la bandelette Ilio-tibial

Définition
Trouble musculo-squelettique de surcharge qui se manifeste par une douleur lat du genou

Epidémiologie
– Pathologie la plus commune des douleurs latérales de genou chez le coureur
– Prévalence : 6,8% coureurs hommes, 9% des coureuses femmes, 24% des cycliste, 1-5% des nouvelles recrues militaire (fourchette large car pas de gold standard)


Facteurs de risque

– Longue distance : risque augmente avec la distance (marathon++)
– Coureurs débutants (6% diminution tous les 5 ans)
– Augmentation de la charge d’entrainement (+30% en moins de 2 semaines, alors que dans l’idéal, ne pas augmenter de plus de 10% par semaine)

– Femme
– Jeune
– Comorbidité(s)
– Facteurs biomécaniques supposés : pieds plats, valgus statique
– Facteurs biomécaniques plus certains : valgus dynamique lors de la course prolongée (fatigue des abducteurs de hanche)


Physiopathologie
Le modèle de friction (1980) est aujourd’hui dépassé. Il supposait que la répétition de la F°/E° de genou provoquerait un roulement et un frottement de l’ITB sur l’épicondyle latéral. La douleur serait provoquée par l’inflammation de la bourse ou de la bandelette.
Toutefois, il est quasiment impossible d’étirer de plus de 1% l’ITB. Ce n’est donc pas une structure lâche qui pourrait se balader le long de la cuisse.

Le modèle de compression (modèle actuel)
Plusieurs sources potentielles de douleur :
– Extension de la membrane synoviale à proximité
– Fibromasse de la gaine du tendon : tissu fibreux qui viendrait se fixer à force de contraintes en compression
– Coussinet graisseux pour limiter les forces compressives + d’échange avec l’ITB : compression douloureuse
– Compression des bourses maximales entre 20 et 30° de flexion lors de la déambulation


Physiologie biomécanique
Fatigue des abducteurs de hanche lors de la course prolongée
-> Adduction plus importante de la coxofémorale
-> Rotation médiale de genou
=> Compressions plus importantes et prolongée de l’ITB et des bourses associées.


Patient type
– Coureur débutant, longue sortie, augmentation trop brusque du volume d’entrainement
– Femme, jeune, comorbidités
– Faiblesse des hanches, valgus dynamique à la course
– Douleur insupportable à l’effort qui force à l’arrêt. Peu de retentissement en dehors des activités sportives (c’est plus la répétition que la vitesse qui majore la douleur)
– Apparition brusque des douleurs avec sévérité importante durant la course.


Examen clinique
Test de Noble : répétition de F°/E° en compression : douleur reproduite surtout à 30° de flexion (peu d’étude de fiabilité du test).


Traitements
Principe pour la bandelette ilio-tibial : ne pas travailler dans la douleur. S’arrêter dès l’apparition de la douleur.
Renfo et gestion du mode de vie :
Renforcement des MI pour limiter le valgus dynamique et répartir la contrainte sur tout le membre inférieur.
Education : quantification du stress mécanique, modification du programme d’entrainement, mode de vie (cigarette, alcool, sommeil)
– Etirements et massages non recommandés


Vidéos

IT Band Pain / Iliotibial Band Friction Syndrome (Myth Busting | Exercises | Rehab)
Par E3 Rehab

Récapitulatif de la vidéo


ITB Syndrome Rehab Guide | Iliotibial Band Syndrome/ITBS
Par Physiotutors

  • Récapitulatif de la vidéo
  • Traitements non recommandés : étirements et massage sur rouleau. Le ITBS étant probablement un syndrome par compression, cela risquerait d’empirer les symptômes.

  • Rééducation pour les coureurs en 3 points :
    – Peak load : la charge maximum par un entrainement en Heavy Slow Resistance
    – Rate of loading : le stockage et la libération de l’énergie par un entraînement pliométrique
    – Cumulative loads : retour progressif à la course incluant un réentrainement à la course

  • Les 5 étapes à la rééducation du ITB pour les coureurs :
    1. Phase de douleur : patients obligés de cesser la course, ressentant la douleur en descente d’escalier ou à la marche rapide. Le patient doit alors cesser les activités causant le douleur en maximisant les activités qui n’en causent pas. Il peut remplacer la course par une marche sur un tapis roulant en montée, vélo avec une assise basse, un renforcement des abducteurs, la natation
    Exercices à basse contrainte :
    Abduction de hanche
    Exercice de Thomas avec extension active de la hanche
  • 2. Phase en charge : quand le patient peut descendre les escaliers sans douleur
    – Heavy sloow resistance training (HSR)
    – Poursuite de la marche en montée sur tapis roulant
    Même exercice que la phase 1 en plus difficile :
    Planche latérale, single leg bridge, abduction sur une jambe contre résistance, squat bulgare
  • 3. Pliométrie : stockage et restitution de l’énergie durant la course
    – Sauts en pliométrie : squat sauté, fente sauté, sauts latéraux alternés
    – Course avant contre une résistance élastique
    – Fentes sautés alternées, saut avec réception sur une jambe, cloche pied en avant et en arrière
  • 4. Retour au niveau de course
    – Augmenter la largeur des pas pour diminuer les contraintes sur l’ITB
    – Augmenter l’espace entre les genoux
    – Maintenir le bassin aligné pour éviter l’affaissement d’un hémibassin (signe de Tredelenbourg)
    – Augmenter la cadence (avec un métronome par exemple) pour réduire la contrainte sur le genou et sur la hanche en adduction. (une étude (Willy & Al, 2012) à démontrer que le renforcement des fessiers ne changeait pas la mécanique de la course).
  • 5. Retour à la course en descente et au trail
    – Augmentation graduelle du volume de course
    – Ajout progressif de course en descente et en trail durant des sorties séparées

Fracture de stress fémorale

Définition et physiopathologie
– Lésion osseuse au niveau du col du fémur due à une répétition et charge mécanique entraînant une dégradation métabolique plus rapide que le processus naturel de remodelage.
– La fracture peut-être stable (fêlure) mais, si elle n’est pas traitée, peut empirer et provoquer un déplacement et une nécrose de la tête du fémur.

Epidémiologie
– 3% ds fractures de stress liées au sport (majoritairement pied ou tibia)
– Principalement chez les coureurs longue distance


Facteurs de risque

Modifiables
– Sport de course longue distance
– Mauvaise quantification de la charge

Non modifiables
– Sexe féminin
– Âge
– Densité osseuse moindre


Patient type
– Douleur mécanique d’apparition progressive à la hanche ou à l’aine
– Douleur aggravée par l’activité en charge, diminuée par le repos (pas de diminution de la douleur avec l’échauffement contrairement au tendon)
– Diagnostic tardif souvent car on pose souvent le mauvais diagnostic (tendinopathie, conflit de hanche, etc)
– Boiterie possible surtout si atteinte avancée
– Douleur en fin d’amplitude de hanche
– Douleur à la palpation antérieur de la hanche


Examens paraclinique
– Radiographie : 2/3 non visible
– IRM : gold standard
– Tests cliniques : diapason (IRM beaucoup plus pertinente)


Thérapeutiques
Prise en charge précoce
– Permet un retour à 100% des capacités fonctionnelles, évite totalement l’opération ou la nécrose
– Retour aux AVQ au bout de 6-8 semaines
– Plus on pratique un sport de haut niveau, moins on a de chance de reprendre au même niveau qu’avant

Rééducation
– Décharge complète
– La douleur rythme la remise en charge
– Tolérance 0 à la douleur concernant l’os
– Retour à l’activité sportive suite à des contrôles par imagerie

Chirurgie
– Une fracture de plus de 50% du col du fémur oriente préférentiellement vers la chirurgie


Vidéo

Comment soigner une FRACTURE DE FATIGUE ? – Explications et traitement
Par NeuroXTrain

Récapitulatif de la vidéo
Définition de la fracture de fatigue
« Fracture complète ou partielle d’un os, incapable de supporter les contraintes non-violentes exercées de façon rythmée, répétée, et avec une intensité inférieure au seuil fracturaire » (Mc Bryde, 1967)
Classification
– Fractures à faible risque et fracture à haut risque (risque de complication comme la propagation de fracture, non-union, etc)
– Fracture en traction ou fracture par compression
Rééducation

  • – Repose principalement sur les facteurs de risques : contraintes biomécaniques, nutrition, surentraînement.
    – Pour la femme, penser au trouble du cycle menstruel, trouble du comportement alimentaire et à la baisse de la densité minérale osseuse.
    – Alternance avec entraînement sans impact pour améliorer le temps de récupération de l’os.
    – Les changements soudain de terrain et le dénivelé favorisent les fractures de fatigue, donc à limiter pendant la rééducation.
    – L’utilisation de semelle peut être efficace pour amortir les chocs.
    – Le facteur de risque le plus important reste la charge d’entraînement. La CWR (Chronic Workload Ratio) est un outil de mesure permettant de mesurer la charge de travail la dernière semaine (la charge aigüe) sur les 4 dernières semaines (la charge chronique).

Exercices proposées
Pour le tibia et les métatarsiens, mais voici les principes globaux :

  • – Travail du MI dans son intégralité car les muscles participent à l’absorption des chocs
    – Travail avec des sangles pour gérer le poids du corps en charge

La fracture de fatigue en course à pied
Par Passion Triathlon

Récapitulatif de la vidéo
– Notion de stress mécanique accrue provoquant des micro-fissures
– Identification de la cause qui orientera le traitement : est-ce une fatigue qui a provoqué une mauvaise cinétique du mouvement engendrant une sur-sollicitation d’une zone provoquant une fracture
– L’examen complémentaire : la scintigraphie osseuse permettant de visualiser les fissures à l’aide d’un marqueur

La prise en charge
– On commence par décharger pour permettre la cicatrisation
– On renforce également tous les pourtours pour éviter que cette zone ne soit pas encore en sur-sollicitation, en plus du travail de souplesse et de mobilité
– Eviter la récidive : analyse de la course, analyse du matériel (chaussure différente, longueur de manivelle de vélo, etc)

Entorse des ligaments collatéraux

Définition
Lésion traumatique du ligament, majoritairement le superficiel médial.
Epidémiologie
– Incidence assez élevé : 0,24/1000 hbts
– Touche plus les hommes

Facteurs de risque
– Activité engendrant de la charge sur le genou en position de valgus et/ou RL
– Peut être associé à un LCA


Diagnostic
– Traumatisme
– Palpation du ligament douloureuse
– Tests cliniques : test de la vague (gonflement ou non en aigüe), test d’abduction du genou en rotation latérale

Classification
– Grade 1 : étirement ligamentaire sans lésion, pas de laxité
– Grade 2 : rupture partielle, laxité modérée
– Grade 3 : rupture totale ou désinsertion, laxité et instabilité


Patient type
– Historique de traumatisme
– Sensation d’instabilité subjective possible (à distance du trauma)

Aigüe
– Genou gonflé douloureux
– Impact sur la marche

A distance du traumatisme
– Palpation douloureuse
– Possibles déficits d’activation musculaire, de mobilité et de proprioception


Thérapeutiques
Remise en charge progressive dès que possible :
– Techniques mettant progressivement en contrainte le ligament médial
– Technique permettant une meilleure stabilité du genou
– Renforcement des muscles de la chaîne postérieure et antérieure


Une rééducation EFFICACE pour une atteinte du LCM du GENOU – Explications & traitement
Par NeuroXTrain

Récapitulatif de la vidéo

Rappel anatomique
– Ligament collatéral médial superficiel : une insertion fémoral et 2 insertions distales tibiale (la proximale gère le valgus et la distale gère la stabilité rotatoire).
– Ligament collatéral médial profond : étroitement lié à la capsule articulaire
– Rôle contre les contraintes de valgus, les forces en rotation et les forces de translation antérieure du tibia
Mécanisme lésionnel
– Traumatisme en valgus sur un genou fléchi
– Traumatisme en rotation souvent associé au LCA
Facteurs de risque intrinsèque : peu, le genou étant une articulation stable dans le plan frontal
Facteurs de risque extrinsèque : type de sport, niveau de pratique, LCA
Diagnostic/évaluation
– Trauma avec contrainte en valgus, rotation, sensation de genou qui saute
– Examen clinique : oedeme, hématome, tuméfaction douloureuse sur l’interligne articulaire interne
– Tests clinique : valgus stress test (LCM superficiel et profond), tiroir antéro-latéral, postérieur, instabilité rotatoire (LCM superficiel)
Classification de Fetto et Marshall : grade 1 (pas de laxité en valgus), grade 2 (laxité en valgus à 30° de flexion), grade 3 (laxité en valgus à 0-30°)
– Examen des ligaments croisés et des structures latérales doivent toujours être effectué en plus du LCM
– Imagerie : radio simple, radio avec valgus, IRM

Rééducation
Pour une atteinte isolé du LCM : conservateur pour grade 1 et 2, conservateur pour le grade 3 si le genou est normal en varus (sinon chirurgie).
3 phases
1. Gain de mobilité globale
– Gain en flexion : mobilisation en actif aidé, puis autoposture (progression à genou, fesses se rapprochent des talons, puis posture accroupie)
– Gain en extension (pour éviter l’inhibition du quadriceps) : extension active en charge contre résistance élastique (commencer sur pointe du pied et poser talon au sol en contractant le quadriceps)
– Gain en rotation du tibia sous le fémur ; en position assise, maintenir le genou et faire une rotation active de la jambe en RL et RM. Puis refaire l’exercice sans maintenir le genou avec les mains.

2. Renforcement musculaire (pour stabiliser l’articulation)
– Quadriceps : squat bulgare, hamstring glider
– Adducteurs : serrer ballon entre les jambes (tendues ou fléchies) puis faire des mouvements, exercices d’adduction de Copenhague
– Moyen fessier (qui empêche le valgus dynamique du genou) : abduction contre résistance
3. Reprise d’appui et changement de directions
– Sauts latéraux altérnés (comme en patinage), sauts latéraux en unipodal
– Retour au sport : sauts unipodal en zigzag avec double tâche comme tenir un baton durant le saut et le maintenir droit par exemple
– Contrôle du valgus dynamique : saut unipodal avec résistance contre une force élastique qui entraîne en valgus


Douleur genou ( entorse ligament interne ) : Conseils et exercices KINE pour se soigner
Par Benjamin Brochet

Récapitulatif de la vidéo

Rappels de base
– Temps de cicatrisation d’une entorse : 3 à 6 semaines (bénigne à plus grave)
– Ne pas aller dans un excès de douleur : risque de cicatrisation dans une position distendue du ligament et de possibles instabilités par la suite.

Techniques proposées
Techniques antalgiques : glaçage 20mn maximum pour réduire l’oedème, argile, massage à l’arnica pour défibroser la cicatrice qui se forme et améliorer la vascularisation, massage des muscles autour de l’articulation.

Récupération des mobilités : mobiliser le ligament pour qu’il cicatrise correctement
– Flexion de genou / extension du genou en fente au seuil de la douleur
– Etirement musculaire : étirement du triceps sural, du quadriceps en flexion non douloureuse, étirement IJ par flexion du buste, jambe tendue

Stabilisation, renforcement et équilibre : prévenir la récidive d’entorse
– Renforcement triceps : monter pointe de pied unipodal
– Renfo quadriceps : chaise
– Proprioception : flexion en unipodal, appui unipodal yeux fermé + double tâche

Pour les attelles : 7-10j max, à mettre uniquement lors d’activités contraignantes

Lésion myo-aponévrotique des IJ

Définition et physiopathologie
La LMA des ischio-jambiers est caractérisée par une douleur plus ou moins aiguë dans la loge postérieure de la cuisse ayant un retentissement fonctionnel allant de la simple gêne à l’impotence fonctionnelle totale.
Elle est majoritairement due à une désinsertion au niveau de l’aponévrose en distal.
Epidémiologie
– Iincidence : 3-4 évènement pour 1000h de compétition
– Prévalence : 13% sur une période de 9 mois (sport de terrain)
– 10% des blessures de ces sports : sports de terrain, changement d’appui, de contact (foot, rugby, …)


Facteurs de risque
Activités impliquant du sprint, du saut, des shoots, des soulevés de terre, des mouvements explosifs des MI impliquant des changements de direction.

Modifiables
– Longueur du fascicule musculaire du biceps fémoral / raideur de l’unité muscle/tendon
– Force des IJ (conflictuel)
– Dysfonction d’activation des muscles fessiers (conflictuel)
– Pic d’activation du quadriceps où les IJ ne suivraient pas

Non modifiables
– ATCD de lésion des IJ / post-op LCA / Tendon calcanéen
– Âge 20-35 ans (intensité et compétitions)
– Ethnie : afro-américains, aborigènes australiens


Diagnostic clinique

Classification

Grade 1 : lésion minime
– Microlésion
– Douleur locale à l’activation ou à l’étirement
– Raideur au repos
– Petite perte de force
– Moins de 15° de déficit pour le test AKE (Test d’extension active du genou)

Grade 2 : lésion modérée
– Muscle intact
– Douleur plus étendue, plus importante à l’activation ou à l’étirement
– Impact sur la marche, surtout dans les 48h suivant la lésion

Grade 3 : lésion sévère
– Rupture complète
– Saignement et gonflement abondant
– Masse musculaire palpable
– Incapacité de marche
– 16 à 25% de déficit au test AKE assis en bord de table

Recommandation d’examen (marqueur d »évolution plutôt que diagnostic)
– Force isométrique des extenseurs et fléchisseurs de genou
– Test de force des Nordic hamstring en excentrique
Test de l’extension active du genou (AKE)


Patient type
– Mécanisme d’apparition évident, sur une activité impliquant les IJ (sprint, saut)
– Possible impact sur la marche
– Douleur musculaire localisée
– Réduction de force des IJ
– Réduction de mobilité du genou et de la hanche


Thérapeutique

Preuves modérées
– Exercices excentriques du genou (Nordic Hamstring)
– Etirement, renfo, proprioception, course à pied
– Exercices impliquant le tronc
– Exercices spécifiques au sport

Preuve faible
– Mobilisation neurale

Décision du retour au sport
– Force des IJ (au moins 90% par rapport au côté sain)
– Niveau de douleur au moment de la blessure
– Nombre de jours nécessaires pour marcher sans douleur
– Taille de la zone douloureuse initiale


Prévention
– Inclusion des Nordic Hamstring Excentric (réduction de 50% des blessures)
– Inclusion du sprint
– Inclusion de mouvements spécifiques aux sports et aux individus


Vidéos

Optimiser la rééducation des lésions musculaires des ISCHIO-JAMBIERS – Explications & traitement
Par NeuroXTrain
Quelques points importants
– Biceps fémoral le plus souvent touché
– Niveau d’impotence fonctionnel après la blessure
– Facteur de risque numéro : blessure antérieure

Objectif de la rééducation : revenir au niveau antérieure à la blessure + prévenir les récidives (faiblesse des IJ, déséquilibre de force IJ/quadriceps, déficit de force et de coordination de la musculature bassin/tronc)

Rééducation
Phase 1
– Activité cardio non douloureuse
– Amplitude articulaire et proprioception : flexion de genou en décubitus ventral
– Ecrasement talon contre swiss ball
– Pont fessier sur talon avec évolution
Phase 2
– Leg curl contre résistance
– Pont fessier sur swiss ball avec flexion/extension des IJ (+contrôle pelvien)
– Diver : se pencher en avant, buste droit en appui unipodal sur la jambe lésée
– Glider : jambe lésée en avant sur le talon, jambe arrière glisse en arrière. Retour en position initiale par traction des bras
Phase 3 : exercice neuromusculaire à haute vitesse
– Flexion de genou contre résistance en décubitus dorsal à haut vitesse et répétition
– Glider explosif : glissement de la jambe arrière, jambe avant sur le talon puis poussée en sprint vers l’avant (sans appui des bras)
– Travail de départ du sprint contre résistance élastique (juste un seul pas)
– Sprint : passer progressivement de 60% à 100% de l’intensité


Quels EXERCICES après une lésion des ischio-jambiers ? – Bulletproof
Par NeuroXtrain
L-Protocole d’Askling : 3 exercices pour l’allongement des ischio-jambiers
Permet un retour plus rapide à la compétition et la prévention des blessures
Extender : décubitus dorsal, hanche fléchi à 90% maintenue par les mains derrière la cuisse, genou fléchi à 90°. Faire une extension de genou qui va étirer les ischio-jambier.
Diver : en appui unipodal sur la jambe pathologique, genou légèrement fléchi, garder le buste aligner et fléchir en avant
Slider : jambe pathologique en avant légèrement fléchie, en appui sur le talon, la jambe arrière glisse en arrière. Retour à la position initiale par la traction des bras.


Claquage, élongation et déchirure des ischios-jambiers: Rééducation et prévention. (sans matériel)
Par Nicolas Plomb kinésithérapeute du sport


How to Set Up, Perform, & Program Nordic Hamstring Curls (Progressions | Regressions | Alternatives)
Par E3 Rehab
Exécution du Nordic hamstring
– Alignement genou-hanche-épaule
– Activer le grand fessier pour maintenir l’alignement
– Descendre lentement par une contraction excentrique

Progression
1. S’autoriser une flexion du buste pour diminuer la charge
2. Diminuer l’amplitude du mouvement en mettant des appuis face à son buste
3. Avec assistance (élastique, bâton, ballon) pour aider à la contraction excentrique