La maladie de Parkinson : signes cliniques et troubles associés

Triade clinique de la MPI

  • Tremblement de repos : mouvement oscillatoire de faible amplitude, de rythme lent (4 à 6 cycles par secondes), qui prédomine aux extrémités
  • Akinésie : perte ou trouble de l’initiation et de l’exécution du mouvement par perte de l’initiative motrice, de la spontanéité des mouvements, avec lenteur des mouvements
  • Hypertonie extrapyramidale (hypertonie plastique : en « tuyau de plomb » ou « en roue dentée »

Signes associés à la triade

Ils apparaissent au fur et à mesure de l’évolution de la MPI :

  • Troubles de la posture : troubles de l’orientation et troubles de l’équilibration, troubles de la coordination posture-mouvement
  • Troubles de la parole et de la déglutition : voix monocorde, palilalie (répétition de phonèmes), tachyphémie paroxystique (se remettre à parler avec une extrême rapidité)
  • Signes neurovégétatifs qui associent :
    • troubles digestifs très fréquents (constipation)
    • hypotension artérielle orthostatique
    • troubles vésicosphinctériens
    • amaigrissement (aspécifique)
  • Troubles sensitifs à type de crampes, engourdissement, sensation de chaleur, etc
  • Troubles du sommeil et de la vigilance
    • à type d’insomnie initiale ou concernant la deuxième partie de la nuit
    • à type de cauchemars qui correspondent à des troubles du comportement en sommeil paradoxal
  • Troubles cognitifs et psychiques
    • troubles de l’attention et des fonctions exécutives
    • troubles de la mémoire à court terme, liés à la difficulté du contrôle attentionnel
    • bradypsychie (ralentissement dans le temps de réponse)
    • dépression et anxiété
    • démence

Traitement à la L-Dopa

Complications motrices liées au traitement

  • Première phase : « lune de miel », dure entre 1 et 10 ans, gêne motrice modérée
  • Deuxième phase : peut durer 20 ans, marquée par des fluctuations : akinésie de fin de dose qui deviennent de plus en plus marquées (effets « on-off »), dyskinésies de milieu de dose.
  • Troisième phase : perte d’efficacité de la L-Dopa

Echelles d’évaluation

Echelle de Hoen et Yahr

  • Stade 1 : atteinte unilatérale avec handicap fonctionnel habituellement minime ou nul
  • Stade 2 : atteinte bilatérale ou axiale sans altération de l’équilibre
  • Stade 3 : apparition d’une altération de l’équilibre, mise en évidence lorsque le malade change de direction ou lorsqu’on le pousse alors qu’il se tient debout, pieds joints et yeux fermés.
    A ce stade, il présente une véritable gêne fonctionnelle dans ses activités mais peut poursuivre son travail (selon le type d’emploi)
  • Stade 4 : développement complet de la maladie qui entraîne une incapacité sévère. Le malade peut encore se tenir debout et marcher sans aide mais avec de grandes difficultés
  • Stade 5 : le malade ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant ou est grabataire

Classification de Bleton et Ziegler

  • Stade 1 : vie presque normale ; c’est la phase de lune de miel
  • Stade 2 : maladie installée avec gêne motrice, déplacements limités avec fluctuation on/off
  • Stade 3 : handicap majeur avec marche très difficile, gestes rares. Il y a accoutumance au traitement

Les 6 sections de l’échelle UPDRS

  • 1 – Etat mental, comportemental et thymique
  • 2 – Activités de la vie quotidienne (on/off)
  • 3 – Examen moteur (on/off)
  • 4 – Complication du traitement (dyskinésies, fluctuations, dysautonomie)
  • 5 – Stades de Hoehn et Yahr
  • 6 – Echelle de Schwab et England

Les retentissements fonctionnels de la MPI

  • Atteinte de la fonction posturale
  • Atteinte de la fonction gestuelle
  • Atteinte buccofaciale
  • Atteinte occulo-motrice
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Troubles psychiques
  • troubles urinaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles digestifs

Observation morphostatique

Les principales déformations conduisant à l’attitude spontanée figée sont :

  • la cyphose dorsale
  • l’hyperlordose cervicale, compensée par la projection de la tête vers l’avant
  • la scoliose parkinsonienne avec la tête plus souvent penchée du même côté que le tronc
  • l’enroulement des épaules
  • les flexums de hanches et de genoux

Troubles associés

  • Troubles du sommeil à type d’insomnie
  • Troubles de la communication
  • Dysgraphisme ou micrographie
  • Troubles de la fonction oculomotrice
  • Hypotension orthostatique
  • Hypersécrétion cutanée et sébacée
  • Hyper-sudation
  • Sécheresse de la bouche
  • Hyper-salivation
  • Troubles urinaires
  • Constipation du fait du traitement médical

Tableau clinique de la SEP et échelle EDSS

Tableau clinique

  • Troubles moteurs et spasticité
  • Troubles sensitifs
  • Asthénie et désadaptation à l’effort
  • Syndrome cérebelleux
  • Syndrome vestibulaire
  • Troubles de la communication
  • Troubles de la déglutition
  • Troubles visuels
  • Troubles vésico-sphinctériens et sexuels

Echelle EDSS : évaluation du stade du patient

Bilan à réaliser selon l’EDSS

EDSS entre 2 et 6

  • bilan de la marche : boiterie, aide techniques, vitesse, périmètre de marche et escalier
  • Bilan de l’équilibre debout en bipodal et monopodal
  • Bilan de l’autonomie dans les AVQ

EDSS supérieur à 6

  • Evaluation de la mobilité globae : retournements, équilibre assis, déplacement
  • Utilisation du fauteuil roulant et des transferts
  • Evaluation de l’autonomie dans les AVQ
  • Evaluation des possibilités de préhension

Rééducation

Principes généraux

Le principe fondamental est de fractionner les efforts. Le temps de pause doit au moins être équivalent au temps d’exercice, voire plus si le patient est fatigable.

  • Privilégier exercices ayant un intérêt fonctionnel (amélioration transfert, marche, équilibre debout et assis)
  • Difficultés du patient ciblés pour élaborer avec lui des objectifs concrets
  • Pour le niveau des exercices : niveau supérieur si le patient progresse, niveau inférieur si le patient régresse
  • Prévoir de nombreux endroit pour s’asseoir et sécuriser les exercices
  • Eviter la chaleur

Objectifs et moyens selon les phases

En phase de poussée

  • Entretien des amplitudes articulaires
  • Lutte contre l’hypertonie
  • Entretien respiratoire
  • Aide à la relaxation du patient

Après la phase de poussée

  • Favoriser la récupération
  • Développer des compensations efficaces
  • Adaptation du milieu de vie et proposition d’aides techniques
  • Amélioration de l’équilibre et des capacités fonctionnelles

En dehors des poussées

  • Entretien des capacités fonctionnelles du patient : marche, équilibre
  • Prévention des complications neurologiques
  • Reconditionnement à l’effort : endurance sur tapis, vélo, …

Grands axes de rééducation selon l’EDSS

EDSS <3

  • Education thérapeutique
  • Autoentretien
  • Réentrainement à l’effort
  • Renforcement musculaire
  • Amélioration de l’équilibre

EDSS entre 3 et 5,5 : PEC plus intense et ciblée

  • Apprentissage des SDR
  • Renforcement musculaire fonctionnel
  • Stabilisation du tronc et apprentissage auto-agrandissement axial

La rééducation comprend :

  • une part de travail analytique
  • des exercices globaux à visée fonctionnelle
  • un travail d’endurance sur vélo ou motomed

EDSS entre 6 et 7 : la perte de la marche approche

  • Apprentissage maniement du fauteuil roulant et des transfert
  • Aménagement du domicile
  • Mis en place d’aides techniques et humaines
  • Lutte contre le déconditionnement

EDSS >7 : perte d’autonomie et dépendance

  • Amélioration de la sécurité des transferts
  • Amélioration de l’autonomie en fauteuil roulant
  • Prévention des complications
  • Entretien articulaire
  • Etirement musculaire
  • Lutte contre spasticité
  • Lutte contre escarres et troubles trophiques
  • Entretien respiratoire

Les grands axes de rééducation pour EDSS entre 1 et 6

Entretien musculaire fonctionnel des muscles parésiés

  • Lutte contre la spasticité néfaste : cryothérapie, TENS, étirements lents des groupes musculaires spastiques
  • Rééducation post-toxine : étirement, renforcement, gain fonctionnel
  • Entretien de la force musculaire : quand les déficits s’aggravent : renfo par chaînes facilitatrice ou mode excentrique., rééducation sensorimotrice

Amélioration de la marche et ré-entrainement à l’effort

Amélioration de l’équilibre statique et dynamique

  • Utilisation des SDR en fonction du bilan réalisé
  • Amélioration de l’équilibre assis et de la coordination des mouvements
  • Amélioration de l’équilibre de bout en bipodal et unipodal, en statique et dynamique
    • des pressions déséquilibrantes résistées
    • déstabilisations rythmiques
    • avec activité de force et d’adresse des MS (envoi et réception de ballons) amélioration des transferts de poids.Le MK choisit la position de départ en fonction

Correction des défauts de la marche

Correction du récurvatum de genou causé par l’équin spastique, le déficit de sensibilité profonde, déficit de contrôle moteur des extenseurs ou fléchisseurs de genou ou la spasticité du quadriceps.

  • Déficit des releveurs (steppage) ou équin spastique
  • Défaut de contrôle d’une articulation du MI ou fauchage
  • Manque de dissociation des ceintures
  • Défaut de transfert d’appui
  • Déficit de vigilance musculaire
  • Défaut de contrôle de genou à type de récurvatum

Réentrainement à l’effort

L’intérêt de l’exercice physique et du réentraînement à l’effort a été démontré, notamment chez les patients dont le score EDSS est inférieur à 6, avec de nombreux bénéfices : augmentation de la force musculaire et de la capacité aérobie, diminution du sentiment dépressif, meilleure récupération et augmentation du seuil de fatigabilité

Sport d’endurance à privilégier : marche, natation, vélo

Processus de raisonnement clinique de Montréal

Modèle principal

Modèle simplifié

Les catégorisations

Phénotype de la douleur

IASP : association internationale pour l’étude de la douleur

Grands phénotypes douloureux selon des patterns et selon des mécanismes de douleur ;

  • nociceptif : clair, proportionné, mécanique, localisé dans la zone de la lésion, on-off (peut être déclenché ou soulagé), prédictif, répond de manière prévisible. Mais attention à la douleur nociceptive référée. Nociceptif inflammatoire : douleur différente.
  • Neuropathique / périphérique : douleur qui brûlent, électrique, fourmillement, dysesthésie, sensation perturbée, engourdissement, perte de force. Le patient provoque la douleur en mise en tension dynamique. Palpation du nerf douloureux.
  • central ou nociplastique : disproportionné, non mécanique, non prédictif, pas de pattern, pas de on-off, fortes association avec des drapeaux jaunes (facteur socio-culturel), antalgique et antiinflammatoires ne fonctionnent pas.

Le PDDM pour catégoriser

Situation de handicap

CIF

  • Déficit
  • Restriction d’activité
  • Restriction de participation sociale

Echelle spécifique du patient (Patient-Specific Functional Scale) pour quantifier le handicap : on liste les activités et on note  de 0 à 10 à combien il est limité

Sources de symptômes

On ne cherche pas de manière détaillée, on cherche de manière générale.

Ex : douleur dans l’épaule et le MS

  • Local, somatique : épaule péri-articulaire ou intra-articulaire (labrum, coiffe, GH, AH,…)
  • Référée : cervicale (C5)
  • Neurale : nerf axillaire, nerf médian, etc
  • Autre (circulatoire, neurovégétatif) : diaphragme, foie, rate

Ex de tableau

sourceSymptôme 1Symptôme 2Symptôme 3
Local somatique (péri/intra)   
Référée somatique (ce qui innerve a zone de douleur)   
Neurale   
Viscéral / autre   

Catégories cliniques / chargeabilité

Sévérité : petite stimulation provoquant une grande douleur

Irritabilité : idem qui dure dans le temps

  • csq clinique : très peu chargeable (basse contrainte).
  • Précaution car objectif de la séance est l’antalgie.
  • Objectif du bilan est de ne pas aggraver l’état du patient (2 tests actifs, 2 tests passif)
  • Type de patient souvent associé à un mécanisme nociplastique

Groupe standard

  • ceux qui ont des douleurs en milieu ou en fin d’amplitude
  • Examen standard : choix des techniques en fonction de la position et du mouvement douloureux (démonstration fonctionnelle)

Momentary pain

  • Douleur provoquées lors d’une grande activité intense ou de longue durée ou par la combinaison de plusieurs mécanismes
  • Conséquence clinique : haute contrainte (les plus chargeables)
  • Nécessite des tests spéciaux, plus forts, combinés.
  • Nécessite techniques plus puissante pour reproduire les symptômes

Les facteurs prédisposants

Tout ce qui vient se surajouter dans le comportement du patient ou dans le traitement et qui vient maintenir et prédisposer le patient à maintenir les symptômes

  • physique (âge, technique, etc)
  • environnement (poste de travail, comment il vit, etc)
  • psycho-sociaux (drapeaux jaunes, croyances erronées, mauvaise compréhension, comportement qui aggrave les symptômes, interet à garder les symptomes)
  • est-ce modifiable ?

Conséquences cliniques : changer notre management du traitement, faire de l’éducation thérapeutique, changer ses croyances, ses comportements.

Pronostic et prédiction

On va chercher à prédire le comportement du patient (comment il va s’améliorer ou s’aggraver), donc ça va nous forcer à être plus précis dans nos hypothèses, test-retest.

Management

  • Qu’a fait mon patient avant moi ?
  • Quelles sont ses attentes
  • Quelle alliance thérapeutique ?

Précautions et contre-indications (drapeaux rouges)

  • Altérations de l’état général
  • cancers, infections, pb neurologiques, vasculaires
  • fractures
  • littérature permettant de déceler les risques

La rééducation du blessé médullaire

Les principales complications du blessé médullaire

  • Escarres
  • Accidents thrombo-emboliques
  • Hypotension orthistatique
  • Hyper-réflexie autonome
  • Syndrome restrictif
  • Troubles génito-sexuels
  • Douleur neurologique
  • Rétraction et POAN

Les paramètres spirométriques

Syndrome restrictif (diminution de la CV, VRE, VEMS, DEP, ) ayant pour cause :

  • Atteinte diaphragmatique (C2-C4)
  • Diminution de la compliance thoraco-pulmonaire : augmentation du volume résiduel
  • Atteinte des muscles expirateurs intercostaux et abdominaux

Entrainant une diminution de l’efficacité à la toux, une ventilation à faible volume => encombrement, atélectasie

Evolution et pronostic

  • La durée du choc spinale n’est pas un facteur de pronostique
  • Le pronostic est nettement meilleur en cas de lésions incomplètes. Pour les lésions complètes, la vitesse de récupération est un bon élément pronostic
  • La plupart des patients tétraplégiques récupèrent un niveau moteur après la phase aiguë
  • La plupart des récupérations des membres supérieurs interviennent dans les 6 premiers mois, et plus un muscle initialement à 0 commence à récupérer, plus son pronostic de récupération est bon
  • Il est possible d’envisager un pronostic à partir de 6-8 semaines après l’accident, mais celui-ci n’est réel qu’à partir de 1 an

Objectifs de rééducation en phase initiale

  • Prévention des complications de décubitus
    • Les escarres
    • Les TVP
    • L’encombrement respiratoire
  • Prévention des complication neurovégétatives
  • Prévention des troubles neuro-orthopédiques : maintenir un état optimal orthopédique sous-lésionnel en évitant les rétractions et les POAN

Principes : anticipation et prévention

  • Proposer au patient une rééducation personnalisée et fondée sur ses attentes. Le confronter à des difficultés d’importances croissante en favorisant les exercices les plus rapidement rentables sur le plan fonctionnel
  • Demander au patient d’identifier les problèmes qu’il rencontre et les analyser avec lui
  • Le mettre en situation pour un gain en autonomie et lui proposer des aides techniques
  • Lui proposer des activités variées pour entretenir sa motivation, favoriser les activités de groupe pour l’athlétisation de membres supérieurs et les auto-assouplissement
  • Mettre un gel sous ses fesses lors du travail sur le plan de Bobath pour prévenir les escarres si le patient est à risque
  • Les mobilisations doivent être lentes et atraumatiques en prévention des para-ostéo-arthropathies neurogènes (POAN) et des fractures spontanées

Objectif de la rééducation en SSR

Objectifs lors de la mise en fauteuil

  • Améliorer son équilibre assis, nécessaire pour son autonomie en fauteuil roulant, pour les transfert et la pratique sportive.
  • Renforcer la musculature sus-lésionnelle spécifique, essentielle à l’autonomie
  • Éduquer le patient pour prévenir les complications auxquelles il est le plus exposé : tendinopathies d’épaules et escarres
  • Améliorer le maniement du fauteuil tout terrain, les transferts à hauteurs différentes et l’endurance
  • Proposer le handisport

Appropriation du FR

  • Choix personnel du FR
  • Mise au point des réglages du FR et choix des gants
  • Apprentissage di 2 roues
  • Apprentissage des chutes en FR
  • Apprentissage des transferts avec le FR

Cas particuliers

  • Niveau C5 et au-dessus : seules possibilités fonctionnelles dépendent des muscles de la tête, de la langue, des paupières, du souffle et de la parole. Ils utilisent donc la robotique et la domotique.
  • Niveau C6 et au-dessous : ces patients peuvent se servir d’un maximum d’aides techniques et peuvent se déplacer en fauteuil roulant électrique et manuel

Apprentissage de la remontée en fauteuil en cas de chute

Techniques de rééducation proposées aux blessés médullaires en réponse aux objectifs

Apprentissage des retournements

  • Retournement
  • Passage à 4 pattes
  • Décubitus-assis
  • Assis-décubitus

Position assise sur le plan de Bobath : pour acquérir l’autonomie en fauteuil, il faut passer le niveau 3 de l’échelle de Boubée selon M.Maury

Pour niveau inférieur à T6 : chercher le redressement

Pour niveau inférieur à T6 : laisser le patient maintenir son équilibre avec une cyphose

Exercices en progression : enlever les appuis, horizontaliser le regard, chercher un objet de plus en plus loin

Apprentissage des push-up

  • Consigne : depuis la position coudes tendus bloqués en récurvatum et les épaules en rotation latérales, abaisser les épaules et basculer vers l’avant pour décoller le bassin.
  • Progression : isométrie pour l’endurance musculaire, push-ups sur des cales pour surélever, en asymétrie, sur main à plat ou sur le poing, avec destabilisation depuis les jambes lors de la position haute

Apprentissage des transferts

Prérequis

  • Le patient au-dessus de C6 ne pourra pas réaliser ses transferts
  • Le patient C6, s’il n’a pas de flessum de coude, peut bloquer ses coudes en récurvatum pour réaliser ses transferts ou aider la tierce personne à les réaliser
  • A partir de C7, les transfert peuvent être réalisés en push-up. La planche est indispensable au début pour réaliser des transferts glissés

Conseils à respecter

  • S’assurer de la stabilité du fauteuil : mettre les freins et les petites roues vers l’avant
  • Vérifier que les 2 plans sont stables et qu’ils ne bougeront pas durant le transfert
  • Tenter de réaliser ses transferts avec deux plans égaux

Progression

  • Table -fauteuil avec table plus haute que le fauteuil, puis sans différence de niveau
  • Gagner un maximum de hauteur en s’appuyant sur les poings et en abaissant au maximum les épaules

Une fois acquis, les exercices visent à améliorer l’endurance musculaire, l’équilibre du tronc et la vigilance des muscles de l’épaule : appui sur ballons assez durs, destabilisation en position push-up haute, destabilisation sur l’épaule libre avec l’autre main qui tient une barre. Cela permet de diminuer les appréhensions de chute.

Prévention des complications

Prévention des escarres

  • Informer le patient : escarre plaie consécutive à une hypoxie tissulaire par une pression excessive et prolongée. La durée de l’hyperpression est plus nocive que son intensité.
  • Diminution des pression
    • matelas thérapeutique
    • changement de position toutes les 3h au lit
    • soulèvement au fauteuil par push ups toutes les 15mn
    • positionnement symétrique pour répartir le poids sur les 2 ischions
    • observer soi-même l’état cutané avec un miroir

Prévention des troubles orthopédiques

  • Rétraction musculaire, enraidissement capsulo-ligamentaire
  • Ostéomes
  • Déséquilibre musculaire : asymétrie donc hyperpression localisée

Les 5 points clés de la prévention

Mobilisations passives

La para-ostéo-arthropathie

Néoformation osseuse au voisinage des articulations ou os en sous-lésionnel. Ces ossifications se développent dans le tissu conjonctif péri-articulaire avec une grande prédilection pour la hanche et le genou. Elles entraînent une limitation des amplitudes rendant la réalisation des AVQ difficiles voir impossible.

Prévention des POAN

  • Mobilisations douces et progressives articulaires sans déclencher trop de douleurs
  • Si POAN déjà installée : réduire phénomènes douloureux, maintien des amplitudes articulaires, glace, travail musculaire actif-aidé
  • Après refroidissement de la POA : traitement chirurgical possible

La verticalisation

Rester une heure par jour en verticalisation au stand-up présente les bénéfices suivant :

  • Lutte contre l’hypotension orthostatique (disparaît après plusieurs séance de verticalisation)
  • Lutte contre l’ostéoporose d’immobilisation (os sous lésionnel et principalement cortical)
  • Adaptation cardio-vasculaire : action bénéfique sur la fréquence cardiaque et le débit cardiaque, la TA, le retour veineux
  • Adaptation respiratoire
  • Facilitation de l’activité digestive et urinaire
  • Entretien orthopédique, notamment la dorsiflexion de cheville

Prévention des troubles respiratoires

  • Développer les muscles respiratoires conservés
  • Maintenir la cage thoracique souple par la respiration en pression positive
  • Prévenir ou réduire les épisodes d’encombrement

Athlétisation des membres supérieurs et prévention des douleurs d’épaule

Mécanismes physiopathologiques

  • Utilisation des MS comme membres portants et dans des mouvements peu ergonomiques : manipulation d’objets lourds en hauteur, chargement du fauteuil dans la voiture
  • L’hypersollicitation dans la vie quotidienne
  • La survenue de déséquilibres musculaires favorisant les conflits sous-acromiaux

Prise en charge MK préventive des douleurs d’épaule

  • Education thérapeutique rigoureuse et détaillée
  • Entretien des amplitudes articulaires maximales
  • Athlétisation de la ceinture scapulaire et des MS
  • Corriger défaut de technicité
  • Mauvaise propulsion
  • Mauvais rythme scapulo-huméral
  • Développer musculature sus-lésionnel
  • Recentrage actif de la tête humérale : reprogrammation des muscles abaisseurs (abaissement actif de la tête contre une résistance exercée sous le creux axillaire)
  • Stabilisation dynamique de la scapula : rapprochement des scapulas, étirement du plan postérieur (attitude cyphosique)
  • Renforcement des RL (ratio RL/RM supérieur à la normal, favorable à l’usure prématurée des éléments ligamenaires et tendineux) : exercice du bras de fer.

Athlétisation de la ceinture scapulaire

  • Renfo triceps et deltoïde postérieur
  • Triceps et grand pectoraux avec des pompes
  • Chaîne Kabat
  • Développé couché : coudes ne descendent pas sous les épaules, barre au niveau des mamelons, souffler en poussant
  • Renfo des abaisseurs : série de push ups sur des cales avec maintien ; renfo à la poulie sous 60° d’abduction (3 grands en course interne et composante maximale d’abaissement) et prévention des tendinopathie. Vérifier que les épaules sont abaissées au max (recentrage) et coudes tendus.
  • Natation avec les MS

Réentrainement à l’effort

  • Bénéfices : diminution FC à une même consommation d’O2, diminution FC repos, augmentation de la VO2
  • Intensité idéale : 60-90% FC max pendant 20 à 60mn par séance, 2-3 fois/semaine. Echauffement, pour monter à 70%FC, 20mn de travail à 70%, et retour au calme pour retrouver aisance respiratoire puis reprise de l’exercice.

Handisport

Récapitulatif


Vidéos

  • Aller chercher quelque chose le plus loin possible depuis la position assise
  • Avancer et reculer les fesses dans le fauteuil
  • Assis en bord de fauteuil : soulever la jambe et faire avancer le pied en avant des cale-pied au sol. Puis soulever de nouveau la jambe pour caler le pied sur le cale-pied. Faire plusieurs répétition de chaque jambe
  • Pencher son tronc en avant à la limite d’une position difficile, d’abord en se tenant aux accoudoirs, puis sans se tenir (préparation du transfert)
  • Push up : appui sur le fauteuil et soulever les fesses le plus haut possible 3 x 30s

Renforcement

  • RL en R1 avec résistance élastique
  • Dentelé antérieur
  • Abudction avec petit poids
  • Push-up

Tendinopathie quadricipitale et patellaire

Autre dénomination : tendinopathie rotulienne, genou du sauter (jumper’s knee)

Souffrance des tendons du genou par une sur-sollicitation

FDR : Contexte sportif avec saut, course sur dénivelé

Douleur d’apparition progressive

45% des sportifs professionnels, 14% de sportifs récréatif
1/3 ne retournent pas au sport avant 6 mois

Traitement

Repos relatif

Rééducation active : renfo en excentrique


Vidéos

La tendinopathie patellaire par NeuroXTrain

FDR

  • Raideur IJ et quadriceps
  • Flexion dorsale de cheville diminuée
  • Hyperpronation du pied
  • Différence de longueur des MI
  • Augmentation charge entraînement
  • Terrain dur ou synthétique

Traitement

Etape 1

  • QSM, réduire les activités à stockage important (saut, sprint)
  • Pas d’arrêt :
  • Travail en isométrie réduit la douleur

Etape 2

Exercice en Heavy Slow Resistance

Etape 3

Renfo fonctionnel et retour au sport : corde à sauter, saut, sprint

Associé muscles hanche et genou : step down, abduction en unipodal contre résistance

Maladie d’Osgood-Schlatter

Définition

  • Affection douloureuse du genou qui touche les adolescents, surtout les sportifs.
    Etiologie inconnue, les douleurs s’arrêtent à la fin de la croissance.
    Elle fait partie de la famille des ostéochondroses, trouble du cartilage de croissance
  • Traction excessive du tendon patellaire sur l’apophyse de la tubérosité tibiale entraînant une avulsion osseuse puis une inflammation

Symptômes

  • Douleur sur la tubérosité tibiale antérieure aggravée par les activités sportives.
  • Douleur à la course, montée et descente d’escalier
  • Douleur corrélée à l’intensité de l’activité

Prévalence

Touche 4% des adolescent, 20% des adolescents sportifs

Apparaît à la puberté entre 10 et 15 ans pour les garçon et 8-12 chez les filles. Unilatéral dans 75% des cas.

Facteurs de risque

  • Croissance rapide
  • Activités sportives intenses

Examen clinique

Douleur à la palpation, à la contraction résistée du quadriceps, calmée au repos.
La distance talon-fesse peut être augmenté par la rétraction du quadriceps, angle poplitée augmenté par rétraction des IJ

Traitement conservateur

  • Modification activité physique
  • Gestion de la douleur : repos en phase aiguë
  • Rassurer l’adolescent
  • Pas de fortes contraintes sur le genou comme la course ou les sauts
  • Etirement quadriceps, IJ, TS
  • Renforcement musculaire des adducteurs, IJ, muscles de la hanche : exercices de stabilité
  • Renforcement léger du quadriceps selon la douleur pour éviter déconditionnement
  • Limiter toute activité mettant en contrainte le quadriceps et le tendon patellaire
  • Imagerie mentale pour combler la diminution d’activité physique
  • Education

Vidéos

Comment gérer la maladie d’Osgood-Shlatter
Par NeuroXTrain

Arthrose du pouce (rizarthrose)

Introduction

Définition

Arthrose de la trapézo-métacarpienne du pouce

Etiologie

Usure du cartilage liée l’âge ou à la surutilisation ou traumatisme

Facteurs de risque

  • Femme >50 ans
  • Travailleurs manuels avec tâches répétitives
  • ATCD de traumatisme

Diagnostique

Symptômes

  • Douleur
  • Gêne fonctionnelle
  • Raideur
  • Perte de force, parfois gonflement
  • Déformation dans les stades avancés

Douleur mécanique

  • Survient à l’effort, notamment lors de mouvements de pincement, de torsion ou de serrage.
  • Tourner une clé, décapsuler une bouteille, ouvrir un bocal ou porter un sac.
  • Douleur est d’abord intermittente, disparaît au repos, puis tend à revenir plus régulièrement avec le temps.

Evolution

La rhizarthrose évoluée s’accompagne souvent d’une amyotrophie de l’éminence thénar avec réduction de la force musculaire et d’une limitation de l’ouverture de la 1re commissure.

Diagnostique différentiel

Pour la rhizarthrose, l’un des diagnostics différentiels fréquents est la ténosynovite de De Quervain, touchant le tendon long abducteur et court extenseur du pouce. Le contexte, l’abduction contrariée avec réveil d’une douleur élective en regard de la styloïde radiale et la présence d’un gonflement de la gaine tendineuse permettent, le plus souvent, de faire la différence.

Traitements

Principes

  • Amélioration des symptômes et stabilisation des atteintes.
  • Antalgie et amélioration fonctionnelle.

Antalgie

Antalgiques : anti-inflammatoires, opioïdes, corticoïdes
Urgence : si poussée inflammatoire avec gonflement capsulo-synovial d’une articulation. Infiltrations de corticostéroïdes sous contrôle radiologique pour contrôler l’inflammation, supprimer la douleur, restaurer une mobilité correcte par diminution du gonflement articulaire, épargner des destructions ostéoarticulaires, liées à l’inflammation (érosions).

Amélioration fonctionnelle

Dès l’obtention d’un certain niveau d’antalgie, les patients doivent être incités à la pratique régulière, quotidienne, de petits exercices d’entretien de la mobilité articulaire, de travail de la force de pince et de préhension (par exemple avec une balle mousse très souple), afin de maintenir une bonne fonction et une dextérité.

  • Travail avec une balle en mousse
  • Mobilisation du pouce dans toutes les amplitudes sans douleurs
  • Renfo du pouce : fermeture avec index et résistance à la traction

Vidéo

Rééducation Rhizarthrose non opérée

Par Tessadit_kiné_main

Toutes les mobilisation doivent se faire sans douleur

Bandage pour maintenir en étirement les muscles de la tabatière anatomique

Etirement de l’adducteur en abduction depuis la base de la 1ère métacarpophalangienne

Autoposture en étirement du pouce

Exercices actif des muscles de la trapézo-métacarpienne.
Aide à recentrer le métacarpien par rapport au trapèze

Mettre la main en position de pince
Reculer les doigts et avancer le pouce

Electrostimulation
Un patch sur la loge thénar et l’autre sur le 1er interosseux
Stimule le serrage pouce-index

Travail de la prise en C isométrique pour arrondir le pouce
L’arthrose du pouce tend à faire une prise avec le pouce en extension qui peut entraîner la subluxation de la trapézo-métacarpienne (augmente la saillie osseuse).

Il faut faire l’inverse et travailler à arrondir le pouce lors de la pince pouce-index

Travail de la prise en C dynamique lors d’un dévissage

J’étire mes pouces

par ArthroCoach

Entorse du ligament collatéral ulnaire du pouce (pouce du skieur)

Introduction

Autres dénominations

Pouce du skieur, game keeper’s thumb, skyer’s thumb

Définition

Lésion du ligament ligament collatéral ulnaire de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce

Mécanisme lésionnel

Abduction forcée du pouce (métacarpophalangienne)
Causes multiples : chute sur le pouce, réception d’un ballon, chute avec les bâtons de ski

Effet Stener
Lors de la rupture du LCU, sa partie proximale peut passer au-dessus de l’aponévrose du muscle adducteur du pouce. Cette lésion avec interposition est connue sous le nom d’effet Stener

FDR

  • Ski
  • Sport de ballon (volley, handball, gardien de foot)
  • Sport de combat

Examen

Signes et symptômes

  • Sensation de craquement lors de la chute
  • Douleur au pouce
  • Gonflement / ecchymose
  • Diminution de la force

Rechercher les signes de gravité

  • Notion de craquement, de déboîtement, pouce gonflé et impotence fonctionnelle majeure, existence d’un hématome à la face dorsale de l’IP du pouce : il faut alors immédiatement demander une radiographie face et profil pour rechercher un arrachement osseux de la base de P1 et renoncer au testing.
  • En l’absence de lésion osseuse, il faut rechercher des signes d’instabilité : douleur à la préhension entre pouce et index (signe de la feuille cartonnée ou avec une bouteille).
  • Hyperextension douloureuse.
  • Recherche d’une laxité en valgus par un examen comparatif en extension puis surtout en flexion ; une différence de valgus de 25 à 30° par rapport au côté opposé signe la gravité de l’entorse.

Imagerie

  • Radio pour identifier une fracture
  • Echographie pour retrouver une lésion de Stener et orienter vers une chirurgie

Test du ligament collatéral ulnaire

Examen de la laxité de l’articulation métacarpo-phalangienne en valgus forcé

Traitement

Principes

  • L’entorse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce doit être traitée de manière adaptée pour éviter une laxité chronique.
  • L’examen clinique bilatéral et comparatif est l’élément central pour dépister une laxité. Il doit être précédé d’une radiographie.
  • En cas d’absence de laxité, un traitement conservateur par attelle se justifie.
  • En cas de laxité avec effet Stener, un traitement chirurgical est indispensable pour réinsérer le ligament collatéral.

Quel que soit le traitement, la rééducation est débutée dès la 4e semaine pour limiter l’enraidissement. Le retour à la pratique sportive dépend du stade de l’entorse et de la possibilité de porter une attelle rigide.

Selon le stade de l’entorse

  • Stade 1 : entorse simple.
    • Douleur sans laxité au niveau du ligament collatéral.
    • Traitement Orthopédique. L’immobilisation avec attelle pendant 1 à 3 semaines.
  • Stade 2 : désinsertion partielle du ligament avec laxité mais avec un point d’arrêt dur.
    • Traitement Orthopédique.  L’immobilisation avec attelle pendant 3 à 6 semaines
    • Séances de rééducation avec un kinésithérapeute sont nécessaires dans certains cas.
  • Stade 3 : laxité importante. Désinsertion complète ligamentaire avec ou sans effet Stener.
    • Traitement chirurgical qui intervient rapidement après la rupture (maximum 10 jours) car le ligament peut se rétracter par la suite. Une immobilisation post-opératoire de 6 semaines est nécessaire avec attelle et des séances de rééducations sont à prévoir.

L’attelle

Elle peut être prescrite par le kinésithérapeute

Chirurgie

Protocole post-opératoire impose une immobilisation du pouce pour une durée de 3 à 6 semaines selon le chirurgien. Des séances de rééducation seront ensuite proposées pour récupérer une mobilité complète du pouce comme suit :

  • Rééducation en flexion-extension à partir de la 4ème semaine
  • Inclinaisons latérales à partir de la 6ème semaine

Le développement sensori-moteur de l’enfant de 0 à 2 ans

Introduction

Développement sensori-moteur

Outils de dépistage, de bilan et de rééducation; pour comprendre la construction sensori-motrice de l’enfant, pour émettre des hypothèses (Pourquoi l’enfant se construit de cette manière ?), pour proposer des objectifs réalisables, (comment aider l’enfant et son entourage ?) à court, moyen et long terme.

Interdépendance des champs du développement

En tant que rééducateur il faut poser un regard global sur l’enfant.

Importance du ressenti des expériences positives primaires (il faut éviter que l’enfant pleure longtemps sinon il ne voudra pas revenir => si c’est le moment de faire un calin, de changer la couche, de manger, le donner aux parents)

Exemple :

  • Si un bebe a du mal à tourner la tête à droite, se placer de ce côté pour lui parler + asymétrie de succion du sein …
  • Si un bébé pleure, l’apaiser dans les bras de ses parents
  • Si un bébé a une hypoextensibilité, ne pas forcer l’étirement car contraction réflexe +++

Le chemin du développement

  • Des facteurs influençant les capacités développementales du nourrisson:
  • La maturation du cerveau (Céline Alvarez, Les lois naturelles de l’enfant, Vidéo sur la plasticité cérébrale)
  • Les aptitudes personnelles de l’enfant (capacité de base)
  • Les expériences motrices (accompagner l’entourage pour favoriser les expériences motrices positives)
  • L’environnement, l’attitude des adultes (tapis ferme/mou, accroche T-Shirt, ses parents, ses frères et soeurs, les nounous mais aussi le matériel de puériculture qui est souvent plus délétère qu’autre chose)

L’apprentissage et l’intégration de la posture et du mouvement chez l’enfant « normal »

Quelques définitions

L’apprentissage et l’intégration de la position, de la posture et du mouvement
« normal » se font dès la petite enfance par des expériences sensori motrices lentes, répétées et donc contrôlées à travers la sensation de la position de départ L’enfant aura envie d’y revenir si l’expérience a été positive.

  • Position univers référentiel avec de nombreux contacts
  • Contact sert à toucher avec non figé
  • Posture résulte d’une activité musculaire, dynamique
  • L’appui support, soutien « Un appui se quitte, on pousse sur cet appui »

Les différentes étapes de la construction du mouvement

  • Construction de postures dynamiques des 2 côtés
  • Construction de l’axe dans les 3 plans de l’espace
  • Recherche de l’ouverture du côté porteur
  • Passage d’une asymétrie à …une autre asymétrie

Expérimentation du bébé

  • Postures non contrôlées avec contacts et motricités réflexe
  • Postures dynamiques stables avec transfert du CDG et modifications de points d’appui
  • Mouvements « finalisés » avec combinaisons de schémas dans les 3 plans de l’espace

Les étapes fonctionnelles de mouvement

Les positions fondamentales

Les chemins pour combiner les 3 plans de l’espace

  • Coucher : DD <-> DV (DL)
  • DV <-> assis (réaction amphibienne)
  • Assis <-> position quadrupédique
  • Position quadrupédique <->à genoux
  • A genou <-> genoux redresssés
  • A genoux redressés <-> Chevalier servant
  • Chevalier servant <-> Debout

Le chemin vers la marche

Des étapes qui constituent un édifice

  • Les fondations : tout ce que l’enfant construit dans les 6 premiers mois (exploration de son propre corps)
  • Les murs : les différents “ramper”, la réaction amphi, 4 pattes, retournement, pivot : déplacement sans verticalité du tronc
  • Le toit : construction de la verticalité : passage assis, debout, redescente, déplacements
  • La finalité : maison solide = marche sécurisée et autonome ( quelques mois entre debout et marcher)
  • Ne pas sauter les étapes motrices !

Une progression non linéaire

  • Une succession d’étapes qui s’entremêlent
  • Chaque étape s’appuie sur la précédente
  • Une motricité qui s’installe par paliers et par aller-retour

Des essais, des erreurs, des échecs, des réussites, un perfectionnement => Confiance en soi, utile pas seulement pour l’acquisition de la marche

Les différents flux sensoriels

  • Des systèmes fonctionnels avant la naissance mais avec une maturation pas achevée : vue, ouïe, odorat, toucher, goût, sensibilité vestibulaire, proprioceptive
  • Adaptation des PEC, utilisation des compétences sensorielles du nouveau-né

Les 3 sens les + développés à la naissance sont :

  • l’odorat (bénéfique : vanille, odeur maternelle / aversive : odeur hôpital et gel hydroalcoolique)
  • l’ouïe (importance d’avoir un environnement calme : pas de sonnette)
  • le toucher (importance d’avoir un toucher franc → il n’arrive pas à traiter les informations diffuses de type effleurage)

Au niveau visuel, le bébé est quasi myope, ce qu’il arrive à voir ce sont des contrastes (panneaux vichy…)

Au niveau vestibulaire comme le proprio c’est encore immature  (il peut être hypo/hypersensible)


A la naissance

  • Adaptation à la vie extra utérine, impact de la pesanteur
  • Hypotonie de l’axe et hypertonie des membres
  • Prédominance des réflexes archaïques

Réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC)

  • Membres côté visage tendus
  • Membres côté nuque fléchis
  • Permet de passer d’une
  • asymétrie à l’autre
  • Découverte du main bouche
  • Disparaît avec le contrôle de
  • tête

Grasping

  • Réflexe archaïque d’agrippement
    Celui du membre supérieur disparaît
    quand l ’enfant commence à prendre
    appui sur ses mains (vers 3 4 mois)
    Celui du membre inférieur est
    inhibé par l’appui au sol c’est à dire
    quand l’enfant se met debout

Réflexe de Moro

  • Réflexe de défense
  • déclenchant une extension des
  • bras et du tronc
  • Déclenché par bruit fort ou
  • sensation de chute
  • Disparait vers 5 6 mois avec le
  • contrôle de la zone dorsale
  • Démontre de la difficulté du
  • nourrisson à se représenter
  • dans l’espace

Réflexe de succion

  • Un nouveau né a le réflexe de
  • téter lorsque nous mettons un
  • doigt dans sa bouche.
  • Ce réflexe lui permet de boire
  • et d’avaler.
  • Le réflexe de succion permet
  • aussi au bébé de se calmer et de
  • s’auto apaiser.
  • 2 types de succions : non
  • nutritive mature dès 10 SA et
  • nutritive à partir de 34 SA

Mouvements généraux sur le dos

  • Position de regroupement en
  • flexion
  • Rotation de la tête d’un côté ou
  • de l’autre et mouvements globaux
  • du tronc en torsion (dans les 3
  • plans)
  • Hypotonie de l’axe et hypertonie
  • des membres ( mvts riches,
  • complexes et fluides…)
  • Suit du regard , vision à 20 cm et
  • essentiellement les contrastes (oeil
  • de boeuf, vichy…)
  • Motricité réflexe

Mouvements généraux sur le ventre

  • Positionnement en
  • grenouille: membres en
  • flexion
  • La tête repose d’un côté
  • et peut être tournée un
  • court instant pour
  • reposer de l’autre côté

Vers 1 à 2 mois

  • Début de flexion active de la tête
  • Position sur le dos :
    • Posture en flexion, importance du regroupement
    • RTAC +++:
      • passe d’une asymétrie à une autre en allongeant la nuque
      • Côté nuque: membre en flexion
      • Côté visage: membre en extension
  • Position sur le ventre :
    • Asymétrie plus visible avec position de l’axe en flexion
    • Préhension globale en flexion: influence des réflexes, début d’ouverture des mains.
  • Position asymétrique
  • Sensation « espace droit , espace gauche »

Vers 3 à 4 mois

=> Début de construction des plans sagittal et frontal

Position sur le dos :

  • Réflexes diminués et RTAC inhibé
  • Appuis sur la tête et la partie dorsale du tronc, déplacement du CDG vers le crânial et latéral
  • Stabilité du haut du tronc : le bébé dissocie le mvt de la tête et celui du tronc, passage sur le côté
  • Début de coordination main-main, mains-bouche, oeil-main-bouche à 4 mois
  • Début construct° de l’axe corporel avec contrôle de la tête, notion d’espace gauche et droit (jonct°)

Position sur le ventre :

  • RTAC inhibé
  • Appuis thoraciques, stabilité du haut du tronc
  • Début de transfert du poids du corps de gauche à droite par appui sur les coudes
  • Diminution grasping MS et diminution réflexe de succion
  • Préhension cubitale vers palmaire
  • Déplacement du CDG vers le caudal et latéral

Les jonctions droite-gauche :

  •  Permettent de faire le lien entre la droite et la gauche du corps
  •  La jonction main-main/ Pied-pied
  • Quand la stabilité dans l’axe est acquise
  • Favorisée par l’enroulement du bassin
  • Participe à la construction du schéma corporel

Vers 5 à 6 mois

=> Début de construction du plan horizontal

Position sur le dos :

  • Disparition des réflexes (sauf grasping du MI et réflexe de réactivité de support)
  • Stabilité de l’axe : appuis sur la tête et le dos, allongement plan post = flexion active du plan antérieur
  • il passe d’un côté à l’autre volontairement (côté nuque ouvert)
  • Construction de l’axe corporel +++

Position sur le ventre :

  • Début de la réaction amphibienne volontaire :
  • Apprentissage du repoussé sur les mains (nécessaire pour passage assis)
  • Amélioration de la manipulation et de la préhension pouce-index (8-9 mois)
  • Utile pour les passages ultérieurs (nécessaire pour passage debout)

Allongement +++ du plan postérieur

Ouverture du côté porteur pour permettre la stabilité

Préhension volontaire par prise palmaire (pas encore d’opposition)

Jonction haut-bas

  • Permet de faire le lien entre le haut et le bas du corps
  • Mobilisation des articulations des hanches
  • Nécessite une bonne stabilité dans l’axe
  • Nécessite un bon enroulement global actif
  • Participe à l’allongement du plan postérieur

Vers 6 mois

3 plans construits
Axe corporel construit

Position sur le dos

  • Bassin très mobile dans les 3 plans de l’espace
  • Lien entre le haut et le bas enroule le bassin et amène volontairement les pieds
  • à la bouche
  • Déplacement du CDG vers le crânial et latéral, diffusion de l’information aux
  • membres inférieurs

Position sur le ventre

La réaction amphibienne est construite, elle permet :

  • De se repousser sur les mains
  • Améliorer la préhension pouce index
  • Développer la manipulation

Le retournement

  • Eviter les stratégies en extension
  • Mouvements dans les trois plans de l’espace
  • Enroulement du bassin puis bascule sur un des côtés
  • Passage en DV
  • Transfert du poids du corps pour dégager le bras
  • 1 er mode de déplacement, le roulé boulé

Les différentes étapes près 6 mois

  1. Les roulés-boulés
  2. Ramper
  3. Passage assis par les 2 côtés
  4. Posture assis (se mettre assis et sortir de la posture assise seul)
  5. Passage assis / quadrupédie
  6. Quadrupédie
  7. Vers la position genoux dressés
  8. Escalade (ex : monter les escaliers à quatres pattes)
  9. Passage chevalier servant
  10. Passage debout
  11. Marche latérale avec appui
  12. Marche autonome…. Et de plus en plus fluide…

Vers 7-8 mois : stade des rotations

  • Construction du plan horizontal : début de dissociation des ceintures
  • Diffusion de l’information jusqu’au bassin: mobilité
  • Connait la position assise car le bébé y a été mis dans les bras
  • Se repousse et transfère ses appuis d’une main à l’autre

Les différents mode de déplacements

Les pivots

Apport des pivots
  • Utilisation des transferts d’appui
  • Utiles plus tard pour descendre d’un support
  • Préparation pour le rampé
Accompagner les pivots
  • Aide au transfert d’appui au niveau du bassin
  • Appuis coude et genou opposé
  • Placement du jouet : jamais trop éloigné au début

Le rampé arrière

  • Importance du repoussé: placer la stimulation sur les côtés
  • Permet d’augmenter l’espace d’exploration
  • Pour se mettre à 4 pattes
  • Pour se mettre assis
  • Pour se mettre debout avec appui
  • Pour se protéger en cas de chutes

Les rampés avant

  • Le rampé avant : ne pas l’inciter. 1er déplacement vers l’avant initié par le MS, souvent asymétrique
  • 2 stratégies : par traction symétrique des bras, par alternance de transfert d’appui G-D (on est déjà sur un schéma de marche)

Vers 9-10 mois

Conquête de l’espace

  • Notion d’aller/retour essentielle
  • Construction de l’axe corporel par rapport à la
  • verticalité: ne lutte pas mais se repousse
  • Elaboration d’un espace de locomotion, gère son
  • espace et choisit selon son intérêt, son intention

Passage assis et la sortie

  • Demande une bonne mobilité du bassin, une bonne
  • coordination et un bon équilibre
  • S’acquiert grâce aux acquisitions des étapes
  • précédentes
  • Ces passages sont plus riches sur le plan
  • psychomoteur que la position assise tenue
  • Le bébé va jouer constamment avec l’entrée et la
  • sortie de la position

Le quattre-pattes

  • La meilleure préparation qui soit pour la marche
  • Travail de l’équilibre, de la coordination, de la dissociation
  • Permet d’accéder à la position à genoux dressés avec
  • appui

Comment favoriser le passage vers le 4 pattes

  • Une tenue adaptée : éviter les robes, pas de chaussures
  • Proposer différentes hauteurs à escalader
  • Poser les jouets en hauteur sur un support horizontal
  • Faire jouer le bébé avec ses appui d’avant en arrière et de droite à gauche

Vers 11-12 mois

Le chemin vers la positon debout

  • Position déjà connue, il a été mis par ses parents…
  • Il va monter par petites étapes
  • Notion d’enroulement pour le passage debout

Le passage debout et la redescente

  • Accompagner le passage debout et la sortie
  • Pied toujours libre
  • Proposer des supports pour travailler le passage en chevalier
  • servant et la poussée verticale
  • Proposer les escaliers

Les déplacements debouts

  • Les déplacements latéraux avec support horizontal : nécessitent le déplacement du poids du corps de droite à gauche, 1 ère autonomie de déplacement debout
  • Le passage des angles : demande une plus grande coordination entre le haut et le bas du corps
  • Les déplacements débout le long d’un support vertical : moins de possibilité d’aide avec les membres supérieurs
  • Passage d’un support à un autre : permet de stimuler l’équilibre et la coordination
  • Les déplacements debout avec chariot de marche : donne une grande autonomie de déplacements debout, permet d’explorer les changements de directions

Comment accompagner les déplacements debout ?

  • Proposer des jeux en hauteur, déplacer les jouets sur les cotés pas trop loin au début
  • Placer des jouets proche des angles
  • Coller des post it, des cartes postales sur les murs et les déplacer
  • Aménager l’environnement dans les 3 plans de l’espace pour que l’enfant puisse passer d’un support à un autre.
  • Proposer des supports à pousser, type petite chaise, petite table au début : c’est le bébé qui pousse, il ne se fait pas entraîner

Vers le chemin de l’éveil et de la communication

Dès la naissance

Eveil

  • Intérêt sensoriel
  • Co sensorialité : source sonore, cible noir et
  • Exploration corporelle: auto contacts
  • Dialogue tonico émotionnel

Communication vie de relation

  • Sourire réflexe puis réponse (2 mois)
  • Intérêt relationnel: toucher, prosodie de la voix, contact oeil à oeil, imitation
  • visage

Langage

  • Sons végétatifs avec cris, bruits gutturaux, pleurs…
  • Gazouillis vers 2 mois

Mise en place de l’attachement

  • Besoin primaire de contact pour le nourrisson : empreinte, attentes sensorielles
  • Préoccupation maternelle primaire : ocytocyne (« bonne folie des mères »)

Le soutien corporel

  • Une condition nécessaire à l’intéraction
  • Bain d’affects
  • Soutien postural adapté <->interactions facilitées
    • Position non adaptée : recrutement tonique important
    • Instabilité axe corporel : tête non soutenue
    • Attitude en extension : position non regroupée
    • Signaux d’inconfort non repérés : déséquilibre sensori-tonique

Vers 3-4 mois

Eveil

  • Intérêt pour l’objet et le mouvement
  • Commence à porter à la bouche
  • Exploration intentionnelle du corps

Communication et vie de relation

  • Attention conjointe
  • Tour de rôle dans l’échange ( turn talking)
  • Expression corporelle (agitations, cris…)

Langage

  • Babillage simple

Vers 5-6 mois

Eveil

  • Actions intentionnelles (répète un geste au départ réussi par hasard)
  • Intérêt pour les objets , les explore, les touche…
  • Pemanence de l’objet

Communication et vie de relation

  • Attention conjointe, sollicite l’attention de l’autre
  • Pleurs intentionnels
  • Imite les mimiques (environ 6)
  • Intersubjectivité: fait la différence entre son corps et celui de l’autre

Langage

  • Réagit à son prénom et au NON
  • Babillage canonique simple avec plus de modulations
  • Imite les sons

Vers 8-9 mois

Eveil

  • Intelligence pratique : se fixe des objectifs et trouve le moyen de les réaliser
  • Exploration de l’environnement
  • Mécanisme de causes à conséquences (Vidéo: lien de cause à conséquence
  • Trouver l’objet caché

Communication et vie de relation

  • Réagit à son reflet dans le miroir
  • Peur de l’étranger (angoisse de séparation)
  • Début d’autonomie et d’indépendance

Langage

  • Emergence du babillage diversifié
  • Imitations gestes (au revoir, coucou, bravo…)
  • Comprend son prénom et le NON

Vers 11-12 mois

Eveil

  • Notion de contenant/ contenu : vide et remplit
  • Mémorise un événement pendant un mois

Communication et vie de relation

  • Pointage impératif
  • Veut manger seul
  • Peur de l’étranger mais se rassure
  • Aime qu’on s’intéresse à lui

Langage

  • Comprend 15 mots et phrases simples (interdit, donne…
  • Babillage diversifié complexe
  • Premiers mots (papa, maman…)

Vers 15-16 mois

Eveil

  • Améliore son attention, écoute et regarde un livre
  • Empile deux cubes
  • Visse et dévisse

Communication et vie de relation

  • Plaisir dans l’activité partagée
  • S’éloigne de sa mère pour explorer
  • Communication par gestes, mimiques et jargon

Langage

  • Expression; environ 25 mots, répète et jargon modulé
  • Comprend: 100 mots : consignes verbales (images, parties du corps)

Vers 18-20 mois

Eveil

  • Encastre le rond et +/ 3 formes
  • Tour de 3 cubes avant 21 mois
  • Se souvient d’un événement pendant un an

Communication et vie de relation

  • S’éloigne de sa mère mais revient fréquemment pour être rassuré
  • Période du NON et de l’opposition mais accepte les interdits
  • Pointage déclaratif
  • Jeux de faire semblant

Langage

  • Explosion lexicale : 200 mots

Vers 2 ans

Eveil

  • Attention pendant 10 min
  • Reconnait 3 formes, empile 6 cubes…
  • Apparie 2 images identiques
  • Action à deux étapes (ex: catapulte avec une

Communication et vie de relation

  • Importance des rituels , peur de la nouveauté
  • Jeu d’imitations (poupées,
  • Attachement possible à une autre figure que sa mère

Langage

  • Emergence du « moi » vers 2 ans
  • Emergence du « je » vers 2 ans et demi
  • Commence à poser des questions

Les difficultés transitoires

Plagiocéphalie et brachicéphalie

Plagiocéphalie : conséquence d’un torticolis postural ou
musculaire
Brachycéphalie : souvent liée à une hypotonie axiale et /ou un schéma en hyper extension

Les bébés en hyperextension

  • Recherche permanente d’informations et de contacts en provenance de l’extérieur
  • Difficultés à se poser et à entrer en relation
  • Difficultés dans la construction de l’axe corporel : stabilité dans l’axe, jonctions gauche/droite et haut/bas, coordinations oeil main bouche
  • Difficultés à construire des appuis de qualité et à savoir les quitter
  • Tensions au niveau du dos et non travail musculaire
  • Portage difficile pour les parents si ils ne sont pas guidés

Les risques pour les bébés en hyperextension

Le bébé à risque apprend par ses expériences sensori-motrices qui sont ses références. En les utilisant, il les renforce, ces mouvements deviennent une habitude et le bébé s’enferme dans sa pathologie.

Il faut le prend en charge précocement pour libérer les tensions, faciliter le mouvement, stimuler la répétition du mouvement dans la vie quotidienne

Les bébés bloqués assis

Cause : bébés précocement assis au sol avant de s’asseoir tout seul

  • La musculature n’est pas prête, l’équilibre est précaire et la sortie de la position n’est pas possible
  • Cette position va devenir la référence pour le bébé, recherche systématique de
  • celle ci.
    • Position statique peu riche sur le plan psychomoteur Ce sont les passages qui sont importants
    • Exploration d’un seul plan de l’espace par l’enfant
    • Le bébé n’est pas dans le processus d’essais/erreurs/ réussites
  • Peut entraver la construction de la motricité au sol
  • Rend le bébé passif et insécure
    Risques : absence de 4 pattes, déplacement sur les fesses

Les bébés se déplaçant sur les fesses

PEC souvent longue et complexe

  • Non physiologique
  • Mauvaise préparation à la marche:
    • Morcellement du corps: le bas du corps travaille indépendamment du haut
    • Pas d’exploration des transferts d’appui
    • Pas de construction de la dissociation des ceintures
    • Mauvaise préparation des hanches et des pieds
    • Déplacement dans un seul plan de l’espace
    • Escalade difficile
    • Passage debout acquis par traction des bras
  • Bébé en général pas à l’aise dans leur corps

Conclusion

  • Ne pas sauter les étapes , laisser expérimenter l’enfant
  • Importance du regroupement pour la mise en place des jonctions haut bas , droite gauche et leur dissociations.
  • Aller retour entre les différentes étapes nécessaires
  • Importance de l’environnement humain et matériel

A retenir

  • Sur le dos pour faire dodo
  • Sur le côté pour jouer et téter
  • Sur le ventre pour sentir et apprendre
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