La maladie de Parkinson : signes cliniques et troubles associés

Triade clinique de la MPI

  • Tremblement de repos : mouvement oscillatoire de faible amplitude, de rythme lent (4 à 6 cycles par secondes), qui prédomine aux extrémités
  • Akinésie : perte ou trouble de l’initiation et de l’exécution du mouvement par perte de l’initiative motrice, de la spontanéité des mouvements, avec lenteur des mouvements
  • Hypertonie extrapyramidale (hypertonie plastique : en « tuyau de plomb » ou « en roue dentée »

Signes associés à la triade

Ils apparaissent au fur et à mesure de l’évolution de la MPI :

  • Troubles de la posture : troubles de l’orientation et troubles de l’équilibration, troubles de la coordination posture-mouvement
  • Troubles de la parole et de la déglutition : voix monocorde, palilalie (répétition de phonèmes), tachyphémie paroxystique (se remettre à parler avec une extrême rapidité)
  • Signes neurovégétatifs qui associent :
    • troubles digestifs très fréquents (constipation)
    • hypotension artérielle orthostatique
    • troubles vésicosphinctériens
    • amaigrissement (aspécifique)
  • Troubles sensitifs à type de crampes, engourdissement, sensation de chaleur, etc
  • Troubles du sommeil et de la vigilance
    • à type d’insomnie initiale ou concernant la deuxième partie de la nuit
    • à type de cauchemars qui correspondent à des troubles du comportement en sommeil paradoxal
  • Troubles cognitifs et psychiques
    • troubles de l’attention et des fonctions exécutives
    • troubles de la mémoire à court terme, liés à la difficulté du contrôle attentionnel
    • bradypsychie (ralentissement dans le temps de réponse)
    • dépression et anxiété
    • démence

Traitement à la L-Dopa

Complications motrices liées au traitement

  • Première phase : « lune de miel », dure entre 1 et 10 ans, gêne motrice modérée
  • Deuxième phase : peut durer 20 ans, marquée par des fluctuations : akinésie de fin de dose qui deviennent de plus en plus marquées (effets « on-off »), dyskinésies de milieu de dose.
  • Troisième phase : perte d’efficacité de la L-Dopa

Echelles d’évaluation

Echelle de Hoen et Yahr

  • Stade 1 : atteinte unilatérale avec handicap fonctionnel habituellement minime ou nul
  • Stade 2 : atteinte bilatérale ou axiale sans altération de l’équilibre
  • Stade 3 : apparition d’une altération de l’équilibre, mise en évidence lorsque le malade change de direction ou lorsqu’on le pousse alors qu’il se tient debout, pieds joints et yeux fermés.
    A ce stade, il présente une véritable gêne fonctionnelle dans ses activités mais peut poursuivre son travail (selon le type d’emploi)
  • Stade 4 : développement complet de la maladie qui entraîne une incapacité sévère. Le malade peut encore se tenir debout et marcher sans aide mais avec de grandes difficultés
  • Stade 5 : le malade ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant ou est grabataire

Classification de Bleton et Ziegler

  • Stade 1 : vie presque normale ; c’est la phase de lune de miel
  • Stade 2 : maladie installée avec gêne motrice, déplacements limités avec fluctuation on/off
  • Stade 3 : handicap majeur avec marche très difficile, gestes rares. Il y a accoutumance au traitement

Les 6 sections de l’échelle UPDRS

  • 1 – Etat mental, comportemental et thymique
  • 2 – Activités de la vie quotidienne (on/off)
  • 3 – Examen moteur (on/off)
  • 4 – Complication du traitement (dyskinésies, fluctuations, dysautonomie)
  • 5 – Stades de Hoehn et Yahr
  • 6 – Echelle de Schwab et England

Les retentissements fonctionnels de la MPI

  • Atteinte de la fonction posturale
  • Atteinte de la fonction gestuelle
  • Atteinte buccofaciale
  • Atteinte occulo-motrice
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Troubles psychiques
  • troubles urinaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles digestifs

Observation morphostatique

Les principales déformations conduisant à l’attitude spontanée figée sont :

  • la cyphose dorsale
  • l’hyperlordose cervicale, compensée par la projection de la tête vers l’avant
  • la scoliose parkinsonienne avec la tête plus souvent penchée du même côté que le tronc
  • l’enroulement des épaules
  • les flexums de hanches et de genoux

Troubles associés

  • Troubles du sommeil à type d’insomnie
  • Troubles de la communication
  • Dysgraphisme ou micrographie
  • Troubles de la fonction oculomotrice
  • Hypotension orthostatique
  • Hypersécrétion cutanée et sébacée
  • Hyper-sudation
  • Sécheresse de la bouche
  • Hyper-salivation
  • Troubles urinaires
  • Constipation du fait du traitement médical