Céphalées, migraines et syndrome méningé

Céphalées

  • Symptôme subjectif
  • Douleur de l’extrémité céphalique

crânienne ou faciale

Définition par ICHD-3 : International Classification of Headaches Disorders

Céphalées primaires

  • Définition : dysfonctionnement du SNC par activation des voies neurologiques de la douleur sans facteur causal
  • Diagnostic : écarter une céphalée secondaire

Migraines

  • Crise >4h
  • Physiopathologie : hyperexcitabilité neuronale et dysfonctionnement des voies de régulation de l’hypothalamus et hypersensibilité lors de la libération neuropeptides vasodilatateurs
  • Prévalence : 15%, 2F:1H (oestrogènes accroissent l’excitabilité cérébrale)
  • Episodique <15j/mois ; chronique >15j/mois

Migraine sans aura

Céphalées ayant des caractéristiques spécifiques et des symptômes associés. 5 crise durant entre 4 à 72h chacune présentant 2 des 4 critères :

  • Unilatérale
  • Pulsatile
  • Intensité modérée à sévère
  • Aggravation par l’activité physique (dont la marche)

Associé à au moins 1 des 2 symptômes :

  • Photophobie et phonophobie
  • Nausées et/ou vomissements

Migraines avec aura (déficit neuro focal)

  • Installation progressives en quelques minutes et dure moins de 60mn
  • Plusieurs déficits possibles qui se succèdent : visuels, aphasie, sensitifs
  • Facteur de risque indépendant d’AVC
  • Puis mêmes critères que migraines sans aura

Facteurs déclenchant une crise de migraine

Facteurs psychologiques, hormonaux, stress, facteurs sensoriels (lumière, bruit), aliments, climatiques, habitudes alimentaire (jeûne, sevrage caféine)

Examens complémentaires si

  • Modification du type de migraine, de la durée, de l’intensité
  • Migraine débute après 50 ans
  • Anomalie à l’examen clinique
  • Migraine avec aura > 60mn
  • Si doute sur autre diagnostic différentiel

Traitement

  • de la crise : aspirine, AINS, triptans
  • de fond (pour diminuer fréquence et intensité) : bétabloquant, antidépresseur, anti-épileptiques

Céphalées par abus médicamenteux

  • 15j/mois par surconsommation des traitements de crise depuis plus de 3 mois
  • Conséquences ou cause de l’augmentation des fréquences : risque de migraine chronique
    => Sevrage !

Céphalées de tension

  • Interaction entre douleurs myogène (muscles péricranien) + neurologiques centraux (dysfonctionnement centre de régulation de la douleur)
  • Forme épisodique (<15j/mois) ou chronique (>15j/mois pendant plus de 3 mois)
  • Durée variable : quelques minutes à plusieurs jours
  • Topographie : frontale en barre, postérieures avec irradiation vers le rachis cervical – bilatérales
  • Intensité faible à modérée
  • Caractère : serrement, brulure, étau, fourmillement
  • Peuvent être améliorer par l’exercice physique
  • Peuvent survenir dans un contexte psychologique particulier

Algies vasculaires de la face (AVF)

Céphalée trigémino-autonomiques : céphalées unilatérales et signes dysautonomiques

Prédomine chez l’homme jeune, association fréquente avec le tabac

Episodique : crises surviennent par période avec intervalle libre (90%)

Chronique : les crises se répètent au long cours sans rémission de plus de 3 mois (10%)

Durée variable : quelques minute, inférieur à 3h

Unilatérale, périorbitaire

Signes végétatifs : larmoiements, congestion nasale, transpiration de l’hémiface, myosis, ptosis

Quotidienne

Agitation psychomotrice important : irritabilité

Toujours faire imagerie devant une première crise d’AVF
Traitement médicamenteux


Céphalées secondaires

  • En rapport avec une cause sous-jacente : traumatisme, AVC, tumeur, toxiques, infection, affections des éléments péri-crâniens (dents, oreilles, nez, bouche)
  • Céphalée perçues par le patient comme récentes et inhabituelles : céphalées secondaires
  • Toute modification récente d’une céphalée ancienne

Drapeaux rouge

  • Âge >50 ans
  • FRD CV
  • Traumatisme
    Cancer, AEG

  • Toute céphalée brutale est une hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA)
  • Toute céphalée progressive est un syndrome d’HTIC
  • Toute céphalée fébrile est une méningite

Syndrome méningé

Triade

  • Céphalées diffuses, constantes
  • Raideur méningée, raideur de la nuque, manoeuvre méningées positive
  • Vomissement, nausée : inconstants, parfois en jet

Etiologies

  • Infectieuses : méningite/méningo-encéphalite
  • Inflammatoire : auto-immune
  • Neoplasiques (méningite carcinomateuses)
  • Hémorragie méningée : rupture d’anévrisme

HTIC

Mécanisme : augmentation de la pression intra-crânienne par augmentation de volume d’au moins un des 3 compartiments physiologiques intracrânien : parenchyme, volume sanguin cérébral, volume du LCR

Symptômes

  • Céphalées progressive intenses, durables, frontales ou occipitales
  • Matinale ou seconde partie de la nuit
  • Augmentée par les manoeuvres de Valsalva
  • Vomissement soulagent momentanément la céphalée
  • Antalgique peu efficace, peut aller jusqu’au coma

Complications

  • Engagement cérébral
  • Retentissement circulatoire sur la perfusion cérébrale
  • Retentissement sur le nerf optique
  • Risque d’ischémie

Causes d’une HTIC

  • ACSOS (agression cérébrale systémique d’origine seocndaire)
  • Parenchyme : tumeur, oedème
  • Liquide céphalo spinal : hydrocéphalie
  • Vaisseaux : AVC, hématome, thrombophlébites cérébrales
  • Autres : embarrure, abcès

Traitement

Dérivation ventriculaire interne

Dérivation ventriculo péritonéal ou ventriculo atriale

Céphalées fébriles

URGENCE VITALE surtout avec purpura fulminans et une gangrène périphérique

Méningites : syndromes méningé + fièvre
Méningo-encéphalite : sd méningé + sd encéphalite + fièvre

Syndrome encéphalitique : inflammation de l’encéphale

  • Trouble de la conscience
  • Confusion, trouble du comportement
  • Déficit neurologique
  • Crise épileptiques

Hémorragie sous arachnoïdienne

  • Irruption de sang artériel dans les espaces méningés
  • Age médian 55 ans, rupture d’anévrisme dans 85% des cas (tabac, HTA)
  • Céphalée brutale, explosive, sévère
  • Radio : citernes (LCR) hyperdenses

Complications précoces

  • Resaignement
  • Vasospasme et ischémie cérébrale retardée
  • Hydrocéphalie : accumulation du LCS

Complications chroniques

  • Hydrocéphalies chroniques
  • Epilepsie
  • Troubles cognitifs

Traumatisme crânien

Introduction

  • Une pathologie fréquente et silencieuse : plus de 150 000 cas en France en 2018, grave dans 10% ds cas
  • Transfert de modalité de PEC avec d’autres lésions cérébrales acquis (LCA) comme les AVC ou d’autres maladies neuro-dégénératives (MND) comme Alzheimer, SEP ou Parkinson
  • Touche tous les âges : enfant (chute;accident), jeune adulte (accident), personne âgée (chute). 1ère cause de décès de l’adulte jeune
  • Cause de TC : AVP (50-70%), chute (20-30%), agression, tentative de suicide (défenestration, arme à feu)

Evaluation du traumatisme crânien

Evaluation de la sévérité initiale : Glasgow Coma Scale

Sur 15 points : ouverture des yeux/4 ; réponse verbale/5 ; meilleure réponse motrice/6

TCGCSParcours
TC grave (10%)entre 3 et 8réanimation
TC modérés (10-15%)entre 9 et 12hospitalisation
TC légers (75-80%)entre 13 et 15domicile

Evaluation du devenir : Glasgow Outcome Scale

  • GOS 1 : décès
  • GOS 2 : état végétatif
  • GOS 3 : handicap sévère. Dépendant pour les AVQ
  • GOS 4 : handicap modéré. Indépendant dans les AVQ
  • GOS 5 : bonne récupération. Retour à la vie normal, légère déficiences motrices ou cognitives

Classifications lésionnelles

Lésions primaire

Immédiatement présentes au moment du traumatisme

1. Plaie du scalp

2. Lésion osseuse

  • Fracture voûte du crâne (embarrure)
  • Fracture base du crâne (massif facial)
  • Risque de fuite de LCR qui peut provoquer une infection
  • Risque d’atteinte des nerfs crâniens

3. Lésions intra-crânienne extra-cérébrales

  • Hémorragie méningée traumatique
  • Hématome extra-dural (HED) : urgence vitale absolue, lentille biconvexe hyperdense
  • Hématome sous-dural (HSD) aigu : chute de la personne âgée, du consommateur d’alcool, sd du bébé secoué. Lentille hyperdense à concavité interne et externe
  • Hématome sous-dural (HSD) chronique : complication tardive. Aspect hypodense

4. Lésions encéphaliques

  • Focales : occasionnées par le coup et le contre-coup du traumatisme, hématome intra-cérébral hyperdense au TDM à la phase initiale
  • Lésions axonales diffuses : lésions de très petites tailles de la substance blanche

Lésions secondaires

Soit par évolution des lésions primaires, soit par agressions nouvelles

1. Hypertension intra-crânienne (HTIC)

  • Secondaire à un effet de masse (oedème, hématome)
  • Céphalées, vomissements
  • Engagement cérébral : risque vital

2. Hydrocéphalie

  • Dilatation ventriculaire
  • Triade de symptômes : trouble de la marche, troubles cognitifs, troubles vésico-sphinctériens

3. Traumatisme crânio-facial

  • Pronostic vital, fonctionnel, esthétique
  • Déficit hypothalamo-hypophysaire : trouble sexo, fatigue

Le TC grave

Prise en charge phase aigüe

  • Par le SAMU : signes de détresse vitale (ventilation, hémodynamique), état de conscience (GCS), durée de la perte de conscience, bilan des lésions associées
  • Vigilance : polytraumatisme, traumatisme cervicale associée
  • Scanner cérébral en urgence : souvent total body scan pour le bilan des lésions associées
  • Lésions chirurgicales d’emblées : HED, certains HSD, plaies cranio-cérébrale

Coma

  • Définitions du coma : absence d’éveil et de manifestation de conscience
  • Eveil (ou vigilance) : ouverture spontanée des yeux
  • Perception consciente : capacité à interagir avec son environnement et avoir la conscience de soi
  • Evaluation de la conscience : échelle CRS-R

Prise en charge : 3 objectifs

  • Eviter l’aggravation des lésions cérébrales initiales
  • Eviter l’aggravation secondaire des lésion
  • Maintenir le patient en vie en assurant les fonctions essentielles (réanimation)

Phase de réveil du coma

  • Etat pauci-relationnel : état de conscience minimal
  • Evaluation : Wessex Head Injury Matrix (WHIM)
  • Accueil en unité spécialisée

Amnésie post traumatique

Présentation clinique

  • Confusion, agitation
  • Désorientation temporo-spatiale
  • Amnésie rétrograde (lacune amnésique)
  • Amnésie antérograde (oubli à mesure)

La duré APT est un élément de sévérité, un critère pronostique
Evaluation sur échelle de GOAT (Galvston Orientation and Amnesia Test) : si score supérieur à 78 durant 3 jour de suite -> sortie APT

Séquelle neurologique d’un TC grave

  • Atteinte neurologique : atteinte pyramidale, syndrome cérebelleux, mouvements anormaux, hypotonie axiale
  • Atteinte des paires crânienne
  • Troubles vésico-sphinctériens
  • Troubles cognitifs et comportementaux : désorganisé, distrctible, rigide, persévérations frontales, hyperproductivité ou hypoproductivité globale
  • Troubles de l’humeur : anxiété, dépression
  • Autres : épilepsie, hydrocéphalie, ostéomes (POAN), SDRC, troubles endocriniens
  • Troubles de la mémoire : rétrograde, antérograde, prospective (souvenir des événements à venir), mémoire de travail
  • Troubles de l’attention et de la concentration
  • Anosognosie
  • Fatigue neurologique
  • Syndrome frontal / dysexécutif : trouble de l’initiation, planification et contrôle de l’action, défaut de flexibilité, incapacité d’auto-correction

Prise en charge multi-disciplinaire

  • Kinésithérapie : rééducation neurologique des déficiences
  • Ergothérapeuthe, neuro-psychologue, orthophoniste

Le TC léger

Définition

  • Perte de connaissance initial inférieure à 30mn
  • GCS entre 13 et 15
  • APT < 24h
  • Altération mentale au moment de l’accident : confusion, désorientation
  • Anomalie neurologique transitoire

Evolution du TC léger

A 2 semaines

  • Symptômes post trama : céphalée, vertige, asthénie
  • Troubles émotionnels : anxiété, dépression, stress post traumatique

A 6 mois

  • 44% de guérison incomplète
  • Stress post-traumatique : 45%
  • Retour au travail/étude : 1/3 n’ont pas repris
  • Facteurs défavorables pour le retour au travail : lésions associées extra-crâniennes, douleurs, niveau d’éducation <11 ans d’études

Syndrome post-commotionnel

  • Troubles somatiques : céphalée, vertige, troubles du sommeil, fatigue, troubles sensoriels (éblouissement à la lumière, intolérance au bruit)
  • Troubles cognitifs : troubles de l’attention et de la mémoire de travail
  • Troubles émotionnels : irritabilité, anxiété, dépression

Fréquents à la phase initiale
Persistance des troubles >3mois = syndrome post-commotionnel persistant

Syndrome post-commotionnel persistant

  • Synptômes très variés : organique, psychologique et neuro-fonctionnel
  • Red flag : ATCD de TC, psychiatriques, tiers responsable de l’accident, isolement, situation personnelle complexe

Conduite à tenir

  • Activité physique : reconditionnement à l’effort
  • PEC psychothérapeutique
  • PEC courte, sans trop médicaliser

Complication du coma et de la réanimation

  • Cardio-vasculaires, respiratoires : TVP, AVC, encombrement, désadaptation à l’effort, pneumopathies acquise sous ventilation mécanique (PAVM)
  • Cutanées : escarres
  • Nerveuses : lésions tronculaires, compression, lésions plexiques (plexus brachial), spasticité (si lésion pyramidale)
  • Musculaire : neuromyopathie de réanimation (atteinte nert et/ou muscle), rétraction
  • Articulaire : capsulite d’épaule, SDRC, perte d’amplitude articulaire
  • Cognitive, psychiatrique et psychologique : syndrome post-traumatique, anxiété
  • Trouble de la déglutition

Les lésions médullaires : physiopathologie et grands syndromes cliniques

La moelle épinière

La substance blanche est constituée de :

  • Fibres nerveuses au sein de leur gaine (faisceaux sensitifs ascendant et faisceaux moteurs descendants)
  • Cordons médullaires ventraux, latéraux et dorsaux

La substance grise (corps cellulaire) est constituée de :

  • Corne ventrale pour la motricité
  • Corne dorsale pour la sensibilité

Les nerfs spinaux

  • Racines dorsales (sensitives)
  • Racines ventrales (motrices)
  • Foramen intervertébral

Les voies motrices

Fasiceau pyramidal (cortico-spinal)

Lésion sur la voie cortico-spinale : paralysie spastique

Lésion sur le deuxième motoneurone : paralysie flasque

Les voies extra-pyramidales

  • Faisceau rubro-spinal
  • Faisceau vestibulo-spinal : stabilité du regard lorsque le corps se déplace
  • Faisceau tecto-spinal : orientation du regard
  • Faisceau réticulo-spinaux : maintien de la posture

Les voies sensitives

Voie lemniscale

  • Faisceau cordonal postérieur
  • Tact épicritique, proprioception, pallesthésie
  • Faisceaux dorsaux de la moelle
  • Décussation au niveau du bulbe

Voie extra-lemniscale

  • Tact protopathique, sensibilité thermique, sensibilité algique
  • Cordon latéral
  • Croise la ligne médiane au niveau de chaque neuromère

Les grands syndromes cliniques

Syndrome transverse total

  • Déficit sensitif à tous les modes
  • Déficit moteur complet

Syndrome de Brown-séquard

Lésion d’une hémi-moelle

Homolatéral

  • Déficit moteur (faisceau pyramidal)
  • Anesthésie épicritique et proprioceptive (faisceau cordonal postérieur)

Controlatéral

  • Anesthésie thermo-algique (faisceau spino-thalamique)

Syndrome synringomyélique

Lésion centro-médullaire

Anesthésie thermo-algique suspendue à quelques métamères

Respect de la sensibilité tactile et proprioceptive


Syndrome lésionnel

Correspond à l’atteinte au niveau du siège de la compression, équivalent à un syndrome périphérique

  • Sensibilité : douleur dans le dermatome, hypoesthésie
  • Motricité : déficit, abolition ROT dans le territoire métamérique en cause, amyotrophie

Syndrome sous-lésionnel

Correspond à l’atteinte des voies longue descendantes et ascendantes au niveau de la lésion

  • Motricité : déficit moteur, syndrome pyramidal
  • Sensibilité : anesthésie/hypoesthésie, dysesthésies
  • Troubles vésico-sphinctériens, ano-rectaux, génito-sexuels

Phase 1 : choc spinal

  • Paralysie flasque : paralysie complète (volontaire et réflexe)
  • Anesthésie à tous les modes
  • Fonction neurovégétative altérée : troubles circulatoire, de la régulation thermique, digestif, vésico-sphinctériens

Phase 2 : automatisme médullaire

A 2 semaines – 2 mois

  • Persistance des troubles sensitivo-moteurs
  • Paralysie spastique : réapparition des ROT et apparition de la spasticité
  • Conséquences : exagération ROT (vifs, polycinétiques, diffusés), hypertonie spastique, spasme en flexion/extension, contractures

Syndrome vestibulaire

Le système vestibulaire

Le système vestibulaire constitue l’oreille interne. Il permet le maintien de l’équilibre de l’axe du corps et le maintien de la stabilité oculaire pendant le mouvement.

Le vestibule : partie centrale du labyrinthe osseux de l’oreille interne, lui-même constitué par les canaux semi-circulaires et l’utricule et le saccule

Le nerf vestibulaire : chemine avec le nerf cochléaire dans le conduit auditif interne des noyaux vestibulaires

Les noyaux vestibulaire du tronc cérébral, en connexion avec le vermis cérébelleux, la moelle cervicale, la formation réticulée du tronc cérébral, les noyaux oculomoteurs et le cortex cérébral


Le vestibule

Il contient :

3 canaux semi-circulaires

canal semi-circulaire horizontal : détecte les mouvements de rotation sur un axe vertical

canal semi-circulaire antérieur : détecte les mouvement avant/arrière

canal semi-circulaire postérieur : détecte les mouvements d’inclinaison

2 organes otholites : saccule (vertical) et utricule (horizontal)

Permettent la sensation de gravité et la détection des mouvements d’accélération linéaire grâce au mouvement des récepteurs sensoriels qui baignent dans le liquide endolymphe, faisant un lien avec les cellules ciliées.


Le syndrome vestibulaire

Syndrome vestibulaire périphérique (harmonieux)

Atteinte périphérique (labyrinthe ou nerf vestibulo-cochléaire) : association de signes cochléaires et vestibulaires

  • Vertige avec grande crise rotatoire, vomissement, anxiété
  • Signes cochléaires souvent présents : acouphène, hypoacousie
  • Romberg labyrinthique

Etiologie : vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB), maladie de ménière, névrite vestibulaire

Syndrome vestibulaire central (dysharmonieux)

Atteinte centrale (noyaux et voies vestibulaires) : signes vestibulaires seuls

  • Trouble de l’équilibre au premier plan
  • Vertiges modérés ou absents
  • Nystagmus franc, parfois localisateur : rotatoire (lésion bulbaire) ou vertical (lésion mésencéphalique)
  • Autres anomalies d’examens (Romberg) absentes ou non systématisées
  • Signes neurologique d’atteinte du tronc cérébrale associés
  • Pas de signes cochléaires
  • Etiologies : AVC, tumeur tronc cérébral, SEP

Description des signes et symptômes

Vertiges : illusion de déplacement du sujet (rotation, tangage, verticale) par rapport aux objets environnants (ou inversement). Impression de « tête qui tourne », déclenchement ou aggravation par des changement de position. Signes végétatifs d’accompagnement : nausée, pâleur, sueurs, bradycardie, anxiété

Troubles de la marche et de l’équilibre : enbardées latérales toujours du même côté, instabilité

Nystagmus : mouvement oculaire involontaire fait de deux secousses inégales (l’une lente et l’autre rapide). La saccade rapide définit le sens du nystagmus.

Ataxie vestibulaire : signe de Romberg labyrinthique (inclinaison latérale toujours du même côté après fermeture des yeux), déviation index, déviation de la marche

Lésion des nerfs crâniens

Les 12 paires de nerfs crâniens

I – Olfactif
II – Optique
III – Oculomoteur
IV – Throcléaire
V – Trijumeau
VI – Abducens

VII -Facial
VIII – Vestibulo-trochléaire
IX – Glossopharyngien
X – Vague
XI – Accessoire
XII – Hypoglosse


Fonctions des nerfs

I – OlfactifOdorat (+goût)
Si lésion : anosmie (perte de l’odorat)
II – OptiqueVision
III – OculomoteurMotricité occulaire
Si lésion : ptosis, regard vers le bas et en dehors + mydriase
IV – TrochléaireMotricité occulaire
Si lésion : impossibilité de regarder en bas et en dedans, oeil surélevé dans le regard horizontal
V – TrijumeauSensibilité de la face + 2/3 ant de la langue
Innervation muscles masticateurs
VI – AbducensMotricité occulaire
Si lésion : impossibilité de porter l’oeil en dehors. Au repos, l’oeil est légèrement dévié vers le dedans
VII – FacialSensitif : pavillon de l’oreille
Sensoriel : goût du 2/3 ant de la langue
Moteur : la plupart des muscles peauciers du visage
VIII – vestibulo-cochléaireAudition (partie cochléaire)
Equilibre (partie vestibulaire)
IX – GlossopharyngienMoteur : muscles du pharynx, dont déglutition
Sensorielle : 1/3 post de la langue
Si lésion : Fausses routes
Signe du rideau : déviation de la luette du côté sain (la partie non paralysée attire la luette de son côté)
X – VagueFonctions végétatives : coeur, poumons, intestins, surrénéales, pancréas
Motricité : pharynx (voile du palais), larynx (cordes vocales)
Si lésions : asymétrie du voile, trouble déglutition, trouble de la phonation (voix bitonale)
Signe du rideau
XI – AccessoirePharynx, larynx
SCOM, trapèze
XII – HypoglosseMotricité de la langue
Si lésion : langue déviée du coté lésé si la langue est tirée à l’extérieure, du côté sain si la langue est dans la bouche

Nerf optique

Les voies optiques

1. Rétines : hémi-rétine nasal (reçoit le champ visuel latéral) et hémi-rétine temporal (reçoit le champ visuel médial)

2. Les nerfs optiques émergent derrière chaque oeil et se croisent au niveau de la selle turcique du sphénoïde. Les fibres nerveuses de l’hémi-rétine nasale décussent et se projette en controlatéral.

3. Après le chiasma, les fibres prennent le nom de bandelette optique (ou tractus) et font relais dans le corps géniculé latéral (dans le mésencéphale)

4. Les radiations optiques se projettent dans le cortex occipital et constituent les voies visuelles

Déficit visuel selon la localisation de la lésion

Les zones colorées dans les cibles de droite représentent les zones d’amputation du champ visuel

A : cécité unilatérale gauche totale par lésion complète du nerf optique

B : hémianopsie bitemporale par lésion chiasmatique

C : hémianopsie latérale droite de l’oeil gauche par compression latérale du chiasma

D : (+G) hémianopsie latérale homonyme droite par atteinte de la bandelette optique gauche

E : (+F) quadranopsie latérale homonyme


Motricité occulaire

NerfMuscleMouvement
III (oculomoteur)Droit supérieur
Droit inférieur
Droit interne
Oblique inférieur
Elévation
Abaissement
Adduction
Haut et dehors
IV (trochléaire)Oblique supérieurBas (dedans)
VI (abducens)Droit externeAbduction

Nerf facial

Anatomie

Noyau supérieur : fibre des aires motrices des 2 hémisphères

Noyau inférieur : fibres de l’aire motrice controlatérale

Paralysie facial périphérique (PFP)

Etiologies : traumatisme, maladies auto-immunes (Guillain-Barré, sarcoïdose), infectieuses (zona, syphilis), idiopathique (« A frigore »)

Lésion : ensemble de l’hémiface homolatérale touchée (supérieure et inférieure).

Signe de Charles Bell

Fermeture de l’oeil impossible, l’oeil est déviée en haut et en dehors

Paralysie faciale centrale (PFC)

Etiologie : AVC, TC

Atteinte : moitié inférieure du visage controlatérale à la lésion (partie supérieure aussi possible mais plus discrète)

Dissociation automatico-volontaire : si on demande au patient de sourire, la paralysie faciale est franche. En cas de rire spontanée, l’asymétrie est moins importante et peut même disparaître

Schéma récapitulatif

Différence entre paralysie faciale périphérique et paralysie faciale centrale


La langue

MotricitéSensibilitéSensoriel
Intégralement par le XII2/3 ant par le V
1/3 post par le X
2/3 ant par le VII
1/3 post par le IX

Névralgie tronculaire (Parsonage Turner)

Syndrome de Parsonage-Turner

Définition : syndrome neurologique, résultant d’une inflammation (ayant une composante probablement auto-immune) de cause inconnue du plexus-brachial. Il peut également toucher d’autres nerfs et racines. Il associe une douleur très intense, une amyotrophie et une faiblesse musculaire faisant suite à cette douleur.

Manifestations cliniques
Très hétérogène, mais globalement, les symptômes seront au niveau de la localisation du nerf.
Signes de perte et gain de fonction douleur, trouble de l’équilibre, paresthésie, hypoesthésie, fatigue musculaire, amyotrophie, crampe, fasciculation,…
Douleur au niveau de l’épaule consécutif à l’amyotrophie qui a un impact mécanique.


Facteurs de risque
– Après chirurgie
– Suite à une grossesse ou maternité
– A proximité d’une vaccination
– Après infection (mycose, zona, grippe, herpès)
– Liée à la consommation de toxique (drogue, produits de contraste, radiothérapie)
– Notion d’hérédité
– Liée à des pathologies rhumatismales
– Après certains traumatisme, chutes
– En lien avec le système immunitaire

Epidémiologie
– H > F
– 1 à 3 pour 100 000 mais sûrement sous-estimée
– Age : 30 à 70 ans


Physiopathologie
Physiopathologie méconnue mais dans tous les cas, le système nerveux est impacté par défaillance immunitaire et en lien avec le système inflammatoire et vasculaire.
Deux hypothèses :
Trouble de l’immunité (composante inflammatoire, vasculaire, immunitaire). Le système inflammatoire/immunitaire va dysfonctionner et agresser les nerfs périphériques.
Hypothèse ischémique (composante vasculaire)


Diagnostic différentiel
Quelles autres pathologies peuvent provoquer une névralgie ?

Neuropathie diabétique
Polyneuropathie, atteinte disto-proximale en chaussette, symétrique. Paresthésie, atteintes motrices, crampes.
Mononeuropathie/mononévrite : douleurs localisées, atteintes motrices, limitations fonctionnelles. Apparition soudaine et résolution spontanée en quelques mois

Neuropathie éthylique
Polyneuropathie distale et symétrique, amyotrophie homogène qui crée des douleurs en lien avec les tendons. Réflexes anormaux, hypoesthésie ou hypoalgésie distale.

Insuffisance rénale chronique
Polyneuropathie non spécialisée à un tronc et expression clinique très variable. Réorienter vers un néphrologue car cela peut être le signe d’une aggravation de la pathologie rénale.

Chimiothérapie
Polyneuropathie en chaussette et en gant. 1ère cause qui entraîne l’arrêt du traitement. Douleurs neuro très présentes, sensitive>motrice. La neuropathie peut évoluer encore plusieurs mois voire années après l’arrêt du traitement.

Hypothyroïdie
Polyneuropathie non systématisé. Fatigu, prise de poids, crampes, dysménorrhées, problème digestif, mémoire,…
Prise de sang pour mettre en évidence.

Polyneuropathie
Etiologie très variable, atteinte symétrique distale, atteinte de plusieurs troncs et bilatérale.

Neuropathie scapulaire
Atteinte variable causées par des traumas ou micro-trauma du nerf suprascapulaire dans un contexte de mouvements répérés au-dessus de la tête, surtout chez les sportifs.

Radiculopathie cervicale
Trouble de la conduction nerveuse, atteinte sensitive et/ou motrice. Les territoires sont en lien avec une racine spécifique.

Syndrome sub-acromial
Douleur d’épaule qui regroupe différentes entités. Peut produire une irradiation de douleur, pas d’atteinte de la fonction neuro.

Syndrome douloureux régional complexe
Douleur spontanée ou provoquée, comportement non mécanique, ne suit pas de territoire tronculaire ou radiculaire.


Diagnostic clinique

Atteinte centrale : à vérifier avant de passer à la suite.
Poser les 9 questions : 5D 3N 1A (diplopie, dysarthrie, dysphagie, drop attack, dysness, nystagmus, numbness, nausée, ataxie)

Examen clinique
Examen neurologique périphérique de routine très rigoureux

Paraclinique
EMG : objectivation des altérations de la conduction neurale, surtout dans l’atteinte des grosses fibres.


Thérapeutique

Douleurs radiculaires/tronculaires
– Exercice de contrôle moteur à court terme et exercice physique global à long terme.
– Hygiène de vie à moyen-long terme
– Intérêt d’une prise en charge neurodynamique

Handicap en contexte de douleur radiculaire

En condition chronique de douleur, il est difficile de récupérer la fonction.
La fonction est plus résistance aux changements que la douleur.

Sur la fonction
– Renforcement sur muscles déficitaires sauf si dénervation complète
– Electrothérapie pour atteinte de plus de 4 mois. Attention à la surstimulation qui peut être délétère. Veiller à ne pas avoir de majorations de signes et symptômes en post exo.
Education au patient
– Traitement antalgique sur le long terme : conseil hygiène de vie sur le sommeil, pratique d’activité physique, nutrition.

Slump test (évaluation neurodynamique)

Par Physiotutors
Avec une différenciation entre l’initiation proximale ou distale du test

The Slump test is a very provocative dural test that poses maximal stress on the dura. If you suspect a severe disc prolapse or extrusion with radicular pain, we do not recommend performing it, as excessive lumbar flexion puts additional stress on the discus and symptoms can usually already be provoked sufficiently with a straight leg raise test according to Lasegue or by simply asking your patient to perform forward flexion of the trunk in standing with straight knees.

In less severe protrusions, epidural adhesions, and nerve root compression or intermittent neurogenic claudication, different build-ups of the slump can help you to distinguish the different disorders.

Activation disto-proximal du Slump test


Activation Proximo-distale du Slump test


!!! A FINIR !!!

Adhérence de la dure-mère

Activation disto-proximale :

  • Extension genou et dorsiflexion cheville : augmente modérément la douleur
  • Flexion cervicale et affaissement du tronc diminue la douleur (la dure-mère se déplace de nouveau vers le crâne)
  • Flexion plantaire : pas de douleur

Activation proximo-distal

  • Rentrée du menton et affaissement du tronc : pas de douleur : pas de douleur
  • Dorsiflexion de cheville et extension de genou : pas de douleur
  • Tête et cou en extension : douleur