FIS (Fatigue Impact Scale) pour la SEP

  • But : conséquences de la fatigue au cours des 4 dernières semaines
  • Fichier PDF de la COFEMER : FIS

En raison de ma fatigue, au cours des quatre dernières semaines, cochez une de ces réponses en fonction des questions.

  • C’est tout à fait vrai
  • C’est plutôt vrai
  • C’est ni vrai ni faux
  • C’est plutôt faux
  • C’est tout à fait faux
  1. J’ai été moins attentif(ve) à ce qui se passait autour de moi.
  2. J’ai eu l’impression de ne plus voir grand monde.
  3. J’ai dû diminuer ma charge de travail ou mes responsabilités.
  4. Je me suis senti(e) d’humeur changeante, avec des hauts et des bas.
  5. J’ai eu du mal à suivre très longtemps une conversation, une émission de télévision…
  6. Je n’ai pas pu garder les idées claires.
  7. J’ai été moins efficace dans mon travail (à la maison, au travail…).
  8. J’ai dû plus compter sur les autres dans la vie de tous les jours.
  9. J’ai eu des difficultés à prévoir des activités de peur de ne pouvoir les réaliser.
  10. J’ai été maladroit(e) ou moins précis(e) dans mes mouvement
  11. J’ai été distrait(e) ou étourdi(e).
  12. J’ai été plus irritable et plus facilement en colère.
  13. J’ai dû faire attention dans le choix de mes activités physiques.
  14. J’ai eu moins envie de faire des efforts physiques.
  15. J’ai eu moins envie de sortir, de voir des amis…
  16. J’ai eu plus de mal à faire des choses qui m’obligeaient à sortir de chez moi.
  17. J’ai eu du mal à faire des efforts physiques prolongés.
  18. J’ai eu du mal à prendre des décisions.
  19. Je suis peu sorti(e) pour voir la famille, les amis…
  20. J’ai été stressé(e) par de petites choses.
  21. J’ai eu moins envie de commencer quelque chose qui m’obligeait à réfléchir.
  22. J’ai évité les situations stressantes.
  23. J’avais moins de force dans les muscles.
  24. J’ai été mal à l’aise physiquement.
  25. J’ai eu du mal à faire face à des situations nouvelles.
  26. J’ai eu du mal à terminer des choses quand il fallait réfléchir.
  27. Je ne me suis pas senti(e) capable de répondre à ce qu’on attendait de moi.
  28. Je me suis senti(e) moins en mesure de subvenir à mes besoins matériels et à ceux de ma famille.
  29. J’ai eu moins d’activité sexuelle.
  30. J’ai eu du mal à organiser mes idées à la maison ou au travail…
  31. J’ai eu du mal à terminer les choses qui demandaient un effort physique.
  32. J’ai été gêné(e) par l’impression que je donnais aux autres.
  33. Je me suis senti(e) moins capable de faire face à mes émotions.
  34. J’ai eu l’impression d’être plus lent(e) pour réfléchir.
  35. J’ai eu du mal à me concentrer.
  36. J’ai eu des difficultés à participer pleinement aux activités familiales.
  37. J’ai réduit les activités qui demandaient un effort physique.
  38. J’ai eu besoin de me reposer plus souvent ou plus longtemps.
  39. Je n’ai pas été capable d’apporter à ma famille le soutien et l’affection nécessaires.
  40. Je me suis fait une montagne de la moindre difficulté.
  41. J’ai été plus gêné(e) par la chaleur.

NIHSS (National Institutes of Health Stroke Scale)

  • Evaluation des différentes déficiences cliniques des AVC en phase aiguë
  • Temps : 6 minutes 30 en moyenne
  • Le score initial : prédiction du handicap résiduel
    • Score <10 avant la 3e heure : permet d’espérer 40 % de guérisons
      spontanées.
    • Score > 20 : exclue toute possibilité de récupération spontanée.
  • Fichier PDF de la COFEMER : NIHSS

1a – Niveau de conscience

  • Éveillé, réactivité vive (0)
  • Non vigilant, mais réveillable par une stimulation mineure : question, ordre (1)
  • Non vigilant, nécessité des stimulations répétées pour réagir, ou est inconscient et nécessite une stimulation forte et douloureuse pour obtenir un mouvement (non stéréotypé) (2)
  • Réponse par seulement un réflexe moteur ou totalement réactif, flasque (3)

1b – Questions LOC : poser deux questions
Quel mois sommes-nous ? Quel âge avez-vous ? (Ne pas aider le patient)

  • Répond aux deux questions correctement 0
  • Ne répond correctement qu’à une seule question
  • (difficulté mécanique ou linguistique non aphasique : 1) 1
  • Ne répond pas correctement aux deux questions (stupeur, aphasie :2) 2

1c – Commandes LOC
Fermez ou ouvrez les yeux / Serrez les poings

  • Exécute les deux ordres correctement 0
  • Exécute un seul ordre sur les deux 1
  • N’exécute aucun ordre 2

2 Meilleur regard (ne tester que le regard horizontal, volontaire ou réflexe)

  • Normal 0
  • Paralysie partielle du regard. Score attribué si regard perturbé pour 1 ou 2 yeux 1
  • Déviation forcée ou paralysie totale du regard non vaincues par les méthodes oculo-céphaliques 2

3 Vision

  • Absence de déficit visuel 0
  • Hémianopsie partielle (ou extension visuelle) 1
  • Hémianopsie complète 2
  • Hémianopsie bilatérale (incluant cécité corticale et cécité totale) 3

4 Paralysie faciale

  • Mobilité normale, symétrique 0
  • Paralysie mineure (effacement du sillon nasogénien, asymétrie du sourire) 1
  • Paralysie partielle (paralysie de la partie inférieure de la face totale ou subtotale) 2
  • Paralysie complète (faciale supérieure et inférieure) 3

5 – Motricité du membre supérieur

  • Pas de chute, le membre tient à 90° (ou 45°) pendant 10 secondes 0
  • Chute, le membre tient à 90° (ou 45°) mais chute avant 10 secondes, sans atteindre le plan du lit ou un autre support 1
  • Quelque effort contre la gravité, le membre ne peut pas atteindre ou maintenir 90° (ou 45°), tombe sur le lit mais peut faire quelque effort contre la gravité 2
  • Absence d’effort contre la gravité, le membre tombe 3
  • Absence de mouvement 4

6 – Motricité du membre inférieur

  • Absence de chute, la jambe garde la position à 30° pendant 5 secondes 0
  • Chute, la jambe tombe pendant les 5 secondes, mais sans atteindre le plan du lit 1
  • Quelque effort contre la gravité, la jambe tombe sur le lit mais peut faire quelque effort contre la gravité 2
  • Absence d’effort contre la gravité, la jambe tombe instantanément 3
  • Absence de mouvement 4

7 – Ataxie des membres

  • Absente 0
  • Présente pour un membre 1
  • Présente pour deux membres 2

8 – Sensibilité

  • Normale 0
  • Déficit sensitif discret à modéré, du côté atteint, le patient sent la piqûre moins aiguë ou faiblement ou il y a une perte de la sensibilité à la piqûre mais le patient reste conscient d’être touché 1
  • Déficit sévère à total, le patient n’a pas conscience d’être touché 2

9 – Meilleur langage

  • Normal, pas d’aphasie 0
  • Aphasie discrète à modérée. Perte indiscutable de la fluence ou de la facilité de compréhension sans limitation significative des idées exprimées ou de la forme d’expression. Toutefois, la réduction du discours et/ou de la compréhension rend la discussion difficile à partir des seuls éléments fournis, voire impossible (mais l’examinateur peut identifier l’image désignée à partir de la réponse du patient) 1
  • Aphasie sévère toute communication se fait par expression fragmentée, celui qui écoute doit faire des efforts pour déduire, interroger et deviner. Peu d’informations peuvent être échangées. L’examinateur fournit l’essentiel de la communication. Il ne parvient pas à identifier les documents présentés à partir de la réponse du patient 2
  • Mutisme, aphasie globale, absence de discours utile ou de compréhension auditive 3

10 – Dysarthrie

  • Normal 0
  • Discret à modéré, le patient n’articule pas bien au moins quelques mots et au pire peut être compris avec quelques difficultés 1
  • Sévère, le discours du patient est tellement mal articulé qu’il devient inintelligible en l’absence ou hors de proportion avec toute éventuelle dysphasie ou est mutique, anarthrique 2

11 – Extinction ou inattention (négligence)

  • Absence d’anomalie 0
  • Extinction ou inattention visuelle, tactile, auditive, spatiale ou personnelle à la stimulation bilatérale simultanée dans une des modalités sensorielles 1
  • Hémi-inattention sévère ou hémi-inattention de plus d’une modalité sensorielle. Ne reconnaît pas sa propre main ou ne s’oriente que vers un côté de l’espace 2

12 – Fonction motrice distale

  • Normale 0
  • Une faible extension après 5 secondes 1
  • Aucune extension volontaire après 5 secondes 2

Test de marche de 6mn (TDM6)

But : test d’effort

Contre-indications et indications d’arrêt du test

Contre-Indications

  • Pathologie coronarienne instable ;
  • Infarctus du myocarde dans le mois précédent ;
  • Pression systolique supérieure à 180 mm Hg ;
  • Pression diastolique supérieure à 100 mm Hg ;
  • Arthrite ou pathologie orthopédique ou neuromusculaire limitant la déambulation ;
  • Tachycardie de repos supérieure à 120 bat/min.

Indications d’arrêt du test

  • Douleur thoracique ;
  • Dyspnée intolérable ;
  • Crampes musculaires ;
  • Suées ;
  • Vertiges.

Matériels

Le plus difficile est de trouver un espace de marche qui convient aux recommandations de la littérature :
espace couvert disposant d’une ligne droite de 30 mètres, sans obstacle, peu ou pas passante. Cela pour
limiter les allers-retours, un nombre important de « virages » diminue la distance parcourue ;

  • Cônes (2) de demi-tour ;
  • Chronomètre ;
  • Chaise mobile pour suivre le sujet et permettre le repos en cas d’arrêt inopiné du test
  • (à défaut des chaises placées tous les 5 mètres mais ne devant pas faire un obstacle) ;
  • Oxymètre de pouls ;
  • Tensiomètre ;

Pour assurer la sécurité téléphone, défibrillateur, obus d’oxygène et raccords de dispensation ;

Préalable

Le patient doit être précisément informé du déroulement du test et des objectifs avec pour exemple :
« Le but de ce test est de marcher le plus possible pendant 6 minutes sans courir.
Vous marcherez aller et retour dans ce couloir. Marcher 6 minutes, c’est long, cela va vous demander
un effort. Vous allez probablement vous sentir essoufflé et fatigué.
Vous pouvez ralentir, vous arrêter ou vous reposer si nécessaire en vous appuyant contre le mur pendant le repos, mais il faut reprendre la marche au plus vite. Vous parcourrez le couloir aller et retour en tournant autour des cônes comme ceci (faire la démonstration) et continuer à marcher.
Pendant le test, ne parlez pas, cela modifie les performances. Je vous indiquerai le temps restant toutes
les minutes de cette façon : 5 minutes, 4 minutes,… plus que 1 minute. Je vous demanderai de vous arrêter après 6 minutes.
Avant de commencer je prends votre tension et votre pouls et je le ferai également à la fin du test.
Vous pouvez commencer.
»

Conditions de réalisation

  • Le patient doit être habillé confortablement avec chaussage adapté à la marche ;
    Il doit être bien reposé, ne pas avoir fait d’effort dans l’heure qui précède le test ;
    Les paramètres de départ : tension artérielle, fréquence respiratoire, saturation et pulsations,
    sont à prendre après que le patient soit resté assis pendant au moins 10 minutes devant la ligne
    de départ, ces paramètres seront repris à la fin du test ;
  • Faire démarrer le chronométrage quand le patient commence à avancer ; Annoncer le temps écoulé
    et restant sans faire d’autres encouragements, de façon standardisée : 5 minutes continuez, 4 minutes bien, 3 minutes maintenez le rythme, 2 minutes très bien, plus que 1 minute continuez je vous dirai quand vous arrêter. Annoncer la fin du test : attention 20 secondes… 10 secondes… arrêtez-vous ; Compter les allers/retours du parcours établi ; Mesurer la distance entre le dernier demi-tour et la position du patient à 6mn ;
  • Tension artérielle, fréquence respiratoire, saturation et pulsations, sont repris en fin de test ;
  • En fin de test faire se reposer le patient, lui donner à boire. Après 10 mn de repos remesurer sa tension artérielle, fréquence respiratoire, saturation et pulsations.

Comparaison des résultats

Les résultats sont à comparer à la distance théorique et à la limite inférieure acceptable pour un sujet
de telle taille, tel poids et tel âge.

Equation prédictive de la distance

Patients non encouragés (Equation d’Enright et Sherrill)
Homme : 7.57 x taille(cm) – 5.02 x âge – 1.76 x poids(kg) – 309 = distance théorique
Femme : 2.11 x taille(cm) – 5.78 x âge – 2.29 x poids(kg) + 667 = distance théorique
Limite inférieure = distance théorique – 153m

Il est admis que :

  • + 40 m est une amélioration significative
  • – 70 m est une détérioration significative

Normes

Equation prédictive de la fréquence cardiaque cible

La FC au seuil ventilatoire
Equation de Bonnet :
FC seuil = (0.75 x FC plateau) – (0.03 x D) – (0.32 x âge) + 64.4

La dyspnée doit être comprise entre 5 et 6 sur l’échelle de Borg modifiée pendant le réentrainement à l’effort

Cotation de Held et Pierrot-Desseilligny

Déficience : force musculaire
Évaluation de la commande de l’hémiplégique

La force est appréciée selon une cotation de 0 à 5.
0 : absence de contraction
1 : contraction perceptible sans déplacement du segment
2 : contraction entraînant un déplacement quel que soit l’angle parcouru
3 : le déplacement peut s’effectuer contre une légère résistance
4 : le déplacement s’effectue contre une résistance plus importante
5 : le mouvement est d’une force identique au côté sain

Préciser la position du patient et le cas échéant, la position de facilitation.
Préciser si le mouvement est sélectif ou s’il y a apparition de syncinésies.

Tinetti

Objectif

Objectif : épreuve d’évaluation de performance d’équilibre (gestes de la vie quotidienne) et de la marche.
Temps : 10 minutes.
Résultat : un score inférieur à 18 est considéré comme un risque de chute.
Fichier PDF du site COFEMER : Epreuve de Tinetti

Evaluation de l’équilibre

Pour chacun des 13 tests, l’équilibre est noté (1), partiellement compensé (2), franchement anormal (3)
1 Équilibre, assis droit sur une chaise
2 Le patient se lève (si possible, sans aide des bras).
3 Équilibre debout juste après s’être levé
4 Équilibre debout, les yeux ouverts, les pieds joints
5 Équilibre debout, les yeux fermés, les pieds joints
6 Le patient effectue un tour complet sur lui même
7 Capacité à résister à 3 poussées successives en arrière, les coudes joints sur le sternum
8 Équilibre après avoir tourné la tête à droite et à gauche
9 Debout en équilibre sur une seule jambe, pendant plus de 5 secondes
10 Équilibre en hyperextension de la tête en arrière
11 Le patient essaie d’attraper un objet qui serait au plafond
12 Le patient ramasse un objet devant lui
13 Évaluation de l’équilibre lorsque le patient se rassied

Evaluation de la marche

Pour chacun des 9 paramètres étudiés, la marche est notée normale (1), ou anormale (2).

1 Début, initiation de la marche
2 Évaluation de la hauteur du pas (à droite et à gauche)
3 Évaluation de la longueur du pas (à droite et à gauche)
4 Évaluation de la symétrie du pas (entre droite et gauche)
5 Évaluation de la régularité de la marche
6 Capacité à marcher en ligne droite
7 Exécution d’un virage tout en marchant
8 Évaluation de la stabilité du tronc
9 Évaluation de l’espacement des pieds lors de la marche

Rééducation du patient cérebelleux – Théorie

Principes

  • Relier les exercices en lien direct avec son indépendance fonctionnelle : apprentissage prolongé et spécifique
  • Réaliser les exercices dans le silence pour favoriser la concentration du patient et en environnement protégé
  • Ménager des temps de repos car la fatigue majore les troubles
  • Motiver le patient en faisant remarquer ses progrès par la quantification des performances
  • Lui laisser le temps de s’auto-organiser par la répétition des exercices seul
  • Utiliser un grand nombre d’informations pour l’aider à mieux contrôler le mouvement : feedbacks verbaux et guidage manuel et utiliser des exercices contre résistance
  • Ne pas utiliser de directivité outrancière : il est inutile de lui imposer des manières de faire car le patient tiendra compte de ses possibilités biomécaniques et physiopathologiques
  • Prendre en compte les pathologies et troubles associés

Atteinte frustre

Définition

Les patients présentant une atteinte fruste peuvent marcher sans aide et sans surveillance mais présentent :

  • des maladresses : perte d’équilibre, bris d’assiettes lors de la vaisselle
  • une augmentation du coût énergétique lors de la marche, entraînant une fatigabilité excessive
  • une lenteur dans les mouvements
  • une augmentation de la demande attentionnelle

Rééducation des patients ayant une atteinte fruste

  • Amélioration de l’équilibration lors de la marche, de la montée et descente des escaliers, du relevé du sol
  • Amélioration des composantes de la gestuelle pour les AVQ : habillage, toilette, activités domestiques
  • Pratiques d’activités de loisirs : jeux de cartes, jeux vidéo, bricolage, jardinage, jeux de ballons, etc

Principes d’apprentissage

Les 3 étapes de l’apprentissage

  • La phase d’initiation (cognitive) : compréhension d’une activité (découpage de la tâche en sous-tâches)
  • La phase de perfectionnement, avec mise en place de l’anticipation
  • La phase d’expertise, que le patient doit maintenir en continuant de pratiquer l’activité

Les modalités de l’apprentissage moteur

  • Les exercices fonctionnels doivent constituer l’essentiel de la rééducation pour contribuer aux progrès rapides concernant les AVQ. L’approche fonctionnelle est justifiée par l’existence de mémoire gestuelle où sont stockés les actes moteurs appris, ce qui permettra leur exécution par la suite en feed-forward, ce qui augmente la maîtrise de l’action (par exemple, activité balistique : enfoncer un clou, jeter une pierre, donner un coup de poing)
  • La pratique doit être centrée sur la tâche à accomplir : le patient doit utiliser son corps lors d’exercices qui améliorent directement son indépendance fonctionnelle (par exemple s’habiller). L’apprentissage de la tâche suppose de s’entraîner en quantité, ce qui améliorera la qualité. Il est impossible d’optimiser une activité sans s’y exercer
  • Chaque habilité motrice est spécifique. Chaque activité fonctionnelle doit être répétée de nombreuses fois pour figurer dans la mémoire gestuelle
  • L’action motrice nécessite des processus sensorimoteur. Elle se traduit par les réponses de l’organisme aux stimuli de l’environnement et des processus cognitifs : connaissance du patient sur le monde extérieur. Lors de l’apprentissage sensoriel, les exercices de reconnaissance proposés aux patient doivent porter sur des objets usuels
  • La répétition des exercices est essentielle. Elle permet d’automatiser, d’améliorer les performances fonctionnelles et l’endurance, de diminuer la demande attentionnelle et le coût energétique

Exercice de marche

Premier niveau

  • Marche sur tapis roulant
  • Marche avec lests aux pieds ou aux mains
  • Marche résistée par le MK

Niveau intermédiaire

  • Marcher en faisant des petits pas
  • Marcher en passant des obstacles ou en contournant des plots
  • Réaliser la marche militaire
  • Réaliser un arrêt franc lorsque le MK tape dans ses mains
  • Marcher en slalom autour des plots
  • Changer de direction soudainement ou réaliser un demi-tour
  • Exercice de double-tâche : dire l’alphabet ou compter en marchant

Niveau difficile

  • Marche sur une ligne
  • Marcher en exécutant des ordres rapidement
  • Monter puis descendre des escaliers avec appuis puis sans se tenir
  • Descendre des escaliers en parlant
  • Marcher avec des passages d’obstacles et arrêts burtaux
  • Marcher en jouant au ballon

Exercices en balnéothérapie

Contrôle et précision du mouvement

  • Réalisation main-bouche
  • Amélioration de la gestuelle avec des stabilisations rythmées : poussée lente puis relâchement lent, puis rapide/rapide, rapide/lent, pourssée lente puis relâchement brutal
  • Amélioration de la coordination globale : mettre jeton dans une boîte, passer tige dans des anneaux, rattraper un ballon au rebond, etc
  • Exercer main forte (prise marteau), prises fines, dissociation des 2 prises, travail d’écriture

Rééducation de patients ayant une atteinte intermédiaire

  • Contrôle de la posture et de la marche
  • Contrôle de la précision du mouvement
  • Loisir et ré-entrainement à l’effort

Réentrainement à l’effort et activité de loisir

  • Fléchette, frisbee
  • Peinture, dessin
  • Gymnastique chinoise

Rééducation de patients ayant une atteinte profondes

  • Entretien de la marche ou acquisition d’autonomie au FR
  • Maintien de l’autonomie gestuelle
  • Prévention des complications

Rééducation du patient hémiplégique

Prise en charge selon les phases

Phase aigue (USINV)

  • vérifier prescription médicale : RSL oui/non / type AVC
  • constantes : PA / FC / Sat → si stable = on poursuit / si chute = arrêt
  • prévenir complications alitement : installation MS, changement posture, appuis, risque escarre + myopathie
  • phase flasque : ROT abolis → pas de spasticité → PEC douce
  • stimulation précoce plasticité : imagerie motrice (MS et MI), auto-exercices guidés dans lit (lever/élévation MS, flexion hanche, extension genou)
  •  début thérapie miroir si compréhension OK
  •  Attention subluxation épaule
  • gestion héminégligence : environnement organisé côté négligé + se placer du côté négligé + guider orientation tête/œil
  • vigilance dysphagie : eau gazeuse privilégiée
  • Surveillance des signes attentionnels : ouverture des yeux, réactions, pâleur, transpiration
  • Respect de la fatigue et de la progressivité de la PES
  •  Surveillance régulière de l’évolution motrice, sensitive, cognitif et dysphasique
  • Maximiser le travail fonctionnel, contre résistance, spécifique à la tâche et auto-exercice
  •  En fin d’intervention : penser à la sonnette !

Phase subaigue

  • travail transfert spécifique (tâche orienté) : lit -> assis -> fauteuil (pivot assisté)
  • équilibre bipodal guidé puis sécurisé → objectif = augmenter temps d’appui
  • équilibre unipodal phase  objectif chiffré “tenir 30 sec”
  • travail de redressement + coordination MS/MI (passage assis au bord de lit / passage assis-debout)
  • marche : rolator sous surveillance → progression distance puis objectif canne tripode en 2 semaines
  • schéma marche : correction recurvatum genou / déficit ext hanche / déficit DF cheville (releveur si besoin)
  • MS : mobilisation active aidée + imagerie motrice + auto-exercice MS patho avec MS sain + travail prise globale (ex : tenir objet sans le lâcher)
  • Tests (exemples) : Held & Pierrot-Dessiligny → score moteur (objectif +3 pts / 3 semaines), Ashworth, Tardieu, TM10 (test 10m) → vitesse de marche (ex 0,7m/s), EPA, EPD, Box and block

Phase chronique

  • continué objectifs SSR
  • auto-rééducation programmée (home program) → carnet de suivi
  • aérobie : marche en extérieur / tapis / vélo → progressivité charge + volume
  • renforcement MS/MI contre résistance (2 à 3/j semaine) → intensification
  • spasticité si toxine : après injection → étirements quotidiens + travail des antagonistes
  • objectifs = retour rôle social, autonomie domicile, autonomie courses

Rééducation en phase de récupération

Evaluation des capacités fonctionnelles :

  • Stimulation de la motricité et de l’équilibre postural
  • Acquisition d’indépendance fonctionnelle
  • Prévention des complications
  • Réadaptation à l’effort
  • Education thérapeutique

Permet :

  • Elaboration d’objectifs concrets pour la motivation (rééducation à long terme)
  • Pas de renforcement musculaire à proprement parler : ne pas rechercher des performances mais conserver l’extensibilité et la force musculaire dans des buts fonctionnelles
  • Les exercices doivent montrer un intérêt fonctionnel et cibler les difficultés du patient
  • Prévoir de nombreux endroits pour s’asseoir et sécuriser les exercices
  • Surveiller l’augmentation de la spasticité (infection urinaire)

Donc :

  • Proposer des aides technique
  • Privilégier les exercices fonctionnels visant à améliorer les transferts, la marche, l’équilibre debout et assis
  • Les moyens de prévention des complications sont identiques à ceux en phase initiale

Rééducation et neuroplasticité

Plasticité : sous l’effet de l’expérience et la contrainte de l’environnement, les connexions neuronales se modifient et de nouvelles se créent. Ce phénomène donne au cerveau la possibilité de modifier un comportement en réorganisation des systèmes neuronaux.
Lorsque le cerveau est lésé, il y a une réorganisation fonctionnelle adaptative : des stratégies de compensations et d’adaptations se mettent en place parallèlement à la substitution. C’est sur ces stratégies que va jouer la rééducation par le mouvement.
Le MK va tenter d’orienter la plasticité naturelle du cerveau par le biais d’exercices thérapeutiques adaptés aux besoins individuels du patient.

  • le travail en intensité : les résultats fonctionnels de la rééducation sont améliorés lorsque l’intensité et la durée des exercices sont augmentées, sans dépasser 2 heures
    le travail en répétition du geste en favorise l’apprentissage. L’entraînement en quantité améliorera la qualité de la tâche effectuée. Ce principe s’applique évidemment à la marche, comme l’a développé Hesse avec le Gait-trainer
  • le travail en « tâche orientée » : comme expliqué précédemment, c’est l’apprentissage d’une tâche précise à visée fonctionnelle qui va permettre d’optimiser l’efficacité de la rééducation

Rééducation de la NSU

Le MK doit prendre en compte l’intrication de la NSU et des troubles moteurs qui influe sur la performance du patient. Il s’agit d’un travail d’orientation de l’attention du patient sur le corps et l’espace gauche, en utilisant le mouvement et les techniques de guidage.
Les principes techniques qui peuvent être utilisés par le MK sont les suivantes :

  • au cours des mobilisations, le MK décrit d’abord au patient ce qu’il fait puis lui demande de le faire
  • le MK doit utiliser un maximum de stimuli du côté gauche
  • le MK offre au patient des appuis en termes de guidage à gauche
  • le MK utilise la rotation du tronc pas l’épaule et non par le coude
  • le MK ne sature pas le patient d’informations au cours des exercices
  • le MK doit insister sur le transfert de poids du corps vers la gauche devant un miroir en veillant au maintien postural du tronc
  • le MK peut demander au patient d’attraper des objets situés à sa droite puis les emmener sur sa gauche puis il va les proposer sur sa gauche
  • en position genou dressés, le MK va guider pour le passage en petite sirène à droite avec rotation de la tête automatique vers la gauche puis passage vers la gauche
  • lors du assis-debout, le MK se place du côté gauche et non devant le patient pour éviter la rétropulsion du tronc
  • Souvent associées à ce troubles, l’asonognosie et l’asonodiaphorie imposent aussi de renforcer les informations données au patient sur son état et l’existence des troubles liés à sa pathologie

Prise en charge rééducative de la spasticité

  • Renforcement musculaire : n’augmente pas la spasticité
  • Mouvements passifs répétés de 30mn : induit une réponse au niveau de la représentation corticale du muscle sous l’effet des inductions proprioceptives

Stimulation des récepteurs sensoriels

  • Stimulation de la stabilisation du tronc : position sphynx, mise au fauteuil
  • Initiation de la commande du MI en DD, DV
  • Initiation de la commande du MS : mobilisation scapulo-thoracique, mobilisation chaîne ouverte, en appui (épaule sur coude, coude sur main)
  • Initiation à la dissociation des ceintures
  • Rééquilibration des appuis : prise de conscience du déficit d’appui côté hémiplégique par appui sur le bassin
  • Passage assis debout, amélioration de l’équilibre debout

Les défauts de la marche du patient hémiplégique

Correction ou non de la marche ?

Amélioration du schéma de marche

Contrôle de la phase d’appui : tenue unipodal (combat de genou), pont fessier unipodal, fente avec contrôle du genou (sur talon, plante du pied, métatarsien, orteil), contrôle du genou sur skate (extension et flexion de hanche sur skate)

Rééducation du MS

SEP prise en charge

Principes

  • Fractionnement : Respecter l’alternance effort/repos. La règle est souvent « autant de temps de repos que de travail » avant et entre les exercices.
  • Thermosensibilité (Phénomène d’Uhthoff) : La chaleur majore les symptômes et la fatigue (ralentissement de la conduction nerveuse). Il faut éviter la pratique en conditions chaudes et privilégier la cryothérapie (douche ou bain frais) avant l’effort.
  • Fatigabilité : Distinguer la fatigue perçue de la fatigabilité musculaire objective. Il faut freiner le patient pour éviter une fatigue trop intense avant d’atteindre son seuil de rupture.

La rééducation est adaptée selon le score EDSS.

Patient avec atteinte fruste (EDSS 0 – 4.5)

Objectifs : entretien, prévention, aérobie

  • Réentraînement à l’effort : Travail en aérobie (vélo, tapis, elliptique) pour augmenter le seuil de fatigabilité. Recommandation HAS : 2x/semaine.
  • Renforcement Musculaire 
    • Global ou analytique, isocinétique.
    • Contre la spasticité : Travail excentrique des antagonistes (ex: releveurs).
    • Muscles clés : Grand fessier, Moyen fessier, Ischio-jambiers (pour freiner le recurvatum), Abdominaux/Spinaux.
  • Équilibre et Coordination : Séquences de redressement, plan instable (Freeman), unipodal, double tâche.
  • Étirements : Polyarticulaires et auto-étirements quotidiens.

Patient avec atteinte intermédiaire (EDSS 4.5 – 7)

Objectif : Maintien de l’autonomie, sécurité à la marche, transferts.

  • Marche :
    • Correction des boiteries : travail du transfert d’appui, contrôle du recurvatum (feedback visuel/auditif), passage d’obstacles pour la triple flexion .
    • Aides techniques : Canne, releveur de pied, orthèses, stimulation électrique fonctionnelle (SEF).
  • Transferts : Apprentissage du relevé du sol (décomposer le mouvement, passer par le chevalier servant) pour gérer les chutes.
  • Équilibre : Assis et debout, réactions parachutes.

Patient avec atteinte sévère (EDSS > 7)

Objectif : Confort, prévention des complications, autonomie au fauteuil.

  • Verticalisation : Lutte contre l’ostéoporose et la spasticité, entretien orthopédique (cheville à 90°). Utilisation de standing ou fauteuil verticalisateur
  • Respiratoire : Renforcement des muscles expirateurs (souvent déficitaires), entretien de l’ampliation thoracique, spirométrie incitative
  • Orthopédique/Cutané : Mobilisations passives, postures, prévention des escarres (installation, coussins)
  • Fauteuil Roulant : Apprentissage du maniement et des transferts (push-up, planche de transfert) 

Rééducation Spécifique par Syndrome

  • Spasticité : étirements lents et prolongés, postures d’inhibition
  • Ataxie Cérébelleuse :
    • Utiliser des charges (lests aux chevilles/poignets) pour réduire l’hypermétrie
    • Traiter dans le calme (concentration), contrôle visuel, décomposition du mouvement .
  • Ataxie Proprioceptive :
    • Utilisation du biofeedback visuel (miroir), travail sur différentes textures (Perfetti), compression articulaire 
    • Compensation par la vue et l’audition
  • Vestibulaire :
    • Travail de la poursuite oculaire, stabilisation du regard tête mobile, stimulation optocinétique .

Douleur viscérale référée à l’épaule droite

Douleur référée

La douleur est perçue dans une autre région que la localisation du stimulus douloureux. La douleur ne répond pas à une mécanique musculosquelettique.

Cas

Femme 40 ans, obèse, mauvaise alimentation et mauvais sommeil, douleur épaule droite diffuse niveau trapeze supérieur, amplitude complète, pas de schéma clair de facteurs aggravant. Elle a eu plusieurs pb à l’épaule D. Vésicule biliaire probable.

Inflammation de la vésicule biliaire

Physiopatologie

L’inflammation de la vésicule biliaire est appelée cholécystite. Elle est généralement due à des calculs biliaires. Un traitement conservateur peut être initié en cas d’inflammation légère. En cas d’inflammation sévère ou chronique, l’ablation chirurgicale de la vésicule biliaire est généralement nécessaire.

Symtômes

L’inflammation de la vésicule biliaire peut évoluer de manière aiguë ou chronique. Une inflammation de la vésicule biliaire aiguë commence généralement par des douleurs violentes dans l’abdomen de type coliques survenant par crise. Les douleurs peuvent irradier jusque dans les omoplates ou l’épaule droite.

Elles s’accompagnent souvent de nausées, d’envie de vomir et d’accès de sueur.  La présence de fièvre et de frissons sont le signe d’une inflammation de la vésicule biliaire bactérienne. Dans les cas les plus graves, l’obstruction de la vésicule empêche l’écoulement de la bile et peut entraîner une jaunisse.

Les 4 F de la vésicule biliaire

  • fair(peau claire)
  • fat
  • forty
  • femelle

Les selles : flottent car trop de graisse, douleurs plus fortes après avoir manger : penche vers la vésicule biliaire donc non msq

Autres causes de douleurs référée

La cirrhose de foie peut également être source de douleur référée à l’épaule : irritation du nerf phrénique

Dystrophie facio-scapulo-humérale

Autres dénomination : DMFSH, myopathie FSH, myopathie de Landouzy-Déjerine

Cas

  • Homme 21 ans, salle de sport, traction, asymétrie du mouvement scapulaire
  • Douleur bilatérale aux épaules, difficulté à lever ses bras.
  • Faiblesse trapèze, amyotrophie humérus sup
  • Asymétrie du mouvement des lèvres
  • La dystrophie facio-scapulo-humérale est une maladie neuromusculaire génétique, affectant principalement le visage, les épaules et les bras. C’est une maladie rare
  • Le trapèze inférieur est souvent le premier impliqué, puis le dentelé antérieur, grand pectoral dans le pli axillaire, diminution de la force des abdos (ventre tombant), pied tombant

Faire tests génétiques, réorienter chez neurologue

Définition de DMFSH

La forme typique de DMFSH associe une atteinte faciale, scapulaire et humérale. Souvent asymétrique,
elle peut s’associer à des manifestations respiratoires, auditives et visuelles.

Examen clinique

L’atteinte faciale est parfois la seule manifestation de la maladie :

  • occlusion des yeux incomplète pendant le sommeil
  • antécédents de conjonctivites à répétition, voire de kératites
  • difficultés à siffler, à boire avec une paille ou à jouer d’un instrument à vent, une gêne sociale du fait de l’inexpressivité du visage.
  • visage inexpressif, avec rides et plis peu marqués (atteinte des peauciers de la face)
  • une saillie de la lèvre supérieure et une éversion de la lèvre inférieure, des
    difficultés pour siffler, pour gonfler les joues et pour fermer les yeux.
  • Le sourire entraine classiquement un élargissement horizontal de la fente buccale, sans que les commissures labiales ne se relèvent (« rire transversal »).
  • En revanche, la mobilité des yeux, de la langue et de la mandibule est habituellement préservée.

L’atteinte des membres supérieurs est souvent au premier plan.

  • Faiblesse musculaire ressentie par les patients s’accompagne le plus souvent d’une amyotrophie.
  • Ddifficultés dans les gestes qui nécessitent de lever les bras au-dessus des épaules (se coiffer, attraper un objet en hauteur…)
  • Décollement scapulaire (scapula alata), très fréquent et le plus souvent asymétrique.
  • Atteinte des muscles fixateurs de l’omoplate, comme le grand dentelé et le trapèze
  • A contrario, le deltoïde, principal muscle abducteur de l’épaule, est longtemps épargné, ce qui
    permet de conserver l’élévation des bras jusqu’en dessous de l’horizontale.
  • De face, l’abduction des membres supérieurs fait apparaître une surélévation d’une ou des deux omoplates dans la région susscapulaire, avec silhouette faussement herculéenne en raison d’un contraste entre l’amyotrophie (fréquente) des muscles du bras (biceps et triceps brachiaux) et l’aspect souvent normal de l’avant-bras.
  • Les muscles pectoraux sont fréquemment amyotrophiques et présentent un sillon horizontal. Néanmoins, une atteinte musculaire des avant-bras peut secondairement survenir en particulier sur les longs supinateurs.
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