Rééducation MPI – Exercices débutants

Echauffement sur une chaise

  • Mobilité cervicale
  • Mobilité épaule : cercles une épaule avant et arrière, bras le long du corps
  • Montée de genou aidée avec la main
  • Pieds : écarter talons puis pointes de pieds vers l’extérieur, puis inversement
  • Soulever fesse gauche et droite

Exercices cardio-vasculaires

Brasser un chaudron

Jumping jack
Bras/jambe alternés ou simultanés

Coup de pied bras opposé


Exercices pour améliorer la posture

Tirade et ouverture

Inclinaisons


Etirements

Rééducation MPI – Exercices intermédiaires

Par Parkinson Québec

Echauffement

  • Mains sur les épaules : cercles avant et arrière avec les coudes
  • Avancer et reculer la tête en coordonnant avec la respiration
  • Inclinaison latérale du tronc, bras au-dessus de la tête
  • Bascule talon-pointe genoux tendus avec appui des mains

Corps de séance
Mouvements à faire des 2 côtés, plusieurs répétitions à chaque fois

Flexion/extension d’épaule bras tendu en coordination avec l’antépulsion et la rétropulsion du bassin

Coordination du pas arrière et des bras en rythme

Monter de genou et toucher avec la main opposée

Pousser/tirer en coordination avec le transfert du poids en avant et en arrière

Fentes latérales, mains sur le bassin. Possibilité de lever le bras opposé à la jambe fléchie

Squat et abduction coordonnée avec la phase haute

Séquence de bras

Séquence facial

Dextérité des doigts
Extension des doigts et des poignets posés sur les cuisses
Toucher la cuisse avec les doigts suivant une séquence de votre choix


Etirements sur la chaise

Flexion thoracique avec flexion d’épaule, bras quais-tendus forment un cercle en avant
Puis extension thoracique et élévation des bras, mains se touchent au-dessus de la tête

MPI – Rééducation selon les stades

Objectifs de rééducation selon les stades

Niveau 1

  • Education à une bonne hygiène de vie
  • Proposer une pratique régulière de sport : natation, yoga, marche, tennis
  • Optimiser ses capacités posturales, respiratoires et fonctionnelles

Incitation aux exercices physiques réguliers qui vont permettre au patient de développer des capacités respiratoires, de mobilité, d’équilibre, de posture et aérobies : parcours de marche, AAA et renfo des stabilisateurs de la scapula, exercices d’équilibre et de SDR, gymnastique, assouplissement et étirement des ceinture, entretien ampliation thracique

Niveau 2

  • Entretenir les activités fonctionnelles utiles
  • Solliciter la motricité volontaire : préparation mentale, concentration sur la tâche, décomposition des gestes complexes en séquences
  • Développer les capacités cognitives qui vont tenter de suppléer les incapacités futures
  • Pallier l’atteinte de la motricité automatique
  • Phase « On » : période de bonne performance motrice (déblocage) : la rééducation s’intéresse aux nouvelles difficultés apparues dans les AVQ : lutte contre rétropulsion (cure de procubitus, déplacement contre résistance), AAA, amélioration dissociation des ceintures, gym, travail d’écriture (écrire large avec un gros stylo)
  • Phase « Off » (akynésie) : pas d’exercices actifs, entretien de l’état orthopédique, apprentissage des moyens de contrôle des effets de blocage, massages et relaxation, mobilisations globales avec ballon de Klein

Niveau 3

  • Continuer de marcher, de réaliser ses AVQ
  • Eviter l’aggravation des troubles orthopédiques, surtout au niveau de la cage thoracique : favoriser l’expansion thoracique
  • Réduire les douleurs
  • Proposer des aides pour les futures incapacités
  • Au stade 5, éviter les complications de décubitus, l’installation de déformation et proposer l’achat d’un fauteuil roulant et un appareil de verticalisation

Maintenir le meilleur niveau d’autonomie et de confort du patient : exercices fonctionnels AVQ, techniques de retournement et transfert, moyen de facilitation contre le freezing, prévention du DD et kiné respiratoire

Principes de rééducation

  • Utillisation d’indiçage visuel et sonore
  • Anticipation mentale sur les points clés
  • Répétition des tâches et leur décomposition en sous-programmes
  • Exercices fonctionnels
  • Travail en endurance
  • Education à la santé : exercices physique, auto-rééducation
  • Pratique de la relaxation et exercices respiratoires
  • Prévention des troubles musculo-squelettiques

Moyens de rééducation

Rééducation niveau I

  • Gymnastique
  • Assouplissement
  • Renforcement musculaire
  • Amélioration de la coordination
  • Optimisation de l’équilibre
  • Amélioration des réactions posturales

Conseils à donner au patient

  • Avoir une activité physique ou sportive quotidienne
  • Penser au balancement des bras
  • Utiliser au maximum les MS : écrire et dessiner
  • Marcher le plus souvent possible (avec des chaussons fermés à la maison)
  • Aménager son intérieur pour éviter les chutes : tapis, tables roulantes, mise en place de poignées, bandes de couleur au niveau des zones à risques
  • Diminuer le nombre d’oreiller ou leur épaisseur pour dormir
  • Eviter les sièges trop bas
  • Penser à bien respirer : inspirer profondément et souffler longtemps
  • Commencer à s’entraîner à faire des mimiques : gonfler les joues, froncer les sourcils, siffler

Rééducation niveau II

  • Apprentissage des transferts et des relevés
  • Amélioration de la gestuelle
  • Prévention des troubles orthopédiques
  • Amélioration du maintien postural et de l’équilibre
  • Amélioration de la marche
  • Eviter les chutes

Bilan clé pour évaluer la marche

En vue d’améliorer les différents paramètres de marche et d’éviter le risque de chutes, il convient de connaître les fluctuations d’efficacité du traitement et pratiquer un bilan complet :

  • des douleurs
  • de la force musculaires (faiblesse des quadriceps)
  • des déficits sensoriels, en particulier visuels
  • de la pauvreté du mouvement
  • des troubles posturaux
  • de l’endurance
  • de,l’état orthopédique, notamment de l’axe rachidien : dans les formes à prédominance axiales de la MP, l’amplitude du mouvement de rotation opposée des ceinture scapulaire et pelvienne est diminuée ou nulle
  • de la mauvaise coordination entre les mouvements du rachis et du regard car elle a pour conséquence des troubles portant sur les ajustements posturaux
  • du choix des chaussures et soins des pieds en pédicurie

Les gestes starter

Apprentissage des gestes starter volontaires pour favoriser le démarrage tels que :

  • le balancement rapide du tronc
  • l’élévation d’un genou
  • la montée sur pointes
  • l’élévation d’un membre supérieur
  • le placement d’un obstacle devant lui comme un papier collé en bas de sa canne

Remédier à la bradykinésie

Les moyens de remédier à la bradykinésie sont :

  • de débuter les mouvements sur ordres brefs et précis
  • de solliciter la vitesse par des stimulations verbales
  • d’orienter le mouvement vers un but précis
  • de conserver l’amplitude du mouvement

Rééducation niveau III

  • Prévention des troubles respiratoires
  • Entretien orthopédique et verticalisation
  • Marchothérapie quotidienne
  • Amélioration de la communication
  • Apprentissage des transferts
  • Entretien de la gestuelle fonctionnelle quotidienne

Objectifs de la rééducation respiratoire

  • Améliorer la ventilation pulmonaire et développer les muscles respiratoires
  • Maintenir la cage thoracique souple
  • Prévenir l’encombrement et désencombrer le patient

Séquences de relever du sol (RDS)

Comment se relever du sol
Par Parkinson: Recherche au Luxembourg

Depuis la position allongé sur le dos

Plier les 2 genoux

Tendre un bras à 0° d’abduction et tourner la tête du côté du bras tendu

Balancer le bras et la tête de l’autre côté

Sortir le coude qui est sol pour prendre appui dessus

Passer en position 4 pattes

Ramper jusqu’à trouver un appui

Passer en position chevalier servant avec la jambe forte en avant.

Puis pousser sur la jambe et sur les bras pour vous redresser.

Functional Independence Measure (FIM)

Télécharger le fichier PDF : FIM

Introduction

But : mesure de l’indépendance fonctionnelle
Population : AVC, Parkinson, SEP
Quand le réaliser : au début et à la fin de chaque épisode de réadaptation. L’évaluation à l’admission est réalisée dans les 72 heures suivant le début de l’épisode de réadaptation. L’évaluation à la sortie est réalisée dans les 72 heures précédant la fin de l’épisode de réadaptation.
Score : un score final cumulé est créé et varie de 18 à 126, où 18 représente une dépendance complète/une assistance totale et 126 représente une indépendance complète.
Composition : 18 items, regroupés en 2 sous-échelles : motrice et cognitive.

L’évaluation repose sur la performance et non sur la capacité, et peut être réalisée par observation, entretien avec le patient, entretien téléphonique ou consultation du dossier médical.


Cotation

Pas d’aide

  • 7. Indépendance totale (en temps opportun et en toute sécurité)
  • 6. Indépendance modifiée (Dispositif)

Assistant – Dépendance modifiée

  • 5. Supervision (Sujet = 100 %)
  • 4. Assistance minimale (Sujet = 75 % ou plus)
  • 3. Assistance modérée (Sujet = 50 % ou plus)

Assistant – Dépendance complète

  • 2. Assistance maximale (Sujet = 25 % ou plus)
  • 1. Assistance totale ou non testable (sujet inférieur à 25 %)

Ne laissez aucun champ vide. Saisissez 1 si le test n’est pas possible en raison du risque.


L’évaluation

La sous-échelle motrice

Soins personnels (6 articles)

  • Manger
  • Toilettage
  • Baignade
  • Habillage, haut du corps
  • Habillage, bas du corps
  • toilettes

Contrôle du sphincter (2 articles)

  • Gestion de la vessie
  • Gestion intestinale

Transferts (3 articles)

  • Transferts – lit/fauteuil roulant
  • Transferts – toilettes
  • Transferts – bain/douche

Locomotion (2 éléments)

  • Marche/ fauteuil roulant
  • Escaliers

Sous-échelle cognitive

Communication (2 éléments)

  • Compréhension
  • Expression

Cognition sociale (3 éléments)

  • interaction sociale
  • Résolution de problèmes
  • Mémoire

Score

Le score total pour le FIM

  • La sous-échelle motrice (la somme des éléments individuels de la sous-échelle motrice) aura une valeur comprise entre 13 et 91.
  • La sous-échelle de cognition (la somme des items individuels de la sous-échelle de cognition) aura une valeur comprise entre 5 et 35.

Un score final cumulé est créé et varie de 18 à 126, où 18 représente une dépendance complète/une assistance totale et 126 représente une indépendance complète.

Stade de Hoehn et Yahr

Permet de classer un patient parkinsonien et suivre l’évolution de sa maladie.

  • Stade 0 : pas de signe de la maladie.
  • Stade 1 : maladie unilatérale.
  • Stade 1,5 : maladie unilatérale, plus atteinte axiale.
  • Stade 2 : maladie bilatérale sans trouble de l’équilibre.
  • Stade 2,5 : maladie bilatérale légère avec rétablissement lors du test de la poussée.
  • Stade 3 : maladie bilatérale légère à modérée : une certaine instabilité posturale,
  • physiquement autonome.
  • Stade 4 : handicap sévère : toujours capable de marcher ou de se tenir debout sans aide.
  • Stade 5 : malade en chaise roulante ou alité sauf s’il est aidé.

Échelle de Schwab et England (AVQ)

  • 100 % : totalement indépendant. Est capable d’effectuer toutes les activités sans lenteur, difficulté ou gêne. Tout à fait normal, n’ayant conscience d’aucune difficulté.
  • 90 % : complètement indépendant. Est capable d’effectuer toutes les activités avec un certain degré de lenteur, de difficulté, de gêne. Peut mettre deux fois plus de temps. Commence à avoir conscience de ses difficultés.
  • 80 % : complètement indépendant dans la plupart des activités. Met deux fois plus de temps. Conscient de ses difficultés et de sa lenteur.
  • 70% : pas complètement indépendant. Beaucoup de difficultés pour certaines activités. Trois ou quatre fois plus lent dans certaines d’entre elles. Peut passer une grande partie de la journée pour les activités de base.
  • 60 % : partiellement dépendant. Peut effectuer un certain nombre d’activités, mais très lentement et avec beaucoup d’efforts, fait des erreurs : certaines activités sont impossibles.
  • 50 % : est plus dépendant. Doit être aidé dans la moitié des activités, plus lent. Difficultés pour chaque chose.
  • 40 % : très dépendant. Peut effectuer toutes les activités avec aide, mais peu d’entre elles seul.
  • 30 % : effectue seul peu d’activités, avec effort, mais ne fait que les commencer seul. Plus d’aide est nécessaire.
  • 20 % : ne fait rien seul. Peut légèrement aider pour certaines activités. Invalidités sévère.
  • 10 % : totalement dépendant, ne peut aider en rien, complètement invalide.
  • 0 % : certaines fonctions végétatives telles que la déglutition, les fonctions urinaires et les fonctions intestinales sont altérées. Alité.

Echelle UPDRS (Parkinson)

Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (1985)

État mental, comportemental et thymique

1 – Affaiblissement intellectuel

  • Absent 0
  • Léger. Manque de mémoire habituel avec souvenir partiel des événements sans autre difficulté 1
  • Perte mnésique modérée, avec désorientation et difficultés modérées à faire face à des problèmes complexes.
    Atteinte légère mais indiscutable de ses capacités fonctionnelles avec besoin d’une incitation occasionnelle de l’entourage 2
  • Déficit mnésique grave avec désorientation dans le temps et souvent dans l’espace.
    Handicap grave face aux problèmes 3
  • Perte mnésique sévère avec uniquement conservation de sa propre orientation.
    Incapable de porter des jugements ou de résoudre des problèmes, demande beaucoup d’aide pour les soins personnels, ne peut plus être seul 4

2 – Troubles de la pensée

(en rapport avec la démence ou une intoxication médicamenteuse)

  • Aucun 0
  • Rêves animés 1
  • Hallucinations bénignes critiquées 2
  • Hallucinations occasionnelles ou fréquentes ou idées délirantes non critiquées : peuvent gêner les activités quotidiennes 3
  • Hallucinations continuelles. Idées délirantes ou psychose expansive : incapable de prendre soin de lui-même 4

3 – Dépression

  • Absente 0
  • Périodes de tristesse ou sentiment de culpabilité excessif ne persistant pas plusieurs jours ou semaines 1
  • Dépression durable (une semaine ou plus) 2
  • Dépression durable avec symptômes végétatifs (insomnie, anorexie, pertes de poids, perte d’intérêt) 3
  • Dépression durable avec symptômes végétatifs et pensées ou intentions suicidaires 4

4 – Motivation-Initiative (Akinésie)

  • Normale 0
  • Moins franche qu’à l’habitude : plus passif 1
  • Perte d’initiative avec désintérêt pour certaines activités non routinières 2
  • Perte d’initiative ou désintérêt dans les activités quotidiennes routinières 3
  • Absence d’initiative, perte totale d’intérêt 4

Activités dans la vie quotidienne

(à déterminer en période “ON” et en période “OFF”)

5 – Parole

  • Normale 0
  • Légèrement perturbée, pas de difficulté à être compris 1
  • Modérément perturbée. On doit occasionnellement lui demander de répéter 2
  • Gravement perturbée. On doit lui demander fréquemment de répéter 3
  • Incompréhensible la plupart du temps 4

6 – Salivation

  • Normale 0
  • Légère, mais excès habituel de salive dans la bouche, peut baver pendant la nuit 1
  • Hypersialorrhée modérée. Peut baver pendant la nuit 3
  • Hypersialorrhée nette avec un peu de bave 4
  • Écoulement habituel de bave nécessitant en permanence un mouchoir 5

7 – Déglutition

  • Normale 0
  • S’étrangle rarement 1
  • S’étrangle occasionnellement 2
  • Nécessite une alimentation semi-liquide 3
  • Nécessite une alimentation par sonde gastrique ou une gastrostomie 4

8 – Écriture

  • Normale 0
  • Légèrement ralentie ou micrographique 1
  • Nettement ralentie ou micrographique, tous les mots sont lisibles 2
  • Gravement perturbée : tous les mots ne sont pas lisibles 3
  • La majorité des mots est illisible 4

9 – S’alimenter et manipuler les couverts

  • Normale 0
  • Un peu lent et maladroit, mais n’a pas besoin d’être aidé 1
  • Pour la plupart des aliments, peut se débrouiller seul quoique maladroit et lent 2
  • A besoin d’une aide pour les repas, mais peut encore s’alimenter lentement 3
  • On doit lui donner à manger 4

10 – Habillage

  • Normal 0
  • Un peu lent, mais ne doit pas être aidé 1
  • Aide occasionnelle pour boutonner, enfiler une manche 2
  • A besoin d’être aidé, mais peut encore faire certaines choses seul 3
  • Totalement dépendant 4

11 – Hygiène

  • Normale 0
  • Un peu lent, mais n’a pas besoin d‘être aidé 1
  • Nécessite une aide pour la douche et le bain, ou très lent dans les soins hygiéniques 2
  • Nécessite une aide pour se laver, se brosser les dents, se coiffer et se baigner 3
  • Sonde urinaire ou autres aides mécaniques 4

12 – Se retourner dans son lit et arranger les draps et couvertures

  • Normal 0
  • Un peu lent et maladroit, mais n’a pas besoin d’être aidé 1
  • Peut se retourner seul ou arranger les draps mais avec une grande difficulté 2
  • Peut commencer le geste mais n’arrive pas à se retourner ou arranger les draps seul 3
  • Dépendant 4

13 – Chute non liée au piétinement

  • Aucune 0
  • Chutes rares 1
  • Chutes occasionnelles, mais moins d’une fois par jour 2
  • En moyenne, une chute par jour 3
  • Chutes pluriquotidiennes 4

14 – Piétinement lors de la marche

  • Aucune 0
  • Rare piétinement lors de la marche, peut avoir une hésitation au départ 1
  • Piétinement occasionnel lors de la marche 2
  • Piétinement fréquent entraînant occasionnellement des chutes 3
  • Chutes fréquentes dues aux piétinements 4

15 – Marche

  • Normale 0
  • Difficultés légères, mais peut balancer les bras ou traîner les pieds 1
  • Difficultés modérées mais ne demande que peu ou pas d’aide 2
  • Difficultés importantes à la marche nécessitant une aide 3
  • Ne peut pas marcher du tout, même avec une aide 4

16 – Tremblement

  • Absent 0
  • Léger et rarement présent 1
  • Modéré, gênant le patient 2
  • Important, gêne certaines activités 3
  • Marqué, gêne la plupart des activités 4

17 – Troubles sensitifs subjectifs liés au parkinsonisme

  • Aucun 0
  • Occasionnellement engourdissements, picotements ou douleurs légères 1
  • Engourdissements, picotements ou douleurs fréquentes : pas gênant 2
  • Sensations douloureuses fréquentes 3
  • Douleurs très vives 4

Examen moteur

Le score moteur permet d’évaluer objectivement l’évolution de la maladie au cours du
temps.
Conseils

  1. Important de noter la période (“ON” ou “OFF”) chez le patient fluctuant et l’heure
    de l’examen.
  2. Noter chaque main séparément pour les items 23 et 24. Demander les deux mains
    ensemble pour l’item 25 (ceci permet de mettre en évidence une atteinte droite ou
    gauche de la maladie).
  3. Remplir l’item 33 du facteur IV qui évalue l’intensité des dyskinésies. Car même si on
    cote que le score moteur, les dyskinésie gênent l’appréciation de ce score en “ON”.
  4. L’item 31 est un bon reflet du score moteur. Si vous disposez d’un temps très court,
    ne remplissez que cet item.
  5. Pour plus d’objectivité, il est nécessaire de remplir cette échelle sans connaître la
    précédente cotation.
    142
  6. Signification globale des résultats :
    6-12 / 108 : période de lune de miel,
    12-30 / 108 : maladie installée,
    30-80 / 108 : maladie sévère.

Pièges

  • L’item 32 du facteur IV est difficile à évaluer car le patient n’a souvent pas
    conscience de ses dyskinésies
  • Le score moteur est une aide à la décision thérapeutique mais ce n’est pas le reflet
    de l’autonomie du patient. En effet un même score moteur peut caractériser un
    patient très autonome (stade 2) comme un patient très handicapé (stade 4).

18 – Parole

  • Normale 0
  • Légère perte d’expression, de la diction et/ou du volume vocal 1
  • Voix monotone, bredouillée mais compréhensible, altération modérée 2
  • Altération marquée, difficile à comprendre 3
  • Incompréhensible 4

19 – Expression faciale

  • Normale 0
  • Hypomimie légère, semble avoir un visage normalement impassible 1
  • Diminution légère mais franchement anormale de l’expression faciale 2
  • Hypomimie modérée : lèvres souvent entrouvertes 3
  • Masque facial ou faciès figé avec perte importante ou totale de l’expression faciale : lèvres entrouvertes (0,6 cm ou plus) 4

20 – Tremblement de repos

  • Absent 0
  • Léger et rarement présent 1
  • Tremblement de faible amplitude mais persistant, ou d’amplitude modérée, mais présent
  • seulement de façon intermittente 2
  • Tremblement modéré en amplitude et présent la plupart du temps 3
  • Tremblement d’amplitude marquée et présent la plupart du temps 4

21 Tremblement d’action ou tremblement postural des mains

Absent 0
Léger : présent lors de l’action 1
Modéré en amplitude, présent lors de l’action 2
Modéré en amplitude, tant lors du maintien postural que lors de l’action 3
Amplitude marquée : gêne l’alimentation 4

22 Rigidité

(évaluée lors des mouvements passifs des principales articulations avec un malade relâché, en position
assise. Ne pas tenir compte de la roue dentée)

  • Absente 0
  • Minime ou apparaissant lors des manœuvres de sensibilisation 1
  • Légère ou modérée 2
  • Marquée, mais la plupart des mouvements peuvent-être effectués aisément 3
  • Sévère, les mouvements sont effectués difficilement 4

23 Tapotement des doigts

(le malade fait des mouvements rapides et de large amplitude du pouce sur l’index)

  • Normal 0
  • Ralentissement léger et/ou réduction d’amplitude 1
  • Modérément perturbé, se fatigue nettement et rapidement, peut avoir d’occasionnels arrêts du mouvement 2
  • Sévèrement perturbé. Hésitations fréquentes au démarrage du mouvement 3
  • Peut à peine effectuer le mouvement 4

24 – Mouvements des mains

(le malade ouvre et ferme rapidement les mains avec la plus grande amplitude
possible, chaque main séparément)

  • Normaux 0
  • Ralentissement léger et/ou réduction d’amplitude 1
  • Modérément perturbé, se fatigue nettement et rapidement, peut avoir d’occasionnels arrêts du mouvement 2
  • Sévèrement perturbé. Hésitations fréquentes au début du mouvement ou arrêt en cours de mouvement 3
  • Peut à peine effectuer la tâche 4

25 – Mouvements alternatifs rapides

(mouvements de prononciation des mains verticalement ou horizontalement, avec la plus grand amplitude possible, les deux mains simultanément)

  • Normaux 0
  • Ralentissement léger et/ou réduction d’amplitude 1
  • Modérément perturbé, se fatigue nettement et rapidement, peut avoir d’occasionnels arrêts du mouvement 2
  • Sévèrement perturbé. Hésitations fréquentes au début du mouvement ou arrêt en cours de mouvement 3
  • Peut à peine effectuer la tâche 4

26 – Agilité de la jambe

(le patient tape le talon sur le sol de façon rapide en soulevant tout le pied. L’amplitude doit être d’environ 7,5 cm en position assise)

  • Normale 0
  • Ralentissement léger et/ou réduction d’amplitude 1
  • Modérément perturbé, se fatigue nettement et rapidement, peut avoir d’occasionnels arrêts du mouvement 2
  • Sévèrement perturbé. Hésitations fréquentes au début du mouvement ou arrêt en cours de mouvement 3
  • Peut à peine effectuer la tâche 4

27 – Se lever d’une chaise

(le patient essaye de se lever d’une chaise à dos droit en bois ou en métal, les bras pliés
devant la poitrine)

  • Normal 0
  • Lentement ou a besoin de plus d’un essai 1
  • Pousse sur les bras du siège 2
  • Tend à tomber en arrière et doit essayer plus d’une fois mais peut se lever sans aide 3
  • Incapable de se lever sans aide 4

28 – Posture

  • Normalement droite 0
  • Pas tout à fait droite, posture légèrement fléchie : cette attitude peut être normale pour une personne plus âgée 1
  • Posture modérément fléchie, nettement anormale : peut être légèrement penchée d’un côté 2
  • Posture sévèrement fléchie avec cyphose : peut être modérément penché d’un côté 3
  • Flexion marquée avec posture très anormale 4

29 – Stabilité posturale

(réponse à un déplacement postérieur soudain produit par une poussée sur les épaules alors
que le patient est debout les yeux ouverts et les pieds légèrement écartés. Le patient doit-être prévenu)

  • Normale 0
  • Gesticulations mais se rétablit à l’équilibre sans aide 1
  • Absence de réponse posturale : peut tomber s’il n’est pas retenu par l’examinateur 2
  • Très instable, tend à perdre l’équilibre spontanément 3
  • Incapable de se tenir debout sans aide 4

30 – Démarche

  • Normale 0
  • Marche lentement, mais traîne les pieds et fait de petits pas, mais sans festinations, ni propulsions possibles 1
  • Marche avec difficulté, mais nécessite peu ou pas d’aide : festination, petits pas ou propulsion possible 2
  • Perturbation sévère de la marche, nécessitant une aide 3
  • Ne peut pas marcher du tout, même avec aide 4

Complications du traitement

(au cours de la dernière semaine)

Dyskinésies

32 – Durée

Durant quelle proportion au cours de la journée les dyskinésie sont-elles présentes ?
(information obtenue par l’interrogatoire)

  • Aucune 0
  • 1 à 25 % de la journée 1
  • 26 à 50 % de la journée 2
  • 51 à 75 % de la journée 3
  • 76 à 100 % de la journée 4

33 – Incapacité

Les dyskinésies entraînent-elles une incapacité ?

  • Aucune 0
  • Légère 1
  • Modérée 2
  • Sévère 3
  • Complète 4

34 – Dyskinésies douloureuses

Les dyskinésies entraînent-elles des douleurs ?

  • Aucune 0
  • Légères 1
  • Modérées 2
  • Sévères 3
  • Marquées 4

35 – Présence d’une dystonie matinale précoce

  • Non 0
  • Oui 1

Fluctuations cliniques

36 – Y a-t-il des périodes “OFF” dont on peut prédire la survenue après une prise médicamenteuse?

  • Non 0
  • Oui 1

37 – Y a-t-il des périodes “OFF” dont on ne peut pas prédire la survenue après une prise médicamenteuse ?

  • Non 0
  • Oui 1

38 – Est-ce que certaines des périodes “OFF” se produisent soudainement, c’est-à-dire en quelques secondes ?

  • Non 0
  • Oui 1

39 – Quelle est la proportion du temps au cours de la journée durant laquelle le patient est en moyenne, en situation “OFF” ?

  • Aucune 0
  • 1 à 25 % de la journée 1
  • 26 à 50 % de la journée 2
  • 51 à 75 % de la journée 3
  • 76 à 100 % de la journée 4

Autres complications

40 – Le patient est-il anorexique, a-t-il des nausées ou des vomissements ?

  • Non 0
  • Oui 1

41 – Le patient a-t-il des troubles du sommeil, par exemple insomnie ou somnolence excessive ?

  • Non 0
  • Oui 1

42 – Le patient a-t-il une hypotension orthostatique symptomatique ?

  • Non 0
  • Oui 1

Stade de Hoehn et Yahr

  • Stade 0 : pas de signe de la maladie.
  • Stade 1 : maladie unilatérale.
  • Stade 1,5 : maladie unilatérale, plus atteinte axiale.
  • Stade 2 : maladie bilatérale sans trouble de l’équilibre.
  • Stade 2,5 : maladie bilatérale légère avec rétablissement lors du test de la poussée.
  • Stade 3 : maladie bilatérale légère à modérée : une certaine instabilité posturale,
  • physiquement autonome.
  • Stade 4 : handicap sévère : toujours capable de marcher ou de se tenir debout sans aide.
  • Stade 5 : malade en chaise roulante ou alité sauf s’il est aidé.

Échelle d’activité de la vie quotidienne de Schwab et England

  • 100 % : totalement indépendant. Est capable d’effectuer toutes les activités sans lenteur, difficulté ou gêne. Tout à fait normal, n’ayant conscience d’aucune difficulté.
  • 90 % : complètement indépendant. Est capable d’effectuer toutes les activités avec un certain degré de lenteur, de difficulté, de gêne. Peut mettre deux fois plus de temps. Commence à avoir conscience de ses difficultés.
  • 80 % : complètement indépendant dans la plupart des activités. Met deux fois plus de temps. Conscient de ses difficultés et de sa lenteur.
  • 70% : pas complètement indépendant. Beaucoup de difficultés pour certaines activités. Trois ou quatre fois plus lent dans certaines d’entre elles. Peut passer une grande partie de la journée pour les activités de base.
  • 60 % : partiellement dépendant. Peut effectuer un certain nombre d’activités, mais très lentement et avec beaucoup d’efforts, fait des erreurs : certaines activités sont impossibles.
  • 50 % : est plus dépendant. Doit être aidé dans la moitié des activités, plus lent. Difficultés pour chaque chose.
  • 40 % : très dépendant. Peut effectuer toutes les activités avec aide, mais peu d’entre elles seul.
  • 30 % : effectue seul peu d’activités, avec effort, mais ne fait que les commencer seul. Plus d’aide est nécessaire.
  • 20 % : ne fait rien seul. Peut légèrement aider pour certaines activités. Invalidités sévère.
  • 10 % : totalement dépendant, ne peut aider en rien, complètement invalide.
  • 0 % : certaines fonctions végétatives telles que la déglutition, les fonctions urinaires et les fonctions intestinales sont altérées. Alité.

La maladie de Parkinson : signes cliniques et troubles associés

Triade clinique de la MPI

  • Tremblement de repos : mouvement oscillatoire de faible amplitude, de rythme lent (4 à 6 cycles par secondes), qui prédomine aux extrémités
  • Akinésie : perte ou trouble de l’initiation et de l’exécution du mouvement par perte de l’initiative motrice, de la spontanéité des mouvements, avec lenteur des mouvements
  • Hypertonie extrapyramidale (hypertonie plastique : en « tuyau de plomb » ou « en roue dentée »

Signes associés à la triade

Ils apparaissent au fur et à mesure de l’évolution de la MPI :

  • Troubles de la posture : troubles de l’orientation et troubles de l’équilibration, troubles de la coordination posture-mouvement
  • Troubles de la parole et de la déglutition : voix monocorde, palilalie (répétition de phonèmes), tachyphémie paroxystique (se remettre à parler avec une extrême rapidité)
  • Signes neurovégétatifs qui associent :
    • troubles digestifs très fréquents (constipation)
    • hypotension artérielle orthostatique
    • troubles vésicosphinctériens
    • amaigrissement (aspécifique)
  • Troubles sensitifs à type de crampes, engourdissement, sensation de chaleur, etc
  • Troubles du sommeil et de la vigilance
    • à type d’insomnie initiale ou concernant la deuxième partie de la nuit
    • à type de cauchemars qui correspondent à des troubles du comportement en sommeil paradoxal
  • Troubles cognitifs et psychiques
    • troubles de l’attention et des fonctions exécutives
    • troubles de la mémoire à court terme, liés à la difficulté du contrôle attentionnel
    • bradypsychie (ralentissement dans le temps de réponse)
    • dépression et anxiété
    • démence

Traitement à la L-Dopa

Complications motrices liées au traitement

  • Première phase : « lune de miel », dure entre 1 et 10 ans, gêne motrice modérée
  • Deuxième phase : peut durer 20 ans, marquée par des fluctuations : akinésie de fin de dose qui deviennent de plus en plus marquées (effets « on-off »), dyskinésies de milieu de dose.
  • Troisième phase : perte d’efficacité de la L-Dopa

Echelles d’évaluation

Echelle de Hoen et Yahr

  • Stade 1 : atteinte unilatérale avec handicap fonctionnel habituellement minime ou nul
  • Stade 2 : atteinte bilatérale ou axiale sans altération de l’équilibre
  • Stade 3 : apparition d’une altération de l’équilibre, mise en évidence lorsque le malade change de direction ou lorsqu’on le pousse alors qu’il se tient debout, pieds joints et yeux fermés.
    A ce stade, il présente une véritable gêne fonctionnelle dans ses activités mais peut poursuivre son travail (selon le type d’emploi)
  • Stade 4 : développement complet de la maladie qui entraîne une incapacité sévère. Le malade peut encore se tenir debout et marcher sans aide mais avec de grandes difficultés
  • Stade 5 : le malade ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant ou est grabataire

Classification de Bleton et Ziegler

  • Stade 1 : vie presque normale ; c’est la phase de lune de miel
  • Stade 2 : maladie installée avec gêne motrice, déplacements limités avec fluctuation on/off
  • Stade 3 : handicap majeur avec marche très difficile, gestes rares. Il y a accoutumance au traitement

Les 6 sections de l’échelle UPDRS

  • 1 – Etat mental, comportemental et thymique
  • 2 – Activités de la vie quotidienne (on/off)
  • 3 – Examen moteur (on/off)
  • 4 – Complication du traitement (dyskinésies, fluctuations, dysautonomie)
  • 5 – Stades de Hoehn et Yahr
  • 6 – Echelle de Schwab et England

Les retentissements fonctionnels de la MPI

  • Atteinte de la fonction posturale
  • Atteinte de la fonction gestuelle
  • Atteinte buccofaciale
  • Atteinte occulo-motrice
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Troubles psychiques
  • troubles urinaires
  • Troubles du sommeil
  • Troubles digestifs

Observation morphostatique

Les principales déformations conduisant à l’attitude spontanée figée sont :

  • la cyphose dorsale
  • l’hyperlordose cervicale, compensée par la projection de la tête vers l’avant
  • la scoliose parkinsonienne avec la tête plus souvent penchée du même côté que le tronc
  • l’enroulement des épaules
  • les flexums de hanches et de genoux

Troubles associés

  • Troubles du sommeil à type d’insomnie
  • Troubles de la communication
  • Dysgraphisme ou micrographie
  • Troubles de la fonction oculomotrice
  • Hypotension orthostatique
  • Hypersécrétion cutanée et sébacée
  • Hyper-sudation
  • Sécheresse de la bouche
  • Hyper-salivation
  • Troubles urinaires
  • Constipation du fait du traitement médical

Manœuvre de Froment (Parkinson)

Autre dénomination : test du poignet figé 
But : détecter une rigidité, signe précoce de la maladie de Parkinson.
Cette manœuvre consiste à imprimer des mouvements passifs au poignet du patient, puis à lui demander de faire un geste continu avec l’autre main (saisir un objet éloigné, faire « les marionnettes »…). Dès que le mouvement volontaire est initié, la rigidité se majore.