Tendinopathie du moyen fessier

Définition
Pathologie se caractérisant par des douleurs latérales de la hanche suite à un excès de contrainte du muscle.
Elle affecte principalement la qualité de vie et la mobilité des patients.

Epidémiologie
– Femme âgée de 40 à 60 ans
– Les femmes sont plus à risque que les hommes en raison de la morphologie pelvienne


Facteurs de risque

Biomécanique
– Déséquilibre musculaire : faiblesse des abducteurs de hanche (moyen et petit fessier)
– Mauvaise posture et alignement : hyperlordose, valgus, pied plat
– Inégalité de longueur du MI : surcharge mécanique du tendon
– Surutilisation : activité prolongée, course à pied, marche longue distance

Intrinsèque
– äge, sexe
– Obésité
– Maladie associée : arthrose, lombalgie chronique
– Maladie inflammatoire : polyarthrite rhumatoïde

Extrinsèque
– Mauvaise technique sportive
– Surface d’entrainement
– Chaussures inadaptées


Physiopathologie

Surcharge mécanique chronique
– Microtraumatismes répétés (abd+ext°)
– Dégénérescence tendineuse : lésion du tendon qui ne guérit pas totalement mène à une désorganisation des fibres et à un épaississement du tendon
– Inflammation locale (bursite trochantérienne)
– Faiblesse du moyen fessier : entraîne un transfert de charge sur le tendon

Facteur biologique
– Diminution de la vascularisation compromettant la guérison du tendon
– Changements dégénératifs liés à l’âge : diminution de l’élasticité et de la résistance du tendon

Association clinique
– Bursite trochantérienne
– Tendinose : processus inflammatoire caractérisé par une altération structurelle du tendon

Conséquences fonctionnelles
– Douleur qui entraîne une diminution des mouvements fonctionnels
– Diminution de la force musculaire qui affecte la stabilité pelvienne
– Compensation biomécanique


Examen physique

  • – Evaluation posturale : désalignement pelvien ou rachidien
    – Observation de la démarche : boiterie de Tredelenbourg ?
    – Palpation douloureuse sur la face latérale du grand trochanter
    – Epaississement ou crépitation au niveau du tendon

  • Tests cliniques
  • Cluster de Grimaldi : Si chance pré-test de 59% et 2 positifs : 80% / 3 positifs : 99% / Négatif 14%
  • Palpation du MF : de la crête iliaque au grand trochanter + en faire le tour
  • ABD résisté
  • FADER résisté 
  • Appui unipodal 30s sur la jambe douloureuse

FADER-R test
Flexion/add/external rotation
Patient en décubitus dorsal, flexion passive à 90°, adduction et rotation latérale passive.
Le patient fait une rotation interne contre résistance. Le test est positif s’il reproduit une douleur d’au moins 2/10.

ADD test
Adduction maximale et surpression dans la position. Le patient fait une abduction contre résistance. Le test est positif s’il reproduit une douleur d’au moins 2/10.

Palpation du grand trochanter

Single leg stance test
Maintien de la position pendant 30s. Positif si reproduit les douleurs du patient.


Diagnostic différentiel
– Arthrose de hanche
– Syndrome douloureux du grand trochanter
– Bursite ischiatique ou ilio-psoas
– Douleurs référées lombaires
– Syndrome du piriforme
– Fracture de stress du col fémoral

Examen paraclinique
– Echographie : épaississement tendineux, déchirement, buriste
– IRM : évaluation détaillée des tissus mou, utile pour les cas complexe
– Radio : pour exclure autres patho


Thérapeutique

Principe : gestion du stress mécanique

1- Décharge
Diminuer les contraintes en compression induite par l’adduction :
– En évitant les positions jambes croisées en position assise ou debout
– En dormant avec un coussin entre les cuisses si on dort sur le côté

Diminuer les contraintes en traction
– Les activités avec cycles d’étirement/raccourcissement répétés doivent être réduites

2 – Remise en charge progressive
1. Exercices isométrique
2. Exercice à vitesse lente et à charge élevée
3 – Exercice en pliométrie


Vidéos

Hip/Trochanteric Bursitis? (Watch This!)
Par E3 Rehab

– Mise au point sur la douleur latérale de hanche et sur le mythe de la « bursite » et des traitement qu’elle induit
– Proposition d’exercices avec niveau facile/moyen/difficile
– Recommandations basées sur l’étude de Grimaldi (2015) sur la gestion du mode de vie pour diminuer les contraintes sur la face latérale de la hanche : éviter les positions jambes croisées maintenues longtemps, dormir avec un coussin entre les jambes, augmenter sa cadence de course.


Clamshell exercise: It makes lateral hip pain worse 
Par Rehab-U

Exercices proposés :

  • Abduction en isométrie
  • Exercice de l’huître avec jambe tenue en abduction pour éviter mécanisme de compression
  • Exercice sur step (pas latéral et pas frontal) pour la stabiliter. Varier en monter et en descente.

=> Choisir les exercices qui évitent les mécanismes de compression par adduction

Prothèse totale de hanche

Guide pratique | Récupération post-chirurgie PTH
Par CIUSSS du Nord de l’île de Montréal

Récapitulatif

Mouvements proscrits après une PTH

  • Flexion à plus de 90° (en levant le genou ou en abaissant le tronc)
  • S’asseoir dans un fauteuil trop profond ou surélever les pieds
  • Ne pas serrer les genoux en positions assises : les garder écarter largeur des hanches
  • Ne pas croiser les jambes
  • Ne pas s’allonger sur le côté non-opéré, dormir du côté opéré uniquement
  • Mettre un coussin entre les jambes pour dormir
  • Garder les jambes tendues en étant allongé sur le lit, la position hanche et genou fléchi car peut causer la perte de l’extension complète du genou mais peut aussi être cause de thrombophébyte

Premier levé : le jour même de l’opération

  • Depuis la position assise, mettre la jambe opérée en avant pour éviter une flexion >90° lors du levé
  • Se lever avec l’aide de mains sur le lit, placer les mains sur le déambulateurs ensuite
  • Respecter le pourcentage de poids à mettre sur la jambe opérée évaluée par le médecin
  • Marcher avec déambulateur pour éviter une trop forte contrainte
    Pour s’asseoir : placer la jambe opérée en avant pour réduire l’angle de flexion et descendre à l’aide des bras

Première séance de kiné le lendemain

  • Apprentissage de la marche entre les barres parallèles : pas besoin de faire de grands pas à ce stade
  • Renforcement musculaire du MI en décharge : rotation de cheville en DD (éviter le risque de phlébite), flexion de hanche, abduction
  • Apprentissage montée et descente d’escalier
  • Exercices à faire à la maison quotidiennement

Coxarthrose non-opérée

Définition

Pathologie dégénérative du cartilage articulaire de la hanche.
Cause majeure de douleurs et de perte de fonction chez les personnes âgées.

Prévalence

  • >50ans
  • Femmes, ménopause
  • 10% des plus de 60 ans

Facteurs de risque

  • Âge avancé
  • Obésité : surcharge mécanique
  • Facteurs génétiques
  • Traumatisme
  • Activité physique excessive ou inadaptée (impact élevé)
  • Anomalie anatomique : dysplasie, conflit fémoro-acétabulaire, inégalité longueur MI

Physiopathologie

  • Dégénérescence du cartilage hyalin : contact direct entre les surfaces osseuses
  • Sclérose de l’os sous-chondral : épaississement de l’os sous le cartilage en réponse à la perte de cartilage osseux
  • Formation d’ostéophytes : excroissance osseuse au bord de l’articulation entraînant une réduction de mobilité et de la douleur
  • Inflammation synoviale qui entraîne un épanchement articulaire (synovite)
  • Fibrose capsulaire : rétrécissement de la capsule articulaire et perte de souplesse

Diagnostic

Symptômes

  • Douleurs à l’aine, à la cuisse ou au fessier, soulagée par le repos, aggravée par l’activité (devient progressivement douloureux même au repos)
  • Raideurs matinales
  • Boiterie (démarche antalgique)
  • Réduction de l’amplitude de mouvement, commence souvent par la diminution ABD/RM

Examen physique

  • Palpation douloureuse
  • Douleur à la mobilisation passive
  • Limitation de mobilité, surtout RM/ABD
  • Boiterie de Tredelenbourg
  • Crépitement : sensation de frottement, craquement lors des mouvements.

Tests spécifiques

Cluster de Sutlive

5 tests (positif su douleur) :

  • Squat normal
  • Extension active de hanche en DV avec contre prise sur sacrum (éviter compensation des lombaires)
  • Flexion active de hanche en DD
  • Scour test (compresser la hanche fléchie et faire des cercles en amenant en abduction/adduction)
  • Rotation médiale passive de hanche < ou = 25°

3/5 test : coxarthrose (4/5=ratio de vraisemblance très bon)


Diagnostic paraclinique

Radio : examen de référence qui montre le rétrécissement de l’interligne articulaire, les ostéophytes, les scléroses sous chondral et les géodes.

IRM : pour les cas atypique ou détecter une synovite ou nécrose avasculaire

Scintigraphie osseuse : évaluer l’activité métabolique osseuse en cas de suspicion de nécrose ou de fracture de fatigue


Traitement conservateur

Soulager début arthrose de la hanche, exercices fonctionnels : Conseils du Kiné
Par Arthrolink

Récapitulatif

Travail le plus proche possible des activités fonctionnelles

  • Assis-debout : amener le buste en avant et pousser sur les 2 jambes en même temps. Pour travailler plus le côté droit, mettre le pied droit en arrière et le gauche en avant
  • Inclinaison et rotation debout avec baton derrière les coude : travail d’abd/add et de rotation au niveau de la hanche

Soulager début arthrose de la hanche, exercices articulaires : Conseils du Kiné 
Par Arthrolink

Récapitulatif

Exercices articulaires

  • Fentes latérales alternées, variation avec mains au sol
  • Fentes avant en chevalier servant
  • Travail du bassin dos contre le mur (le haut du dos doit rester fixe)
  • antéversion (bas du dos quitte le mur) et rétroversion (bas du dos plaque le mur)
  • Inclinaison latérale du bassin en monter sur la pointe de pied d’un côté puis de l’autre
  • Rotation du bassin : avancer le bassin d’un côté (la fesse se décolle) et plaquer le bassin de l’autre côté contre le mur, alterné

Soulager arthrose avancée de la hanche, exercices fonctionnels : Conseils du Kiné
Par Arthrolink

Récapitulatif

Exercices fonctionnels

  • Pont fessier : monter du bassin en décubitus dorsal
  • Dos rond/dos creux à 4 pattes
  • Petite sirène : depuis 4 pattes, descente assis sur le côté en alterné
  • Extension de jambe depuis position 4 pattes
  • Chevalier servant : assis talon, passer en chevalier servant alterné, variation avec yeux fermé
  • Marche : variation petit pas d’un côté et grand pas de l’autre côté qui provoque une extension de hanche
  • Pas latéraux, variation petits pas/grand pas, pas croisés
  • Marche croisée : marcher vers avant/arrière en croisant les pas

Soulager arthrose avancée de la hanche, exercices musculaire : Conseils du Kiné
Par Arthrolink

Exercices proposés

En position assise sur une chaise

  • Adducteurs : position assise, serrer un coussin entre les genoux (concentrique, isométrique)
  • Fléchisseurs : assis, lever de genou alterné. Variation : appliquer une résistance sur la cuisse avec les mains (peut se faire en concentrique ou en excentrique)
  • Rotateurs : monter le pied vers le genou opposé
  • Chaîne antérieure : monter jambe tendu
  • Triple flexion : jambes tendues, alternée
  • Combiné : lever jambe tendu + rotation médiale ou latéral
  • Combiné : triple flexion + RL ou RM

Avec ballon Klein

  • Adducteurs : poussée avec le bassin contre le ballon collé au mur
  • Grand fessiers : au sol, scapulas sur le ballon, rouler en avant jusqu’à ce que l’arrière de tête se pose sur le ballon pour faire la position de la « table » avec le corps

Exercice de marche contre résistance

  • Pas latéraux en poussant un poids au sol : travail l’abduction des 2 jambes (surtout la jambe d’appui)

Luxation de la hanche

La tête fémorale est délogée de l’acétabulum.
3 types de luxation en fonction de la direction de la force exercée :
Luxation postérieure (75 à 95% des cas) : force axiale sur une hanche en RM+ADD. Exemple : genou flechi, hanche à 90° sur le tableau de bord lors d’un accident de voiture.
Luxation antérieure : la tête fémorale se déplace en avant avec une position de la hanche en RL et abd
Luxation centrale : la tête fémorale est poussée à travers l’acétabulum pouvant provoquer une fracture du cotyle.

Ligament croisé antérieur (LCA)

Les tests

Tests de Lachman

Pivot shift test

Test de Lelli

Test du tiroir antérieur

Quantification de la laxité du ligament en cas de rupture patielle : GNRB (le plus fiable) ou Telos

Diagnostic LCA

  • ATCD, sexe, sport
  • Mécanismes spécifiques au sport, sensation de craquement, instabilité, gonflement, douleur récente
  • Lachman, Pivot shift, tiroir ant, IRM, tests fonctionnels ?
  • Arthrométrie, IRM fonctionnelle, chirurgie

Traitement conservateur vs traitement chirurgical : pas de différence

Rééducation pré opératoire : programme de 5 semaines d’entrainement

Défaut de force quadri, d’extension : facteurs prédictifs de mauvaise récupération

Rééducation : les grandes lignes

Programme de 19s (pareil que 32 s)

Avoir un programme et un suivi

Phase 1 : limiter gonflement, extension 0°, contraction volontaire quadriceps, pattern de mouvement dynamique
Phase 1 post op : flexion 120-130°, extension 0°, gain de force, travail neuromusculaire (planche destabilisation), activité fonctionnelle (marche, vélo)

AMI

Lésion du ligament : inflammation (flexion réflexe), gonflement (augmentation de l’inhibition), laxité, lésion des récepteurs (dysfonction boucle gamma qui change la longueur du muscle pour une réponse appropriée) -> diminution de l’excitabilité du quadriceps -> AMI

Etude pilote : fatiguer les IJ pour mieux recruter le quadriceps

Post op immédiat
– Mise en charge dès les premiers jours
– Recrutement isométrique quadriceps dès s1

Critères de validation : plaie fermée, pas de douleur au genou avec exo phase 1, gonflement miinimum, mobilité normale fémoro-pat, 0° extension et 120° flexion, contrôle volontaire quadriceps, marche sans boiterie et sans béquille, qualité de mouvement bonne sur les exos

Réorientation

Si dans les jours qui suivent l’opération : laxité anormale, signe de phlébite, infection

Vers 6-8s si progrès insuffisants : défaut d’extension (syndrome du cyclope), défaut mobilité patella : syndrome de Hoffa (contracture infra patellaire, retard sur les autres points de la rééducation

Syndrome du cyclope : nodule fibreux sur l’insertion tibial du croisé ant -> perte d’extension -> nécessite chirurgie

Syndrome de Hoffa : hyperplasie fibreuse au niveau du tendon infra patellaire -> perte de flexion, perte d’extension et abaissement de la patella irréductible. FDR : chirurgie précoce avec épanchement de genou et perte d’amplitude pré-op, mauvaise récupération des amplitudes en post-op immédiat.

Phase 2 : accomplir des tâches sportives spécifiques, réussir différentes tâches physiques sans compensation

Mobilité complète, force (augmentation charge, difficulté), neuromusculaire (pliométrie, plusieurs axe, imprévisibillité), fonctionnelle (aérobie, course), sport spécifique

Force quadriceps : une priorité

Obj : déficit inférieur à 20% sur LSI (Limb symetry Index)

Evolution d’exercice
Attention au squat : éviter l’hyperflexion de hanche qui diminue l’engagement du quadriceps

Renforcement IJ

  • Déficit de force : facteur de récidive de LCA
  • Risque de LMA surtout si greffe IJ
  • Régénération du ST : 18m ou voire jamais
  • Compensation importante du BF

Autres groupes musculaires
– TS : limite la translation antérieure

  • Déficit à 8% à 6 mois chez le patient opéré du genou
  • Déficit de force dans les fessiers augmente risque de récidive (moment de force en abd genou augmenté : + de contraintes sur les genoux)

Les limites du LSI

Attention à la surestimation de capacité possible via le LSI

Pour limiter ce biais : entrainement croisé, entrainer le membre CL de manière plus importante, comparaison avec les valeurs pré-op (la jambe peut être affaiblie en post-op)

• LSI > 90%: Certains se blesseront avec un score > 90% , d’autres ne se blesseront pas avec un score

Pliométrie

Déficit de force musculaire >20% : retentissement sur les capacités pliométriques

Exos évolutifs : petite pliométrie, réception longue, de plus en plus courte, peu d’amplitude, série courte, etc

Reprise course à pied

Critère clinique, de force, de performance

Monitoring : douleur, gonflement (périmètre patella)

Critères de validation 2

  • Qualité de mouvement bonne sur les exercices
  • LSI > 80% quadri et IJ
  • LSI > 80% hop test
  • Score global KOOS ou IKDC, questionnaire psychologique (ACL-RSI)

Phase 3

Mobilité complète, force (entraînement normal) pliométrie, sollicitation interne et externe, fonctionnelle haute intensité, tâche spécifique (travail sur situation)

Prise en compte de la fatigue : quantifier la fatigue au temps d’activité + mode de vie, facteurs cognitifs -> Augmenter la résistance à la fatigue

Analyse biomécanique

  • Se baser sur les réponses de l’individu
  • Aider l’individu à trouver et améliorer ses propres stratégies motrices

Laisser l’individu réaliser une tâche sans consigne particulière, interpréter après plusieurs répétitions.

Adapter et varier l’environnement, faire des tests de mouvements contrôlés et imposés

Apprentissage moteur : focus interne et externe

Focus externe :

  • Plus efficace que le focus interne pour le développement de la précision technique du mouvement Benjaminse2015
  • Plus efficace sur le développement des performances cardio vasculaire et le développement de la force Wulf2013

Focus interne

  • Concentration sur la contraction volontaire d’un muscle
  • Apprentissage implicite : analogie plutôt qu’instructions explicites
  • Apprentissage différencié : varier les mvt intentionnellement (plus efficace que les gestes répétitifs)

Retour au sport réussi
– Retour au niveau antérieur

  • Pas de récidive

Autres critères

  • le temps
  • psychologique
  • stabilité

Ménisques du genou

Symptomes

Douleurs, blocage en f°/ext, gonflement, sensation d’instabilité, appréhension

Physiopathologie

Lésion des ménisques

Facteurs de risque

Non modifiablesModifiables
Sexe : H 2,5x plus que F
Hyperlaxité ligamentaire
Plateau tibial biconcave
IMC élevé
Activité professionnelle (maçon)
Force musculaire réduite
Activité sportive pivot-contact

Tests

Reproduction des symptômes

  • Flexion + RM | Extension + RL (et inversement)
  • Palpation interligne fémoro-tibiale + F°/ext°

Tests d’Apley (Grinding test)

  • En compression
  • En distraction
https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/genou/apley

Vidéo

Comment se débarrasser de ses douleurs aux méniques
Par NeuroXTrain

  1. Travail cardio-respiratoire précoce au vélo pour meilleure vascularisation
  2. Gain de mobilité : extension du genou contre résistance élastique à l’arrière du genou
  3. Gain de mobilité en flexion : triple flexion avec assistance d’une sangle, position chevalier servant avec flexion de la jambe arrière
  4. Gain de mobilité en rotation combiné avec mobilité en F°/ext°
  5. Exercice au step : montée/descente plan sagittal, frontal, squat unipodal
  6. Rotation du tronc : élastique entour genou, genou douloureux en appui, l’autre genou en abd/ext + rotation du tronc
  7. Fente avec résistance élastique qui amène en valgus

Syndrome scapulo-costal

Description par le site https://clemedicine.com/14-syndrome-scapulocostal/

Le syndrome scapulocostal est un syndrome clinique caractérisé par une douleur et une paresthésie situées sur le bord médial de la scapula, ou omoplate, et irradiant dans le cou, le triceps supérieur, la paroi thoracique et l’extrémité distale du membre supérieur. La douleur est sourde et à type de brûlure. L’intensité de la douleur associée au syndrome scapulocostal est modérée.

Également appelé « syndrome douloureux de l’épaule du voyageur de commerce » (traveling salesman shoulder), le syndrome scapulocostal semble provenir d’un surmenage lié à une utilisation répétée des muscles de stabilisation de l’épaule, qui comprennent le dentelé antérieur (grand dentelé), l’élévateur de la scapula (angulaire de l’omoplate), le petit pectoral et les rhomboïdes, provoquée par des activités comme passer le bras par-dessus le siège avant vers la banquette arrière d’une voiture pour prendre des échantillons ou maintenir longtemps le combiné du téléphone coincé entre l’épaule et le cou (figure 14.1). Les sports de raquette ont également été incriminés dans l’évolution d’un syndrome scapulocostal.

Signes et symptomes

L’examen physique révèle la présence de zones gâchettes musculoaponévrotiques dans les muscles rhomboïdes, infraépineux et subscapulaire. Ces zones gâchettes sont particulièrement bien mises en évidence en demandant au patient de placer sa main sur l’épaule non affectée en passant devant le thorax. La palpation de ces zones gâchettes situées le long du bord médial de l’omoplate entraîne un signe du sursaut positif, et provoque une douleur irradiante dans le membre supérieur homolatéral. L’examen neurologique du membre supérieur est normal. Si les patients restent sans traitement, la limitation des mouvements de l’épaule et de l’omoplate s’aggrave jusqu’à entraîner une incapacité fonctionnelle et une douleur.

Lésion de la syndesmose

Définition
Lésion du ligament tibio-fibulaire inférieur
Epidémiologie
1 à 24% de toutes les entorses

Facteurs de risque
– Sports de pivots, surface de jeux, sports de collision à haute intensité


Physiopathologie

– LTFAI (ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur) : le premier touché en raison de sa position antérieure et de son rôle dans la résistance des forces en rotation latérale. Il est vulnérable au rotation latérale forcé couplé à une flexion dorsale de cheville.
– MIO (membrane interosseuse) : c’est une lésion plus grave car elle stabilise longitudinalement l’articulation
– LTFPI (ligament tibio-fibulaire posto-inférieur) : rare, il est plus résistant mais impliqué dans des lésions plus graves.
Si le compartiment médial est atteint, c’est un critère de gravité car cela entraînerait une instabilité majeure.

Mécanisme lésionnel
Rotation latérale forcée, flexion dorsale forcée, avant pied fixé


Les tests

Test de tension en rotation externe et dorsiflexion

Squeeze test (compression tibio-fibulaire)

Test de Kleiger (test de provocation en rotation latérale)

Le Heel Thumb test


Therapeutique
Conservateur

– Lésion stable : grade I et II stable (LTFAI + MIO) sans atteint du ligament deltoïde
– Immobilisation de la cheville quelques jours/semaines dans une botte d’immobilisation (maintien de la pince tibio-fibulaire)
– Renforcement des muscles de la cheville et de la jambe pour la force et la stabilité
– Exercices de proprioception pour l’équilibre et la coordination
– 3 mois : introduction progressive de l’activité sportive (course légère, mouvement de pivot modérés)

Chirurgical

– Pour lésion instable, incluant le ligament deltoïde
– Si non traité, peut entraîner des limitations fonctionnelles prolongées et des complications (douleurs chroniques)



Les grades des lésions de la syndesmose

Stable : traitement conservateur
– Grade I : lésion partielle ou total du LTFAI uniquement
– Grade IIa : lésion du LTFAI + MIO mais pas d’atteinte du ligament deltoïde

Instable : traitement chirurgical
– Grade IIb : lésion du LTFAI + MIO + atteinte confirmée du deltoïde
– Grade III : instabilité nette impliquant tous les ligaments + compartiment postérieur, le ligament deltoïde et potentiellement la présence d’une fracture


Vidéo
Et si on parlait des atteintes de la SYNDESMOSE ? – Explications & traitement par NeuroXTrain
– Mobilité globale : flexion dorsale, flexion plantaire, circumduction
– Renfo triceps sural
– Renfo tibial antérieur
– Renfo fibulaires et tibial postérieur
– Stabilité et proprioception


Ankle mobility impact high ankle sprains
Par Rehab-U

La stabilité c’est aussi regagner en mobilité. Avoir de bonnes amplitudes en dorsiflexion permet d’absorber le mécanisme lésionnel de l’entorse de la syndesmose

Exercices proposées :

  • Dorsiflexion isométrique : assis au sol, élastique autour du pied en dorsiflexion, reculer au maximum pour mettre en tension l’élastique et maintenir la dorsiflexion contre résistance en isométrique pendant 2mn
  • Dorsiflexion dynamique sur éversion du pied : poser le pied sur un plan incliné induisant l’éversion du pied avec un élastique qui tire le pied en arrière et en dehors. Faire des flexion du genou pour induire une dorsiflexion pendant 2mn
  • Travail de la proprioception avec le système visuel et vestibulaire : appui unipodal, passer une balle d’une main à l’autre en faisant de grands cercles au-dessus de la tête et en suivant des yeux et de la tête la balle.

Test de McMurray (ménisques)

But : mettre en évidence des lésions méniscales du genou
Voir sur le site de Piriforme : https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/genou/mcmurray

Réalisation
– Patient en décubitus dorsal, genou testé en flexion
La main caudale du thérapeute empaume le talon du patient, et sa main craniale maintient le genou, pouce et index en regard de l’interligne articulaire fémoro-tibiale.

  • Pour tester le ménisque interne : tibia en rotation latérale maximale (+ varus possible) + mouvements de flexion et d’extension du genou.
  • Pour tester le ménisque externe : tibia en rotation médiale maximale (+ valgus possible) + mouvements de flexion et d’extension du genou.

Résultats : positif si douleur ou ressaut palpable (voir audible)