Motor Assessment Scale (MAS)

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But :  évaluer la fonction motrice quotidienne auprès de patients ayant subi un AVC.
Evaluation des tâches fonctionnelles plutôt que des schémas de mouvement isolés.
Composition : 8 items correspondant à 8 domaines de la fonction motrice.
Réalisation : les patients exécutent chaque tâche 3 fois et le meilleur rendement est comptabilisé.
Score : 48 point, plus le score est haut, plus la fonction
Durée : 15mn

Matériel

  • Chronomètre
  • Huit jujubes
  • Gobelet en polystyrène
  • Balle de caoutchouc
  • Tabouret
  • Peigne
  • Cuillère
  • Stylo
  • Deux tasses de thé
  • Eau
  • Feuille préparée pour tracer des lignes
  • Objet cylindre comme un pot
  • Table

Cotation
Tous les items (sauf l’item de tonus général) sont évalués sur une échelle de 7 points de 0 à 6. Un score de 6 indique un comportement moteur optimal. Pour l’item de tonus général, le score repose sur des observations continues au cours de l’évaluation. Un score de 4 sur cet item indique une réponse normale constante, un score > 4 indique une hypertonie persistante et un score < 4 indique différents degrés d’hypotonie

  • Couché sur le dos à couché sur le côté
  • Couché sur le dos à assis sur le bord d’un lit
  • Équilibre assis
  • Position assise à la position debout
  • Marche
  • Fonction du membre supérieur
  • Mouvements de la main
  • Activités avancées de la main

Functional Independence Measure (FIM)

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Introduction

But : mesure de l’indépendance fonctionnelle
Population : AVC, Parkinson, SEP
Quand le réaliser : au début et à la fin de chaque épisode de réadaptation. L’évaluation à l’admission est réalisée dans les 72 heures suivant le début de l’épisode de réadaptation. L’évaluation à la sortie est réalisée dans les 72 heures précédant la fin de l’épisode de réadaptation.
Score : un score final cumulé est créé et varie de 18 à 126, où 18 représente une dépendance complète/une assistance totale et 126 représente une indépendance complète.
Composition : 18 items, regroupés en 2 sous-échelles : motrice et cognitive.

L’évaluation repose sur la performance et non sur la capacité, et peut être réalisée par observation, entretien avec le patient, entretien téléphonique ou consultation du dossier médical.


Cotation

Pas d’aide

  • 7. Indépendance totale (en temps opportun et en toute sécurité)
  • 6. Indépendance modifiée (Dispositif)

Assistant – Dépendance modifiée

  • 5. Supervision (Sujet = 100 %)
  • 4. Assistance minimale (Sujet = 75 % ou plus)
  • 3. Assistance modérée (Sujet = 50 % ou plus)

Assistant – Dépendance complète

  • 2. Assistance maximale (Sujet = 25 % ou plus)
  • 1. Assistance totale ou non testable (sujet inférieur à 25 %)

Ne laissez aucun champ vide. Saisissez 1 si le test n’est pas possible en raison du risque.


L’évaluation

La sous-échelle motrice

Soins personnels (6 articles)

  • Manger
  • Toilettage
  • Baignade
  • Habillage, haut du corps
  • Habillage, bas du corps
  • toilettes

Contrôle du sphincter (2 articles)

  • Gestion de la vessie
  • Gestion intestinale

Transferts (3 articles)

  • Transferts – lit/fauteuil roulant
  • Transferts – toilettes
  • Transferts – bain/douche

Locomotion (2 éléments)

  • Marche/ fauteuil roulant
  • Escaliers

Sous-échelle cognitive

Communication (2 éléments)

  • Compréhension
  • Expression

Cognition sociale (3 éléments)

  • interaction sociale
  • Résolution de problèmes
  • Mémoire

Score

Le score total pour le FIM

  • La sous-échelle motrice (la somme des éléments individuels de la sous-échelle motrice) aura une valeur comprise entre 13 et 91.
  • La sous-échelle de cognition (la somme des items individuels de la sous-échelle de cognition) aura une valeur comprise entre 5 et 35.

Un score final cumulé est créé et varie de 18 à 126, où 18 représente une dépendance complète/une assistance totale et 126 représente une indépendance complète.

Echelle d’Ashwort modifiée (spasticité)

But :  échelle d’évaluation pour mesurer l’anomalie dans le tonus ou la résistance aux mouvements passifs
Télécharger le fichier en PDF : Echelle d’Ashwort modifiée


0 : pas d’augmentation du tonus musculaire.
1 : légère augmentation du tonus musculaire avec simple “sensation d’accrochage” ou minime résistance en fin de course.
1 + : légère augmentation du tonus musculaire avec simple “sensation d’accrochage” suivi d’une minime résistance au cours de la première moitié de la course musculaire.
2 : augmentation importante du tonus musculaire durant toute la course musculaire
mais le segment du membre reste facilement mobilisable.
3 : augmentation considérable du tonus musculaire. Le mouvement passif est difficile.
4 : hypertonie majeure. Mouvement passif impossible

Livret d’auto-rééducation (fondation Garches)

Support d’exercices destiné aux personnes présentant des déficits à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC)
Télécharger le livret en PDF : livret d’auto-rééducation Garches

Extrait :
« aucune technique de rééducation n’a montré sa supériorité par rapport à une autre, il est désormais largement admis que plus on fait de rééducation plus on récupère. Les données de notre étude ont permis de montrer que 30 minutes d’auto-rééducation quotidienne permettaient d’améliorer les patients
victimes d’AVC et même de nombreuses années après sa survenue. Ces 30 minutes d’exercices comprenaient

  • 10 minutes d’exercices orientés vers la tâche à améliorer
  • 10 minutes d’étirement
  • 10 minutes de renforcement musculaire.

Nous recommandons donc dans la mesure de votre possible que vous consacriez au moins
30 minutes par jour aux exercices d’auto-rééducation qui vous ont été prescrits. »


Sommaire

Index de Barthel (hémiplégie)


But : mesure l’étendue du fonctionnement indépendant et de la mobilité dans les activités de la vie quotidienne
Score : sur 100 points. Plus le score est élevé, plus le niveau d’indépendance est haut.
Télécharger le fichier PDF : Index de Barthel
Calcul en ligne : http://medicalcul.free.fr/barthel.html


1 – Alimentation

  • Indépendant. Capable de se servir des instruments nécessaires. Prend ses repas en un temps raisonnable 10
  • Besoin d’aide par exemple pour coupe 5

2 – Bain

  • Possible sans aide 5

3 – Continence rectale

  • Aucun accident 10
  • Accidents occasionnels 5

4 – Continence urinaire

  • Aucun accident 10
  • Accidents occasionnels 5

5 – Déplacements

  • N’a pas besoin de fauteuil roulant. Indépendant pour une distance de 50m, éventuellement avec des cannes 15
  • Peut faire 50 m avec aide 10
  • Indépendant pour 50 m dans une chaise roulante, si incapable de marche 5

6 – Escaliers

  • Indépendant. Peut se servir de cannes. 10
  • A besoin d’aide ou de surveillance 5

7 – Habillement

  • Indépendant. Attache ses chaussures. Attache sais boutons. Met ses bretelles 10
  • A besoin d’aide, mais fait au moins la moitié de la tâche dans un temps raisonnable 5

8 – Soins personnels

  • Se lave le visage, se coiffe, se brosse les dents, se rase. Peut brancher un rasoir électrique 5

9 – Toilettes

  • Indépendant. Se sert seul du papier hygiénique, chasse d’eau 10
  • A besoin d’aide pour l’équilibre, pour ajuster ses vêtements et se servir du papier hygiénique 5

10 – Transfert du lit au fauteuil

Indépendant, y compris pour faire fonctionner une chaise roulante. 15
Surveillance ou aide minime. 10
Capable de s’asseoir, mais a besoin d’une aide maximum pour le transfert 5

Test de Romberg (Ataxie cérebelleuse)

Le test de Romberg mesure l’intégration des entrées sensorielles (vision, fonction vestibulaire et proprioception) nécessaires au maintien de l’équilibre. Il permet d’identifier si un problème d’équilibre est causé par un dysfonctionnement proprioceptif, des problèmes vestibulaires ou des troubles du système nerveux central.

  • Syndrome vestibulaire : chute lente et progressive du côté du nerf atteint. On parle de « Romberg latéralisé » ou de « signe de Romberg labyrinthique » ;
  • Atteinte proprioceptive (atteinte centrale ou périphérique de la voie lemniscale), le patient n’arrivera pas à garder les bras tendus de façon stable, et on observe une oscillation multi-directionnelle de l’axe du corps (ataxie multi-directionnelle). On parle alors de « signe de Romberg proprioceptif ».
    Lorsque la déviation se fait lors de la fermeture des yeux, on parle du « vrai Romberg ».
  • Lors d’un syndrome cérébelleux, on observe une incapacité à conserver les pieds joints et une oscillation multi-directionnelle qui n’est pas aggravée par la fermeture des yeux. Pas de signe de Romberg dans l’atteinte cérébelleuse.

Test de Schober

But : permet d’évaluer le déficit de flexion lombaire

Réalisation (version modifiée-modifiée de 1973)

  • Tracer un trait au niveau des EIPS et un trait de 16 cm au dessus (pour inclure les segments T12-L1)
  • Demander au patient de faire une flexion
  • Le trait doit avoir augmenter de 5cm selon la norme

Etoile de Maigne (mobilité du rachis)

But : représenter graphiquement la mobilité du rachis dans les 3 plans de l’espace en notant sur l’étoile l’amplitude. Le symbole choisi permet une ‘évaluation douloureuse associée à chaque limitation de mouvement. Plus le symbole est proche du centre, plus l’amplitude est limitée.
C’est outil permet également de suivre l’évolution des symptômes.
Limite : donne une idée globale mais aucune mesures précises. L’amplitude peut être faussée par la peur.

L’étoile

F = flexion
LFG (latéro-flexion gauche) = inclinaison gauche
LFD (latéro-flexion droite) = inclinaison droite
RG = rotation gauche
RD = rotation droite
E = extension

Les symboles de notation des restrictions de mobilité

Exemple de cotation

Il est possible de mettre plusieurs fois le symbole pour exprimer l’intensité de la limitation

Réalisation

Le MK fait une démonstration des mouvements à réaliser
Le patient réalise les mouvements en actif et le MK vient appliquer une sur-pression en fin de mouvement


Flexion

Inclinaison

Rotation sans stabilisation du bassin

Rotation avec stabilisation du bassin

Blessé médullaire : les complications

Hypotention orthostatique

  • 80% des paraplégiques
  • Mettre bas de contention et gaine abdominale en cas de verticalisation

Hyper-réflexie autonome (HRA)

  • Patient avec lésion médullaire supérieur ou égale à T6
  • Décharge sympathique à cause d’un stimuli nociceptif sous-lésionnel : augmentation brutale de la tension artérielle, malaise, céphalée, sueurs, hyperthermie
  • Urgence thérapeutique : appeler médecin
  • Faire baisser TA : retirer les contention, baisser les jambes

Accidents thrombo-embolique

  • Thromboses veineuses profondes : fréquentes dans les premiers mois
  • Embolie pulmonaire
  • Prévention : traitement anticoagulant, bas de contention

Spasticité

  • Libération des réflexes spinaux par manque d’inhibition corticale
  • Hypertonie spastique
  • Conséquences : raideur, rétractions articulaires, attitudes vicieuses, majoration du risque d’escarre
  • Spasticité peut être majorée par des épines irritatives

Les épines irritatives

  • Problèmes urinaires : infections urinaires, lithiases
  • Escarre, plaie, ongles incarné
  • Constipation, fécalome
  • Paraostéoarthropathies/ostéomes
  • TVP

Douleurs

  • Douleurs neuropathiques sous-lésionnelles : sensations de brûlure, décharges électriques, piqûres
  • Douleurs d’épaules dues à la surutilisation des MS

Troubles vésico-sphinctériens

  • Dyssynergie vésico-sphinctérienne, rétention
  • Hyperactivité détrusorienne : incontinence sur urgenturie, risque de reflux vésico-urétal
  • Risque de complications infectieuses et insuffisance rénale
  • Sondage : minimum 5 par jour (autonomie parfois possible à partir de C6)

Troubles ano-rectaux

  • Constipation fréquente : 45 à 95%
  • Paralysie motrice des abdominaux
  • Dyssynergie ano-rectale
  • Traitement par laxatifs, adaptation alimentaire, irrigation colique trans-anale

Troubles génito-sexuels

  • Dysérection, dyséjaculation, dysorgasmie
  • Traitement par médicament, vacuum, prothèse pénienne, injection intra-caverneuses

Escarres

  • Lésion cutanée ischémique liée à une compression prolongée des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses
  • 4 stades : érythème (rougeur), désépidermisation, plaque de nécrose, perte cutanée profonde
  • Prévention : matelas adapté, alternance position au lit, soulèvement par push-up toutes les 15mn au fauteuil, observation régulière de l’état cutanée

Para-ostéo-arthropathies neurogène (POAN)

  • Ossification de localisation anormale se développant dans le tissus conjonctif des parties molles périarticulaires (ostéome)
  • Toujours en sous-lésionnel, au voisinage des grosses articulations (hanche, genou, coude, épaule)
  • Clinique : douleur, limitation amplitude articulaire (ankylose complète), tuméfaction
  • Prévention : kinésithérapie précoce

Respiratoire

  • Lésion au-dessus de C4 : paralysie phrénique impose une assistance ventilatoire
  • Lésion entre C4 et moelle dorsale haute : autonomie respiratoire avec fonction diaphragmatique préservée, mais précaire car paralysie des muscles intercostaux et abdominaux
  • Perte des muscles expiratoires : toux inefficace et risque d’encombrement bronchique

Synringomyélie

  • Développement d’une cavité remplie de liquide céphalo-spinal à l’intérieur de la moelle
  • Peut menacer une perte fonctionnelle d’un ou plusieurs métamères
  • Toute modification de l’examen neurologique doit y faire penser ++

Ostéoporose

Se développe rapidement en sous-lésionnel : diminution des contraintes en pesanteurs et en sollicitation, diminution du débit sanguin osseux

Risque de fractures spontanées