Scores posturaux de Bourgès (EPA et EPD)

  • But : évaluer l’équilibre postural assis (EPA) et debout (EPD)
  • Population : scores validés chez les patients vasculaires
  • Procédure :
    • Une position est considérée comme acquise si tenue plus d’une minute, sauf quand elle
      doit être maintenu versus une poussée déséquilibrante.
    • L’appui mono-podal doit être maintenu 15 secondes. En cas d’hésitation entre N et N +1, cotez N.
  • Télécharger le fichier PDF de la COFEMER : Scores posturaux de Bourgès (EPA et EPD)

Indice d’Équilibre Postural Assis (EPA)

  • Classe 0 : aucun équilibre en position assise (effondrement du tronc). Nécessité d’un appui postérieur et d’un soutient latéral.
  • Classe 1 : position assise possible avec appui postérieur.
  • Classe 2 : équilibre postural assis maintenu sans appui postérieur, mais déséquilibre lors d’une poussée quelle qu’en soit la direction.
  • Classe 3 : équilibre postural assis maintenu sans appui postérieur et lors d’une poussée déséquilibrante quelle qu’en soit la direction.
  • Classe 4 : équilibre postural assis maintenu sans appui postérieur, lors d’une poussée déséquilibrante et lors des mouvements de la tête, du tronc et des membres supérieurs. Le malade remplit les conditions pour le passage de la position assise à la position debout seul.

Indice d’Équilibre Postural Debout (EPD)

  • Classe 0 : aucune possibilité de maintien postural debout.
  • Classe 1 : position debout possible avec transferts d’appui sur le membre hémiplégique très insuffisant. Nécessité d’un soutien.
  • Classe 2 : position debout possible avec transferts d’appui sur le membre hémiplégique encore incomplets. Pas de soutien.
  • Classe 3 : transferts d’appui corrects en position debout.
  • Classe 4 : équilibre postural debout maintenu lors des mouvements de la tête, du tronc et des membres supérieurs.
  • Classe 5 : appui uni-podal possible.

Box and Block Test (BBT)

  • But :  évaluer la dextérité manuelle globale unilatérale.
  • Matériel : boîte en bois divisée en deux compartiments par une cloison et de 150 blocs
  • Score : en fonction du nombre de blocs transférés d’un compartiment à l’autre en 60 secondes 
  • Durée : 2 à 5mn

Comptabilisation

  • les doigts du patient ne doivent pas franchir la cloison. Les blocs ne sont comptabilisés que si cette condition est respectée.
  • Si deux blocs sont transférés simultanément, un seul sera comptabilisé.
  • Les blocs tombant hors de la boîte après avoir franchi la cloison, même s’ils n’atteignent pas l’autre compartiment, doivent être comptabilisés.

Normes

  • Hommes adultes en bonne santé, âgés de 20 à 80 ans : 77 blocs (main droite) et 75 blocs (main gauche) en moins de 60 secondes.
  • Chez les hommes en bonne santé âgés de 60 ans et plus, les scores variaient de 61 à 70 blocs.
  • Les femmes adultes en bonne santé, âgées de 20 à 80 ans, transfèrent en moyenne 78 blocs avec la main droite et 76 blocs avec la main gauche. Chez les femmes en bonne santé âgées de 60 ans et plus, les scores variaient de 63 à 76 blocs.
  • Le score au test de transfert de blocs (BBT) et l’âge sont inversement corrélés : les scores moyens au BBT diminuent avec l’âge.

Article complet : https://strokengine.ca/en/assessments/box-and-block-test-bbt/

Nine Hole Peg Test (NHP)

Objectif : mesurer la dextérité au niveau des doigts, aussi connue comme la dextérité manuelle fine.

Pour qui ?

  • Les patient AVC, SEP
  • Les patients doivent avoir un niveau satisfaisant de motricité fine au membre supérieur puisqu’ils doivent être capables de prendre les chevilles pour accomplir le test.

Ne devrait pas être utilisé avec handicap sévère au membre supérieur, troubles cognitifs sévères

Télécharger le PDF sur le site de COFEMER : NHP

Matériel

  • planche carrée avec 9 chevilles
  • récipient rond peu profond pour ranger les chevilles

Réalisation

  • prendre les chevilles dans un récipient, une par une, et de les placer dans les trous sur la planche, aussi vite que possible. Les clients doivent ensuite retirer les chevilles des trous, une par une, et les replacer dans le récipient
  • Afin de se pratiquer et d’enregistrer des scores de référence, le test doit commencer avec le membre supérieur non affecté.
  • La planche doit être placée à la ligne médiane du client, avec le récipient contenant les chevilles orienté vers la main qui est testée. Seulement la main évaluée doit effectuer le test. La main non évaluée peut tenir le bord de la planche afin d’apporter de la stabilité 

Chronométrage

  • Le chronomètre doit être démarré au moment où le participant touche la première cheville jusqu’au moment où la dernière cheville touche le récipient
  • Arrêter le chrono à 50s et enregistrer le nombre de pions mis en place dans le trous

Norme

  • Hommes adultes en bonne santé complètent le NHPT en 19,0 secondes (main droite) et en 26,0 (main gauche)
  • Femmes adultes en bonne santé, le NHPT était complété en 17,9 secondes (main droite) et 19,6 (main gauche)

Cotation alternative

  • Nombre de chevilles placées en 50 ou 100 secondes peut être noté. Dans ce cas, les résultats sont exprimés en nombre de chevilles placées par seconde

Frenchay Arm Test (FAT)

  • Objectif : évaluer la récupération de la fonction motrice de la main après accident vasculaire cérébral
  • Matériel :
    • une règle, un crayon en bois ou un stylo, une feuille de papier ;
    • un cylindre de 5 cm de long et de 12 mm de diamètre ;
    • un verre ;
    • une pince à linge, d’un bâton fin de 10 mm de diamètre et de 15 cm de long (si possible reposant sur une base de 10 cm de diamètre ;
    • un peigne à cheveux.
  • Cotation : 5 item côtés 0 (si incapable de réaliser l’action) ou 1 (si l’action est réussie). Le score obtenu varie de 0, score minimum à 5, score maximum.
  • Télécharger le fichier PDF : Frenchay Arm Test

Le patient, assis face à la table, se tient les mains sur les genoux. Les cinq test consistent à :

  • stabiliser la règle sur le papier quand en traçant un trait avec le crayon tenu par l’autre main ;
  • saisir le cylindre placé à environ 15 cm du bord de la table ;
  • porter à la bouche un verre à moitié rempli, placé entre 15 et 30 cm du bord de la table et boire un peu d’eau, puis replacer le verre sur la table sans renverser d’eau ;
  • retirer et replacer une pince à linge sur un bâton de 10 mm de diamètre et 15 cm de long ;
  • se peigner imiter le geste de se peigner les cheveux sur l’arrière et les côtés de la tête.

NIHSS (National Institutes of Health Stroke Scale)

  • Evaluation des différentes déficiences cliniques des AVC en phase aiguë
  • Temps : 6 minutes 30 en moyenne
  • Le score initial : prédiction du handicap résiduel
    • Score <10 avant la 3e heure : permet d’espérer 40 % de guérisons
      spontanées.
    • Score > 20 : exclue toute possibilité de récupération spontanée.
  • Fichier PDF de la COFEMER : NIHSS

1a – Niveau de conscience

  • Éveillé, réactivité vive (0)
  • Non vigilant, mais réveillable par une stimulation mineure : question, ordre (1)
  • Non vigilant, nécessité des stimulations répétées pour réagir, ou est inconscient et nécessite une stimulation forte et douloureuse pour obtenir un mouvement (non stéréotypé) (2)
  • Réponse par seulement un réflexe moteur ou totalement réactif, flasque (3)

1b – Questions LOC : poser deux questions
Quel mois sommes-nous ? Quel âge avez-vous ? (Ne pas aider le patient)

  • Répond aux deux questions correctement 0
  • Ne répond correctement qu’à une seule question
  • (difficulté mécanique ou linguistique non aphasique : 1) 1
  • Ne répond pas correctement aux deux questions (stupeur, aphasie :2) 2

1c – Commandes LOC
Fermez ou ouvrez les yeux / Serrez les poings

  • Exécute les deux ordres correctement 0
  • Exécute un seul ordre sur les deux 1
  • N’exécute aucun ordre 2

2 Meilleur regard (ne tester que le regard horizontal, volontaire ou réflexe)

  • Normal 0
  • Paralysie partielle du regard. Score attribué si regard perturbé pour 1 ou 2 yeux 1
  • Déviation forcée ou paralysie totale du regard non vaincues par les méthodes oculo-céphaliques 2

3 Vision

  • Absence de déficit visuel 0
  • Hémianopsie partielle (ou extension visuelle) 1
  • Hémianopsie complète 2
  • Hémianopsie bilatérale (incluant cécité corticale et cécité totale) 3

4 Paralysie faciale

  • Mobilité normale, symétrique 0
  • Paralysie mineure (effacement du sillon nasogénien, asymétrie du sourire) 1
  • Paralysie partielle (paralysie de la partie inférieure de la face totale ou subtotale) 2
  • Paralysie complète (faciale supérieure et inférieure) 3

5 – Motricité du membre supérieur

  • Pas de chute, le membre tient à 90° (ou 45°) pendant 10 secondes 0
  • Chute, le membre tient à 90° (ou 45°) mais chute avant 10 secondes, sans atteindre le plan du lit ou un autre support 1
  • Quelque effort contre la gravité, le membre ne peut pas atteindre ou maintenir 90° (ou 45°), tombe sur le lit mais peut faire quelque effort contre la gravité 2
  • Absence d’effort contre la gravité, le membre tombe 3
  • Absence de mouvement 4

6 – Motricité du membre inférieur

  • Absence de chute, la jambe garde la position à 30° pendant 5 secondes 0
  • Chute, la jambe tombe pendant les 5 secondes, mais sans atteindre le plan du lit 1
  • Quelque effort contre la gravité, la jambe tombe sur le lit mais peut faire quelque effort contre la gravité 2
  • Absence d’effort contre la gravité, la jambe tombe instantanément 3
  • Absence de mouvement 4

7 – Ataxie des membres

  • Absente 0
  • Présente pour un membre 1
  • Présente pour deux membres 2

8 – Sensibilité

  • Normale 0
  • Déficit sensitif discret à modéré, du côté atteint, le patient sent la piqûre moins aiguë ou faiblement ou il y a une perte de la sensibilité à la piqûre mais le patient reste conscient d’être touché 1
  • Déficit sévère à total, le patient n’a pas conscience d’être touché 2

9 – Meilleur langage

  • Normal, pas d’aphasie 0
  • Aphasie discrète à modérée. Perte indiscutable de la fluence ou de la facilité de compréhension sans limitation significative des idées exprimées ou de la forme d’expression. Toutefois, la réduction du discours et/ou de la compréhension rend la discussion difficile à partir des seuls éléments fournis, voire impossible (mais l’examinateur peut identifier l’image désignée à partir de la réponse du patient) 1
  • Aphasie sévère toute communication se fait par expression fragmentée, celui qui écoute doit faire des efforts pour déduire, interroger et deviner. Peu d’informations peuvent être échangées. L’examinateur fournit l’essentiel de la communication. Il ne parvient pas à identifier les documents présentés à partir de la réponse du patient 2
  • Mutisme, aphasie globale, absence de discours utile ou de compréhension auditive 3

10 – Dysarthrie

  • Normal 0
  • Discret à modéré, le patient n’articule pas bien au moins quelques mots et au pire peut être compris avec quelques difficultés 1
  • Sévère, le discours du patient est tellement mal articulé qu’il devient inintelligible en l’absence ou hors de proportion avec toute éventuelle dysphasie ou est mutique, anarthrique 2

11 – Extinction ou inattention (négligence)

  • Absence d’anomalie 0
  • Extinction ou inattention visuelle, tactile, auditive, spatiale ou personnelle à la stimulation bilatérale simultanée dans une des modalités sensorielles 1
  • Hémi-inattention sévère ou hémi-inattention de plus d’une modalité sensorielle. Ne reconnaît pas sa propre main ou ne s’oriente que vers un côté de l’espace 2

12 – Fonction motrice distale

  • Normale 0
  • Une faible extension après 5 secondes 1
  • Aucune extension volontaire après 5 secondes 2

Rééducation du patient hémiplégique

Prise en charge selon les phases

Phase aigue (USINV)

  • vérifier prescription médicale : RSL oui/non / type AVC
  • constantes : PA / FC / Sat → si stable = on poursuit / si chute = arrêt
  • prévenir complications alitement : installation MS, changement posture, appuis, risque escarre + myopathie
  • phase flasque : ROT abolis → pas de spasticité → PEC douce
  • stimulation précoce plasticité : imagerie motrice (MS et MI), auto-exercices guidés dans lit (lever/élévation MS, flexion hanche, extension genou)
  •  début thérapie miroir si compréhension OK
  •  Attention subluxation épaule
  • gestion héminégligence : environnement organisé côté négligé + se placer du côté négligé + guider orientation tête/œil
  • vigilance dysphagie : eau gazeuse privilégiée
  • Surveillance des signes attentionnels : ouverture des yeux, réactions, pâleur, transpiration
  • Respect de la fatigue et de la progressivité de la PES
  •  Surveillance régulière de l’évolution motrice, sensitive, cognitif et dysphasique
  • Maximiser le travail fonctionnel, contre résistance, spécifique à la tâche et auto-exercice
  •  En fin d’intervention : penser à la sonnette !

Phase subaigue

  • travail transfert spécifique (tâche orienté) : lit -> assis -> fauteuil (pivot assisté)
  • équilibre bipodal guidé puis sécurisé → objectif = augmenter temps d’appui
  • équilibre unipodal phase  objectif chiffré “tenir 30 sec”
  • travail de redressement + coordination MS/MI (passage assis au bord de lit / passage assis-debout)
  • marche : rolator sous surveillance → progression distance puis objectif canne tripode en 2 semaines
  • schéma marche : correction recurvatum genou / déficit ext hanche / déficit DF cheville (releveur si besoin)
  • MS : mobilisation active aidée + imagerie motrice + auto-exercice MS patho avec MS sain + travail prise globale (ex : tenir objet sans le lâcher)
  • Tests (exemples) : Held & Pierrot-Dessiligny → score moteur (objectif +3 pts / 3 semaines), Ashworth, Tardieu, TM10 (test 10m) → vitesse de marche (ex 0,7m/s), EPA, EPD, Box and block

Phase chronique

  • continué objectifs SSR
  • auto-rééducation programmée (home program) → carnet de suivi
  • aérobie : marche en extérieur / tapis / vélo → progressivité charge + volume
  • renforcement MS/MI contre résistance (2 à 3/j semaine) → intensification
  • spasticité si toxine : après injection → étirements quotidiens + travail des antagonistes
  • objectifs = retour rôle social, autonomie domicile, autonomie courses

Rééducation en phase de récupération

Evaluation des capacités fonctionnelles :

  • Stimulation de la motricité et de l’équilibre postural
  • Acquisition d’indépendance fonctionnelle
  • Prévention des complications
  • Réadaptation à l’effort
  • Education thérapeutique

Permet :

  • Elaboration d’objectifs concrets pour la motivation (rééducation à long terme)
  • Pas de renforcement musculaire à proprement parler : ne pas rechercher des performances mais conserver l’extensibilité et la force musculaire dans des buts fonctionnelles
  • Les exercices doivent montrer un intérêt fonctionnel et cibler les difficultés du patient
  • Prévoir de nombreux endroits pour s’asseoir et sécuriser les exercices
  • Surveiller l’augmentation de la spasticité (infection urinaire)

Donc :

  • Proposer des aides technique
  • Privilégier les exercices fonctionnels visant à améliorer les transferts, la marche, l’équilibre debout et assis
  • Les moyens de prévention des complications sont identiques à ceux en phase initiale

Rééducation et neuroplasticité

Plasticité : sous l’effet de l’expérience et la contrainte de l’environnement, les connexions neuronales se modifient et de nouvelles se créent. Ce phénomène donne au cerveau la possibilité de modifier un comportement en réorganisation des systèmes neuronaux.
Lorsque le cerveau est lésé, il y a une réorganisation fonctionnelle adaptative : des stratégies de compensations et d’adaptations se mettent en place parallèlement à la substitution. C’est sur ces stratégies que va jouer la rééducation par le mouvement.
Le MK va tenter d’orienter la plasticité naturelle du cerveau par le biais d’exercices thérapeutiques adaptés aux besoins individuels du patient.

  • le travail en intensité : les résultats fonctionnels de la rééducation sont améliorés lorsque l’intensité et la durée des exercices sont augmentées, sans dépasser 2 heures
    le travail en répétition du geste en favorise l’apprentissage. L’entraînement en quantité améliorera la qualité de la tâche effectuée. Ce principe s’applique évidemment à la marche, comme l’a développé Hesse avec le Gait-trainer
  • le travail en « tâche orientée » : comme expliqué précédemment, c’est l’apprentissage d’une tâche précise à visée fonctionnelle qui va permettre d’optimiser l’efficacité de la rééducation

Rééducation de la NSU

Le MK doit prendre en compte l’intrication de la NSU et des troubles moteurs qui influe sur la performance du patient. Il s’agit d’un travail d’orientation de l’attention du patient sur le corps et l’espace gauche, en utilisant le mouvement et les techniques de guidage.
Les principes techniques qui peuvent être utilisés par le MK sont les suivantes :

  • au cours des mobilisations, le MK décrit d’abord au patient ce qu’il fait puis lui demande de le faire
  • le MK doit utiliser un maximum de stimuli du côté gauche
  • le MK offre au patient des appuis en termes de guidage à gauche
  • le MK utilise la rotation du tronc pas l’épaule et non par le coude
  • le MK ne sature pas le patient d’informations au cours des exercices
  • le MK doit insister sur le transfert de poids du corps vers la gauche devant un miroir en veillant au maintien postural du tronc
  • le MK peut demander au patient d’attraper des objets situés à sa droite puis les emmener sur sa gauche puis il va les proposer sur sa gauche
  • en position genou dressés, le MK va guider pour le passage en petite sirène à droite avec rotation de la tête automatique vers la gauche puis passage vers la gauche
  • lors du assis-debout, le MK se place du côté gauche et non devant le patient pour éviter la rétropulsion du tronc
  • Souvent associées à ce troubles, l’asonognosie et l’asonodiaphorie imposent aussi de renforcer les informations données au patient sur son état et l’existence des troubles liés à sa pathologie

Prise en charge rééducative de la spasticité

  • Renforcement musculaire : n’augmente pas la spasticité
  • Mouvements passifs répétés de 30mn : induit une réponse au niveau de la représentation corticale du muscle sous l’effet des inductions proprioceptives

Stimulation des récepteurs sensoriels

  • Stimulation de la stabilisation du tronc : position sphynx, mise au fauteuil
  • Initiation de la commande du MI en DD, DV
  • Initiation de la commande du MS : mobilisation scapulo-thoracique, mobilisation chaîne ouverte, en appui (épaule sur coude, coude sur main)
  • Initiation à la dissociation des ceintures
  • Rééquilibration des appuis : prise de conscience du déficit d’appui côté hémiplégique par appui sur le bassin
  • Passage assis debout, amélioration de l’équilibre debout

Les défauts de la marche du patient hémiplégique

Correction ou non de la marche ?

Amélioration du schéma de marche

Contrôle de la phase d’appui : tenue unipodal (combat de genou), pont fessier unipodal, fente avec contrôle du genou (sur talon, plante du pied, métatarsien, orteil), contrôle du genou sur skate (extension et flexion de hanche sur skate)

Rééducation du MS

Physiopathologie et tableau clinique de l’AVC

Tableau clinique

Selon la zone touchée

Selon le territoire touché

L’hémiplégie cortical

  • Partielle dans son intensité et « incomplète », c’est-à-dire ne touchant pas tous les territoires moteurs de l’hémicorps
  • Elle est brachiofaciale
  • Elle est non proportionnelle : l’atteinte au membre supérieur est dissociée entre la main (sévère) et le bras (moins nette)

L’hémiplégie capsulaire

  • Massive et totale dans son intensité
  • Topographiquement complète, touchant tous les secteurs
  • Elle est proportionnelle : tous les segments de membres sont atteints de la même façon

Les troubles associés

  • Troubles ménésique
  • Troubles affectifs
  • Troubles dysexécutifs

Les complications

  • Escarres
  • Pneumopathie de déglutition
  • SDRC
  • Oedème
  • Troubles psycho-affectifs
  • Troubles vésico-sphinctériens
  • Chutes
  • Dépression
  • TVP

La spasticité

Schémas les plus courant

Les groupes musculaires les plus souvent spastiques sont :

  • Au niveau des membres inférieurs
    • muscles extenseurs et rotateurs internes de la hanche
    • quadriceps
    • triceps sural, tibial postérieur et fléchisseurs des orteils
    • (triple flexion au stade grabataire)
  • Au niveau des membres supérieurs
    • muscles adducteurs et rotateurs internes de l’épaule
    • fléchisseurs du coude
    • fléchisseurs du poignet, doigts, pronateur

Répercussion fonctionnelle

La spasticité d’un muscle peut théoriquement limiter la commande motrice de son antagoniste, et ainsi avoir des répercussions fonctionnelles néfastes.

  • Si la contraction des releveurs est insuffisante pour s’opposer à celle du triceps sural spastique, la marche sera perturbée avec l’apparition d’un fauchage, d’un équin associé ou non à un varus du pied ou d’un récurvatum du genou
  • Si la spasticité des fléchisseurs des doigts et du poignet est importante, elle peut limiter l’expression des extenseurs, déjà parésiés par l’atteinte motrice, et être à l’origine d’une majoration des incapacités de préhension

Elle peut aussi être bénéfique

  • La spasticité et la réduction de longueur du TS permettent à ce muscle de produire une force pour un étirement moins important que chez le sujet normal
  • La spasticité du quadriceps qui se renforce en position debout peut permettre la station debout et la marche chez un sujet n’ayant pas de commande volontaire suffisante de celui-ci

Echelle de Tardieu (Spasticité)

Autres dénominations : Tardieu Scale et la Modified Tardieu Scale (MTS)
But : mesure de la spasticité
Population : patients avec troubles neurologiques (AVC, SEP)

Descriptions des tâches

L’examinateur évalue la réaction du groupe musculaire à l’étirement, à des vélocités spécifiées et avec deux paramètres : X (qualité de la réaction musculaire) et Y (angle de la réaction musculaire)

Vélocité de l’étirement

  • V1: Le plus lentement possible (pour minimiser le réflexe d’étirement)
  • V2: Vitesse du segment du membre tombant sous la gravité
  • V3: Le plus vite possible (plus rapide que la vitesse de descente naturelle du segment du membre sous la gravité)

Les angles des articulations résultats sont définis comme :

  • R1 (l’angle de l’articulation suivant un étirement à vélocité rapide -durant V2 ou V3) ; et
  • R2 (amplitude de mouvement passive suivant un étirement de vélocité faible – V1 – Mackey, Watt, Lobb & Stott, 2004).
  • Comme V1 est utilisé pour mesurer les amplitudes de mouvements passives, seuls V2 et V3 sont utilisés pour évaluer la spasticité.

Qualité de la réaction musculaire (X)

CoteDescription
0Aucune résistance durant le mouvement passif.
1Un peu de résistance durant le mouvement passif, avec aucune prise à un angle précis.
2Prise claire à un angle précis, interrompant le mouvement passif, suivi d’un relâchement.
3Clonus fatigable (<10 secondes lorsque la pression est maintenue) survenant à un angle précis.
4Clonus infatigable (>10 secondes lorsque la pression est maintenue) survenant à un angle précis.
5L’articulation est impossible à bouger.

echelle