Physiopathologie et tableau clinique de l’AVC

Tableau clinique

Selon la zone touchée

Selon le territoire touché

L’hémiplégie cortical

  • Partielle dans son intensité et « incomplète », c’est-à-dire ne touchant pas tous les territoires moteurs de l’hémicorps
  • Elle est brachiofaciale
  • Elle est non proportionnelle : l’atteinte au membre supérieur est dissociée entre la main (sévère) et le bras (moins nette)

L’hémiplégie capsulaire

  • Massive et totale dans son intensité
  • Topographiquement complète, touchant tous les secteurs
  • Elle est proportionnelle : tous les segments de membres sont atteints de la même façon

Les troubles associés

  • Troubles ménésique
  • Troubles affectifs
  • Troubles dysexécutifs

Les complications

  • Escarres
  • Pneumopathie de déglutition
  • SDRC
  • Oedème
  • Troubles psycho-affectifs
  • Troubles vésico-sphinctériens
  • Chutes
  • Dépression
  • TVP

La spasticité

Schémas les plus courant

Les groupes musculaires les plus souvent spastiques sont :

  • Au niveau des membres inférieurs
    • muscles extenseurs et rotateurs internes de la hanche
    • quadriceps
    • triceps sural, tibial postérieur et fléchisseurs des orteils
    • (triple flexion au stade grabataire)
  • Au niveau des membres supérieurs
    • muscles adducteurs et rotateurs internes de l’épaule
    • fléchisseurs du coude
    • fléchisseurs du poignet, doigts, pronateur

Répercussion fonctionnelle

La spasticité d’un muscle peut théoriquement limiter la commande motrice de son antagoniste, et ainsi avoir des répercussions fonctionnelles néfastes.

  • Si la contraction des releveurs est insuffisante pour s’opposer à celle du triceps sural spastique, la marche sera perturbée avec l’apparition d’un fauchage, d’un équin associé ou non à un varus du pied ou d’un récurvatum du genou
  • Si la spasticité des fléchisseurs des doigts et du poignet est importante, elle peut limiter l’expression des extenseurs, déjà parésiés par l’atteinte motrice, et être à l’origine d’une majoration des incapacités de préhension

Elle peut aussi être bénéfique

  • La spasticité et la réduction de longueur du TS permettent à ce muscle de produire une force pour un étirement moins important que chez le sujet normal
  • La spasticité du quadriceps qui se renforce en position debout peut permettre la station debout et la marche chez un sujet n’ayant pas de commande volontaire suffisante de celui-ci