Test de Noble (SBIT)

Par Piriforme : https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/genou/noble

But : mettre en évidence un syndrome de la bandelette ilio-tibiale (« syndrome de l’essui-glace »)
Principe : reproduire la douleur par une compression sur la partie distale de la bandelette durant l’extension active

Réalisation

  • Patient en décubitus dorsal
  • Hanche et genou fléchis à 90°
  • Le MK applique une compression sur la partie distale du tractus ilio-tibial
  • Le patient effectue une extension active du genou

​​Test de Noble

Résultat
Test considéré comme positif si reproduit les douleurs du patient durant l’extension active. La douleur apparaît généralement autour de 30° de flexion de genou.

Echelle de déficience ASIA (atteinte médullaire)

Télécharger le fichier PDF sur le site : Score ASIA

Classification

Echelle de déficience ASIA

  • A = Complet : aucune sensibilité ou motricité dans le territoire S4-S5.
  • B = Incomplet sensitif : la sensibilité mais pas la motricité est préservée au dessous du niveau lésionnel, en particulier dans le territoire S4-S5.
  • C = Incomplet moteur : la motricité est préservée au dessous du niveau lésionnel et plus de la moitié des muscles testés au dessous de ce niveau a un score < 3 (motricité non fonctionnelle).
  • D = Incomplet moteur : la motricité est préservée au dessous du niveau lésionnel et au moins la moitié des muscles testés au dessous de ce niveau a un score ≥ 3.
  • E = Normal : la sensibilité et la motricité ont normales. Il peut persister des anomalies des réflexes.

Etapes de la classification

  1. Déterminer les niveaux sensitifs pour les côtés droit et gauche.
    Le niveau sensitif est le dernier dermatome sain pour la piqûre et le toucher.
  2. Déterminer les niveaux moteurs pour les côtés droit et gauche.
    Défini par le dernier muscle clé côté ≥ 3, à condition que les muscles sus-jacents soient considérés intacts.
    Note : dans les régions où il n’y a pas de myotome à tester, le niveau moteur est présumé être le même que le niveau sensoriel, si la fonction motrice testable au dessus de ce niveau est également normale.
  3. Déterminer le niveau lésionnel
    Il s’agit de la partie la plus distale avec sensibilité intacte et force musculaire antigravitaire (≥ 3), pourvu qu’il y ait audessus respectivement une fonction normale. Le niveau lésionnel est la plus proximal des niveaux sensoriels et moteurs déterminés dans les étapes 1 et 2.
  4. Déterminer si la lésion est complète ou incomplète.
    (c’est à dire l’absence ou la présence d’épargne sacrée)
    Si la contraction anale volontaire = Non ET tous scores sensolriels S4-S5 = 0 ET la pression anale profonde = Non, alors la lésion est considérée comme Complète.
    Sinon, la lésion est Incomplète
  5. Déterminer le score de déficience ASIA :
    • Est-ce une lésion complète ?
      • Si OUI, ASIA = A et noter la zone de préservation partielle (dernier dermatome ou myotome de chaque côté avec une préservation)
      • Si NON :
    • Est-ce une lésion motrice complète ?
      • Si OUI, ASIA = B
      • Si Non (contraction anale volontaire OU présence d’une fonction motrice sur plus de trois niveaux au-dessous du niveau moteur sur un côté donné, si le patient a une classification sensitive incomplète) :
    • Y a-t’il au moins la moitié (moitié ou plus) des muscles clés en dessous du niveau neurologique lésionnel classés 3 ou mieux ?
      • NON = ASIA C
      • OUI = ASIA D
    • Si la sensation et la fonction motrice sont normales dans tous les segments, alors
      • ASIA = E (si ATCD lésion documentée)

Cotation

Les groupes musculaires clés

5 groupes musculaires clés au MS

  • C5 Flexion de coude
  • C6 Extension de poignet
  • C7 Extension de coude
  • C8 Flexion du médius
  • T1 Abduction du 5ème doigt

5 groupes musculaires clés au MI

  • L2 Flexion de hanche
  • L3 Extension du genou
  • L4 Dorsiflexion de cheville
  • L5 Extension de l’hallux
  • S1 Flexion plantaire de cheville

Cotation fonction musculaire

  • 0 = paralysie totale
  • 1 = contraction visible ou palpable
  • 2 = mouvement actif dans son amplitude complète, sans pesanteur
  • 3 = mouvement actif dans son amplitude complète, contre pesanteur
  • 4 = mouvement actif dans son amplitude complète, contre résistance
  • 5 = mouvement normal (dans son amplitude complète, contre résistance complète)
  • NT = non testable (immobilisation, douleur, amputation, hypertonie sur > 50% amplitude du mouvement)


Cotation sensitive

  • 0 = absente
  • 1 = diminuée (appréciation partielle ou altérée, incluant hyperesthésie)
  • 2 = normale
  • NT = non testable

ALS Functional Rating Scale révisée (SLA)

But : score de gravité spécifique à la maladie qui reflète les troubles moteurs et la détérioration fonctionnelle chez les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA). 
Télécharger en PDF : ALSFRS-R

Les items
ALS Functional rating scale révisée (ALS-FRS-R) en 12 items
Indication de progression rapide : perte d’1 point par mois

1. Discours
4processus de parole normaux
3Troubles de la parole détectables
2Intelligible avec répétition
1Communication orale combinée à la communication non vocale
0Perte de la parole utile
2. Salivation
4Normale
3Léger mais net excès de salive dans la bouche ; peut s’accompagner de salivation nocturne.
2Salive modérément excessive ; peut présenter une légère salivation.
1Hypersalivation marquée avec quelques bavements.
0Salivation abondante ; nécessite un usage constant de mouchoirs en papier.
3. Avaler
4habitudes alimentaires normales
3Problèmes d’alimentation précoces — étouffements occasionnels
2changements de consistance alimentaire
1Nécessite une alimentation par sonde supplémentaire
0NPO (alimentation exclusivement parentérale ou entérale)
4. Écriture manuscrite
4Normale
3Lent ou bâclé : tous les mots sont lisibles
2Tous les mots ne sont pas lisibles
1Capable de tenir un stylo mais incapable d’écrire
0Impossible de tenir le stylo
5a. Couper les aliments et manipuler les ustensiles (patients sans gastrostomie) ?
4Normale
3Un peu lent et maladroit, mais aucune aide n’est nécessaire.
2Peut couper la plupart des aliments, bien que maladroitement et lentement ; une aide est nécessaire.
1La nourriture doit être coupée par quelqu’un, mais on peut quand même la nourrir lentement.
0Il faut le nourrir
5b. Couper les aliments et manipuler les ustensiles (échelle pour les patients porteurs d’une gastrostomie) ?
4Normale
3Maladroite mais capable d’effectuer toutes les manipulations de manière autonome
2Besoin d’aide concernant les fermetures et les attaches.
1Fournit une assistance minimale au soignant
0Incapable d’accomplir la moindre tâche
6. Habillage et hygiène
4Fonctionnement normal
3Autosoins complets et indépendants, avec effort ou efficacité réduite
2méthodes d’assistance intermittentes ou de substitution
1A besoin d’aide pour les soins personnels
0Dépendance totale
7. Se retourner dans le lit et ajuster les draps
4Normale
3Un peu lent et maladroit, mais aucune aide n’est nécessaire.
2Peut se retourner seul ou ajuster les draps, mais avec beaucoup de difficulté.
1Peut initier, mais pas tourner ou ajuster les draps seul
0Sans défense
8. Marche
4Normale
3Difficultés de marche précoces
2Promenades avec assistance
1Mouvement fonctionnel non ambulatoire
0Aucun mouvement volontaire des jambes
9. Monter les escaliers
4Normale
3Lent
2Légère instabilité ou fatigue
1Besoin d’aide
0Impossible de faire
10. Dyspnée (nouveau)
4Aucun
3Se produit lors de la marche
2Se produit lors d’une ou plusieurs des activités suivantes : manger, se laver, s’habiller (AVQ)
1Cela se produit au repos, avec une difficulté à respirer en position assise ou couchée.
0Difficulté importante, envisageant le recours à une assistance respiratoire mécanique
11. Orthopnée (nouveau)
4Aucun
3Quelques difficultés à dormir la nuit en raison d’un essoufflement.
N’utilise généralement pas plus de deux oreillers.
2Il lui faut plus de deux oreillers pour dormir.
1Je ne peux dormir qu’en position assise.
0Incapable de dormir
12. Insuffisance respiratoire (nouveau)
4Aucun
3Utilisation intermittente de la ventilation non invasive (BiPAP)
2Utilisation continue d’un appareil BiPAP pendant la nuit
1Utilisation continue de la BiPAP pendant la nuit et le jour
0Ventilation mécanique invasive par intubation ou trachéotomie

Traitement et rééducation SLA

Traitements

Médicaments

Riluzole orale : seul traitement à ce jour

  • Action sur excès de glutamate toxique pour les MTN : permet la recapture du glutamate dans la fente synaptique
  • Ne fait pas récupérer les fonctions perdeues
  • Allongement de la survie modeste (moyenne 2 ans)
  • (+3 médicaments en accès dérogatoire)

Traitements symptomatiques

Objectif : soulager les symptômes

  • Crampes : dérivé de la quinine, magnésium
  • Hypertonie spastique : baclofène, toxine butolique, étirement des chaînes spastiques
  • Douleurs musculaires : antalgiques, massage
  • Douleurs articulaires (capsulite d’épaule fréquente) : antalgiques, mobilisations douces
  • Ultrasons, chaleur antalgique, TENS : utilisables
  • Hyperémotivité pseudo bulbaire : inhibiteur de la recapture de la sérotonine
  • Hypersalivation : atropine en sublingual

Traitements des complications

  • Kinésithérapie respiratoire : désencombrement, assistance à la toux, VNI
  • Mesures diététiques : adaptation des textures, supplémentation

Rééducation

Recommandation HAS

  • Pas de mécanothérapie ni de travail en charge ou excentrique, pas d’électrostimulation excito-motrice, pause fréquente de récupération

Indications kinésithérapiques

  • Mobilisations passives et actives aidées des membres
  • Lutte contre l’enraidissement articulaire
  • Lutte contre la spasticité
  • Massage / techniques antalgiques
  • Travail de la marche/posture/équilibre/verticalisation
  • Kiné respiratoire /désencombrement
  • Respecter la fatigabilité

Principes de faible intensité

  • Physiopathologie de la SLA : cycles de dénervation/réinnervation itératifs jusqu’à ce que les neurones n’arrivent plus à se réinnerver
  • Les exercices intensifs permettent une moins bonne réinnervation
  • L’électrostimulation aggrave la maladie et entraîne une amyotrophie rapide

Fracture du scaphoïde

Introduction

Le scaphoïde est l’os carpien le plus souvent lésé. Les fractures du scaphoïde sont généralement dues à une hyperextension du poignet, typiquement au décours d’une chute sur la main, doigts écartés.

Complications

Ils peuvent perturber l’approvisionnement en sang du scaphoïde proximal. L’ostéonécrose est donc une complication fréquente, même après un traitement initial optimal, et elle peut être source d’impotence fonctionnelle et d’une arthrose dégénérative du poignet.

https://www.msdmanuals.com/fr/professional/blessures-empoisonnement/fractures/fractures-du-scapho%C3%AFde-carpien-os-naviculaire#Diagnostic_v13387111_fr

Fracture de Pouteau-Colles

Introduction

Autres dénomination

distal fracture with dorsal angulation, fracture de Colles

Définition

Fracture osseuse de l’extrémité distale du radius, provoquant un basculement postérieur du radius et donnant l’aspect “dos de fourchette” au poignet.

Types de fracture

80% des fractures du poignet.
Fracture intra-articulaire ou extra-articulaire (au-dessus du poignet, meilleure récupération)
Non-déplacée (la plupart) ou déplacée (consolidation plus longue, nécessite chirurgie)

Facteurs de risque

Femmes de plus de 50 ans, ménopausées
Personnes qui sont en perte d’équilibre.
Sports avec risque de chute (moto, vélo, roller…)
Enfants en adolescents <18 ans (densité osseuse plus faible)

Mécanisme lésionnel

Chute sur la main, poignet en extension, bras tendu

Diagnostic

Signes et symptômes

  • Douleur et sensibilité à la palpation
  • Aspect en dos de fourchette
  • Ecchymose, gonflement, diminution de l’amplitude des mouvement

Imagerie

Radio, sinon IRM ou scanner si la fracture est difficile à identifier

Précaution

Rechercher intégrité du pouls, sensibilité et motricité des doigts et du poignet pour repérer d’éventuelles autres lésions : nerveuses ou vasculaires

Traitement

Délai

  • Consolidation acquise en 2-3 mois selon le type de fracture quelque soit le type de traitement
  • Reprise sport débute à 3-4 mois, progressive pour remettre en charge les muscles et le tissu osseux de façon adaptée

Chirurgie

  • Fixation d’une plaque pour une fracture complexe ou déplacée. Immobilisation 1 à 2 semaines
  • Fixation de broches pour les fractures moins complexes. Immobilisation 4 à 6 semaines

Après 65 ans, récupération identique en conservateur ou après chirurgie

Conservateur

Immobilisation avec plâtre 4 à 6 semaines, puis radio de contrôle

Kiné

Pendant la phase de consolidation

  • Ne pas mettre en danger la consolidation
  • Eviter l’enraidissement des autres parties du corps
  • Bouger épaule, coude, doigts

Après phase de consolidation (6 semaines environ)

  • Retrouver toute la mobilité du poignet
  • Gestion de la charge

Ténosynovite de De Quervain

Introduction

Autres dénomination

Pouce du joueur

Définition

Inflammation des tendons long abducteur et court extenseur du pouce, entraînant une inadéquation de leur passage dans le tunnel ostéofibreux du premier compartiment dorsal du poignet.

Facteur de risque

  • Femmes entre 40 et 50  ans
  • Surutilisation du tendon en sport, notamment au volley-ball
  • Travailleurs manuels, femmes au foyer.

Symptômes

Douleur sur le versant radial du poignet, accentuée par les mouvements du pouce et par une inclinaison ulnaire passive, associée à une flexion maximale du pouce (test de Finkelstein).

Diagnostic

Test de Finkelstein

Installation
Patient assis
Avant-bras en position neutre sur la table, poignet hors de la table

1er test
Pour patient en phase aiguë
Inclinaison ulnaire passive (force gravitaire)
Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

2ème test (si le premier ne provoque pas de douleur)
Ajouter une surpression à l’inclinaison
Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

3ème test (version orginale de de Quervain)
Pour patient en phase chronique
Amener le pouce dans la paume
Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

Imagerie

Echographie pour confirmer le diagnostic

Traitement

Antalgie

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : peuvent réduire la douleur et l’inflammation.
Infiltration de corticoïdes : est souvent efficace pour réduire rapidement l’inflammation et soulager la douleur. Ce traitement est particulièrement indiqué dans les stades précoces de la maladie.

Conservateur

  • Eviter surcontrainte de la pince pouce-index
  • Attelle : pour immobiliser temporairement le pouce et le poignet, notamment la nuit.
  • Exercices de rééducation : améliorer la mobilité et renforcer les muscles du pouce et du poignet, une fois l’inflammation maîtrisée.
  • Applications de glace : plusieurs fois par jour pour diminuer l’inflammation et soulager la douleur.

Chirurgie

L’opération consiste à ouvrir la gaine tendineuse à l’endroit où les tendons sont comprimés, afin de leur permettre de glisser librement. Cette intervention se fait généralement en ambulatoire sous anesthésie locale, et elle offre un taux de réussite élevé.
Après l’intervention, une rééducation peut être nécessaire pour retrouver toute la mobilité du pouce et du poignet, et éviter la récidive.

ULNT (test de la mécanosensibilité)

But : mettre en évidence la mécano-sensibilité d’un nerf
Réalisation : ajouter en fin de test une inclinaison homolatérale et un inclinaison controlatérale pour mettre en évidence une variation de la mécano-sensibilité. Cela confirmera également que ce sont bien les structures nerveuses qui sont mises en tension. Comparer au côté controlatéral.

ULNT A : nerf médian/interosseux

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule, abduction de l’épaule à 110°, flexion du coude à 90°
  • Faire une rotation latérale de l’épaule
  • Poignet et doigt en extension
  • Puis extension lente du coude jusqu’à provocation des symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral

ULNT B : nerf médian/axillaire/musculocutané

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule avec la hanche
  • Abduction d’épaule à 10°, coude fléchi à 90°, supinationde l’avant-bras, extension du poignet
  • Extension progressive du coude jusqu’à provocation des symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral

ULNT C : nerf radial

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule avec la hanche
  • Abduction d’épaule à 10°, coude fléchi à 90°, pronation de l’avant-bras, flexion du poignet
  • Flexion des doigts avec le pouce à l’intérieur des doigts
  • Extension progressive du coude jusqu’à provocation des symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéra

ULNT D : nerf ulnaire

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule, abduction de l’épaule à 90°, flexion du coude à 90°
  • Pronation de l’avant-bras, poignet et doigt en extension
  • Rotation latérale de l’épaule
  • Amener progressivement les doigts vers l’oreille jusqu’à provoquer les symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral qui aggravera ses symptômes


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