Index de Barthel (hémiplégie)


But : mesure l’étendue du fonctionnement indépendant et de la mobilité dans les activités de la vie quotidienne
Score : sur 100 points. Plus le score est élevé, plus le niveau d’indépendance est haut.
Télécharger le fichier PDF : Index de Barthel
Calcul en ligne : http://medicalcul.free.fr/barthel.html


1 – Alimentation

  • Indépendant. Capable de se servir des instruments nécessaires. Prend ses repas en un temps raisonnable 10
  • Besoin d’aide par exemple pour coupe 5

2 – Bain

  • Possible sans aide 5

3 – Continence rectale

  • Aucun accident 10
  • Accidents occasionnels 5

4 – Continence urinaire

  • Aucun accident 10
  • Accidents occasionnels 5

5 – Déplacements

  • N’a pas besoin de fauteuil roulant. Indépendant pour une distance de 50m, éventuellement avec des cannes 15
  • Peut faire 50 m avec aide 10
  • Indépendant pour 50 m dans une chaise roulante, si incapable de marche 5

6 – Escaliers

  • Indépendant. Peut se servir de cannes. 10
  • A besoin d’aide ou de surveillance 5

7 – Habillement

  • Indépendant. Attache ses chaussures. Attache sais boutons. Met ses bretelles 10
  • A besoin d’aide, mais fait au moins la moitié de la tâche dans un temps raisonnable 5

8 – Soins personnels

  • Se lave le visage, se coiffe, se brosse les dents, se rase. Peut brancher un rasoir électrique 5

9 – Toilettes

  • Indépendant. Se sert seul du papier hygiénique, chasse d’eau 10
  • A besoin d’aide pour l’équilibre, pour ajuster ses vêtements et se servir du papier hygiénique 5

10 – Transfert du lit au fauteuil

Indépendant, y compris pour faire fonctionner une chaise roulante. 15
Surveillance ou aide minime. 10
Capable de s’asseoir, mais a besoin d’une aide maximum pour le transfert 5

Test de Romberg (Ataxie cérebelleuse)

Le test de Romberg mesure l’intégration des entrées sensorielles (vision, fonction vestibulaire et proprioception) nécessaires au maintien de l’équilibre. Il permet d’identifier si un problème d’équilibre est causé par un dysfonctionnement proprioceptif, des problèmes vestibulaires ou des troubles du système nerveux central.

  • Syndrome vestibulaire : chute lente et progressive du côté du nerf atteint. On parle de « Romberg latéralisé » ou de « signe de Romberg labyrinthique » ;
  • Atteinte proprioceptive (atteinte centrale ou périphérique de la voie lemniscale), le patient n’arrivera pas à garder les bras tendus de façon stable, et on observe une oscillation multi-directionnelle de l’axe du corps (ataxie multi-directionnelle). On parle alors de « signe de Romberg proprioceptif ».
    Lorsque la déviation se fait lors de la fermeture des yeux, on parle du « vrai Romberg ».
  • Lors d’un syndrome cérébelleux, on observe une incapacité à conserver les pieds joints et une oscillation multi-directionnelle qui n’est pas aggravée par la fermeture des yeux. Pas de signe de Romberg dans l’atteinte cérébelleuse.

Test de Schober

But : permet d’évaluer le déficit de flexion lombaire

Réalisation (version modifiée-modifiée de 1973)

  • Tracer un trait au niveau des EIPS et un trait de 16 cm au dessus (pour inclure les segments T12-L1)
  • Demander au patient de faire une flexion
  • Le trait doit avoir augmenter de 5cm selon la norme

Etoile de Maigne (mobilité du rachis)

But : représenter graphiquement la mobilité du rachis dans les 3 plans de l’espace en notant sur l’étoile l’amplitude. Le symbole choisi permet une ‘évaluation douloureuse associée à chaque limitation de mouvement. Plus le symbole est proche du centre, plus l’amplitude est limitée.
C’est outil permet également de suivre l’évolution des symptômes.
Limite : donne une idée globale mais aucune mesures précises. L’amplitude peut être faussée par la peur.

L’étoile

F = flexion
LFG (latéro-flexion gauche) = inclinaison gauche
LFD (latéro-flexion droite) = inclinaison droite
RG = rotation gauche
RD = rotation droite
E = extension

Les symboles de notation des restrictions de mobilité

Exemple de cotation

Il est possible de mettre plusieurs fois le symbole pour exprimer l’intensité de la limitation

Réalisation

Le MK fait une démonstration des mouvements à réaliser
Le patient réalise les mouvements en actif et le MK vient appliquer une sur-pression en fin de mouvement


Flexion

Inclinaison

Rotation sans stabilisation du bassin

Rotation avec stabilisation du bassin

Blessé médullaire : les complications

Hypotention orthostatique

  • 80% des paraplégiques
  • Mettre bas de contention et gaine abdominale en cas de verticalisation

Hyper-réflexie autonome (HRA)

  • Patient avec lésion médullaire supérieur ou égale à T6
  • Décharge sympathique à cause d’un stimuli nociceptif sous-lésionnel : augmentation brutale de la tension artérielle, malaise, céphalée, sueurs, hyperthermie
  • Urgence thérapeutique : appeler médecin
  • Faire baisser TA : retirer les contention, baisser les jambes

Accidents thrombo-embolique

  • Thromboses veineuses profondes : fréquentes dans les premiers mois
  • Embolie pulmonaire
  • Prévention : traitement anticoagulant, bas de contention

Spasticité

  • Libération des réflexes spinaux par manque d’inhibition corticale
  • Hypertonie spastique
  • Conséquences : raideur, rétractions articulaires, attitudes vicieuses, majoration du risque d’escarre
  • Spasticité peut être majorée par des épines irritatives

Les épines irritatives

  • Problèmes urinaires : infections urinaires, lithiases
  • Escarre, plaie, ongles incarné
  • Constipation, fécalome
  • Paraostéoarthropathies/ostéomes
  • TVP

Douleurs

  • Douleurs neuropathiques sous-lésionnelles : sensations de brûlure, décharges électriques, piqûres
  • Douleurs d’épaules dues à la surutilisation des MS

Troubles vésico-sphinctériens

  • Dyssynergie vésico-sphinctérienne, rétention
  • Hyperactivité détrusorienne : incontinence sur urgenturie, risque de reflux vésico-urétal
  • Risque de complications infectieuses et insuffisance rénale
  • Sondage : minimum 5 par jour (autonomie parfois possible à partir de C6)

Troubles ano-rectaux

  • Constipation fréquente : 45 à 95%
  • Paralysie motrice des abdominaux
  • Dyssynergie ano-rectale
  • Traitement par laxatifs, adaptation alimentaire, irrigation colique trans-anale

Troubles génito-sexuels

  • Dysérection, dyséjaculation, dysorgasmie
  • Traitement par médicament, vacuum, prothèse pénienne, injection intra-caverneuses

Escarres

  • Lésion cutanée ischémique liée à une compression prolongée des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses
  • 4 stades : érythème (rougeur), désépidermisation, plaque de nécrose, perte cutanée profonde
  • Prévention : matelas adapté, alternance position au lit, soulèvement par push-up toutes les 15mn au fauteuil, observation régulière de l’état cutanée

Para-ostéo-arthropathies neurogène (POAN)

  • Ossification de localisation anormale se développant dans le tissus conjonctif des parties molles périarticulaires (ostéome)
  • Toujours en sous-lésionnel, au voisinage des grosses articulations (hanche, genou, coude, épaule)
  • Clinique : douleur, limitation amplitude articulaire (ankylose complète), tuméfaction
  • Prévention : kinésithérapie précoce

Respiratoire

  • Lésion au-dessus de C4 : paralysie phrénique impose une assistance ventilatoire
  • Lésion entre C4 et moelle dorsale haute : autonomie respiratoire avec fonction diaphragmatique préservée, mais précaire car paralysie des muscles intercostaux et abdominaux
  • Perte des muscles expiratoires : toux inefficace et risque d’encombrement bronchique

Synringomyélie

  • Développement d’une cavité remplie de liquide céphalo-spinal à l’intérieur de la moelle
  • Peut menacer une perte fonctionnelle d’un ou plusieurs métamères
  • Toute modification de l’examen neurologique doit y faire penser ++

Ostéoporose

Se développe rapidement en sous-lésionnel : diminution des contraintes en pesanteurs et en sollicitation, diminution du débit sanguin osseux

Risque de fractures spontanées

Blessé médullaire : prise en charge et objectifs fonctionnels

Prise en charge et objectifs fonctionnels

Niveau de lésion et autonomie

  • C4 et au-dessus ; pas de préhension possible, dépendance complète AVQ
  • C5 : prise bi-manuelle, conduite FRE avec fourche
  • C6 : préhension monomanuelle possible avec effet ténodèse
  • C7 : idem + transferts en autonomie, FRM sur terrain régulier
  • C8 : indépendance complète FRM
    T1 : idem + alimentation, sondage et toilette autonome
  • T2-T9 : indépendant pour tout, pas de marche
  • T10 – L2 : marche possible avec orthèse en intérieur
  • L3-L5 : autonomie marche avec orthèses

Objectifs

  • Prévention des complications
  • Aide à la récupération (lésions complètes)
  • Gestion des incapacités (lésions incomplètes)
  • Valorisation des capacités restantes
  • Réadaptation

=> Autonomie maximale en fonction du niveau, éducation thérapeutique

Rééducation

Verticalisation

  • Sur table de verticalisation
  • Prévention des complications respiratoires, transit, réadaptation assise, prévention ostéoporose

Lutte contre déformation

  • Flessum du coude, extensum poignet, doigts
  • Eviter limitation flexion de hanche et rotation, flexion de genou

Travail des transferts

  • Types de transferts
  • Protection des épaules
  • Protection sous-lésionnelle

Travail de l’autonomie

  • Toilettage, habillage, sondage, exonération, alimentation
  • Prévention des escarres

Score de Wells (TVP)

Pour suspicion de thrombose veineuse profonde
Pour calculer le score en ligne : https://www.sfmu.org/calculateurs/TVP.htm

Score de Wells
11 critères

  • cancer actif (+1)
  • paralysie, parésie ou immobilisation récente du membre avec un plâtre (+1)
  • Alitement récent > 3 jours ou chirurgie majeure < 4 semaines (+1)
  • Sensibilité localisée du système veineux profond (+1)
  • Oedème global de tout le membre (+1)
  • Circonférence du mollet > 3 cm // membre CL (+1)
  • Oedème prenant le godet (+1)
  • Circulation veineuse collatérale (+1)
  • ATCD de thrombose veineuse (+1)
  • Historique de TVP (+1)
  • Autre diag au moins aussi probable que la TVP (-2)

Addition des scores

  • si score ≤ 1 ⇒ probabilité faible entre 3,5 et 8,1%
  • si score = 1 ou 2 ⇒ probabilité intermédiaire entre 13,3 et 23,9%
  • si score > 2 ⇒ probabilité élevée entre 36,3 et 61,5%

CAT

  • si score ≤ 2 ⇒ dosage des D-dimères
  • si ≤ 500 µg ⇒ exclure diag TVP (proba de 1,2% d’en avoir une)
  • si > 500 µg ⇒ écho de compression veineuse
  • si score > 2 ⇒ écho de compression veineuse

Critères d’Ottawa du genou (fracture)

But : suspicion de fracture du genou et réorientation en radiologie

Critères d’Ottawa du genou
Effectuer l’examen dans les 7 jours
5 critères :
– âge ≥ 55 ans
– douleur patellaire isolée
– douleur de la tête de la fibula
– incapacité de F° à 90°
– incapacité de mise en charge immédiatement sur 4 pas (2 fois sur chaque jambe, avec ou sans boîterie)
=> Si 1 test positif, faire passer imagerie

Test de fulcrum (fracture de stress fémorale)

Issue de Fulcrum Test | Femoral Stress Fractures par Physiotutors
Pour suspicion de fracture de stress au niveau de la diaphyse fémorale
Sensibilité très haute mais spécificité très variable. Elle est donc peu fiable pour exclure une fracture de stress fémorale

Patient assis sur la table, mains en appui en arrière
MK place son avant sous la cuisse du patient pour créer un point d’appui
Avec l’autre main, il exerce une pression vers le bas, ce qui provoque une contrainte en cisaillement sur la diaphyse fémorale
Varier la position des bras (distale à proximale) pour chercher à reproduire les symptômes

Le test est positif s’il reproduit la douleur où en cas d’appréhension du patient

wazamba-pl.deugarte.com