International Knee Documentation Commitee (IKDC)

But : évaluation subjective du genou en 3 catégories : symptômes, activité sportive et fonction du genou. 
Fichier PDF à télécharger : IKDC

Symptômes

Basez vos réponses sur le plus haut niveau d’activité que vous pensez être capable d’accomplir sans avoir
de symptômes significatifs, même si vous ne faites pas actuellement ces activités.

1 – Quel est le plus haut niveau d’activité que vous pouvez accomplir sans souffrir du genou ?

Activités très intenses comportant sauts et rotations comme au basket ou au football.
Activités intenses comme un travail physique dur, le ski ou le tennis.
Activités modérées comme un travail physique moyen, la course à pied ou le jogging.
Activités douces comme la marche, les travaux ménagers ou le jardinage.
Aucune des activités ci -dessus ne m’est possible à cause de la douleur.

2 – Au cours des 4 dernières semaines, ou depuis votre accident/blessure, combien de fois avez-vous
souffert du genou (de 0 à 10)

Jamais 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Constamment

3 – Indiquez l’intensité de la douleur en cochant la case correspondante (de 0 à 10)

Aucune douleur 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 La pire douleur imaginable

4 – Au cours des 4 dernières semaines, ou depuis l’accident/la blessure, votre genou était-il raide ou
enflé ?

Pas du tout | Un peu | Moyennement | Beaucoup | Enormément

5 – Quel est le plus haut niveau d’activité que vous pouvez accomplir sans que votre genou n’enfle ?

  • Activités très intenses comportant sauts et rotations comme au basket ou au football
  • Activités intenses comme un travail physique dur, le ski ou le tennis
  • Activités modérées comme un travail physique moyen, la course à pied ou le jogging
  • Activités douces comme la marche, les travaux ménagers ou le jardinage
  • Aucune des activités ci -dessus ne m’est possible à cause de mon genou enflé

6 – Au cours des 4 dernières semaines, ou depuis l’accident/la blessure, y a-t-il eu un blocage ou un
accrochage de votre genou ?

  • Oui
  • Non

7 – Quel est le plus haut niveau d’activité que vous pouvez accomplir sans que votre genou ne se
dérobe ?

  • Activités très intenses comportant sauts et rotations comme au basket ou au football
  • Activités intenses comme un travail physique dur, le ski ou le tennis
  • Activités modérées comme un travail physique moyen, la course à pied ou le jogging
  • Activités douces comme la marche, les travaux ménagers ou le jardinage
  • Aucune des activités ci -dessus ne m’est possible à cause de mon genou qui se dérobe

Activités sportives

8 – Quel est le plus haut niveau d’activité que vous pouvez pratiquer régulièrement ?

  • Activités très intenses comportant sauts et rotations comme au basket ou au football
  • Activités intenses comme un travail physique dur, le ski ou le tennis
  • Activités modérées comme un travail physique moyen, la course à pied ou le jogging
  • Activités douces comme la marche, le ménage ou le jardinage
  • Aucune des activités ci -dessus ne m’est possible à cause de mon genou.

9 – Quelle incidence a votre genou sur votre capacité à… ?

  • Pas difficile Légèrement
  • difficile
  • Très difficile Impossible
  • Monter les escaliers
  • Descendre les escaliers
  • S’agenouiller (appui sur le devant du genou)
  • S’accroupir
  • S’asseoir
  • Se lever d’une chaise
  • Courir en ligne droite
  • Sauter avec réception sur la jambe faible
  • S’arrêter et repartir brusquement (marche, ou course à pied si vous êtes un athlète)

Fonction

10 – Comment notez-vous la fonction de votre genou sur une échelle de 0 à 10 (10 correspondant au
fonctionnement optimal et 0 étant l’incapacité à accomplir les activités de la vie quotidienne et
sportives)

FONCTION AVANT L’ACCIDENT/LA BLESSURE DU GENOU
Performance : nulle 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Performance quotidienne optimale
FONCTION ACTUELLE DU GENOU
Performance : nulle 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Performance quotidienne optimale

    Test de Noble (SBIT)

    Par Piriforme : https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/genou/noble

    But : mettre en évidence un syndrome de la bandelette ilio-tibiale (« syndrome de l’essui-glace »)
    Principe : reproduire la douleur par une compression sur la partie distale de la bandelette durant l’extension active

    Réalisation

    • Patient en décubitus dorsal
    • Hanche et genou fléchis à 90°
    • Le MK applique une compression sur la partie distale du tractus ilio-tibial
    • Le patient effectue une extension active du genou

    ​​Test de Noble

    Résultat
    Test considéré comme positif si reproduit les douleurs du patient durant l’extension active. La douleur apparaît généralement autour de 30° de flexion de genou.

    Echelle de déficience ASIA (atteinte médullaire)

    Télécharger le fichier PDF sur le site : Score ASIA

    Classification

    Echelle de déficience ASIA

    • A = Complet : aucune sensibilité ou motricité dans le territoire S4-S5.
    • B = Incomplet sensitif : la sensibilité mais pas la motricité est préservée au dessous du niveau lésionnel, en particulier dans le territoire S4-S5.
    • C = Incomplet moteur : la motricité est préservée au dessous du niveau lésionnel et plus de la moitié des muscles testés au dessous de ce niveau a un score < 3 (motricité non fonctionnelle).
    • D = Incomplet moteur : la motricité est préservée au dessous du niveau lésionnel et au moins la moitié des muscles testés au dessous de ce niveau a un score ≥ 3.
    • E = Normal : la sensibilité et la motricité ont normales. Il peut persister des anomalies des réflexes.

    Etapes de la classification

    1. Déterminer les niveaux sensitifs pour les côtés droit et gauche.
      Le niveau sensitif est le dernier dermatome sain pour la piqûre et le toucher.
    2. Déterminer les niveaux moteurs pour les côtés droit et gauche.
      Défini par le dernier muscle clé côté ≥ 3, à condition que les muscles sus-jacents soient considérés intacts.
      Note : dans les régions où il n’y a pas de myotome à tester, le niveau moteur est présumé être le même que le niveau sensoriel, si la fonction motrice testable au dessus de ce niveau est également normale.
    3. Déterminer le niveau lésionnel
      Il s’agit de la partie la plus distale avec sensibilité intacte et force musculaire antigravitaire (≥ 3), pourvu qu’il y ait audessus respectivement une fonction normale. Le niveau lésionnel est la plus proximal des niveaux sensoriels et moteurs déterminés dans les étapes 1 et 2.
    4. Déterminer si la lésion est complète ou incomplète.
      (c’est à dire l’absence ou la présence d’épargne sacrée)
      Si la contraction anale volontaire = Non ET tous scores sensolriels S4-S5 = 0 ET la pression anale profonde = Non, alors la lésion est considérée comme Complète.
      Sinon, la lésion est Incomplète
    5. Déterminer le score de déficience ASIA :
      • Est-ce une lésion complète ?
        • Si OUI, ASIA = A et noter la zone de préservation partielle (dernier dermatome ou myotome de chaque côté avec une préservation)
        • Si NON :
      • Est-ce une lésion motrice complète ?
        • Si OUI, ASIA = B
        • Si Non (contraction anale volontaire OU présence d’une fonction motrice sur plus de trois niveaux au-dessous du niveau moteur sur un côté donné, si le patient a une classification sensitive incomplète) :
      • Y a-t’il au moins la moitié (moitié ou plus) des muscles clés en dessous du niveau neurologique lésionnel classés 3 ou mieux ?
        • NON = ASIA C
        • OUI = ASIA D
      • Si la sensation et la fonction motrice sont normales dans tous les segments, alors
        • ASIA = E (si ATCD lésion documentée)

    Cotation

    Les groupes musculaires clés

    5 groupes musculaires clés au MS

    • C5 Flexion de coude
    • C6 Extension de poignet
    • C7 Extension de coude
    • C8 Flexion du médius
    • T1 Abduction du 5ème doigt

    5 groupes musculaires clés au MI

    • L2 Flexion de hanche
    • L3 Extension du genou
    • L4 Dorsiflexion de cheville
    • L5 Extension de l’hallux
    • S1 Flexion plantaire de cheville

    Cotation fonction musculaire

    • 0 = paralysie totale
    • 1 = contraction visible ou palpable
    • 2 = mouvement actif dans son amplitude complète, sans pesanteur
    • 3 = mouvement actif dans son amplitude complète, contre pesanteur
    • 4 = mouvement actif dans son amplitude complète, contre résistance
    • 5 = mouvement normal (dans son amplitude complète, contre résistance complète)
    • NT = non testable (immobilisation, douleur, amputation, hypertonie sur > 50% amplitude du mouvement)


    Cotation sensitive

    • 0 = absente
    • 1 = diminuée (appréciation partielle ou altérée, incluant hyperesthésie)
    • 2 = normale
    • NT = non testable

    ALS Functional Rating Scale révisée (SLA)

    But : score de gravité spécifique à la maladie qui reflète les troubles moteurs et la détérioration fonctionnelle chez les personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA). 
    Télécharger en PDF : ALSFRS-R

    Les items
    ALS Functional rating scale révisée (ALS-FRS-R) en 12 items
    Indication de progression rapide : perte d’1 point par mois

    1. Discours
    4processus de parole normaux
    3Troubles de la parole détectables
    2Intelligible avec répétition
    1Communication orale combinée à la communication non vocale
    0Perte de la parole utile
    2. Salivation
    4Normale
    3Léger mais net excès de salive dans la bouche ; peut s’accompagner de salivation nocturne.
    2Salive modérément excessive ; peut présenter une légère salivation.
    1Hypersalivation marquée avec quelques bavements.
    0Salivation abondante ; nécessite un usage constant de mouchoirs en papier.
    3. Avaler
    4habitudes alimentaires normales
    3Problèmes d’alimentation précoces — étouffements occasionnels
    2changements de consistance alimentaire
    1Nécessite une alimentation par sonde supplémentaire
    0NPO (alimentation exclusivement parentérale ou entérale)
    4. Écriture manuscrite
    4Normale
    3Lent ou bâclé : tous les mots sont lisibles
    2Tous les mots ne sont pas lisibles
    1Capable de tenir un stylo mais incapable d’écrire
    0Impossible de tenir le stylo
    5a. Couper les aliments et manipuler les ustensiles (patients sans gastrostomie) ?
    4Normale
    3Un peu lent et maladroit, mais aucune aide n’est nécessaire.
    2Peut couper la plupart des aliments, bien que maladroitement et lentement ; une aide est nécessaire.
    1La nourriture doit être coupée par quelqu’un, mais on peut quand même la nourrir lentement.
    0Il faut le nourrir
    5b. Couper les aliments et manipuler les ustensiles (échelle pour les patients porteurs d’une gastrostomie) ?
    4Normale
    3Maladroite mais capable d’effectuer toutes les manipulations de manière autonome
    2Besoin d’aide concernant les fermetures et les attaches.
    1Fournit une assistance minimale au soignant
    0Incapable d’accomplir la moindre tâche
    6. Habillage et hygiène
    4Fonctionnement normal
    3Autosoins complets et indépendants, avec effort ou efficacité réduite
    2méthodes d’assistance intermittentes ou de substitution
    1A besoin d’aide pour les soins personnels
    0Dépendance totale
    7. Se retourner dans le lit et ajuster les draps
    4Normale
    3Un peu lent et maladroit, mais aucune aide n’est nécessaire.
    2Peut se retourner seul ou ajuster les draps, mais avec beaucoup de difficulté.
    1Peut initier, mais pas tourner ou ajuster les draps seul
    0Sans défense
    8. Marche
    4Normale
    3Difficultés de marche précoces
    2Promenades avec assistance
    1Mouvement fonctionnel non ambulatoire
    0Aucun mouvement volontaire des jambes
    9. Monter les escaliers
    4Normale
    3Lent
    2Légère instabilité ou fatigue
    1Besoin d’aide
    0Impossible de faire
    10. Dyspnée (nouveau)
    4Aucun
    3Se produit lors de la marche
    2Se produit lors d’une ou plusieurs des activités suivantes : manger, se laver, s’habiller (AVQ)
    1Cela se produit au repos, avec une difficulté à respirer en position assise ou couchée.
    0Difficulté importante, envisageant le recours à une assistance respiratoire mécanique
    11. Orthopnée (nouveau)
    4Aucun
    3Quelques difficultés à dormir la nuit en raison d’un essoufflement.
    N’utilise généralement pas plus de deux oreillers.
    2Il lui faut plus de deux oreillers pour dormir.
    1Je ne peux dormir qu’en position assise.
    0Incapable de dormir
    12. Insuffisance respiratoire (nouveau)
    4Aucun
    3Utilisation intermittente de la ventilation non invasive (BiPAP)
    2Utilisation continue d’un appareil BiPAP pendant la nuit
    1Utilisation continue de la BiPAP pendant la nuit et le jour
    0Ventilation mécanique invasive par intubation ou trachéotomie

    Traitement et rééducation SLA

    Traitements

    Médicaments

    Riluzole orale : seul traitement à ce jour

    • Action sur excès de glutamate toxique pour les MTN : permet la recapture du glutamate dans la fente synaptique
    • Ne fait pas récupérer les fonctions perdeues
    • Allongement de la survie modeste (moyenne 2 ans)
    • (+3 médicaments en accès dérogatoire)

    Traitements symptomatiques

    Objectif : soulager les symptômes

    • Crampes : dérivé de la quinine, magnésium
    • Hypertonie spastique : baclofène, toxine butolique, étirement des chaînes spastiques
    • Douleurs musculaires : antalgiques, massage
    • Douleurs articulaires (capsulite d’épaule fréquente) : antalgiques, mobilisations douces
    • Ultrasons, chaleur antalgique, TENS : utilisables
    • Hyperémotivité pseudo bulbaire : inhibiteur de la recapture de la sérotonine
    • Hypersalivation : atropine en sublingual

    Traitements des complications

    • Kinésithérapie respiratoire : désencombrement, assistance à la toux, VNI
    • Mesures diététiques : adaptation des textures, supplémentation

    Rééducation

    Recommandation HAS

    • Pas de mécanothérapie ni de travail en charge ou excentrique, pas d’électrostimulation excito-motrice, pause fréquente de récupération

    Indications kinésithérapiques

    • Mobilisations passives et actives aidées des membres
    • Lutte contre l’enraidissement articulaire
    • Lutte contre la spasticité
    • Massage / techniques antalgiques
    • Travail de la marche/posture/équilibre/verticalisation
    • Kiné respiratoire /désencombrement
    • Respecter la fatigabilité

    Principes de faible intensité

    • Physiopathologie de la SLA : cycles de dénervation/réinnervation itératifs jusqu’à ce que les neurones n’arrivent plus à se réinnerver
    • Les exercices intensifs permettent une moins bonne réinnervation
    • L’électrostimulation aggrave la maladie et entraîne une amyotrophie rapide

    Fracture du scaphoïde

    Introduction

    Le scaphoïde est l’os carpien le plus souvent lésé. Les fractures du scaphoïde sont généralement dues à une hyperextension du poignet, typiquement au décours d’une chute sur la main, doigts écartés.

    Complications

    Ils peuvent perturber l’approvisionnement en sang du scaphoïde proximal. L’ostéonécrose est donc une complication fréquente, même après un traitement initial optimal, et elle peut être source d’impotence fonctionnelle et d’une arthrose dégénérative du poignet.

    https://www.msdmanuals.com/fr/professional/blessures-empoisonnement/fractures/fractures-du-scapho%C3%AFde-carpien-os-naviculaire#Diagnostic_v13387111_fr

    Fracture de Pouteau-Colles

    Introduction

    Autres dénomination

    distal fracture with dorsal angulation, fracture de Colles

    Définition

    Fracture osseuse de l’extrémité distale du radius, provoquant un basculement postérieur du radius et donnant l’aspect “dos de fourchette” au poignet.

    Types de fracture

    80% des fractures du poignet.
    Fracture intra-articulaire ou extra-articulaire (au-dessus du poignet, meilleure récupération)
    Non-déplacée (la plupart) ou déplacée (consolidation plus longue, nécessite chirurgie)

    Facteurs de risque

    Femmes de plus de 50 ans, ménopausées
    Personnes qui sont en perte d’équilibre.
    Sports avec risque de chute (moto, vélo, roller…)
    Enfants en adolescents <18 ans (densité osseuse plus faible)

    Mécanisme lésionnel

    Chute sur la main, poignet en extension, bras tendu

    Diagnostic

    Signes et symptômes

    • Douleur et sensibilité à la palpation
    • Aspect en dos de fourchette
    • Ecchymose, gonflement, diminution de l’amplitude des mouvement

    Imagerie

    Radio, sinon IRM ou scanner si la fracture est difficile à identifier

    Précaution

    Rechercher intégrité du pouls, sensibilité et motricité des doigts et du poignet pour repérer d’éventuelles autres lésions : nerveuses ou vasculaires

    Traitement

    Délai

    • Consolidation acquise en 2-3 mois selon le type de fracture quelque soit le type de traitement
    • Reprise sport débute à 3-4 mois, progressive pour remettre en charge les muscles et le tissu osseux de façon adaptée

    Chirurgie

    • Fixation d’une plaque pour une fracture complexe ou déplacée. Immobilisation 1 à 2 semaines
    • Fixation de broches pour les fractures moins complexes. Immobilisation 4 à 6 semaines

    Après 65 ans, récupération identique en conservateur ou après chirurgie

    Conservateur

    Immobilisation avec plâtre 4 à 6 semaines, puis radio de contrôle

    Kiné

    Pendant la phase de consolidation

    • Ne pas mettre en danger la consolidation
    • Eviter l’enraidissement des autres parties du corps
    • Bouger épaule, coude, doigts

    Après phase de consolidation (6 semaines environ)

    • Retrouver toute la mobilité du poignet
    • Gestion de la charge

    Ténosynovite de De Quervain

    Introduction

    Autres dénomination

    Pouce du joueur

    Définition

    Inflammation des tendons long abducteur et court extenseur du pouce, entraînant une inadéquation de leur passage dans le tunnel ostéofibreux du premier compartiment dorsal du poignet.

    Facteur de risque

    • Femmes entre 40 et 50  ans
    • Surutilisation du tendon en sport, notamment au volley-ball
    • Travailleurs manuels, femmes au foyer.

    Symptômes

    Douleur sur le versant radial du poignet, accentuée par les mouvements du pouce et par une inclinaison ulnaire passive, associée à une flexion maximale du pouce (test de Finkelstein).

    Diagnostic

    Test de Finkelstein

    Installation
    Patient assis
    Avant-bras en position neutre sur la table, poignet hors de la table

    1er test
    Pour patient en phase aiguë
    Inclinaison ulnaire passive (force gravitaire)
    Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

    2ème test (si le premier ne provoque pas de douleur)
    Ajouter une surpression à l’inclinaison
    Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

    3ème test (version orginale de de Quervain)
    Pour patient en phase chronique
    Amener le pouce dans la paume
    Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

    Imagerie

    Echographie pour confirmer le diagnostic

    Traitement

    Antalgie

    Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : peuvent réduire la douleur et l’inflammation.
    Infiltration de corticoïdes : est souvent efficace pour réduire rapidement l’inflammation et soulager la douleur. Ce traitement est particulièrement indiqué dans les stades précoces de la maladie.

    Conservateur

    • Eviter surcontrainte de la pince pouce-index
    • Attelle : pour immobiliser temporairement le pouce et le poignet, notamment la nuit.
    • Exercices de rééducation : améliorer la mobilité et renforcer les muscles du pouce et du poignet, une fois l’inflammation maîtrisée.
    • Applications de glace : plusieurs fois par jour pour diminuer l’inflammation et soulager la douleur.

    Chirurgie

    L’opération consiste à ouvrir la gaine tendineuse à l’endroit où les tendons sont comprimés, afin de leur permettre de glisser librement. Cette intervention se fait généralement en ambulatoire sous anesthésie locale, et elle offre un taux de réussite élevé.
    Après l’intervention, une rééducation peut être nécessaire pour retrouver toute la mobilité du pouce et du poignet, et éviter la récidive.

    ULNT (test de la mécanosensibilité)

    But : mettre en évidence la mécano-sensibilité d’un nerf
    Réalisation : ajouter en fin de test une inclinaison homolatérale et un inclinaison controlatérale pour mettre en évidence une variation de la mécano-sensibilité. Cela confirmera également que ce sont bien les structures nerveuses qui sont mises en tension. Comparer au côté controlatéral.

    ULNT A : nerf médian/interosseux

    • Patient en décubitus dorsal
    • Déprimer l’épaule, abduction de l’épaule à 110°, flexion du coude à 90°
    • Faire une rotation latérale de l’épaule
    • Poignet et doigt en extension
    • Puis extension lente du coude jusqu’à provocation des symptômes

    Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral

    ULNT B : nerf médian/axillaire/musculocutané

    • Patient en décubitus dorsal
    • Déprimer l’épaule avec la hanche
    • Abduction d’épaule à 10°, coude fléchi à 90°, supinationde l’avant-bras, extension du poignet
    • Extension progressive du coude jusqu’à provocation des symptômes

    Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral

    ULNT C : nerf radial

    • Patient en décubitus dorsal
    • Déprimer l’épaule avec la hanche
    • Abduction d’épaule à 10°, coude fléchi à 90°, pronation de l’avant-bras, flexion du poignet
    • Flexion des doigts avec le pouce à l’intérieur des doigts
    • Extension progressive du coude jusqu’à provocation des symptômes

    Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéra

    ULNT D : nerf ulnaire

    • Patient en décubitus dorsal
    • Déprimer l’épaule, abduction de l’épaule à 90°, flexion du coude à 90°
    • Pronation de l’avant-bras, poignet et doigt en extension
    • Rotation latérale de l’épaule
    • Amener progressivement les doigts vers l’oreille jusqu’à provoquer les symptômes

    Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral qui aggravera ses symptômes


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