Syndrôme de la queue de cheval

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Définition

Un faisceau de nerfs se prolonge vers le bas de la moelle épinière en passant par les os du bas du dos (vertèbres) et par-dessus l’os à la base de la colonne vertébrale (sacrum). Ce faisceau est appelé queue de cheval, car il en a l’aspect. Les symptômes dus à la compression ou à la lésion de la queue de cheval sont appelés syndrome de la queue de cheval.

Causes

Cause la plus fréquente du syndrome de la queue de cheval :

  • Rupture ou hernie discale dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, en particulier chez les personnes nées avec un canal rachidien étroit

Certaines des causes sont les suivantes :

  • Malformations congénitales de la moelle épinière (comme le spina bifida)
  • Infection des tissus (méninges) recouvrant la queue de cheval et la moelle épinière
  • Abcès (accumulation de pus) appuyant sur la queue de cheval
  • Tumeur médullaire dans le bas du dos
  • Lésion médullaire dans le bas du dos
  • Sténose rachidienne (rétrécissement du canal renfermant la moelle épinière) dans le bas du dos
  • Malformation artérioveineuse (connexion anormale entre les artères et les veines) dans le bas du dos
  • Complications après une intervention chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale

Certaines de ces affections provoquent une inflammation et/ou un gonflement, qui exercent une pression sur les nerfs. Une tumeur peut exercer une pression directe sur la queue de cheval.

Les personnes atteintes du syndrome de la queue de cheval peuvent ressentir une douleur intense dans le bas du dos, généralement en raison de la maladie provoquant le syndrome de la queue de cheval. Les personnes peuvent perdre toute sensation au niveau des fesses (des deux côtés), des parties génitales, de la vessie et du rectum, soit la zone du corps qui serait en contact avec une selle (ce que l’on appelle anesthésie en selle). C’est-à-dire que ces personnes sont moins susceptibles de ressentir la douleur, le toucher, la température et les vibrations dans ces régions.

La sensation et le contrôle musculaire peuvent être diminués dans les parties inférieures des jambes.

Autres symptômes du syndrome de la queue de cheval :

  • Diminution de la réponse sexuelle, notamment dysfonction érectile chez l’homme
  • Rétention urinaire
  • Perte du contrôle vésical (incontinence urinaire)
  • Perte du contrôle des sphincters (incontinence fécale)
  • Perte de réflexes dans les genoux et les chevilles
  • Problèmes de marche

Sans traitement, le syndrome de la queue de cheval peut causer une paralysie totale des jambes.

Traitement

Une intervention chirurgicale est souvent nécessaire pour soulager la pression sur la queue de cheval, et des analgésiques et des corticoïdes sont utilisés pour soulager la douleur.

Drapeaux rouges lombaires

Les lombaires

Tumeur

– Antécédent de cancer
– Perte de poids inexpliquée (5 à 10% en 3 à 6 mois)
– Douleur nocturne / au repos / multi-site
– Pas d’amélioration après 4-6 semaines de traitement
– Age > 50 ans
– Autres : vitesse de sédimentation élevée, malaise, appétit réduit, fatigue rapide, symptômes progressifs, fièvre, paresthésies

Fracture

Cluster de Henschke
Risque (52%) fracture vertébrale chez patients souffrant d’une lombalgie aiguë quand 3/4 critères suivant sont positifs :
– femme
– âge > 70 ans
– traumatisme significatif : majeur chez les jeunes et mineur chez les personnes âgées (chute d’une hauteur de 5 marches ou de 90cm)
– utilisation prolongée de corticostéroïdes
Cluster de Roman
Risque (20%) fracture de compression vertébrale ostéoporotique, si douleur lombaire avec ou sans douleur dans le MI, si au moins 4 tests positifs :
– âge > 52 ans
– pas de douleur dans les jambes
– IMC < 22
– pas d’activité physique régulière
– femme

Infection

– Fièvre ≥ 38 °C
– Utilisation de corticostéroïdes ou d’immunosuppresseurs
– Abus de drogues intraveineuses / toxicomanie
– Immunodéficience (SIDA)
– Infection urinaire
– Douleur nocturne intense
– Autres : chirurgie antérieure du dos, infection bactérienne antérieure, plaie pénétrante, appétit réduit, fatigue rapide

Syndrome de la queue de cheval

FDR
Suspicion faible :
– hernie discale (le plus souvent L4-L5 ou L5-S1, < 50 ans, obésité)
– sténose lombaire (personnes âgées)
– chirurgie vertébrale
Symptômes
suspicion faible :
– troubles sensitifs diffusant dans les membres inférieurs
– faiblesse musculaire progressive des membres inférieurs
– marche perturbée
– troubles sensoriels
– anesthésie en selle / engourdissement péri-anal
– changement dans la capacité à obtenir une érection ou à éjaculer
– perte de sensations dans les parties génitales lors de rapports sexuels
– troubles des fonctions urinaires soudaine (fréquence, rétention ++, incontinence)
– troubles intestinaux (incontinence fécale, constipation)
– douleur des membres inférieurs unilatérale/bilatérale
– douleur lombaire
Signes
suspicion faible :
– anesthésie en selle au toucher et à la piqûre (épingle)
– examen neurologique anormal des membres inférieurs
– réduction du tonus anal
Réorientation
– Gold standard : IRM

Attention : comorbidités ou TTT médicaux peuvent mimer ces symptômes

Viscères

– Pathologies rénales : néphrolithiase, pyélonéphrite, abcès périnéphrique
– Pathologies gastro-intestinales : pancréatite, cholécystite, ulcère pénétrant
– Pathologies des organes pelviens :  prostatite, endométriose, maladies pelviennes inflammatoires chroniques (salpingite, endométrite, ovarite…)
– Pathologies vasculaires : anévrisme aortique, dissection aortique, obstruction de la veine cave inférieure

Les lombalgies

Les catégories de lombalgie

Catégorie patho-anatomique

PrimaireSecondaire
Facettaire : clinical diagnostic tool
Discogénique
Myofascial
Radiculalgie
Radiculopathie
Sténose spinale
MODIC : comportement inflammatoire de plusieurs mois sans autres pathologies visible à l’imagerie
Sacro-iliaque
Spondylolisthésis
Arthropathie de hanche (douleur référées)
Ostéoporose
Infection (hanche, projeté, discale)
Néoplasique (cancer)
Systémique : spondyloarthrite, rhumatisme psoriasique, polyarthrite rhumatoïde, lupus, vascularite,
Cardio-vasculaire
Endométriose
Néphrologique
Myélopathie

Catégorie idiopathique

  • Sans cause ou non secondaire à une pathologie particulière
  • A risque de chronicité
  • Avec douleur référée somatique : pas de trajet spécifique

Recommandation thérapeutique

Les drapeaux

PEC non médicamenteuse

Non recommandé

  • Semelles
  • Ultrasons
  • Traction lombaire

Pas de données pour savoir si on recommande ou pas

  • Dry needling
  • Méditation
  • Acupuncture
  • Hypnose
  • Corset

PEC médicamenteuse

Court terme en rouge / long terme en vert
-Antidépresseur (prescrit par MK) particulièrement intéressant pour des douleurs neuros (pas d’accoutumance)

Opioïde : accoutumance

Non recommandés : myo-relaxant, antibiotique, vitamine D, patch lidocaïne et anti-TNF alpha

L’infiltration

  • Non recommandé en l’absence de signes évocateurs d’une radiculalgie
  • Indiquée si radiculalgie persistante sévère et résistante aux traitements
  • Si chirurgie du rachis, l’infiltration doit être à distance de l’étage opéré
  • Voie foraminale contre-indiquée

Traitement des lombalgie

Lombalgie aiguëLombalgie chronique
Consensus global :
Rester actif
Exercice thrépeutique
AINS
Opioïde
Approche multidisciplinaire
Rester actif
Exercice thérapeutique
AINS
CBT (Cognitive Behavioral Therapy)

Auto-gestion du patient

Approche personne centrée

PDDM : indication pour adapter la PEC

Voir le site

Transition vers APA

Prévention : hygiène de vie (effets bénéfiques à long terme)

  • Régularité : pas d’interruption > 3 semaines
  • Récurrence : 4 à 6 fois/semaine
  • Réchauffement : 30mn de légère transpiration ou accélération FC
  • Récompense : format plaisir