But : évaluer la force et l’endurance des membres inférieurs et analyser le contrôle postural et l’équilibre pour le risque de chute. Population : personnes âgées, déconditionnées, maladie de Parkinson
Différentes version du test :
Maximum de répétitions en 1mn (STS1) ou 30 secondes (STS30) : plus adapté à l’évaluation de l’endurance
Test du lever de chaise à 5 répétitions (Five Times Sit to Stand Test – FTSST) ou 10 répétitions : plus adapté à l’évaluation de la force
Matériel
un chronomètre
une chaise sans accoudoir, hauteur de 43, 3 à 44, 5 cm et profondeur de 38 cm
Instructions
Plaquer le dos de la chaise contre un mur pour la sécurité
Le patient est assis au milieu de la chaise, dos droit, pieds largeur d’épaule, bras croisés sur la poitrine
Faire une démonstration pour le patient
Faire essayer aux patients 1 ou 2 essais
Si le patient utilise ses mains pour se lever, la répétition n’est pas comptabilisée
Le patient doit se rasseoir complètement à chaque répétition
Le patient doit faire le maximum de répétition en 30 secondes
L’examinateur compte à haute voix le nombre de répétition
Comprendre le fonctionnement cognitif et ses troubles chez la personne âgée c’est être plus sensible aux spécificités qui caractérisent cette population.
Il s’agit surtout de mieux repérer les difficultés et pouvoir les appréhender plus facilement pour pouvoir adapter votre pratique clinique.
C’est aussi pouvoir orienter la personne âgée vers d’autres professionnels.
Les fonctions cognitives
Définition
Capacités gérées par le cerveau qui nous permettent d’interagir avec notre environnement et qui nous sont indispensable pour la réalisation des activités quotidiennes.
La mémoire et l’apprentissage
L’orientation spatiale et temporelle
La communication (expression et compréhension)
La reconnaissance visuelle, gestuelle, l’exploration spatiale
Les fonctions exécutives
La mobilisation attentionnelle, la concentration
La vitesse de traitement de l’information
Les 5 grands domaines cognitifs
Mémoire
Attention
Fonctions exécutives
Fonctions instrumentales
Aspects psycho-comportementaux
Les fonctions mnésiques
Mémoire à court terme et mémoire à long terme
Les erreurs consécutives aux troubles mnésiques
Désorientation dans le temps ou dans l’espace
Oubli de ce qu’elle a fait ou ce qu’on lui a dit… la veille, quelques heures, quelques jours auparavant
Oubli de se rendre à ses RDV
Oubli de payer ses factures, d’envoyer un document, faire une tâche donnée à l’avance
Oubli ce qu’elle venait faire dans une pièce ou ce qu’elle venait chercher
Confusion entre des événements, transformation de ce qu’on lui a dit, invention
Difficulté pour restituer les événements dans le temps
Discours répétitif, pose plusieurs fois les mêmes questions
Difficulté pour faire fonctionner un outil
Arrêt en cours de tâche, ne sait plus ce qu’elle doit faire
Difficulté pour faire de nouveaux apprentissages (utilisation d’un nouveau tel, retenir un nouveau trajet, retenir le nom d’une nouvelle personne)
Les fonctions exécutives
Définition
Ensemble de processus dont la fonction principale est de faciliter l’adaptation du sujet à des situations inhabituelles et ce, notamment, lorsque les routines d’actions ne peuvent pas suffire à une tâche.
Elles permettent donc :
D’établir des tâches séquentielles dirigées vers un but
De passer d’une tâche à une autre
De décider du comportement le plus efficace
De s’adapter à des conditions nouvelles
D’initier des nouvelles séquences d’actions en inhibant les réponses habituelles
Les différents processus cognitifs
Les erreurs consécutives au syndrome dysexécutif
Dispersion
Persévérations
Manque d’organisation
Manque de stratégie
Mauvaise saisie des informations pertinentes à un problème donné
Dangerosité non perçue
Manque d’intégration de toutes les informations
Mauvaise évaluation de leurs erreurs
Mauvaise gestion du temps
Mauvaise prise en compte de l’autre
Les fonctions attentionnelles
Divisée : partage de l’attention simultanément pour réaliser 2 actions en même temps
Sélective : sélection des informations pertinentes de la tâche et faire abstraction des éléments distracteurs de l’environnement
Soutenue : maintien d’un niveau d’attention adéquat et stable au cours d’une activité d’une certaine durée
Les erreurs consécutives aux troubles attentionnels
Est distractible
Perd le fils des conversations
Ne peut pas faire plusieurs choses à la fois
Ne peut pas se concentrer très longtemps sur une activité
Gnosies : capacité à reconnaître la forme des objets, de se les représenter et d’en saisir la signification (en modalité visuelle)
Praxies : capacité à réaliser/coordonner des gestes fins pour utiliser des objets ou effectuer une série d’actions (en l’absence d’un trouble moteur ou sensitif)
Visuo-spatiale : capacité à se situer dans un liieu, d’appréhender les perspectives, les distances, à se représenter les éléments dans un environnement, d’imaginer mentalement un objet absent
Intrication des fonctions
Bilan neuropsychologique
Les tests neuropsychologiques sont standardisés et normés car ils prennent en compte l’âge et le niveau socio culturel de la personne.
Evaluation d’un niveau individuel par rapport à la population de référence.
Avant bilan : Entretien avec le patient et un proche (si possible) => recueil des informations sur la personne, nécessaire à l’interprétation globale.
Bilan : passation d’un ensemble de tests => inventaire des déficits et des fonctions préservées.
Observation du comportement et prise en compte de l’état émotionnel.
Test neuropsychologique primordiale pour mesurer les capacités de mémoire épisodique. Il consiste à présenter 16 mots à un individu avant de lui demander de les rappeler dans différentes conditions. Ce procédé permet de disséquer les phases d’encodage, de stockage et de récupération de l’information.
Test de la figure de REY
Cette épreuve donne des indications, à un instant donné, sur le niveau intellectuel et surtout sur l’organisation perceptivo-motrice.
Les troubles du comportement
Définition
Un comportement lié à une maladie neurodégénérative provoquant une détresse et/ou constituant un danger pour la personne malade ou pour son entourage.
Ils représentent un signal de détresse adressé de façon maladroite à son entourage.
Expression d’un besoin :
Besoin de sécurité, de contrôle
Besoin de stimulations adaptées
Besoin de contacts et d’interactions sociales
Besoin de plaisir …
Exemple de TDC : déambulation, opposition aux soins, troubles alimentaires, déshinibition, troubles du sommeil, agressivité, cris, fugues, hallucinations, apathie
Agir face à un TDC
Rechercher la cause
Permet une meilleur compréhension qui peut amener à une tentative d’une solution adaptée
Les causes ou facteurs aggravants : troubles psychiatriques, douleur, lésion cérébrale, déficits sensoriels, limitations physiques, déficits cognitifs, histoire de vie
La majorité des TDC sont liés à des facteurs extérieurs ou physiologiques de la personne âgée (douleur, perte sensorielle, incontinence, déclin physique)
L’observation et la compréhension sont la clé de la réussite. Rechercher des causes primordiale pour désamorcer une situation complexe
Mise à distance du thérapeute par rapport au comportement du patient : ne pas prendre pour soi
Eviter au maximum les contentions, les confrontations et les messages autoritaires
Quels sont les 9 marqueurs du vieillissement et l’effet de l’activité physique ?
Quelles sont les 8 hypothèses de déficiences primaires de la personne âgée ?
Quel raisonnement avoir pour confirmer / infirmer une hypothèse ?
Pouvez-vous construire et justifier le diagramme de radar des hypothèses de déficiences primaires en gériatrie ? (1er CM +ED)
Quels sont les critères de jugements, de suivi et d’arrêt pour développer les capacités physiques d’une personne âgée ? CM2
Pouvez-vous construire et expliquer le tableau du raisonnement clinique en gériatrie ? CM2
Pouvez-vous construire un programme de soin d’un patient âgé ? CM2/TD
Définition
La gérontologie (du grec ancien γέρων / gérôn « vieillard » et λογία / logía « étude ») est un champ d’étude qui porte sur le vieillissement, ses conséquences et son implication au sens le plus large : biologie et physiologie des organismes vivants, psychologie, médecine, santé publique, économie, société, démographie, anthropologie, sociologie et plus généralement la plupart des sciences humaines. Elle est donc un point de rencontre de multiples disciplines. La gériatrie est une composante du champ de la gérontologie qui s’intéresse plus spécifiquement aux conséquences du vieillissement sur la santé humaine et aux maladies des personnes âgées. Elle aborde la santé des personnes âgées dans le cadre de cette vision globale (Wikipédia)
Les 9 marqueurs du vieillissement
L’instabilité génomique
A chaque division cellulaire, erreur de réplication de l’ADN entraînant une accumulation de dommages génétique
Diminution des capacités anaboliques favorisant le catabolisme
L’exercice physique permet le maintien de la stabilité génomique en développant des mécanisme de réparation de l’ADN
Usure des télomères
Les télomères maintiennent l’intégrité génomique et le bon fonctionnement des cellules
L’exercice physique permet le changement d’activité des télomérase entraînant une réduction de l’inflammation, du stress oxydatif, une meilleure réparation de l’ADN, stimule le pool de cellules satellites et maintien la longueur des télomères
Altération épigénétique
Modification de l’ADN en fonction de notre comportement et des états de notre environnement
Activité physique stabilise les télomères, influence positivement le vieillissement (même en une seule séance)
Perte de la protéostase
Diminution de l’autophagie entraînant une accumulation de protéines endommagées
Effets délétères sur le vieillissement
L’exercice physique favorise l’autophagie cérébrale, musculaire et cardiaque
Un niveau élevé d’autophagie est lié à une longévité exceptionnelle
Régulation ds nutriments déséquilibrés
Somatopause entraîne la réduction progressive des la GH avec l’âge
Exercice physique utilise le glucose de manière efficace (prévient diabète), stimule la croissance musculaire (prévient la sarcopénie) et prévient l’ostéoporose
Dysfonction mitochondriale
Altération des mitochondries qui réduit leur intégrité et incapacité à se renouveler, entraînant une augmentation des dommages cellulaires et des réactions inflammatoires
L’activité physique maintient un pool de mitochondries fonctionnelles
L’AP en résistance diminue les dommages oxydatifs en stimulant leurs défenses antioxydantes
Sénescence cellulaire
Arrêt stable du cycle cellulaire pour empêcher la prolifération de cellules endommagées et les éliminer grâce au système immunitaire. Lorsque les tissus perdent leur capacité régénératrice, la sénescence cellulaire peut devenir nuisible et accélérer le vieillissement
L’activité physique en aéobie favorise la sécrétion de substance anti-tumorales et renforce l’activité des cellules tueuses naturelles
Epuisement des cellules souches
Entraîne la diminution de la capacité régénératrice des tissus et de la production de cellules immunitaires, et le déclin de cellules satellites
Accélération du vieillissement (2 ans de douleurs chroniques = 8-15 ans de veillissement)
Activité physique en aérobie augmente le pool de cellules satellites entrainant la diminution de la sarcopénie
Altération de la communication inter/intracellulaire
Activité physique en aérobie chronique restaure la communication interccellulaire en réduisant les radicaux libres mitochondriaux
La sécrétion de myokines entraîne la hausse des protéines, GH, cytokine anti-inflammatoire pendant et après l’exercice
Le travail en aérobie en résistance
Vieillissement = risque cardio-vasculaire, sarcopénie et fragilité du système musculo-squelettique
Aérobie = vascularisation et perfusion des tissus
Résistance = mécano-transduction et hormone anabolique
Evaluation de l’aérobie
Être entre SV1 (pouvoir parler pendant l’effort) et SV2 : difficulté à parler mais peut encore faire des phrases (sinon on est en surcharge)
Echelle de Borg 10 à 14 = effort un peu facile à un peu difficile
Saturation augmente à l’effort (différent de BPCO)
Sudation
=> Faire aérobie (35mn minimum à 70% de FCmax) avec résistance
Evaluation de la résistance
Viser 15 à 25 RM pour la personne âgée pour l’hypertrophie musculaire. (rappel pour le sujet non-âgé : 1 à 4RM pour la force, 8 à 12RM pour force et hypertrophie, et 15 à 30RM pour hypertrophie)
Pas d’excentrique overload (mais excentrique reste recommandé) car les capacités de remodelage sont diminuées chez la PA
Ne pas chercher l’échec musculaire (sujet fragile)
Prescription
Pour chaque groupe musculaire à travailler (fonctionnel ou chaîne muscu)
RM25
Série 3-8 séries
Repos : 1min30 – 2min 30
2 à 3 séances/semaines avec récup 48-72h
Rééducation en gériatrie
Pourquoi évaluer
Préconiser une intervention : rechercher la cause, poser des hypothèses. Ne pas faire une batterie de tests mais suivre le raisonnement bayésien
Suivi du patient à visée de transmission
Dépister : faire un pronostic, notions de fragilité, de risque
Souvent patient polypathologique : on doit trouver la déficience la plus impactante pour être efficace
Diagnostic
Anamnèse
Faire en sorte que le patient exprime une incapacité
Identifier le marqueur général de l’incapacité (ex : conduire, aller au marché, etc)
Syndrome post chute
La patiente exprime la peur
En position assise : posture en forte rétropulsion
En position debout : posture en antépulsion pour être le plus proche possible du sol
Notion de handicap
CIF
Cette classification permet d’organiser les pensées, d’identifier que la plus grande restriction de participation de la personne âgée est la perte d’autonomie liée à un mouvement qu’elle ne peut plus faire pour des raisons mécaniques ou cognitives, ce qui permet de commencer un raisonnement clinique.
L’autonomie d’une PA est délicate car ils réagissent plus difficilement aux stress. On parle de stress dans le niveau « modification de l’environnement », et pas stress émotionnel courant
Quelques tests
Tinetti
Unipodal : <10s : risque de chute ; <5s : fort risque de chute
TUG
Assis-debout 30s/1mn
Mini GDS
MMSE
WBLT : lien de corrélation et de causalité avec l’équilibre dynamique (la marche)
Nombre de chute au cours des 6/12 derniers mois et gestion de la chute (relevé aidé, solitude, temps au sol)
Berg Balance Scale
Mini-Bestest
Test de force : exemple du triceps corréler à l’équilibre statique debout/unipodal
Facteurs de l’autonomie
7 facteurs qui s’organisent autour de capacités physiques et cognitives
Force
Equilibre
Cognitif
Souplesse
Coordination
Endurance
Confiance en soi
Les 8 hypothèses de déficiences primaires
Elles permettent de représenter les causes de la diminution de l’autonomie
Les déficits
Les tests
Rééducation
Déficit de force
Testing, dynamomètre, RM 8-10
Renforcement, supplémentation en protéine, récupération en 48-72h
Déficit d’amplitude articulaire RoM
Recherche d’amplitude, type d’arrêt
Peur et phobie: espaces ant, lat
Exposition à l’élément phobique avec dissociation
Thérapie cognitivo-comportemental et émotionnelle (Cognitivo : ce que je crois / Emotionnel : ce que je ressens / comportement : ce que je fais) Mettre des mots sur des ressentis et faire le lien avec des pensées et un comportement Exposition à l’élément phobique et variations symptomatiques
Douleuret inhibition douloureuse (diminution du message moteur à cause d’une stimulation douloureuse, consciente ou inconsciente )
Variation des contraintes, structure par structure
Nociceptif et neurogène périphérique : pronostic prévisible Nociplastique : biopsychosocial, hand off, aérobie
Chargeabilité selon sévérité/irritabilité
Vice architectural(mécanique +) : Différence de longueur du MI, PTH, déviat°, …
Mesure centimétrique, goniométrique
Correction / compensation du vice
Contrôle moteur : qté d’activation motrice ou d’info envoyées par le cerveau pour réaliser le mouvement
Dissociation des mouvements
Étape d’apprentissage du CM : Conscientisation -> Dissociation -> Réintégration et développement des compétences de manière dissocié -> Réalisation du mouvement de manière consciente -> Réalisation du mouvement de manière inconsciente
Rééduquer le geste dans la fonction : – APA et dynamique – Facilitation du geste par le guidage des mains Répétition +++ Intensité Visuo ou pododépendance ? Lutter ou encourager la compensation ?
Troubles cognitifs : qté de mouvement activée par le cerveau pour réaliser un mouvement fonctionnel
Examen des troubles cognitifs
Idéation/planification/programmation/exécution
Sd neurologique : pyramidal, extra pyramidal, cérébelleux…
Recherche des signes spécifiques au syndrome et confirmation médicale
Application des concepts de neuro
Modèle cognitivo-comportemental de la peur liée à la douleur
Analyse du mouvement
Etape 1 – Questionner sur le handicap, sur le déficit fonctionnel. On peut également lui demander comment la personne fait dans la vie quotidienne
Etape 2 – Analyse du mouvement qui entraîne la restriction sociale. Démonstration du mouvement par le patient, puis d’une sous modalité du mouvement
Etape 3 – Corriger le patient sans poser d’hypothèse unique. Ne faire varier qu’un seul paramètre à la fois pour une même hypothèse. Exemple d’une difficulté de lever de chaise : est-ce du à un manque de force, une phobie ou un défaut de planification du mouvement ? Il faut être spécifique pour être efficace.
Analyse fonctionnelle
Modèle SECCA
Situations qui posent problème
Emotions (réactions émotionnelles)
Cognitions
Comportements avec les conséquences, les facteurs de renforcement
Anticipation : croyances de base qui se développent
Conclusion d’une AF
Conclusion
Programme
Somatique : douleur nociplastique
Psychoéducation : informer/éduquer/rasssurer
Cognitif : distorsions cognitives sur l’avenir fonctionnel et sur le diagnostic
Epreuve de réalité des cognition : voir ses pensées avec une méta-cognition
Emotion : kinésiophobie, trouble anxieux (HAD>9)
Ré-équilibrer la balance sympathique/parasympathique Gestion des émotions/respiration/cohérence cardiaque
Comportement : peur-évitement/déconditionnement
Exposition graduelle uniquement sur patient préparé (imagination puis in vivo)
La chute de la personne âgée
Epidémiologie
450 000 personnes > 65 ans /an => 9000 décès par an
Etiologie principale pour les > 70 ans et plus : immobilisation prolongée après la chute
14% des patients âgés de 65 ans ou plus sont hospitalisés pour une blessure provoquée par une chute, présentaient une rhabdomyolyse
Signes de gravité d’une chute au sol
Traumatismes physiques modérés et sévères
Impossibilité de se relever du sol avec séjour au sol >1h (forte augmentation de risque d’institutionnalisation)
Syndrome post-chute en aigue ou désadaptation psychomotrice en chronique – Si la PA est resté au sol → penser à la rhabdomyolyse
Cas clinique
Patiente de 74 ans, chute à domicile, est restée au sol pendant 3h30. En lien avec le temps passé au sol, on fait des exercices au sol. En cas de chute, la patiente a peur de ne pas réussir à se lever : la peur est la principale hypothèse.
Traitement :
Travail de la descente au sol
Travail de force en aérobie au sol
Exposition graduelle au sol
Conséquences de la chute
Syndrome post chute (conséquence aiguë)
Ensemble de manifestations physiques, psychologiques et comportementales qui peuvent survenir chez une personne, généralement âgée, après une chute.
Symptômes
Faiblessemusculairegénéralisée
Rétropulsion à la station assise
Antépulsion à la station debout
Peur de retomber→ perte d’autonomie
Lenteur dans les mouvements
Spirale de déconditionnement
Ces symptômes, souvent combinés, entraînent une spirale de déconditionnement : peur de bouger → réduction de l’activité → affaiblissement physique → risque accru de chute → aggravation du syndrome.
Comportement
Assis : forte rétropulsion, Peur (regard le + loin possible du sol)
Debout : forte antépulsion pour être au + proche du sol. Une nouvelle verticalité se met en place, modifiant les schémas neuronaux. Cela explique la forte appréhension à se redresser (comme si on marchait penchés en arrière)
⇒ Il faut les réhabituer à aller vers l’avant, explorer l’espace antérieur
Trouble caractérisé par une perturbation des fonctions motrices, psychologiques et comportementales, généralement observée chez les personnes âgées après un événement stressant comme une chute, une maladie ou une hospitalisation.
Complication fonctionnelle des chutes à l’origine d’une incapacité motrice, psychologique et/ou cognitive totale ou partielle , caractérisée par une hypertonie oppositionnelle ou extrapyramidale, une rétropulsion et une phobie de la station debout.
Marqueur général (plainte fonctionnelle du patient). Ex : chute
Marqueur spécifique (cause de la perte de fonction). Ex : déficit force MF
Raisonnement et rééducation
S’améliore
S’améliore
Bon raisonnement et bonne rééducation. Renforce le raisonnement et le lien causal
Stagne ou empire
S’améliore
Bonne rééducation mais mauvais raisonnement
S’améliore
Stagne ou empire
Mauvaise rééducation et mauvais raisonnement. L’amélioration est due à un autre paramètre, la rééducation n’a pas été spécifique.
Stagne ou empire
Stagne ou empire
Mauvaises rééducation et mauvais raisonnement. Renforce le lien et le raisonnement mais il faut changer de rééducation. Attention à la charge (QSM)
Pas de variation
Pas de variation
En théorie, pas de conclusion mais il faut quand même changer de rééducation
Cas clinique
Diagramme radar : plus on est dans le rouge, plus c’est un élément à travailler
Cas 1 : femme de 75 qui a chuté au sol, c’est la 3e fois en 1 an mais cette fois elle n’a pas pu se RDS. Passage aux urgences, hospitalisée, SSR.
Plus difficile pour elle de sortir, ne se sent pas à l’aise, porte lourde difficile à passer.
Sort de – en -, donc veut – sortir etc
Marqueur général (fonctionnel) : difficultés à marcher (ex : sortir faire ses courses) => elle sort moins et elle chute
Diagramme radar :
Phobie : anamnèse (peur de sortir), chutes (et difficulté à se relever du sol) visible quand elle se lève + patiente semble très concentrée quand elle marche
Neuro : tremblements de la main droite, pas de dissociation des ceintures, perte ballant des bras, Difficulté passage de porte (anamnèse), freezing, hypométrie (petit pas)
Force : assis debout coûteux, chutes à répétition, rhabdomyolyse (fonte musculaire en restant au sol), verrouillage du genou insuffisant, force du moyen fessier, se laisse tomber sur la chaise, différence MI droit et gauche , petit pas
Différence vieillissement/fragilité Le processus de vieillissement est très variable d’une personne à l’autre. L’approche de la personne âgé ne peut donc pas se réduire à son âge. Pour définir son état de vulnérabilité, on peut définir son état de fragilité.
Définition de la fragilité Syndrome gériatrique courant associé à un risque élevé de déclin de la santé et de perte de fonction chez les personnes âgées.
Un état potentiellement réversible L’âge est un déterminant majeur de fragilité mais n’explique pas à lui seul ce syndrome. La prise en charge des déterminants de la fragilité peut réduire ou retarder ses conséquences. Ainsi, la fragilité s’inscrirait dans un processus potentiellement réversible » (Rolland 2011).
Le modèle de phénotype de Fried (2001) Il se base sur 5 critères : – Perte de poids involontaire de plus de 4,5 kg ou de plus de 5 % en 1 an – Fatigue / épuisement – autodéclaration – Vitesse de marche lente – moins de 0,8 m/s avec ou sans aide à la marche – Faiblesse musculaire (peut être mesurée par la force de préhension) – Inactivité physique
Interprétation 0 = sujet robuste Entre 1 et 3 = sujet préfragile 3 et plus = sujet fragile