Fracture du scaphoïde

Introduction

Le scaphoïde est l’os carpien le plus souvent lésé. Les fractures du scaphoïde sont généralement dues à une hyperextension du poignet, typiquement au décours d’une chute sur la main, doigts écartés.

Complications

Ils peuvent perturber l’approvisionnement en sang du scaphoïde proximal. L’ostéonécrose est donc une complication fréquente, même après un traitement initial optimal, et elle peut être source d’impotence fonctionnelle et d’une arthrose dégénérative du poignet.

https://www.msdmanuals.com/fr/professional/blessures-empoisonnement/fractures/fractures-du-scapho%C3%AFde-carpien-os-naviculaire#Diagnostic_v13387111_fr

Fracture de Pouteau-Colles

Introduction

Autres dénomination

distal fracture with dorsal angulation, fracture de Colles

Définition

Fracture osseuse de l’extrémité distale du radius, provoquant un basculement postérieur du radius et donnant l’aspect “dos de fourchette” au poignet.

Types de fracture

80% des fractures du poignet.
Fracture intra-articulaire ou extra-articulaire (au-dessus du poignet, meilleure récupération)
Non-déplacée (la plupart) ou déplacée (consolidation plus longue, nécessite chirurgie)

Facteurs de risque

Femmes de plus de 50 ans, ménopausées
Personnes qui sont en perte d’équilibre.
Sports avec risque de chute (moto, vélo, roller…)
Enfants en adolescents <18 ans (densité osseuse plus faible)

Mécanisme lésionnel

Chute sur la main, poignet en extension, bras tendu

Diagnostic

Signes et symptômes

  • Douleur et sensibilité à la palpation
  • Aspect en dos de fourchette
  • Ecchymose, gonflement, diminution de l’amplitude des mouvement

Imagerie

Radio, sinon IRM ou scanner si la fracture est difficile à identifier

Précaution

Rechercher intégrité du pouls, sensibilité et motricité des doigts et du poignet pour repérer d’éventuelles autres lésions : nerveuses ou vasculaires

Traitement

Délai

  • Consolidation acquise en 2-3 mois selon le type de fracture quelque soit le type de traitement
  • Reprise sport débute à 3-4 mois, progressive pour remettre en charge les muscles et le tissu osseux de façon adaptée

Chirurgie

  • Fixation d’une plaque pour une fracture complexe ou déplacée. Immobilisation 1 à 2 semaines
  • Fixation de broches pour les fractures moins complexes. Immobilisation 4 à 6 semaines

Après 65 ans, récupération identique en conservateur ou après chirurgie

Conservateur

Immobilisation avec plâtre 4 à 6 semaines, puis radio de contrôle

Kiné

Pendant la phase de consolidation

  • Ne pas mettre en danger la consolidation
  • Eviter l’enraidissement des autres parties du corps
  • Bouger épaule, coude, doigts

Après phase de consolidation (6 semaines environ)

  • Retrouver toute la mobilité du poignet
  • Gestion de la charge

Ténosynovite de De Quervain

Introduction

Autres dénomination

Pouce du joueur

Définition

Inflammation des tendons long abducteur et court extenseur du pouce, entraînant une inadéquation de leur passage dans le tunnel ostéofibreux du premier compartiment dorsal du poignet.

Facteur de risque

  • Femmes entre 40 et 50  ans
  • Surutilisation du tendon en sport, notamment au volley-ball
  • Travailleurs manuels, femmes au foyer.

Symptômes

Douleur sur le versant radial du poignet, accentuée par les mouvements du pouce et par une inclinaison ulnaire passive, associée à une flexion maximale du pouce (test de Finkelstein).

Diagnostic

Test de Finkelstein

Installation
Patient assis
Avant-bras en position neutre sur la table, poignet hors de la table

1er test
Pour patient en phase aiguë
Inclinaison ulnaire passive (force gravitaire)
Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

2ème test (si le premier ne provoque pas de douleur)
Ajouter une surpression à l’inclinaison
Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

3ème test (version orginale de de Quervain)
Pour patient en phase chronique
Amener le pouce dans la paume
Le test est positif s’il aggrave la douleur au niveau de l’a styloïde radiale’apophyse styloïde

Imagerie

Echographie pour confirmer le diagnostic

Traitement

Antalgie

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : peuvent réduire la douleur et l’inflammation.
Infiltration de corticoïdes : est souvent efficace pour réduire rapidement l’inflammation et soulager la douleur. Ce traitement est particulièrement indiqué dans les stades précoces de la maladie.

Conservateur

  • Eviter surcontrainte de la pince pouce-index
  • Attelle : pour immobiliser temporairement le pouce et le poignet, notamment la nuit.
  • Exercices de rééducation : améliorer la mobilité et renforcer les muscles du pouce et du poignet, une fois l’inflammation maîtrisée.
  • Applications de glace : plusieurs fois par jour pour diminuer l’inflammation et soulager la douleur.

Chirurgie

L’opération consiste à ouvrir la gaine tendineuse à l’endroit où les tendons sont comprimés, afin de leur permettre de glisser librement. Cette intervention se fait généralement en ambulatoire sous anesthésie locale, et elle offre un taux de réussite élevé.
Après l’intervention, une rééducation peut être nécessaire pour retrouver toute la mobilité du pouce et du poignet, et éviter la récidive.

ULNT (test de la mécanosensibilité)

But : mettre en évidence la mécano-sensibilité d’un nerf
Réalisation : ajouter en fin de test une inclinaison homolatérale et un inclinaison controlatérale pour mettre en évidence une variation de la mécano-sensibilité. Cela confirmera également que ce sont bien les structures nerveuses qui sont mises en tension. Comparer au côté controlatéral.

ULNT A : nerf médian/interosseux

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule, abduction de l’épaule à 110°, flexion du coude à 90°
  • Faire une rotation latérale de l’épaule
  • Poignet et doigt en extension
  • Puis extension lente du coude jusqu’à provocation des symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral

ULNT B : nerf médian/axillaire/musculocutané

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule avec la hanche
  • Abduction d’épaule à 10°, coude fléchi à 90°, supinationde l’avant-bras, extension du poignet
  • Extension progressive du coude jusqu’à provocation des symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral

ULNT C : nerf radial

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule avec la hanche
  • Abduction d’épaule à 10°, coude fléchi à 90°, pronation de l’avant-bras, flexion du poignet
  • Flexion des doigts avec le pouce à l’intérieur des doigts
  • Extension progressive du coude jusqu’à provocation des symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, fléchir légèrement le coude et demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéra

ULNT D : nerf ulnaire

  • Patient en décubitus dorsal
  • Déprimer l’épaule, abduction de l’épaule à 90°, flexion du coude à 90°
  • Pronation de l’avant-bras, poignet et doigt en extension
  • Rotation latérale de l’épaule
  • Amener progressivement les doigts vers l’oreille jusqu’à provoquer les symptômes

Pour confirmer que ce sont les structures nerveuses qui sont mises en tension, demander au patient une inclinaison de la tête du côté controlatéral qui aggravera ses symptômes


Cluster Wainner (radiculopathie cervicale)

But : diagnostiquer une radiculopathie cervicale quand le patient présente des irradiations dans le bras
Réalisation : 4 tests
Résultat : positif si 3 tests positifs

1 – ULNT du nerf médian : positif si reproduit les douleurs du patient

    2 – Rotation de la tête côté atteint : positif si inférieur à 60° (population saine : 80°)

      3 – Test de traction-distraction : positif si douleurs dans les bras diminuent

        4 – Test de Spurling : positif si douleurs augmentent

        Inclinaison de la tête puis application d’une pression d’environ 7kg

        Craniocervical Flexion Test (Test des fléchisseurs profonds)

        But : évaluer la force de fléchisseurs profonds du cou

        Installation

        • Patient installer en décubitus dorsal, cou en position neutre (mettre une serviette sous la tête)
        • Placer le ballon de biofeedback sous le cou et le gonfler à 20mmHg

        Etape 1

        • Demander au patient de faire une légère flexion en faisant glisser son crâne le long de la table pour faire augmenter la pression de 2mmHg et maintenir 3s avant de revenir à la position initiale
        • Répéter 5 fois le mouvement en augmentant la pression de 2mmHg à chaque répétition pour atteindre 30mmHg à la dernière répétition
        • La répétition où le patient arrive à tenir 3 secondes avec le mouvement correct constitue la mesure de base

        Veiller au bon déroulement du test

        • Flexion augmente progressivement à chaque répétition
        • Ne pas utiliser la rétraction de la tête pour augmenter la pression
        • Activité minimal des SCOM et des scalènes (vérifier à la palpation)
        • Le patient doit pouvoir se relâcher et revenir à une pression de 20mmHg entre chaque répétition

        Etape 2

        • Si le patient réussit l’étape 1
        • Pour vérifier l’endurance de fléchisseurs profonds du cou
        • Même position qu’à l’étape 1
        • Même progression même en maintenant 10 secondes à chaque répétition

        Vérifier

        • Compensation
        • A-coup ou relâchement durant les 10s : peut montrer un déficit d’endurance

        Résultats

        • Noter le niveau atteint par le patient sans compensation et avec un niveau d’activité des fléchisseurs superficiels (SCOM et scalènes) minimum

        Sharp Purser Test (ligament transverse)

        Objectif : vérifier intégrité du ligament transverse

        Réalisation

        • Assis, cou détendu en semi-flexion
        • Position des mains
          • Une main sur épineuse de C2
          • L’autre main sur le front
        • Contrainte en cisaillement tête / cervicales

        Résultat : positif si mouvement de glissement excessif, ressaut et/ou claquement

          Test du ligament alaire

          Objectif : vérifier l’intégrité du ligament alaire

          Réalisation

          • Patient en décubitus dorsal
          • Fixer l’axis (main sous le cou)
          • Effectue une rotation ou inclinaison passive de la tête

          Résultats

          Le ligament est intègre si on ressent un arrêt dur en fin d’amplitude
          En cas d’amplitude excessive, le test est positif

          Scores posturaux de Bourgès (EPA et EPD)

          • But : évaluer l’équilibre postural assis (EPA) et debout (EPD)
          • Population : scores validés chez les patients vasculaires
          • Procédure :
            • Une position est considérée comme acquise si tenue plus d’une minute, sauf quand elle
              doit être maintenu versus une poussée déséquilibrante.
            • L’appui mono-podal doit être maintenu 15 secondes. En cas d’hésitation entre N et N +1, cotez N.
          • Télécharger le fichier PDF de la COFEMER : Scores posturaux de Bourgès (EPA et EPD)

          Indice d’Équilibre Postural Assis (EPA)

          • Classe 0 : aucun équilibre en position assise (effondrement du tronc). Nécessité d’un appui postérieur et d’un soutient latéral.
          • Classe 1 : position assise possible avec appui postérieur.
          • Classe 2 : équilibre postural assis maintenu sans appui postérieur, mais déséquilibre lors d’une poussée quelle qu’en soit la direction.
          • Classe 3 : équilibre postural assis maintenu sans appui postérieur et lors d’une poussée déséquilibrante quelle qu’en soit la direction.
          • Classe 4 : équilibre postural assis maintenu sans appui postérieur, lors d’une poussée déséquilibrante et lors des mouvements de la tête, du tronc et des membres supérieurs. Le malade remplit les conditions pour le passage de la position assise à la position debout seul.

          Indice d’Équilibre Postural Debout (EPD)

          • Classe 0 : aucune possibilité de maintien postural debout.
          • Classe 1 : position debout possible avec transferts d’appui sur le membre hémiplégique très insuffisant. Nécessité d’un soutien.
          • Classe 2 : position debout possible avec transferts d’appui sur le membre hémiplégique encore incomplets. Pas de soutien.
          • Classe 3 : transferts d’appui corrects en position debout.
          • Classe 4 : équilibre postural debout maintenu lors des mouvements de la tête, du tronc et des membres supérieurs.
          • Classe 5 : appui uni-podal possible.
          wazamba-pl.deugarte.com