Start Back Tool (Risque de chronicité en lombalgie)

But : questionnaire pour identifier les facteurs de risque de chronicité chez les patients atteints de lombalgie afin de proposer un traitement adapté au niveau de risque.
Télécharger le questionnaire sur le site de McGill : Start Back Tool


Le questionnaire

Cotation des réponses : D’accord = 0 | Pas d’accord = 1

1 – Mon mal de dos a irradié dans la/les jambe(s) à un certain moment ces 2 dernières semaines
2 – J’ai ressenti des douleurs dans l’épaule ou dans le cou à un certain moment ces 2 dernières semaines.
3 – Ces 2 dernières semaines, je n’ai marché que sur de courtes distances à cause de mon mal de dos.
4 – Ces 2 dernières semaines, je me suis habillé plus lentement que d’habitude à cause de mon mal de dos.
5 – Il n’est vraiment pas prudent, pour une personne dans un état comme le mien, d’être physiquement active.
6 – Des pensées préoccupantes m’ont souvent traversé l’esprit ces 2 dernières semaines
7 – J’estime que mon mal de dos est épouvantable et je pense que cela n’ira jamais mieux
8 – En général, ces 2 dernières semaines, je n’ai pas profité de toutes les choses que j’avais l’habitude d’apprécier
9 – Globalement, à quel point votre mal de dos vous a-t-il gêné pendant ces 2 dernières semaines?
Pas du tout = 0 | Légèrement = 0 | Modérément = 0| Beaucoup = 1 | Enormément = 1


    Cotation

    Score total sur 9
    La sous-échelle psychosociale (Q5-9) comprend les items 1, 4, 7, 8 & 9.

    Classification

    Traitement selon les groupes

    • Risque faible : une seule séance (par un médecin ou un physiothérapeute) est proposée pour rassurer et donner les conseils de base tels que « l’activité progressive est le meilleur traitement ».
    • Risque moyen (prédominance de facteurs de risques physiques) : séances de physiothérapie centrale sur le mouvement.
    • Risque élevé (prépondérance de facteurs de risques psychosociaux) : redirigés vers des thérapeutes capables de combiner une approche physique et psychologique, sur les principes des thérapies cognitivo-comportementales

    Syndrôme de la queue de cheval

    Issu du site MSD

    Définition

    Un faisceau de nerfs se prolonge vers le bas de la moelle épinière en passant par les os du bas du dos (vertèbres) et par-dessus l’os à la base de la colonne vertébrale (sacrum). Ce faisceau est appelé queue de cheval, car il en a l’aspect. Les symptômes dus à la compression ou à la lésion de la queue de cheval sont appelés syndrome de la queue de cheval.

    Causes

    Cause la plus fréquente du syndrome de la queue de cheval :

    • Rupture ou hernie discale dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, en particulier chez les personnes nées avec un canal rachidien étroit

    Certaines des causes sont les suivantes :

    • Malformations congénitales de la moelle épinière (comme le spina bifida)
    • Infection des tissus (méninges) recouvrant la queue de cheval et la moelle épinière
    • Abcès (accumulation de pus) appuyant sur la queue de cheval
    • Tumeur médullaire dans le bas du dos
    • Lésion médullaire dans le bas du dos
    • Sténose rachidienne (rétrécissement du canal renfermant la moelle épinière) dans le bas du dos
    • Malformation artérioveineuse (connexion anormale entre les artères et les veines) dans le bas du dos
    • Complications après une intervention chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale

    Certaines de ces affections provoquent une inflammation et/ou un gonflement, qui exercent une pression sur les nerfs. Une tumeur peut exercer une pression directe sur la queue de cheval.

    Les personnes atteintes du syndrome de la queue de cheval peuvent ressentir une douleur intense dans le bas du dos, généralement en raison de la maladie provoquant le syndrome de la queue de cheval. Les personnes peuvent perdre toute sensation au niveau des fesses (des deux côtés), des parties génitales, de la vessie et du rectum, soit la zone du corps qui serait en contact avec une selle (ce que l’on appelle anesthésie en selle). C’est-à-dire que ces personnes sont moins susceptibles de ressentir la douleur, le toucher, la température et les vibrations dans ces régions.

    La sensation et le contrôle musculaire peuvent être diminués dans les parties inférieures des jambes.

    Autres symptômes du syndrome de la queue de cheval :

    • Diminution de la réponse sexuelle, notamment dysfonction érectile chez l’homme
    • Rétention urinaire
    • Perte du contrôle vésical (incontinence urinaire)
    • Perte du contrôle des sphincters (incontinence fécale)
    • Perte de réflexes dans les genoux et les chevilles
    • Problèmes de marche

    Sans traitement, le syndrome de la queue de cheval peut causer une paralysie totale des jambes.

    Traitement

    Une intervention chirurgicale est souvent nécessaire pour soulager la pression sur la queue de cheval, et des analgésiques et des corticoïdes sont utilisés pour soulager la douleur.

    Olecrane Manubrium Percussion Test (Fracture Humérus)

    Pour mettre en évidence une fracture au niveau de l’humérus. Par la chaîne Ostéo-Upgrade
    Inclus également le diagnostic de fracture ou luxation de l’épaule ou de la clavicule. Faire une radio pour préciser la localisation

    Patient assis bras croisés
    Stéthoscope placé sur le manubrium du patient
    L’examinateur applique des percussions avec son doigt sur l’olécrane du coude, à gauche et à droite

    Le test est positif si la transmission du son n’est pas égale des 2 côtés

    Cluster de Henschke (fracture)

    Cluster de Henschke
    Risque (52%) fracture vertébrale chez patients souffrant d’une lombalgie aiguë quand 3/4 critères suivant sont positifs

    • femme
    • âge > 70 ans
    • traumatisme significatif : majeur chez les jeunes et mineur chez les personnes âgées (chute d’une hauteur de 5 marches ou de 90cm)
    • utilisation prolongée de corticostéroïdes

    Drapeaux rouges lombaires

    Les lombaires

    Tumeur

    – Antécédent de cancer
    – Perte de poids inexpliquée (5 à 10% en 3 à 6 mois)
    – Douleur nocturne / au repos / multi-site
    – Pas d’amélioration après 4-6 semaines de traitement
    – Age > 50 ans
    – Autres : vitesse de sédimentation élevée, malaise, appétit réduit, fatigue rapide, symptômes progressifs, fièvre, paresthésies

    Fracture

    Cluster de Henschke
    Risque (52%) fracture vertébrale chez patients souffrant d’une lombalgie aiguë quand 3/4 critères suivant sont positifs :
    – femme
    – âge > 70 ans
    – traumatisme significatif : majeur chez les jeunes et mineur chez les personnes âgées (chute d’une hauteur de 5 marches ou de 90cm)
    – utilisation prolongée de corticostéroïdes
    Cluster de Roman
    Risque (20%) fracture de compression vertébrale ostéoporotique, si douleur lombaire avec ou sans douleur dans le MI, si au moins 4 tests positifs :
    – âge > 52 ans
    – pas de douleur dans les jambes
    – IMC < 22
    – pas d’activité physique régulière
    – femme

    Infection

    – Fièvre ≥ 38 °C
    – Utilisation de corticostéroïdes ou d’immunosuppresseurs
    – Abus de drogues intraveineuses / toxicomanie
    – Immunodéficience (SIDA)
    – Infection urinaire
    – Douleur nocturne intense
    – Autres : chirurgie antérieure du dos, infection bactérienne antérieure, plaie pénétrante, appétit réduit, fatigue rapide

    Syndrome de la queue de cheval

    FDR
    Suspicion faible :
    – hernie discale (le plus souvent L4-L5 ou L5-S1, < 50 ans, obésité)
    – sténose lombaire (personnes âgées)
    – chirurgie vertébrale
    Symptômes
    suspicion faible :
    – troubles sensitifs diffusant dans les membres inférieurs
    – faiblesse musculaire progressive des membres inférieurs
    – marche perturbée
    – troubles sensoriels
    – anesthésie en selle / engourdissement péri-anal
    – changement dans la capacité à obtenir une érection ou à éjaculer
    – perte de sensations dans les parties génitales lors de rapports sexuels
    – troubles des fonctions urinaires soudaine (fréquence, rétention ++, incontinence)
    – troubles intestinaux (incontinence fécale, constipation)
    – douleur des membres inférieurs unilatérale/bilatérale
    – douleur lombaire
    Signes
    suspicion faible :
    – anesthésie en selle au toucher et à la piqûre (épingle)
    – examen neurologique anormal des membres inférieurs
    – réduction du tonus anal
    Réorientation
    – Gold standard : IRM

    Attention : comorbidités ou TTT médicaux peuvent mimer ces symptômes

    Viscères

    – Pathologies rénales : néphrolithiase, pyélonéphrite, abcès périnéphrique
    – Pathologies gastro-intestinales : pancréatite, cholécystite, ulcère pénétrant
    – Pathologies des organes pelviens :  prostatite, endométriose, maladies pelviennes inflammatoires chroniques (salpingite, endométrite, ovarite…)
    – Pathologies vasculaires : anévrisme aortique, dissection aortique, obstruction de la veine cave inférieure

    Drapeaux rouges thoracique

    Thoracique

    Fractures vertébrales

    – Traumatisme intense
    – Traumatisme mineur si > 50 ans
    – Ostéoporose
    – Corticostéroïdes

    Tumeurs thoraciques

    – 30% des patients avec un cancer développent des métastases spinales
    – 70% d’entre eux les auront au niveau thoracique (T4-T6 +++)

    Infections

    Si présence de :
    – fièvre
    – frissons
    – sueurs nocturnes
    – perte de poids inexpliquée (5 à 10% en 3 à 6 mois)
     
    Et :
    – Patient ayant le VIH
    – Patient immunodéprimé
    – Infection bactérienne récente
    – Corticostéroïdes au long court
    – Drogues en intraveineuse

    Spondyloarthrite ankylosante

    Inflammation chronique des articulations, caractérisée par une atteinte du rachis et du bassin
    – Patient entre 17 et 40 ans
    – Douleur thoracique persistante
    – Raideur matinale sévère, qui s’améliore à l’activité
    – Autres articulations affectées (épaule, coude, hanche, cheville)
    – Progression lente

    => Radiographies, analyses de sang, IRM si besoin

    Viscères

    Plusieurs pathologies affectant les organes comme :
    – les poumons (embolie pulmonaire, tumeur de Pancoast-Tobias)
    – l’œsophage (rupture oesophagienne)
    – l’estomac
    – le foie
    – la vésicule biliaire
    – le pancréas
     
    peuvent donner :
    – des douleurs référées interscapulaires sévères avec un début aigu
    – de la transpiration
    – de l’hypotension
    – de la pâleur ou cyanose

    Cluster de Cook (myélopathie cervicale)

    Cluster de Cook
    Probabilité de myélopathie cervicale (à 94%) si au moins 3/5 tests positifs :

    • anomalie à la marche
    • test de Hoffman +
    • signe de supination inversée
    • test de Babinski +
    • âge > 45 ans

    Signe de Hoffman
    Main du patient en pronation
    Saisir le majeur du patient au niveau de l’interphalangienne distale
    Appliquer une pression vers le bas sur le bout de l’ongle pour créer une flexion rapide de l’IPP

    Le test est positif si on observe une flexion du pouce et de l’index durant le test

    Test du supinateur inversé
    Tenir l’avant-bras et poignet du patient en position neutre
    Appliquer une percussion légère sur l’apophyse du styloïde radial

    Le test est positif si on observe une flexion des doigts (et une légère extension du coude)

    Signe de Babinski
    Avec le manche du marteau, appliquer un contact léger sur la face plantaire du pied en glissant depuis le talon en passant par le bord latéral jusqu’à finir vers l’hallux

    Le test est positif si on observe une extension « lente et majestueuse » de l’hallux

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