Cluster de Roman Risque (20%) fracture de compression vertébrale ostéoporotique, si douleur lombaire avec ou sans douleur dans le MI, si au moins 4 tests positifs :
– Antécédent de cancer – Perte de poids inexpliquée (5 à 10% en 3 à 6 mois) – Douleur nocturne / au repos / multi-site – Pas d’amélioration après 4-6 semaines de traitement – Age > 50 ans – Autres : vitesse de sédimentation élevée, malaise, appétit réduit, fatigue rapide, symptômes progressifs, fièvre, paresthésies
Fracture
Cluster de Henschke Risque (52%) fracture vertébrale chez patients souffrant d’une lombalgie aiguë quand 3/4 critères suivant sont positifs : – femme – âge > 70 ans – traumatisme significatif : majeur chez les jeunes et mineur chez les personnes âgées (chute d’une hauteur de 5 marches ou de 90cm) – utilisation prolongée de corticostéroïdes
Cluster de Roman Risque (20%) fracture de compression vertébrale ostéoporotique, si douleur lombaire avec ou sans douleur dans le MI, si au moins 4 tests positifs : – âge > 52 ans – pas de douleur dans les jambes – IMC < 22 – pas d’activité physique régulière – femme
Infection
– Fièvre ≥ 38 °C – Utilisation de corticostéroïdes ou d’immunosuppresseurs – Abus de drogues intraveineuses / toxicomanie – Immunodéficience (SIDA) – Infection urinaire – Douleur nocturne intense – Autres : chirurgie antérieure du dos, infection bactérienne antérieure, plaie pénétrante, appétit réduit, fatigue rapide
Syndrome de la queue de cheval
FDR Suspicion faible : – hernie discale (le plus souvent L4-L5 ou L5-S1, < 50 ans, obésité) – sténose lombaire (personnes âgées) – chirurgie vertébrale
Symptômes suspicion faible : – troubles sensitifs diffusant dans les membres inférieurs – faiblesse musculaire progressive des membres inférieurs – marche perturbée – troubles sensoriels – anesthésie en selle / engourdissement péri-anal – changement dans la capacité à obtenir une érection ou à éjaculer – perte de sensations dans les parties génitales lors de rapports sexuels – troubles des fonctions urinaires soudaine (fréquence, rétention ++, incontinence) – troubles intestinaux (incontinence fécale, constipation) – douleur des membres inférieurs unilatérale/bilatérale – douleur lombaire
Signes suspicion faible : – anesthésie en selle au toucher et à la piqûre (épingle) – examen neurologique anormal des membres inférieurs – réduction du tonus anal
Réorientation – Gold standard : IRM
Attention : comorbidités ou TTT médicaux peuvent mimer ces symptômes
– Traumatisme intense – Traumatisme mineur si > 50 ans – Ostéoporose – Corticostéroïdes
Tumeurs thoraciques
– 30% des patients avec un cancer développent des métastases spinales – 70% d’entre eux les auront au niveau thoracique (T4-T6 +++)
Infections
Si présence de : – fièvre – frissons – sueurs nocturnes – perte de poids inexpliquée (5 à 10% en 3 à 6 mois)
Et : – Patient ayant le VIH – Patient immunodéprimé – Infection bactérienne récente – Corticostéroïdes au long court – Drogues en intraveineuse
Spondyloarthrite ankylosante
Inflammation chronique des articulations, caractérisée par une atteinte du rachis et du bassin – Patient entre 17 et 40 ans – Douleur thoracique persistante – Raideur matinale sévère, qui s’améliore à l’activité – Autres articulations affectées (épaule, coude, hanche, cheville) – Progression lente
=> Radiographies, analyses de sang, IRM si besoin
Viscères
Plusieurs pathologies affectant les organes comme : – les poumons (embolie pulmonaire, tumeur de Pancoast-Tobias) – l’œsophage (rupture oesophagienne) – l’estomac – le foie – la vésicule biliaire – le pancréas
peuvent donner : – des douleurs référées interscapulaires sévères avec un début aigu – de la transpiration – de l’hypotension – de la pâleur ou cyanose
Cluster de Cook Probabilité de myélopathie cervicale (à 94%) si au moins 3/5 tests positifs :
anomalie à la marche
test de Hoffman +
signe de supination inversée
test de Babinski +
âge > 45 ans
Signe de Hoffman Main du patient en pronation Saisir le majeur du patient au niveau de l’interphalangienne distale Appliquer une pression vers le bas sur le bout de l’ongle pour créer une flexion rapide de l’IPP
Le test est positif si on observe une flexion du pouce et de l’index durant le test
Test du supinateur inversé Tenir l’avant-bras et poignet du patient en position neutre Appliquer une percussion légère sur l’apophyse du styloïde radial
Le test est positif si on observe une flexion des doigts (et une légère extension du coude)
Signe de Babinski Avec le manche du marteau, appliquer un contact léger sur la face plantaire du pied en glissant depuis le talon en passant par le bord latéral jusqu’à finir vers l’hallux
Le test est positif si on observe une extension « lente et majestueuse » de l’hallux
Âge avancé Historique de traumatisme Utilisation de corticostéroïdes Ostéoporose
C-Spine rule
Pathologie / dysfonction artérielle cervicale
FDR – fumeur ou ancien fumeur – migraines – cholestérol total élevé – infection récente – hypertension – contraception orale – ATC familial d’AVC
Symptômes – maux de tête – douleurs cervicales – perturbations visuelles (vision double) – paresthésies MS / face / MI – étourdissements – nausées, vertiges – vomissements – faiblesse des membres – changements papillaires
Réorientation Pas de guide pratique clinique standardisé Echo-doppler, IRM, artériographie, tomodensitométrie
Myélopathie cervicale
Symptômes neurologiques – troubles sensoriels – perte de force musculaire dans les extrémités – dysfonction vésicale – dysfonction intestinale
Cluster de Cook Probabilité de myélopathie cervicale (à 94%) si au moins 3/5 tests positifs : – anomalie à la marche – test de Hoffman + – signe de supination inversée – test de Babinski + – âge > 45 ans
Infection
FDR – immunosuppresseurs – plaie ouverte – consommation de drogues par voie intraveineuse – exposition à des maladies infectieuses
Symptômes et signes : – fièvre – sueurs nocturnes
Tumeur
– Historique de cancer – Pas d’amélioration des symptômes après 4 semaines de traitement – Perte de poids inexpliquée (5 à 10% en 3 à 6 mois) – Âge > 50 ans – Difficulté à avaler – Maux de tête – Vomissements
Certaines douleurs référées vers le quadrant supérieur du corps, y compris la région des cervicales, peuvent être provoquées par des troubles : – gastro-intestinaux (hernie hiatale, reflux gastro-œsophagien) – biliaires (cholécystite) – rénaux (pyélonéphrite, calcul rénal) – hépatiques (hépatite virale) – cardiaques (infarctus du myocarde) – pulmonaires (embolie pulmonaire)
Dysfonctions ligamentaires
Symptômes évocateurs – intolérance aux postures statiques prolongées – fatigue et incapacité à tenir la tête haute – mieux avec un soutien externe (mains, collier) – besoin fréquent d’auto-manipulation – sensation d’instabilité, tremblement ou manque de contrôle – épisodes fréquents de douleurs aiguës et soudaines
Examen physique – mauvaise coordination/contrôle neuromusculaire – jeu articulaire anormal – mouvement non régulier dans toute l’amplitude du mouvement
Test du ligament transverse Sharp Purser test – patient assis et tête semi-fléchi – bloquer le processus épineux de C2 – effectuer une translation postérieure de la tête par une poussée sur le front => Positif en cas d’amplitude importante / ressaut
Test du ligament alaire – patient en décubitus dorsal – Fixer l’axis (main sous le cou) – Effectue une rotation ou inclinaison passive de la tête Le ligament est intègre si on ressent un arrêt dur en fin d’amplitude En cas d’amplitude excessive, le test est positif
Patient en décubitus latéral, jambes tendues en bord de table, proche du MK Doigts sur les épineuses sur la vertèbre ciblée et celle de dessus (par exemple la L3)
Amener le buste du patient en rotation. Les vertèbres au-dessus de la vertèbre cible bougent. S’arrêter quand la vertèbre cible commence à bouger.
Faire de même avec une extension de buste
Croiser les bras du patient, le MK passe son bras sous le bras et vient chercher la vertèbre
Tendre la jambe inférieure (celle contre la table) pour stabiliser les vertèbres inférieurs. Faire une flexion de hanche avec la jambe du dessus
Placer les doigts sur les vertèbres L3-L4-L5 Continuer la flexion de hanche en adduction jusqu’à sentir L4 bouger
Appliquer une force verticale avec le poids du corps pour générer une inclinaison lombaire durant le moment expiratoire du patient
Lumbaroll en position assise
En cas de déficit de rotation droite :
Patient assis en califourchon en bout de table, bras croisés sur le buste
Le MK est sur le côté droit du patient, en fente avec le pied gauche sous les fesses du patient
La main du MK passe sous les 2 bras du patient et vient se poser sur l’épaule du patient, par dessus sa main Le MK applique une pression sur la vertèbre cible (L3)
Placer le paramètre d’extension en veillant à ce que les épaules soient toujours alignées avec le bassin Placer le paramètre d’inclinaison controlatérale (ici à gauche)
Terminer en plaçant le paramètre de rotation (ici à droite)
Appliquer une force sur la vertèbre par impulsion avec un mouvement vif du bassin