Limitation de mouvement du cou qui reproduit les symptômes
Douleur associée à la ceinture scapulaire ou aux membres supérieurs peut être présente
Résultats attendus à l’examen
Amplitude cervicale limitée
Douleur au cou reproduite en fin d’amplitude active ou passive
Mobilité segmentaire cervicale et thoracique réduite
Douleur au cou et douleur référée reproduite
Test de la mobilité intersegmentaire révèle des restrictions caractéristiques
Douleur de cou ou douleur référée reproduite par un test de provocation du segment cervical ou thoracique impliqué ou de la musculature cervicale
Déficit de force et de contrôle moteur cervico-scapulothoracique peut être présent chez des individus avec des douleurs de cou subaiguê ou chronique
Stratégies d’intervention
Aiguë
Manipulation thoracique
Manipulation ou mobilisation cervicale
Amplitude cervicale, étirement, exercice de renforcement isométrique
Conseil pour rester actif et mobilisation et exercice isométrique des cervicales à la maison
Exercices supervisées comprenant étirement, renforcement et endurance cervico-scapulothoracique et MS
Exercice de condition physique générale (rester actif)
Subaiguë
Manipulation ou mobilisation cervicale
Manipulation thoracique
Exercice d’endurance cervico-scapulothoracique
Chronic
Manipulation ou mobilisation cervicale
Manipulation thoracique
Exercices combinés cervico-scapulatothoracique et mobilisation/manipulation
Exercices mixtes pour les régions cervico-scapulothoraciques : exercices neuromusculaire (coordination, proprioception et entrainement postural), étirement, renforcement, entrainement d’endurance, conditionnement aérobie, éléments cognitifs et affectifs
Exercices supervisés et individualisés
Dry needling, laser de bas niveau, ultrason, traction mécanique intermittente, stimulation cérébrale répétitive, TENS, stimulation musculaire électrique
Douleur au cou avec trouble de la coordination
Symptômes communs
Mécanisme d’apparition lié à un traumatisme ou whiplash
Douleur associée à la ceinture scapulaire ou aux membres supérieurs peut être présente
Signes et symptômes de commotion cérébrale non spécifique associés
Vertige, nausée
Mal de tête, trouble de la concentration ou de la mémoire, confusion, hypersensibilité aux stimuli mécaniques, thermiques, acoustiques, olfactifs ou lumineux, détresse affective accrue
Résultats attendus à l’examen
Test positif de la flexion cervicale crânienne
Test positif pour l’endurance des muscles fléchisseurs du cou
Positif à la pression de l’algomètre
Déficit de force et d’endurance des muscles du cou
Douleur de cou en amplitude moyenne qui empire en fin d’amplitude
Les points sensibles peuvent inclure des triggers point
Les troubles sensorimoteurs peuvent inclure une altération de l’activation musculaire, un déficit proprioceptif, d’équilibre postural ou de contrôle
Douleur de cou et douleur référée sont reproduite par des tests de provocation des segments cervicaux impliqués
Stratégies d’intervention
Aiguë si le pronostic indique un rétablissement rapide et précoce
Education : conseil pour rester actif, bouger comme d’habitude
Exercices à la maison : sans douleur, amplitude cervicale et élément postural
Surveiller les progrès notable
Réduire le port de collier
Subaiguë si le pronostic oriente vers une trajectoire de récupération prolongée
Education : activation et conseil
Exercices combinés : mouvement actif cervical et renforcement isométrique à basse contrainte et thérapie manuelle (mobilisation, manipuation) et adjuvants (froid, chaud, TENS)
Exercices supervisés : mouvement actif cervical ou étirement, renforcement, endurance, exercice neuromusculaire (posture, coordination, stabilisation)
Chronic
Education : connaissance, encouragement, réassurance, gestion de la douleur
Mobilisation cervicale et progression d’exercice individualisée : renforcement à basse contrainte de la cervico-scapulothoracic, endurance, souplesse, entrainement fonctionnelle utilisant les principes de la thérapie cognitive et comportementale, la rééducation vestibulaire, la coordination yeux/cou, et la coordination neuromusculaire
TENS
Douleur au cou avec mal de tête (cervicogénique)
Symptômes communs
Douleur unilatérale discontinue avec mal de tête associé
Mal de tête précipité ou aggravé par les mouvements du cou et les positions/postures maintenues
Résultats attendus à l’examen
Test de flexion rotation cervicale positif
Mal de tête reproduit avec un test de provocation des segments cervicaux supérieurs
Amplitudes cervicales limitées
Déficit de force, d’endurance et de coordination des muscles du cou
Stratégie d’intervention
Aiguë
Exercice : automobilisation C1-C2 en SNAG (Sustained Natural Apophyseal Glide)
Subaiguë
Mobilisation et manipulation cervicale
Exercice : automobilisation C1-C2 en SNAG
Chronic
Manipulation cervicale
Manipulation cervicale et thoracique
Exercice pour la région cervicale et scapulothoracique : renforcement, endurance, exercices neuromusculaires incluant contrôle moteur et des éléments de biofeedback
Combinaison de thérapie manuelle et d’exercice
Douleur au cou avec douleur irradiante (radiculaire)
Symptômes communs
Douleur au cou douleur irradiante dans l’extrémité impliquée
Paresthésie ou engourdissement dans l’extrémité supérieure du dermatome, faiblesse musculaire au niveau du dermatome
Résultats attendus de l’examen
Douleur au cou ou douleur irradiante en lien avec le cou reproduite ou réduite avec un test de radiculopathie : regroupement de tests positifs inclut la mobilité des nerfs du MS, test de Spurling, la distraction cervicale, les degrés d’amplitude cervicale
Possible déficit des extrémités du MS au niveau sensitif, de la force ou des réflexes assciés aux racines nerveuses impliquées
Stratégie d’intervention
Aiguë
Exercice : mobiliser et stabiliser les éléments
Laser à bas niveau
Possibilité de porter un collier à court terme
Chronique
Exercice combiné : étirement, renforcement et thérapie manuelle pour les régions cervicale et thoracique
Education : conseil pour encourager à participer à des activités physiques et professionnelle
Il n’existe pas de red flag absolu. L’indice de suspicion permet de se positionner pour savoir si on doit suspecter une pathologie grave et réorienter ou non.
Fracture
Première cause de fracture : AVP
La Canadian C-Spine Rule permet de savoir si on doit faire une radio ou non. (très bonne clinimétrie)
Muscles de la ceinture scapulaire et parfois distaux
Recherche d’un épisode viral : les problèmes viraux peuvent amener à des problèmes nerveux
-> redirection
Métastase médullaire
Syndromes centraux en lien avec l’altération de l’état général. Les métastases osseuses thoraciques sont très souvent les premiers foyers osseux des métastases
Pancoast-Tobias
Tumeur de l’apex pulmonaire. Quand elles grossissent, elles peuvent comprimer le bas du plexus brachial et donner des syndromes radiculaires (C8-T1)
Physiopathologie non claire aujourd’hui : excès de contrainte sur les muscles provoquant des infos nociceptives / triggers points / création de complexes fibreux engendrant douleur / manque d’oxygénation du muscle
Diagnostic
Examen subjectif
Examen physique
– Historique d’excès de contrainte – Possible douleur référée – Amélioration par auto-massage
– Reproduction des symptômes connus – Muscle douloureux quand mis en contrainte
Traitement
Gestion de charge
Contraction du muscle pour oxygénation et diminution de la douleur
inhibition des muscles fléchisseurs profonds : les fibres musculaires sont infiltrés par de la graisse entraînant la dégénérescence des fibres musculaire.
Douleur liée à la contusion
Appréhension liées à l’événement traumatique potentiel
A long terme : modification des fibres, perte d’endurance, changements posturaux, centre oculo-moteur perturbé
Pronostic
Pas très bon avec persistance des symptômes à 1 an (50%)
Plus l’événement initial est violent, plus les symptômes persistent
Lié à l’auto-efficacité
Diagnostic
Examen subjectif
Examen physique
– Historique de traumastisme – Intolérance aux postures statiques prolongées – Fatigue et difficulté à tenir la tête en l’air – Diminution des symptômes avec un soutien externe – Besoin de s’auto-manipuler – Sensation d’instabilité
– Mouvements aberrants – Diminution de mobilité – Hypomobilité du rachis thoracique haut – Cranio-cervical flexion test positif (évaluation de la force des muscles fléchisseurs profond) – Test d’endurance positif – Test de proprioception positif
Traitement
Activation analytique des muscles profonds
Activation des muscles profonds dans des situations fonctionnelles
Traitement des problèmes comportementaux (coping passif) et émotionnels
Structure non nerveuse (articulaire ou musculaire)
Zones globales et sourdes
Irradiante
Structure nerveuse
Trajet
Algorithme d’identification
La radiculopathie s’exprime par un déficit neurologique : atteinte de la fonction du nerf (motrice, sensitive, réflexe)
La douleur radiculaire s’exprime par un gain neurologique (sensitif) : hyperalgie, allodynie
Le syndrome radiculaire, associé à la racine, associe radiculopathie et douleur radiculaire
Mécanosensibilité
Physiopathologie
Douleur nociceptive en lien avec inflammation de l’épinèvre (nervi nervorum)
Sensibilité du nerf à sa mise en contrainte
La sensibilité à l’étirement peut varier d’un individu à l’autre. On peut être très sensible sans qu’il y ait d’inflammation. Par précaution, toujours faire une comparaison bilatérale.
Diagnostic
Examen subjectif
Examen physique
– Historique d’excès de contrainte – Sensation d’étirement
– Palpation des troncs nerveux positif – ULNT positif (pas très spécifique, met en tension plusieurs structures)
Traitement
Priorité : gestion de charge
SIN élevé : glissement nerveux uniquement
SIN faible : glissement + mise en tension
Intégration à des situations fonctionnelles
Posologie faible des traitement neurodynamique : le nerf s’irrite plus vite
Douleur radiculaire
Physiopathologie
Situation anormale de la racine : processus inflammatoire /mécanique
Pas d’altération de la conduite nerveuse
Gain de fonction nerveuse
Diagnostic
Examen subjectif
Examen physique
– Douleur de type neuropathique : DN4 (picotement, chaleur, froid douloureux, brûlure, électricité) – Douleur dans le bras > douleur dans les cervicales
– Recherche de modulation de la douleur (par les cervicales) en intensité ou en centralisation – Hyperalgésie – Cluster de Wainner – Cluster de Grondin et al
Cluster de Wainer
Cluster de Grondin et al.
ULNT Médian + Rotation <60° Test de Traction/distraction + Spurling +
Spurling + Shoulder abduction test 2 ULNT/4 positifs
Traitement
SIN élevé : neurodynamique faible dose (glissement), modulation de symptôme
SIN faible : neudynamique, ré-intégration de mouvements fonctionnels, modulation de symptômes
Non spécifique : cardio, mobilité, renfo autour (traitement multimodaux)
Radiculopathie
Physipathologie
Neuropathie de la racine nerveuse
Mécanisme par ischémie prolongée
Neuro-inflammation : l’ischémie est empirée par le gonflement de la zone
Démyélinisation
Dégénération axonale
Altération du transport axonal : perte de fonction
Potentiel oedème ischémique qui fibrose (sans récupération possible)
ATTENTION
Si perte de fonction légère sans amélioration dans la semaine : réorienter
Si perte brutale avec testing à 3/5 et 10cm2 de sensibilité : réorienter de suite
65% de résolution spontanée à 1 an, mais savoir identifier les cas graves
Diagnostic
Examen subjectif
Examen physique
– Douleur de type neuropathique possible – Difficultés aux gestes rapides – Douleur dans le bras > douleur dans les cervicales – Sensation de perte de force – Sensation de modification de sensibilité
– Examen neurologique (force, sensibilité, réflexe) – Observation d’amyotrophie – Examen de la mécanosensibilité potentiellement positif – Recherche de modulation des symptômes par les cervicales – Test de traction-distraction positif : gain de sensibilité / force
Absence de douleur possible -> signe de gravité
Si modulation de symptômes impossible : renvoie chez le médecin
Traitement
Priorité : amélioration de la fonction
Douleur comme outcome : secondaire
Restaurer l’homéostasie : position ou mouvement qui restaure la vascularisation du nerf
Activité non spécifique
Travail sur comportement : dissocier douleur/danger, coping actif (auto-efficacité), apprendre à reconnaître si les symptômes empirent
– les omarthroses excentrées douloureuses du sujet âgés ≥ 75 ans – les ruptures irréparables de la coiffe des rotateurs ; – en cas d’échec d’arthroplastie simple ou totale d’épaule ; – les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus, céphalo-tubérositaires deplacées et comminutives chez le sujet âgé
Principe d’une prothèse inversée d’épaule
L’articulation est ainsi inversée : la surface convexe (sphéroïde) est placé sur la scapula, et la surface concave sur l’extrémité supérieur de l’humérus.
L’objectif des prothèses d’épaule inversée est d’obtenir une élévation de l’épaule grâce exclusivement au deltoïde.
La récupération de la rotation latérale active reste sous la dépendance de l’intégrité des muscles infra-épineux, petit rond et du deltoïde postérieur.
Résultats
Plus de 85 % des patients indolores ou avec une douleur minime
Mobilité en élévation active : entre 110 et 140° selon les études sur une intervention de première intention (60 à 90° en cas d’intervention de reprise)
Résultats sont modestes sur la rotation externe active : entre 0 et 5° en moyenne
Mauvaise récupération de la force musculaire : entre 2,5 et 4 kg pour le deltoïde
Les complication
Instabilité de l’épaule majorée en cas de lésion du subscapulaire et lorsque la voie d’abord est delto-pectorale
ossifications hétérotopiques influencent significativement le score de Constant en réduisant la mobilité
Encoches dans le pilier de la scapula, encore appelés notch
Descellements (surtout de la pièce glénoïdienne)
Fractures de vis, sepsis, fractures de fatigue de l’acromion
Taux de survie de cette prothèse qui est faible dans le temps
Rééducation
Débute dès le 2ème jour post-opératoire
Résultats définitifs évalués à 6 mois post-opératoire
Rééducation fonctionnelle, récupération globale du membre et non analytique
Rééducation centrée sur la mobilité et la force du deltoïde
Attention particulière portée sur la cicatrisation du deltoïde
Contre-indication
Travail de recentrage de l’épaule
Port de charge lourde à bout de bras à proscrire
Principes
Sports permis
Reprise d’une activité raisonnée
ULTRAGuidelines (Upper Limb Treatment and Rehabilitation Advice) par Bardsley et al., 2022
Pre-opératoire
Enseigner les mouvements actif-aidés dans une zone d’amplitude sécurisé
Conseils sur l’ajustement postural
Education du patient sur les procédures et les attentes
Evaluer les tendances compensatoires musculaires
Evaluer les fonctions du deltoïde
Education si les activités de la vie quotidienne
Facteurs qui peuvent altérer les résultats et la progression
L’état fonctionnel pré-opératoire
Age
Intégrité du deltoïde
Commorbidité
Phase de protection : 0-6 semaines
Eviter les mouvements combiné d’abduction et de RL
Eviter l’extension
Eviter de mettre la main derrière la dos
Eviter de se mettre en charge sur le bras (se relever d’une chaise par exemple)
La flexion antérieure est limitée au niveau de la boucheworn
L’écharpe
Elle est porté surtout pour le confort
A porter 2-3 semaines post-opératoire jusqu’à la fin des douleurs
En cas de deltoïde très faible, porté l’écharpe au moins 6 semaines
Rééducation
Zone de sécurité : élévation de 90° en avant du plan antérieur de la scapula, Rotation latérale de 30°
Exercice de coude, poignet, main
Actif aidé dans la zone de sécurité
Programme de compensation de la coiffe
Exerice de RL
Exercice de dissociation/mobilité de la scapula
Cross éducation
Critères de progression
Douleur sous contrôle
Fonction du deltoïde
Pas de signe d’instabilité
Pas de schéma de mouvement qui pourraient altérer la prothèse
Etape intermédiaire : 6-12 semaines
Eviter l’abudction et RL combinée
Porter une lourde charge
Se mettre en charge sur le bras, surtout en extension
Rééducation
Compensation de la coiffe contre gravité
Exercice RL en progression
Mobilisation de la scapula
Actif-aide la gléno-huméral sans restriction d’amplitude
Extension fonctionnelle et main derrière le dos
Critères de progression
Pas de douleur dans l’amplitude du mouvement
Qualité du mouvement
Fonction du deltoïde sur toute l’amplitude
Rotation latérale active
Pas de signe d’instabilité de la prothèse
Etape finale : 12 semaines et +
Eviter ABD/RL combinée
Mise en charge sur les bras, surtout en extension
Port de charge lourde
Vidéo
Comprendre la chirurgie de la prothèse d’épaule Par EduKa Santé
2 cas de chirurgie de l’épaule présentée :
En cas d’arthrose de l’articulation gléno-huméral : remplacement des surfaces articulaires usées par des matériaux synthétiques tout en conservant la forme des surfaces articulaires
En cas d’arthrose de l’articulation et de lésion de la coiffe des rotateurs : prothèse d’épaule inversée
Eau courante (15°) pendant 10-15mn le plus tôt possible : diminue l’approfondissement de la brûlure (inversion d’échange de la chaleur)
Gels d’eau
Si eau trop froide : risque de vasoconstriction et d’aggravation
Attention au risque d’hypothermie pour les grands brûlés
Incisions de décharge
Pour les brûlures circulaires et profondes
Brûlure inextensible sur gonflement par oedème : effet garrot
Geste d’urgence : sectionner la peau pour éviter l’ischémie
Complications
Approfondissement
Brûlure superficielle qui devient profonde
Causes : sepsis, drogue, diabète, cigarette
Atteintes respiratoires
Brûlure de l’arbre respiratoire par inhalation de fumée
Brûlure vibrisse nasales : poils du nez
Voix rauque : oedème du larynx
Toux avec expectoration de suie : dans les bronches
Sibilances : oedeme dans les bronches
Bilan par fibroscopie bronchique
Autres atteintes respiratoires
Blasts (explosion) : onde de choc avec des lésion de pression au niveau des alvéoles pulmonaires (examen par otoscopie)
Intoxication au Co (monoxyde de carbone) : oxygénation, caisson hyperbare pour remplacer le CO par de l’O2
Intoxication au cyanure : combustion des matières plastiques dégage du cyanure. Traitement par hydroxo-cobalamine (antidote du cyanure) à injecter rapidement
Homogreffe (quand autogreffe impossible) : peau prélevée sur cadavre (xenogreffe : sur animaux). Marche temporairement car réaction immunologique de rejet) : couverture temporaire pour constituer une protection contre les bactéries et la fuite d’hydro-électrolytique
Mixte (technique du sandwich) : autogreffe recouverte d’homogreffe en cas de maille très large
Culture d’épiderme : exception, pour grands brûlé (70-80%), long (3 semaines), très cher, très fragile, parfois le patient meurt avant
Lambeau : tissu cutané avec autonomie vasculaire pour fermer une cavité ou structure incapable de cicatriser
Soins infirmiers : pansements complexes
Kiné : depuis la phase aiguë jusqu’à la fin des séquelles
Nutritionniste pour la perte calorique (cicatrisation consomme des calories)
Vaccination anti-tétanique, pas d’antibiotique (sauf en cas d’infection)
Les types de brûlure
Les brûlures électriques
Brûlure consécutif au passage du courant à travers le corps, avec un point d’entrée et un point de sortie, avec passage entre les 2. A différentier de l’arc électrique (flamme ou chaleur issue d’une explosion électrique)
Passage à travers le corps : peut léser les organes (os, nerfs, muscles)
L’os est un mauvais conducteur électrique. Il chauffe et brûle le muscle et peut provoquer un syndrome de loge par gonflement du muscle.
Les fibres musculaires éclatent et libèrent de la myoglobine qui passe dans la circulation et provoque une insuffisance rénale
Les brûlures chimiques
Base : nécrose molle (liquéfaction)
Acide : nécrose sèche
Traitement : lavage à l’eau pour diluer et éliminer le produit
Diphlotérine : bloque toute réaction chimique
Cas particulier : inhalation fumée toxique qui passe par les poumon puis dans la circulation systémique. En cas de doute, appeler le centre anti-poison (Fernand Widal)
Acide fluorhydrique : pansement au calcium qui attire le produit vers l’extérieur comme une pompe
Brûlure et fracture
Difficulté diagnostic car le patient est souvent sédaté
Traiter la fracture avant la brûlure : chirurgie par clou centro-médullaire (ouverture minime pour diminuer le risque de sepsis)
Commencer le plus tôt possible. Après un délai de 12h, chirurgie par fixateur externe
PEC après la phase de cicatrisation
Phase d’hypertrophie puis maturation : risque de démangeaison par manque de maturation : s’améliore avec le temps.
Crème hydratante pui relipidifiante pour remplacer la sueur et le sébum
Pressothérapie : vêtement compressif appui sur la cicatrice pour améliorer la maturation cicatricielle
Cure thermale : essentiellement intérêt de la douche filiforme, réadaptation sociale, action sur le prurit et l’hypertrophie
Evolution spontanée des greffes
Rétraction, séquelles esthétiques et fonctionnelles
Traitement des séquelles vers 1 an après la brûlure par greffe ou lambeau
Greffe de peau : plus elle est épaisse, plus elle sera élastique et esthétique, et moins elle se rétractera
Techniques chirurgicales
Lambeaux
Lambeau de transposition : faire basculer un morceau de peau pour recouvrir un trou
Bride du pli du coude : lambeau thoracique provisoires sur le pli du coude puis sevrage
Plastie en Z
Effet d’allongement par échange de laxité hauteur/largeur
Uniquement sur les brides linéaires (bride : corde qui empêche le mouvement)
Plasties en trident
Bride la première commissure
Expansion
Ballon sous la peau pour expandre (comme femme enceinte)
Seule technique qui augmente le capital de peau saine
Augmente la taille du lambeau
Reconstruction en 3D
Reconstruction d’oreille avec du cartilage costaux
Se fait aussi pour le nez, les paupières
Autres complications
Ostéomes
Fréquent chez les grands brûlés
Coude le plus touché
Parfois asymptomatique
Opération pour exciser l’écaille osseuse
Kiné post-op
Cancérisation
Le plus souvent sur des cicatrices de plus de 10 ans
Biopsie sur plusieurs endroits : certaines zones peuvent être positives, d’autres négatives
Processus biologiques qui surviennent à la suite d’une plaie et permettent la réunion des parties divisées
Parties molles
Peau et tissu sous cutané + éléments qui y passent : tendons, nerfs, vaisseaux, muscles
Excluent les os, les articulations et les organes
Cicatrisation cutanée
Composition de la peau
Epiderme : tissu épithéliale (couche la plus superficielle) permet un recouvrement étanche
Derme : tissus conjonctif assurant l’élasticité et la solidité de la peau
2 phénomènes cicatriciels
La cicatrice conjonctive
Le recouvrement
Rôle de la peau
Protection contre les traumatismes mécaniques (chocs)
Régulation thermique (vasomotricité, sudation)
Barrière contre les pertes hydro-électrolytoques
Barrière contre les invasions bactériennes
Sensibilité tactile, nociceptive, thermique
Esthétique
Constitution de la peau
Epiderme (épithélium)
Constitué de cellules kératinocytes posées sur la membrane basale
Ce sont des cellules basales qui meurent et qui remontent à la surface
« Turn over » (tapis roulant) qui renouvelle l’épiderme
Toutes les kératinocytes sont renouvelées toutes les 2-3 semaines
Derme (tissu conjonctif)
Constitué de fibroblastes qui fabriquent les fibres collagènes (solidité) et d’élastine (élasticité)
Annexe épidermique (follicules pileux, glandes sudoripares et sébacées) capable de synthétiser des poils mais également de l’épiderme en cas de cicatrisation
Blessure épiderme/derme -> nécrose cellulaire avec effraction vasculaire -> formation caillot de sang (permet l’arrêt de l’hémorragie) -> début de cicatrisation
Les 3 étapes de la cicatrisation
Détersion : évacuation de la nécrose et du caillot (nettoyage de la plaie)
Granulation (bourgeonnement) : cellules comblent la plaie par un bourgeonnement charnu (cicatrisation conjonctive)
Epithélialisation (épidermisation) : recouvre le tissu de granulation
Les phases du bourgeonnement
Prolifération de fibroblastes
Migre dès 48 heures à partir des berges puis multiplication
Synthétise la substance fondamentale de la matrice intercellulaire (glycosaminoglycanes)
Synthèse du collagène de type III (embryonnaire ou « immature ») puis type I et d’élastine
Les myofibroblastes
Proviennent des fibroblastes et contiennent des cellules contractiles
Les plaies se rétractent par l’action des myofibroblastes
Bourgeon charnu
Tissu de granulation de couleur rouge
Attention à l’hyper bourgeonnement (quand le tissu va plus haut que la peau)
Phase d’épidermisation
Quand la plaie est comblée
Migration des kératinocytes qui sont autour de la cicatrice
Les mélanocytes (pigments de la peau) et les cellules de Langerhans (cellules immunologiques) colonisent ensuite l’épiderme
Aspect bactériologique
La plaies n’est jamais stérile, il y a toujours des bactéries
Elles jouent un rôle de détersion suppurées de la plaie : elles mangent le pu de la nrécose
Si infection virulente : blocage de la cicatrisation et possible infection locorégionale ou générale (septicémie)
Types de cicatrisation
Cicatrisation de seconde intention
Correspond aux 3 phases : détersion – bourgeonnement – épidermisation
Les 2 berges sont à distance : perte de substance
Evolution avec pansement simple
Cicatrisation de première intention
Traitement chirurgical pour fermer directement la plaie
Conditions nécessaires
absence d’infection
absence de nécrose
parage chirurgical parfait
Suture bord à bord : 2 berges en contact
Risque de rétraction
évolution centripète au niveau de la plaie
Diminue la taille de la plaie : bénéfique ou délétère ?
Bord rosé autour de la plaie : début de migration kératinocytose
Remodelage de la cicatrice
Dernière étape: maturation cicatricielle
Dure plusieurs mois voire jusqu’à 2 ans
Derme se transforme en tissu ressemblant à un derme normal (pas de retour à l’état antérieur)
Type de cicatrice
Cicatrice normal
Premiers mois : phase hypertrophique (inflammatoire, rouge, chaleur, démangeaison)
Quelques mois après : inflammation diminue, dégonflement
1 an : mature
Cicatrice hypertrophique
Hyperplasie persistante au-delà de 12 mois
Guérit en 18 mois à 2 an
Aspect rouge, gonflée (anomalie)
Cicatrisation chéloïde
Cicatrice indéfiniment immature, siège d’une inflammation chronique
Facteurs favorisants
Localisation : région deltoïdienne, pré-sternale, scapulaire, ppubienne, oreille (surtout lobule)
Âge : <30 ans (les vieux ont des cicatrices moins visibles)
Ethnie : surtout personnes noires et asiatique
Cicatrisation nerveuse
Dégénérescence de l’axone puis repousse de 1 à 8mm par jour
Tous les axones ne retrouvent pas le même chemin parfois
Complication : formation de névrome
Le courant nerveux ne repasse pas après suture
Vaisseaux
Section totale : rétraction avec arrêt de l’hémorragie
Section partielle : persistance d’une hémorragie
La circulation peut repartir après suture
Complications
Faux anévrisme : la plaie sur l’artère devient un espace inclus à ‘l’artère (pas issu d’une dilatation)
Fistule artério-veineuse : le sang de l’artère va directement à la veine sans avoir irrigué les organes
Thrombose
Muscles et tendons
Cicatrisation : remplacement des fibres lésées par un tissu fibreux non fonctionnel (non contractile)
Le tendon est déjà un tissu fibreux. Il peut présenter des problèmes d’adhérence : le tendon ne coulisse plus
Les escarres
Physiopathologie
Nécroses ischémiques par compression pouvant atteindre la peau, le tissu cellulaire sous cutané et les muscles
Compression entre un plan dur et une saillie osseuse entraînant une nécrose tissulaire si prolongée
L’escarre prend le nom de la saillie osseuse : trochantérienne, ischiatique, sacrée, calcanéenne, etc
Les facteurs de risque
Trouble de la sensibilité/motricité avec :
Facteurs psychologiques (démission du patient, dépression)