Les diabètes

Classification des diabètes

Secondaire

Cause identifiée, diabète potentiellement réversible

  • Chirurgie : pancréatectomie
  • Maladies : pancréatite chronique calcifiante, hémochromatose, mucoviscidose, endocrinopathies (Cushing, acromégalie)
  • Médicaments : corticoïdes, immuno-suppresseurs, neuroleptiques 2ème génération

Primitifs : génétiques

Polygéniques

  • Type 1 : « classique », « type 1 lent » : LADA (Latent Autoimmun Diabet in Adult), autres (diabète cétosique du sujet d’origine africaine)
  • Type 2 : près de 90% des diabètes primitifs

Monogénique

MODY : maturity Onset Diabetes of the Young

Autres

Mitochondriaux, inclassables


Définitions – diagnostic

Norme

Glycémie normale à jeun <1,10g/l

Hyperglycémie chronique

Glycémie comprise entre 1,10g/l et 1,26g/l
=> Seuil d’augmentation du risque vasculaire

Diabète « sucré »

Glycémie à jeun >1,26g/l (à 2 reprises) (ou glycémie aléatoire >2g/l)
=> Seuil d’apparition de la rétinopathie, lésion pathognomonique du diabète


Rappels de de physiologie

Le pancréas

Il sécrète

  • Des enzymes pancréatiques déversées dans le tube digestif : sécrétion exocrine
  • Des hormones déversés dans le sang ; insuline (cellules beta), glucagon (cellules alpha) : sécrétion endocrine

L’insuline

  • Il permet au glucose de rentrer dans les cellules des tissus musculaires, adipeux et hépatique.
  • Elle fait donc baisser le taux de glucose plasmatique (glycémie) : c’est une hormone hypoglycémiante
  • Elle est également anabolisante : protéinogénétique, lipogénétique, glycogénogénétique

Le diabète de type 1

Anciennes terminologie

  • Diabète insulino-dépendant (DID)
  • Diabète juvénile
  • Diabète maigre

Facteurs génétiques

  • Le DT1 est une maladie auto-immune survenant chez les sujets génétiquement prédisposés
  • Cette prédisposition est présente même si, dans 95% des cas il n’existe pas d’ATCD familiaux connus
  • Liaison complexe avec le système HLA. Certains facteurs sont prédisposants, d’autres protecteurs, leur effet varie selon les populations.

Epidémiologie

  • Risque de DT1 en France : 0,4%, en augmentation depuis 10 ans
  • Survient habituellement avant 35 ans (pic à l’adolescence) mais peut survenir à tout âge
  • Apparenté de 1er degré : mère 2-3%, père 5%
  • Deux parentsdiabétiques type 1 : 30%
  • Jumeaux homozygotes : 50%
  • Jumeaux homozygotes + HLA : 70%

Physiopathologie

Mécanisme initial

  • Insulite (Inflammation des îlots de Langerhans du pancréas) initiée par les lymphocytes T4
  • Puis destruction des cellules beta par des lymphocytes T8 cytotoxiques
  • Apparition du diabète quand environ 90% des cellules béta sont détruite
  • => Aboutit à une carence absolue en insuline

Relation avec les signes cliniques

Début rapide (quelques semaines) avec :

  • Syndrome cardinal : polyro-polydypsie + amaigrissement + asthénie
  • Cétose : signe la carence insulinique (accumulation de corps cétoniques dans le sang)

Mécanismes

  • Hyperglycémie par la baisse de l’utilisation périphérique du glucose
  • Glycosurie : quand la glycémie dépasse le seuil rénal du glucose (1,8g/l)
  • Perte calorique ->amagrissement et asthénie -> Polyurie osmotique -> polydipsie (sensation de soif exagérée)
  • Augmentation de la lipolyse et protéolyse -> cétonurie (élimination urinaire excessive de corps cétoniques) et augmentation de la cétonémie (augmentation de la teneur en sang en corps cétoniques)

Evolution de la maladie

  • Rémission totale ou partielle dans au moins 25% des cas (lune de miel)
  • Favorisée par l’insulinothérapie intensive et précoce
  • Rechute inéluctable après 6 à 12 mois

Le diabète de type 2

Ancienne terminologie

  • Diabète non insulino-dépendant (DNID)
  • Diabète de la maturité
  • Diabète gras, diabète floride

Epidémiologie

  • En France en 2019 : 4,5M de diabétique (90 DT2), 1M qui s’ignorent
  • Projections mondiales : Afrique +143%, Afrique du N et Moyen-Orient +96%, Asie du SE +74%
  • 2013 : 5,1M de décès dans le monde, 14000/jours (1/sec)
  • Fréquence en augmentation du fait de l’augmentation de l’obésité, de vieillissement de la population, de l’exposition chronique aux perturbateurs endocriniens environnementaux
  • Âge moyen 63 ans, pic entre 75 et 79 ans
  • Prévalence plus élevée dans certaines régions (Nord, DOM-TOM) et dans les CSP les plus défavorisées
  • Rôle déterminant des facteurs génétiques : un des 2 parents DT2=30%, jumeau monozygote = 90%
  • Selon les populations : Chine <3%, Maurice 10-20%, Polynésie >20%

Physiopathologie

2 anomalies métaboliques génétiquement programmées

Insulinorésistance

  • Favorisée par la surcharge adipeuse abdominale
  • Incapacité de l’insuline à obtenir une réponse maximale au niveau de ses organes cibles
  • Prédomine au niveau du muscle : défaut de captation musculaire du glucose
  • Au niveau hépatique : accroissement de la production de glucose à l’origine de l’hyperglycémie à jeun

Insulinopénie relative

  • Insuffisance de sécrétion d’insuline compte tenu du niveau de la glycémie
  • Ce trouble est évolutif et inéluctable, s’aggravant avec l’âge et la durée du diabète, jusqu’à conduire au maximum au diabète insulino-nécessitant

Diagnostic

Dépistage

  • Maladie longtemps asymptomatique, parfois révélée par un accident cardio-vasculaire, des infections récidivantes
  • A la découverte, 50% des patients ont déjà des complications
  • Dépistage par glycémie veineuse à jeun

Qui dépister ?

Tous les patient avec FDR

  • ATCD familiale de DT2
  • ATCD de diabète gestationnel ou de macrosomie foetale

Syndrome métabolique avec :

  • HTA (>140/80 mmHG)
  • Hyperglycéridémie (>2g/l) et/ou HDL-cholestérol bas (<0,35g/l)
  • IMC >27 kg/m2
  • Tour de taille >88cm femme, 102 cm homme

Objectif général du traitement du diabète

Prévenir les complications

  • Aiguës : surtout DT1 : hypo ou hyperglycémie, acido-cétose
  • Chroniques : macro et micro-angiopathies

Moyen

  • Equilibre glycémique optimal (dosage HbA1C ou données FSL)
  • Contrôle des FDR : TA, LDL-C, tabac

Stratégie thérapeutique dans le DT2

  • Mesures hygiéno-diététiques (MHD)
  • Médicaments : les anti-diabétiques oraux (ADO), les injectables non-insuliniques, l’insulinothérapie
  • Le traitement des autres facteurs de risque cardio-vasculaire

Mesures hygiéno-diététiques dans le DT2

Diététique

  • Alimentation équilibrée en 3 repas
  • Apport calorique adapté au poids
  • Pas de glucides simples, privilégier aliments avec index glycémique bas
  • Attention aux aliments riches en graisses saturées. Privilégier les graisses mono ou poly-insaturées
  • Fibres ç chaque repas
  • Alcool <2 verres de vin/jour max

Activité physique en endurance

  • Ne fait pas maigrir !
  • Diminue l’insulinorésistance : efficacité sur IR 48h max, donc tous les 2j minimum
  • Augmente la masse maigre
  • Diminue le niveau de stress surtout pratiquée dans la nature
  • Augmente la faim à jeun mais augmente le rassasiement
  • L’AP doit etre choisie par le patient, elle doit être progressive et régulière

ADO et injectable non insulinique

Biguanides

  • Meltformine, Glucophage, Stagid
  • Traitement de 1ère intention du DT2, seul insulino-sensibilisateur disponible
  • Diminue l’insulinorésistance et la néoglucogénèse hépatique
  • Effets II : pas d’hypoglycémie
  • Troubles digestifs : doses progressives, prise au milieu ou en fin de repas (acidose lactique)

Sulfamides

  • Glibenclamide, Glicazide, Glimépiride
  • Insulino-sécréteur, durée plus ou moins longue
  • Hypoglycémie, prise de poids, allergies

Glinides

  • Novonorm, Répaglinide
  • Insulino-décréteurs, durée d’action courte
  • Elimination biliaire et non rénale
  • Effets II : hypoglycémie, donc pas de repas, pas de comprimé

Inhibiteur de l’alpha glucocidase

  • Diastabol, Glucor
  • Diminuent l’absorption du glucose dans l’intestin, donc la glycémie post-pradiale : ne pas prendre si pas de repas
  • Pas d’hypoglycémie
  • Ballonnements et douleurs abdominales

Les incrétines

Les analogues du GLP1

  • Injectables non insuliniques : incrétino-mimétiques
  • Agissent comme le GLP1 : stimulent la sécrétion d’insuline et inhibent celle du glucagon en présence de glucose
  • Effets II : pas d’hypoglycémie, perte de poids

Les inhibiteurs de la DPP4

  • Médicaments per os
  • Moins puissants que les GLP1-A
  • Pas d’hypoglycémies, neutres sur le poids

Les gliflozines

  • Inhibiteurs des SGLT2 (co-transporteurs sodium-glucose de type 2)
  • Mécanisme d’action : augmente la glycosurie (présence de glucose dans les urines)
  • Effets II : Pas d’hypoglycémie
  • Attention aux infections génitales/urinaires
  • Indications des gliflozines en cardiologie (insuffisance cardiaque) et en néphrologie

Place de l’insulinothérapie dans le DT2

Prescription quand hbA1 reste supérieure à 8% malgré traitement oral maximal et lorsque la diététique et l’AP ne sont pas améliorable

  • Dose minimale efficace car entraîne une prise de poids et risque d’hypoglycémie. Injection d’insuline lente au coucher ou le matin, en association avec les ADO
  • Seuls traitements à risque d’hypoglycémie : sulfamides hypoglycémiants, glinides et insuline rapide. Patient sous SH : décaler la prise au repas suivant. Patient sous glinide : sauter la prise

Stratégie thérapeutique dans le DT1

Traitement insulinique

  • Traitement qui ne doit jamais être arrêté
  • Le traitement est palliatif, à vie

L’insulino-sécrétion physiologique

Schéma insulinique

Reproduire l’insulino-sécrétion physiologique = schéma basal-bolus optimisé :

  • 3 bolus prandiaux par analogue rapide de l’insuline + couverture basale par insuline lente (4 injections/jour)
  • ou 2 injections lentes et 3 inections rapides aux repas
  • ou pompe
  • Doses : selon phase d’observation initiale et adaptation des bolus en fonction des glycémie, des l’AP et des l’alimentation prévue
  • Effet II : hypoglycémies, prise de poids, lipodystrophie

Traitement non insulinique

  • Accompagnement et soutien psychologique
  • Alimentation variée avec apports glucidiques réguliers, index glycémique
  • Exercice physique régulier : nécessite d’adapter les doses d’insuline (risque d’hypoglycémie retardée). Beaucoup plus compliqué que dans le DT2 non insuliné

L’insulinothérapie fonctionnelle

  • Apprentissage actif : ajuster ses doses d’insuline à ses besoins physiologiques
  • Centrée sur lui-même et son mode de vie

Trouver la bonne dose d’insuline basale

  • Sert à assurer les besoins vitaux des cellules (« insuline pour vivre »)
  • Si arrêt : cétose puis acido-cétose potentiellement létale
  • Evaluée par l’épreuve e jeûne aglucidique. Suppose de connaître ses objectifs glycémiques

Trouver la bonne dose d’insuline rapide

  • « Insuline pour manger » : calcul à partir des ratios théoriques, après comptage des glucides du repas, le plus rapidement possible, à l’oeil

Savoir corriger sa glycémie

  • Insuline « de correction ou de compensation »
  • Si la glycémie est trop élevée avant un repas, il faut injecter un supplément d’insuline pour la ramener à un niveau souhaité
  • Déterminer combien d’unité d’insuline fait baisser la glycémie (sensibilité à l’insuline)

L’alimentation intuitive

  • Travail sur les sensations alimentaires, les envies de manger émotionnelles, l’acceptation de soi
  • Pour apaiser la relation à l’alimentation, augmenter l’estime de soi et tendre vers son poids d’équilibre
  • Effets très positif sur les glycémies !
  • Favoriser une perte de poids même modeste mais durable
  • Ne pas induire de restriction cognitive qui expose à l’échec, aux TCA avérés, à l’anxiété

Diabète gestationnel (DG)

Définition

Trouble de la tolérance du glucose diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse

Diagnostic

  • Au premier trimestre : glycémie veineuse à jeun 0,92g/l
  • Entre 24 et 28 SA : HPO, 75g de glucose : T0 à à,92, T60 à 1,8, T120 à 1,53
  • Une seule valeur pathologique suffit pour poser le diagnostic
  • 6% des grossesses en France

Facteurs de risque

  • ATCD de DG ou macrosomie
  • ATCD familiaux de DT2 chez apparentés 1er degré
  • IMC > 25kg/m2
  • Âge > 35 ans

Métabolisme glucidique pendant la grossesse

1ère partie : anabolisme facilité

  • Mise en réserve de glycogène et de lipides
  • Augmentation de la sensibilité à l’insuline dès les premières semaines (hormone anabolisante)
  • Augmentation de l’utilisation périphérique du glucose
  • Diminution des glycémies à jeun de 10 à 15%

2ème partie : catabolisme privilégié

  • Mobilisation des substrats vers le foetus pour une croissance optimale
  • Insulino-résistance modérée, nécessaire et physiologique

Stratégie thérapeutique dans le DG

Régime sans sucres simples et ASG

Objectifs glycémiques

  • avant repas : <0,95 g/l
  • 2 heures après : <1,20 g/l
  • Au bout d’1 à 2 semaines : si les glycémies sont aux objectifs : poursuite du régime jusqu’à la naissance

Si les résultats ne sont pas aux objectifs

  • Introduction d’une insulinothérapie basale et/ou prandiale
  • Avec poursuite du régime et ASG

Recommandations hygiéno-diététiques

  • 25-35kcal/kg par j
  • 0 sucre rapide
  • Glucide = 50% de la ration répartie sur 3 repas
  • >1600 kcal/j même chez obèse
  • Activité physique : 30mn 3 à 5 fois/semaine

Après la naissance

  • Surveillance : glycémie à jeun à 3 mois puis les 1 à 2 ans à vie
  • Prévenir l’apparition d’un éventuel DT2 à distance : mise en place de MHD (seul cas om l’efficacité à été prouvé)

Les complications des diabètes

Complications aiguës

Acido-cétose

  • Surtout pour le type 1
  • Signe la carence insulinique
Mécanisme
  • hypersécrétion d’hormones hyperglycémiantes et cétogènes (glucagon)
  • dans le but de corriger l’hypoglycémie intra-cellulaire des tissus insulino-dépendants
  • en générant glycognénolyse puis protéolyse et lipolyse
Circonstances
  • arrêt de l’insuline
  • problème de pompe
  • augmentation des besoins
  • autres
Clinique
  • Polyurie-polydipsie (augmentation volume d’urine et sensation de soif intense) depuis quelques semaines
  • Nausées, douleurs abdominales
  • Haleine cétonique
  • Déshydration globale qui évolue vers une obnubilation puis un coma
Signes biologiques
  • Hyperglycémie
  • Cétonie >1,5mmol (N<0,5)
  • Acidose métabolique : pH diminue
  • Déshydratation importante
Traitement
  • Insuline IV
  • Réhydratation (sérum physiologique) 2l les 2 premières heures
  • Supplémentation potassique systémique
  • Sérum bicarboné si pH<7

Coma hypoglycémique

Peut survenir chez DT1 et DT2 traité par sulfamides hypoglycémiants, répaglinide, insuline
Définition de l’hypoglycémie <0,60g/l

Causes
  • Repas sauté
  • AP imprévue
  • Erreur de doses
  • Plusieurs combinées
Clinique
1er stade : de la glucopénie et de la riposte végétative
  • Asthénie, faim
  • Palpitation, tremblements, sueurs, pâleur, sialorrhée, sensation de froid
2ème stade : de la neuroglucopénie corticale
  • Ralentissement idéo-moteur, désorientation
  • Diplopie et autres troubles visuels
  • Hallucinations
  • Vertiges, céphalée, paresthésie, mono ou hémi-parésie
  • Trouble psy : irritabilité, agressivité, voire délits
  • Apathie, anxiété, attaque de panique, pleurs
3ème stade : de la neuroglucopénie profonde
  • Coma calme et profond avec sueur profuses, sans hyperpnée, sans signes de déshydratation
  • Parfois convulsions, abolition ROT, Babinsky
Traitement
  • Injection IV : réveil immédiat
  • Puis perfusion si trouble digestif ou âgé
  • Glucagon si patient agité ou pas de veine
  • Chercher la cause : réadaptation du traitement, éducation thérapeutique

En résumé

  • hypoglycémie : incidence bien supérieure à ce qu’on croit généralement chez patient DT2 insulino-traité ou sous sufamide hypoglycémiant ou sous glinide
  • Acido-cétose : quand le patient est devenu insulino-nécessitant (« diabète 2.5 »)

Les complications chroniques

Les complications dégénératives

Liées à l’hyperglycémie chronique

  • Vasculaires : macro et micro-angiopathie
  • Neuropathiques : mixte : micro-angiopathie et gluco-toxicité
  • 1ère cause d’amputation non traumatique des MI
  • 1ère cause de cécité et de troubles visuels
  • Mortalité cardiovasculaire x2

Le diabétique, un malade vasculaire

Macroangiopathie
  • Les grosses artères : coronaires, TSA, MI (angor, AVC, AOMI)
  • Mécanisme : plaque d’athérome et occlusion progressive de l’artère
  • Signe clinique selon la localisation : angor, claudication intermittente, signe d’AIT ou rien (TSA)
Microangiopathie
  • Rétine, rein, nerfs
  • Cécité, insuffisance rénale, neuropathie sensitive (peut aussi être motrice et végétative)
  • Cas particulier : le pied diabétique « insensible et mal vascularisé »

Atteinte micro-angiopathique

La néphropathie
  • Diabète : 1ère cause de dialyse dans les pays développés
  • Elle évolue à bas bruit vers l’insuffisance rénale modérée puis terminale
  • Evaluée par le rapport microalbuminurie/créatinurie
  • Traitement : équilibre glycémique et tensionnel optimal, gliflozine
La rétinopathie
  • Traitement : équilibre glycémique optimal
  • Attention, si glycémie haute, ne pas baisser brusquement

Le pied diabétique : neuropathie et macroangiopathie

  • 1ère cause d’amputation non traumatique des MI
  • 15% des diabétiques présenteront une ulcération podologique
Physipathologie
  • Trouble de la sensibilité tactile, algique et thermique
  • Déficit moteur : déséquilibre extenseurs/fléchisseurs du pied
  • Atteinte végétative : source de sécheresse cutanée, oedèmes et troubles vasomoteurs
  • Stade avancé : ostéo-arthropatie nerveuse diabétique (« pied de Charcot »)
Mécanismes
Les lésions post-traumatiques
  • Brûlure
  • Corps étranger
  • Blessure par la chaussure
  • Chirurgie de salle de bain : taille des ongles, râpe, etc
  • Pommade corricide, verrucide
Le mal perforant plantaire (MPP)
  • Siège aux points d’appuis : têtes de métatarsiens ++
  • Succession de microtraumatisme répétés, indolores
  • Aggravés par les troubles trophiques
  • Formation d’hyperkératose et cisaillements des tissus sous-jacents
  • Surinfection qui diffuse aux tissus voisins : destruction articulaire, tendineuse
  • Maximum : plaie transfixiante
Traitement
  • Soins locaux : toilette (savon), détersion mécanique
  • Décharge : un MPP qui n’est pas déchargé doit être considéré comme non traité
  • Recherche d’ostéite
  • Antibiotiques au cas par cas

Cluster de Sutlive (arthrose)

But : règle de prédiction clinique préliminaire pour diagnostiquer l’arthrose de la hanche chez les personnes souffrant de douleurs unilatérales à la hanche.
Composition : 5 tests (squat, extension active, flexion active, scour test, rotation médiale inférieur à 25°)
Résultats : positifs si 3/5 tests positifs (très bon si 4/5 positifs)

Squat
Positif si douloureux

Extension active de hanche
Patient en procubitus, main MK placé sur le sacrum en contre-prise.
Le patient réalise une extension active de hanche
Positif si douleur

Flexion active de hanche
– Patient en décubitus dorsal réalise une flexion active de hanche en ramenant le genou vers sa poitrine
Positif si douleur

Scour test
– Patient en décubitus dorsal, hanche et genou fléchi à 90° du côté à examiner
– MK applique une pression longitudinal dans l’axe du fémur et réalise des mouvements répétés en cercle allant de l’abduction à l’adduction
Positif si douleur

Rotation médiale passive
– Patient en décubitus ventral, genou fléchi à 90° du côté à examiner
-Le MK amène la hanche en rotation médiale passive et mesure l’angle parcouru
Positif si la rotation médiale est inférieur à 25°


Article de Thomas G Sutlive sur le site de JOSPT :
Development of a Clinical Prediction Rule for Diagnosing Hip Osteoarthritis in Individuals With Unilateral Hip Pain

Scour test

Tests for Hip labrum, capsulitis, osteochondral defects, acetabular defects, osteoarthritis, avascular necrosisand femoral acetabular impingment syndrome.


structure cible:


Objectifs / critères de positivité du test:

Clinimétrie:

méthode d’exécution:

élément à retenir :

bibliographie:

Echelle SARA (Scale for Assessment and Rating Ataxia)

La démarche

Il est demandé au sujet de marcher parallèlement à un mur, puis de faire demi- tour et de revenir
en tandem (talon contre orteils) sans support :

  • 0 Normal, aucune difficulté ni pour marcher, ni pour faire demi-tour ni pour marcher en tandem
  • (jusqu’à une faute permise).
  • 1 Légère difficulté, visible seulement en marchant 10 pas consécutifs en tandem.
  • 2 Clairement anormal, il est impossible de marcher plus de 10 pas en tandem.
  • 3 Embardées, difficultés dans le demi-tour mais réalisé sans support.
  • 4 Embardées marquées, besoin du support du mur par intermittence.
  • 5 Sévères embardées, besoin permanent d’une canne ou d’une légère aide unilatérale.
  • 6 Marche > 10 m uniquement avec un support important (2 cannes ou déambulateur ou un accompagnant).
  • 7 Marche < 10 m uniquement avec un support important (2 cannes ou déambulateur ou un
  • accompagnant).
  • 8 Incapable de marcher même avec un support.

L’équilibre

Il est demandé au sujet de tenir : en position debout spontanée / les pieds joints (les gros orteils se touchant) / en tandem (les 2 pieds sur une même ligne sans espace entre le talon et les orteils)
Le sujet ne doit pas porter de chaussure, il a les yeux ouverts. Pour chaque condition, il y a trois
essais. Le meilleur essai est retenu :

  • 0 Normal, est capable de tenir en tandem plus de 10 s.
  • 1 Est capable de rester les pieds joints sans oscillation mais pas en tandem plus de 10 s.
  • 2 Est capable de rester les pieds joints plus de 10 s, mais avec des oscillations.
  • 3 Est capable de rester plus de 10 s sans support dans une position spontanée mais pas les
  • pieds joints.
  • 4 Est capable de rester plus de 10 s dans une position spontanée seulement avec un support
  • intermittent.
  • 5 Est capable de rester plus de 10 s en position spontanée seulement avec une aide constante
  • d’un bras.
  • 6 Incapable de rester plus de 10 s même avec une aide constante d’un bras.

    La position assise

    Il est demandé au sujet de s’assoir sur la table d’examen sans support pour les pieds, les yeux
    ouverts et les bras tendus en avant :

    • 0 Normal, aucune difficulté à s’assoir plus de 10s dans cette position.
    • 1 Légère difficulté, oscillation intermittente.
    • 2 Oscillations permanentes, mais il est possible de rester assis plus de 10 s sans support.
    • 3 Il est possible de s’assoir plus de 10 s uniquement avec un support intermittent.
    • 4 Incapable de s’assoir plus de 10 s sans un support permanent.

    Trouble de la parole

    La parole est évaluée au cours de la conversation normale :

    • 0 Normal.
    • 1 Léger trouble de la parole.
    • 2 Discours altéré, mais facile à comprendre.
    • 3 Mots occasionnels difficiles à comprendre.
    • 4 Beaucoup de mots difficiles à comprendre.
    • 5 Seulement des mots simples compréhensibles.
    • 6 Discours inintelligible / anarthrie.

    Chasse au doigt

    Évalué séparément pour chaque côté.
    Le sujet est assis confortablement. Le soutien des pieds et du tronc est permis. L’examinateur se
    trouve devant le sujet et exécute 5 mouvements soudains et rapides consécutifs dans des directions imprévisibles dans un plan frontal, à environ 50% de la portée du sujet. Les mouvements ont une amplitude de 30 cm et une fréquence de 1 mouvement toutes les 2 s. Le sujet est invité à suivre les mouvements avec son index, aussi vite et précisément que possible.
    La performance moyenne des 3 derniers mouvements est notée :

    • 0 Aucune dysmétrie.
    • 1 Dysmétrie, dépassement de la cible <5 cm.
    • 2 Dysmétrie, 5cm< dépassement <15 cm.
    • 3 Dysmetrie, dépassement >15 cm.
    • 4 Impossible d’effectuer 5 mouvements de pointage.

    Score : Droit : Gauche :
    Moyenne des deux côtés (D + G) / 2 :

    Test du doigt-nez

    Évalué séparément pour chaque côté.
    Le sujet est assis confortablement. Le soutien des pieds et du tronc est permis. Le sujet est invité à réaliser en pointant plusieurs fois avec son index le trajet de son nez vers le doigt de l’examinateur qui se trouve devant lui à environ 90% de sa portée. Les mouvements sont effectués à vitesse modérée.
    La performance moyenne des mouvements est évaluée en fonction de l’amplitude du tremblement cinétique.

    • 0 Aucun tremblement.
    • 1 Tremblement d’une amplitude <2 cm.
    • 2 Tremblement d’une amplitude <5 cm.
    • 3 Tremblement d’une amplitude> 5 cm.
    • 4 Impossible d’effectuer 5 mouvements de pointage.

    Score : Droite : Gauche :
    Moyenne des deux côtés (D + G) / 2 :

    Mouvements alternatifs rapides des mains sur les cuisses

    Évalué séparément pour chaque côté.
    Le sujet est assis confortablement. Le soutien des pieds et du tronc est permis. Le sujet est invité à effectuer 10 cycles alternés de pronation et de supination de la main sur sa cuisse aussi vite et aussi précis que possible. Le mouvement est montré par l’examinateur à une vitesse d’environ 10 cycles en 7 s. Des temps précis pour l’exécution du mouvement doivent être pris.

    • 0 Normal, pas d’irrégularités (effectués en moins 10s).
    • 1 Légèrement irrégulière (moins de 10 s).
    • 2 Des mouvements clairement irréguliers, difficiles à distinguer ou des interruptions, mais
    • effectués <10s.
    • 3 Des mouvements très irréguliers, difficiles à distinguer ou des interruptions, effectués >10s.
    • 4 Impossible de terminer 10 cycles.

    Score : Droite : Gauche :
    Moyenne des deux côtés (D + G) / 2 :

    Mouvements de glissements du talon le long du tibia

    Évalué séparément pour chaque côté.
    Le sujet se trouve sur le lit ou la table d’examen, sans la vue de ses jambes. Le sujet est invité à soulever une jambe, pointer le genou opposé avec le talon, glisser vers le bas jusqu’à la cheville le long du tibia, et poser la jambe sur le lit d’examen. La tâche est exécutée 3 fois. Les mouvements de glissements doivent être effectués en 1 s. Si le sujet glisse vers le bas sans contact avec le tibia dans les trois essais, le score est 4.

    • 0 Normal.
    • 1 Légèrement anormal, contact avec le tibia maintenu.
    • 2 Clairement anormale, s’arrête jusqu’à 3 fois pendant les 3 cycles.
    • 3 Très anormal, s’arrête 4 fois ou plus pendant les 3 cycles.
    • 4 Impossible d’exécuter la tâche

    Score : Droite : Gauche :
    Moyenne des deux côtés (D + G) / 2 :

    DN4 (Douleurs neuropathiques)

    But : estimer la probabilité d’une douleur neuropathique
    Télécharger le questionnaire sur le site de la HAS : DN4


    Pour chaque question, répondre par Oui (=1) ou par Non (=0)
    Si le score du patient est égal ou supérieur à 4/10, le test est positif

    La douleur présente-t-elle un ou plusieurs des caractéristiques suivantes ?

    • Brûlure
    • Sensation de froid douloureux
    • Décharges électriques

    La douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ?

    • Fourmillements
    • Picotements
    • Engourdissements
    • Démangeaisons

    La douleur est-elle localisée dans un territoire où l’examen met en évidence :

    • Hypoesthésie au tact
    • Hypoesthésie à la piqûre

    La douleur est-elle provoquée ou augmentée par :

    • Le frottement
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