Objectif : exclure la probabilité de présenter une fracture de cheville. Ces critères sont rapportés par la personne : ‒ incapacité à supporter le poids lors de 4 pas (2 fois 2 pas sur chaque membre), immédiatement après la blessure et lors de la consultation, à cause de la douleur ressentie dans la région pied/cheville ; ‒ douleur ressentie lors de la palpation par le clinicien :
de la pointe malléolaire et des 6 centimètres distaux du bord postérieur de la malléole médiale,
de la pointe malléolaire et des 6 centimètres distaux du bord postérieur de la malléole latérale,
Ensemble des opérations effectuées par les structures nerveuses impliquées dans la préparation et l’exécution des mouvements coordonnés (réflexes, activités automatiques ou encore des mouvements volontaires)
Approche cognitive / approche dynamique
Approche cognitive : cette approche postule que le SNC construit et stocke les modèles d’actions au cours de l’apprentissage en décrivant les commandes à adresser aux systèmes effecteurs.
Elle est basée sur la théorie des schémas de SCHMIDT (1975).
feedback : changement face à des situation
feedfoward : anticipation face à une situation
programme moteur : représentation centrale qui prédétermine le mouvement
schéma de rappel : choisir le bon programme moteur selon les conditions initiales
schéma de reconnaissance : évaluer l’erreur de production
Approche dynamique : cette approche postule que le comportement d’un système complexe émerge d’un réseau de contraintes ; liées soit, à la tâche, à l’organisme ou à l’environnement.
Élaboration et régulation du mouvement
Capture de l’information et intention de l’action
3 systèmes sensoriels : vestibulaire, visuel et proprioceptif
Informations visuelles : la vision périphérique joue énormément dans le contrôle de l’équilibre, la vision fovéale et para fovéale interviennent surtout dans les détails.
Informations vestibulaires :,le système vestibulaire analyse la position et les mouvements de la tête dans les 3 plans et axes de l’espace (il capte l’accélération). Il est composé de :
canaux circulaires
organes otolithiquesutricule : accélérations linéaires horizontales (ex = freinage)
saccule : accélérations linéaires verticales (ex = saut)
Informations somesthésiques
Extéroception : infos plantaires
le pied = organe sensoriel primaire de l’équilibration
il informe sur la géométrie de la zone d’appui corporel au sol et sur les caractéristiques de la force de réaction qui s’exerce sur cette zone.
système sensoriel : associé aux sensations du toucher, de la pression et de la vibrationinformations somesthésiques
Proprioception (consciente ou inconsciente) composé de :
Fuseaux neuromusculaire : activité de tension de fibres intrafusales→ moduler la sensibilité des récepteurs du fuseau→ entretient de l’activité tonique du muscle
Organe tendineux de golgi = mécanorécepteurs proprioceptifs (jonction tendon/muscle)
Les informations sensorielles vont être relayées au cortex pariétal postérieur (cortex associatif)
stimulation du cortex pariétal postérieur : illusion et intention du mouvement
patho : parkinson = pb de cortex postérieur → plus d’intention du mouvement
PLANNIFICATION + PROGRAMMATION ➔ ANTICIPATION
Planification
la planification est une étape nécessaire pour construire la base du programme moteur.
Programmation
La programmation contribue à spécifier les paramètres du mouvement afin d’élaborer la commande motrice.
Prise en compte de l’état du système et de l’environnement pour ajuster le « mouvement type » qui a été choisi lors de la panification.
Coordination des synergies musculaires
Exécution
« la posture est l’attitude fondamentale d’une espèce »
régulation => fonction d’équilibration humaine
équilibre statique : contrôle de l’oscillation corporelle dans la station debout
équilibre dynamique : capacité à maintenir la position sur la base de support sous l’action de forces extérieures
déséquilibre intrinsèque : perturbation de l’équilibre prévisible car généré par soi-même.
déséquilibre extrinsèque : perturbation de l’équilibre prévisible ou non prévisible généré par une force extérieure.
ajustements posturaux : (nécessaires pour tous les mouvements)
anticipatoires (APA) : commencent à intervenir avant le début de la perturbation posturale occasionnée par le mouvement
consécutifs / compensateurs (APC) : interviennent plus tardivement, se déclenchent par les afférences sensorielles → stabilisation, correction
Objectifs des APA :
Minimiser la perturbation de l’équilibre lors du mouvement
Minimiser la perturbation de l’orientation posturale des segments servant de cadre de référence pour l’organisation du mouvement
Contribuer la réalisation du mouvement en termes de vitesse et de force
Il est important de reconnaître les courses musculaires, car le muscle développe des réactions différentes aux stimuli qui lui sont appliqués selon qu’il est en position courte, longue ou moyenne de ses insertions.
Articulation du coude en vue latérale avec le court biceps
On détermine l’amplitude(A°) disponible pour la contraction musculaire du biceps entre la position maximum d’étirement(extension du coude) et la position la plus courte du muscle(flexion du coude)
Puis on divise en 3 parties égales l’amplitude disponible
Les 3 types de courses
La course interne représente le 1/3 d’amplitude pendant lequel les insertions musculaires sont le plus rapprochées.
La course externe représente le 1/3 d’amplitude pendant lequel les insertions sont les plus éloignées.
La course moyenne représente le tiers d’amplitude pendant lequel les insertions musculaires ne sont ni relâchées, ni étirées, c’est dans cette situation que le muscle développe sa force maximum.
Exemple de courses musculaires
Le paradoxe de Lombard
Les régimes de contraction
Concentrique : travail moteur et raccourcissement du muscle agoniste
Excentrique : travail freinateur et allongement du muscle agoniste
Isométrique : travail résistant, les fibres du muscles agonistes exercent une tension sans changement de longueur
Physiologie de la contraction
Vidéo de l’université de Lyon illustrant les régimes de contraction avec des gestes sportifs ainsi que des notions de physiologie musculaire
Définition Il s’agit de manoeuvres manuelles, passives ou auto-passives, destinées à placer la structure musculo-tendineuse en tension par éloignement maximal des points d’insertion.
But des étirements – Détente musculaire – Allongement des structures raccourcis – Rupture/allongement des adhérences
Différentes modalités d’étirement – Etirement simple – Contracté-relâché – Isométrique/isotonique Basé sur l’inibition réciproque de Sherrington : un muscle considéré comme le frein d’un mouvement est détendu grâce à la contraction de son antagoniste.
Principes généraux de réalisation
Prise et contre-prise : pour réduire les compensations en contrôlant les deux extrémités du muscle
Mise en tension lente : du fait du comportement visco-élastique du muscle (la raideur augmente proportionnellement à la vitesse de mobilisation)
Attention aux enfants et adolescents : quand l’ossification n’est pas terminée, on risque d’observer des arrachements à la jonction os/tendon,
Chaîne cinétique musculaire L’ensemble des muscles, non seulement polyarticulaires mais aussi mono articulaires, moteurs des différents chaînons osseux par rapport aux articulations constitue la chaine cinétique musculaire
Chaîne articulée Composée d’un certain nombre d’articulations additionnant leurs mobilités au cours d’un mouvement. Plus la chaîne articulée est longue, moins la participation de chacune est importante
Chaîne série Elle est composée de muscles alignés en succession tout au long d’une chaîne articulée et situés du même côté que les axes de mobilité. Ils sont placés en série et permettent une activation rapide ( accélération) et ample du point distal; l’amplitude et la vitesse du mouvement sont privilégiées. Trajectoire du mouvement est curviligne centrée sur un pivot proximal (coxo-fémoral, scapulo-huméral). C’est une organisation capable de précision. Ce type de chaine ne permet pas de développer une force importante.
Chaîne série : pour quoi faire ? En fonction d’un effet recherché sur l’environnement Amplitude, vitesse sans nécessité de force importante. Ex: sport: tennis, javelot, shoot ou poste de travail.
En fonction d’un effet interne recherché – Remise progressive d’un os sous contrainte et ou choix du type de contrainte en fonction du type de fracture, de la localisation, du montage posé (ostéosynthèse, prothèse…) – Entretien musculaire en évitant la sollicitation d’une lésion musculaire du côté opposé ou autre – Sollicitation de muscles à distance en demandant au patient de se stabiliser ou de s’équilibrer – Renforcement musculaire près du point fixe – Reprogrammation neuro-sensori motrice
Ou encore…. Pour analyser un geste pour le travail effectué, les éléments pathomécaniques qui peuvent survenir (contraintes)