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Cluster de Cook
Pour diagnostiquer les myélopathies cervicales
Le cluster de Cook comprend 5 points :
- Déviation de la démarche : qui se manifeste par une démarche anormalement large, une ataxie ou une démarche spastique.
- A positif Le signe d’Hoffmann: Ce test est caractérisé par une contraction réflexe du pouce et de l’index lors du retournement de la partie distale du majeur.
- Le signe du supinateur inversé: il est provoqué par un tapotement rapide près de l’apophyse styloïde du radius, l’attache du tendon brachioradialis. Elle se manifeste par une flexion des doigts ou une légère extension du coude.
- Un signe de Babinski positif : Ce signe se manifeste par une extension du gros orteil et un éventail des quatre autres orteils lorsqu’on caresse la face latérale de la plante du pied, du talon vers l’avant, en direction du gros orteil.
- Âge >45 ans
Positif : 3/5
Qu’est-ce qu’une myélopathie ?
La myélopathie cervicale est une lésion médullaire causée par une compression mécanique à l’étage cervical.
Causes de la compression :
-Arthrose
L’arthrose entraine la formation d’ostéophytes, un pincement discales et une hypertrophie ligamentaire se qui créer un rétrécissement du canal rachidien.
Critères d’Ottawa (fracture cheville)
Télécharger le fichier PDF de la HAS : boîte à outil entorse de cheville
Objectif : exclure la probabilité de présenter une fracture de cheville.
Ces critères sont rapportés par la personne :
‒ incapacité à supporter le poids lors de 4 pas (2 fois 2 pas sur chaque membre), immédiatement
après la blessure et lors de la consultation, à cause de la douleur ressentie dans la région pied/cheville ;
‒ douleur ressentie lors de la palpation par le clinicien :
- de la pointe malléolaire et des 6 centimètres distaux du bord postérieur de la malléole médiale,
- de la pointe malléolaire et des 6 centimètres distaux du bord postérieur de la malléole latérale,
- au niveau de la base du 5e métatarsien,
- sur l’os naviculaire

Le contrôle moteur
Définition
Ensemble des opérations effectuées par les structures nerveuses impliquées dans la préparation et l’exécution des mouvements coordonnés (réflexes, activités automatiques ou encore des mouvements volontaires)
Approche cognitive / approche dynamique
Approche cognitive : cette approche postule que le SNC construit et stocke les modèles d’actions au cours de l’apprentissage en décrivant les commandes à adresser aux systèmes effecteurs.
Elle est basée sur la théorie des schémas de SCHMIDT (1975).
- feedback : changement face à des situation
- feedfoward : anticipation face à une situation
- programme moteur : représentation centrale qui prédétermine le mouvement
- schéma de rappel : choisir le bon programme moteur selon les conditions initiales
- schéma de reconnaissance : évaluer l’erreur de production
Approche dynamique : cette approche postule que le comportement d’un système complexe émerge d’un réseau de contraintes ; liées soit, à la tâche, à l’organisme ou à l’environnement.
Élaboration et régulation du mouvement
Capture de l’information et intention de l’action
3 systèmes sensoriels : vestibulaire, visuel et proprioceptif
- Informations visuelles : la vision périphérique joue énormément dans le contrôle de l’équilibre, la vision fovéale et para fovéale interviennent surtout dans les détails.
- Informations vestibulaires :,le système vestibulaire analyse la position et les mouvements de la tête dans les 3 plans et axes de l’espace (il capte l’accélération). Il est composé de :
- canaux circulaires
- organes otolithiquesutricule : accélérations linéaires horizontales (ex = freinage)
- saccule : accélérations linéaires verticales (ex = saut)
- Informations somesthésiques
- Extéroception : infos plantaires
- le pied = organe sensoriel primaire de l’équilibration
- il informe sur la géométrie de la zone d’appui corporel au sol et sur les caractéristiques de la force de réaction qui s’exerce sur cette zone.
- système sensoriel : associé aux sensations du toucher, de la pression et de la vibrationinformations somesthésiques
- Proprioception (consciente ou inconsciente) composé de :
- Fuseaux neuromusculaire : activité de tension de fibres intrafusales→ moduler la sensibilité des récepteurs du fuseau→ entretient de l’activité tonique du muscle
- Organe tendineux de golgi = mécanorécepteurs proprioceptifs (jonction tendon/muscle)
- Extéroception : infos plantaires
Les informations sensorielles vont être relayées au cortex pariétal postérieur (cortex associatif)
stimulation du cortex pariétal postérieur : illusion et intention du mouvement
patho : parkinson = pb de cortex postérieur → plus d’intention du mouvement
| PLANNIFICATION + PROGRAMMATION ➔ ANTICIPATION |
Planification
- la planification est une étape nécessaire pour construire la base du programme moteur.
Programmation
La programmation contribue à spécifier les paramètres du mouvement afin d’élaborer la commande motrice.
- Prise en compte de l’état du système et de l’environnement pour ajuster le « mouvement type » qui a été choisi lors de la panification.
- Coordination des synergies musculaires
Exécution
« la posture est l’attitude fondamentale d’une espèce »
régulation => fonction d’équilibration humaine
- équilibre statique : contrôle de l’oscillation corporelle dans la station debout
- équilibre dynamique : capacité à maintenir la position sur la base de support sous l’action de forces extérieures
- déséquilibre intrinsèque : perturbation de l’équilibre prévisible car généré par soi-même.
- déséquilibre extrinsèque : perturbation de l’équilibre prévisible ou non prévisible généré par une force extérieure.
- ajustements posturaux : (nécessaires pour tous les mouvements)
- anticipatoires (APA) : commencent à intervenir avant le début de la perturbation posturale occasionnée par le mouvement
- consécutifs / compensateurs (APC) : interviennent plus tardivement, se déclenchent par les afférences sensorielles → stabilisation, correction
Objectifs des APA :
- Minimiser la perturbation de l’équilibre lors du mouvement
- Minimiser la perturbation de l’orientation posturale des segments servant de cadre de référence pour l’organisation du mouvement
- Contribuer la réalisation du mouvement en termes de vitesse et de force
Examen vestibulaire
- Recherche de Nystagmus
- Signe de Romberg
- Marche en étoile
- Test de Fukuda
Pr. Benjamin LALLEMANT Service d’ORL & CMF – Chirurgie cervico-faciale Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes, France
Levée de tension
Tendinopathie du coude (golf elbow)
La contraction musculaire
Les différentes courses musculaires
Il est important de reconnaître les courses musculaires, car le muscle développe des réactions différentes aux stimuli qui lui sont appliqués selon qu’il est en position courte, longue ou moyenne de ses insertions.

On détermine l’amplitude(A°) disponible pour la contraction musculaire du biceps entre la position maximum d’étirement(extension du coude) et la position la plus courte du muscle(flexion du coude)

Puis on divise en 3 parties égales l’amplitude disponible
Les 3 types de courses
- La course interne représente le 1/3 d’amplitude pendant lequel les insertions musculaires sont le plus rapprochées.
- La course externe représente le 1/3 d’amplitude pendant lequel les insertions sont les plus éloignées.
- La course moyenne représente le tiers d’amplitude pendant lequel les insertions musculaires ne sont ni relâchées, ni étirées, c’est dans cette situation que le muscle développe sa force maximum.
Exemple de courses musculaires



Le paradoxe de Lombard
Les régimes de contraction

Concentrique : travail moteur et raccourcissement du muscle agoniste

Excentrique : travail freinateur et allongement du muscle agoniste

Isométrique : travail résistant, les fibres du muscles agonistes exercent une tension sans changement de longueur
Physiologie de la contraction
Notions d’insuffisance fonctionnelle
L’insuffisance fonctionnelle active
L’insuffisance fonctionnelle passive
Les étirements
Définition
Il s’agit de manoeuvres manuelles, passives ou auto-passives, destinées à placer la structure musculo-tendineuse en tension par éloignement maximal des points d’insertion.
But des étirements
– Détente musculaire
– Allongement des structures raccourcis
– Rupture/allongement des adhérences
Différentes modalités d’étirement
– Etirement simple
– Contracté-relâché
– Isométrique/isotonique
Basé sur l’inibition réciproque de Sherrington : un muscle considéré comme le frein d’un mouvement est détendu grâce à la contraction de son antagoniste.
Principes généraux de réalisation
- Prise et contre-prise : pour réduire les compensations en contrôlant les deux extrémités du muscle
- Mise en tension lente : du fait du comportement visco-élastique du muscle (la raideur augmente proportionnellement à la vitesse de mobilisation)
- Attention aux enfants et adolescents : quand l’ossification n’est pas terminée, on risque d’observer des arrachements à la jonction os/tendon,
Installation patient/kiné
Confort du patient
- Relâchement de la région traitée
- Position agréable
- Table et coussins
- Température des mains et de la pièce
Les différentes positions du patient
- Décubitus
- Procubitus
- Latérocubitus
- 3/4 ventral, 3/4 dorsal
- 1/2 assis



