Articles by kineaphp.fr
Exploration fonctionnelle respiratoire (EFR)
Amplitudes de la hanche

Neuropathies périphériques
Introduction
Aspects cliniques généraux en cas de lésion du SNP
- Diminution/abolition des réflexes ostéotendineux
- Fasciculations : contractions musculaires brèves visibles à l’oeil nu n déplaçant pas le membre
- Déficit moteur
- Amyotrophie (signe majeur) usuellement absent au début
- Rétraction tendineuse
- Déficit sensitif : superficiel, thermo-algique, ataxie proprioceptive (le patient regarde vers le bas pour voir ses MI)
- Troubles végétatifs : hypotension orthostatique, troubles vasomoteurs, anomalies de la peau
- Pas de signes en faveur d’une atteinte du SNC (sauf lésion associée)
Examens complémentaires usuels
- Electromyogramme : permet de différencier les atteintes axonales (diminution des amplitudes des PA, activité spontanée au repos) d’une atteintes démyélinisantes (diminution des vitesses de conduction, allongement des temps de latences distales motrices)
- Biologie : cause métabolique, diabète
- Imagerie : recherche de compression nerveuse/radiculaire
Arbre décisionnel pour le diagnostic des neuropathies périphériques

Les syndromes canalaires (mononeuropathie)
Définition : compression mécanique des nerfs périphériques
Mononeuropathie : atteinte d’un tronc spécifique
Syndrome du canal carpien : compression du nerf médian
- Paresthésie et hypoesthésie des 3 premiers doigts
- Signes de Tinel et Phalen peuvent être positifs
- Parfois secondaire à la grossesse, hypothyroïdie, diabète
- Traitement : orthèse de repos, injection de corticoïde, chirurgie
Syndrome du nerf ulnaire au coude
- Compression du nerf ulnaire dans la gouttière épitrochléo-olécranienne : mouvements répétés de F°/Ext° de coude, appui statique prolongé, séjour en réanimation
Clinique
- Paresthésies du V + face médiale du IV
- Signe de Froment positif
- Faiblesse des interosseux : signe du croisement (impossibilité de superposer médius sur index)
- Amyotrophie éminence hypothénar

Syndrome du canal de Guyon
- Compression du nerf ulnaire
- Paresthésie des 2 derniers doigts
- Amyotrophie hypothénar, interosseux, adducteur du pouce
- Beaucoup plus rare que syndrome du canal carpien

Syndrome du nerf interosseux postérieur
- Compression du nerf radial
- Mouvements de pronosupination répétés, violonistes
- Extension de poignet préservé mais déficit des extenseurs des doigts

Compression du nerf fibulaire commun
- Au niveau du col de la fibula le plus souvent
- Travailleurs du bâtiment, agriculteur (travail au sol/à genou), patients en réanimmation (amyotrophie, compression sur barrière de lit)
- Déficit des releveurs du pied
- Amyotrophie de la loge antéro externe de la jambe
Les syndromes radiculaires
- Compression des racines nerveuses lors de leur sortie de la moelle épinière, avant le foramen intervertébral
- Souvent sur pathologies ostéo-articulaires dégénératives (herbie discale, arthrose) mais aussi pathologies infectieuses et tumorales
- Attention aux souffrances médullaires associées (éléments centraux surajoutés)
| Racine | Déficit sensitif | Déficit moteur |
| C5 | Moignon de l’épaule | Deltoïde |
| C6 | Face antérieure du bras Face latérale de l’avant bras Doigt : pouce +++ | Biceps brachial + brachial antérieur |
| C7 | Face postérieure de l’avant-bras Doigt : majeur +++ | Triceps brachial |
| C8 | Face médiale du bras et avantèbras Doigt : 5e +++ | Fléchisseurs des doigts + interosseux |
| Racine | Déficit sensitif | Déficit moteur |
| L3-L4 | Fesse Face antéro-latérale de la cuisse Face antéro-médiale du genou et de la jambe | Quadriceps +++ Tibial antérieur + |
| L5 | Fesse Face post de la cuisse Face latérale de la jambe Face dorsale du pied | Extenseur des orteil Tibial antérieur Fibulaires |
| S1 | Fesse Face postérieure de la cuisse et de la jambe Face plantaire du pied | Triceps sural +++ |
Syndrome de la queue de cheval
Clinique
- Troubles sensitifs : hypo ou anesthésie avec topographie variable, anesthésie en selle caractéristique (périnée, OGE, marge anale)
- Troubles moteurs : troubles de la marche ou paraplégie complète, souvent déficit moteur asymétrique
- Abolition des ROTS et des réflexes périnéaux
- Troubles vésico-sphinctériens : rétention aiguë d’urine, urgenturie, constipation
Etiologies
- Hernie discale +++
- Tumeurs : épendymomes ++
- Spondylodiscite : infection du disque vertébral
- Canal lombaire rétréci
=> Urgence neurochirurgicale +++
Polyradiculonévrite
Syndrome de Guillain Barré
Atteinte de la racine et du nerf
Contexte post infectieux fréquent
2 grandes formes
- Atteinte démyélinisante
- Atteinte motrice pure (AMAN)
Physiopathologie
Pathologie auto-immune complexe

Clinique
- Déficit sensitivomoteur ascendant avec aréflexie ostéo-tendineuse
Evolution en 3 phases
1 – Phase d’extension
- Durée variable : de quelques jours à quelques semaines
- Début par phénomène sensitifs (paresthésie, picotements distaux) puis progressivement ascendants
- Symétrie des symptômes
- Paralysie distale qui touche les membres d’abord en proximal
- Parfois atteinte des muscles respi, déglutition -> réanimation
=> Plus la phase d’extension est rapide, moins bon est le pronostic pour les formes démyélinisantes
2 – Phase de plateau
- Déficit moteur d’intensité et de durée variable
- Aréflexie tendineuse
- Syndrome dysautonomique (tachycardie, bradycardie)
3 – Phase de récupération
- En ordre inverse de l’apparition des déficits
- En cas d’absence de récupération à 12-18 mois : état définitif
- 5% de décès, 15% de séquelles définitives
Complications à long terme : douleurs neuropathiques, déficits persistants, troubles proprioceptifs, rétractions
Examens complémentaires
- Clinique : histoire de la maladie
- Ponction lombaire
- Electromyogramme : ralentissement vitesse de conduction, blocs de conduction, augmentation des latences distales
- Biologie
Traitement
- Le plus rapidement possible
- But : stopper la réaction inflammatoire
- Points de vigilances en séance de rééducation : toujours bien évaluer la proprioception (ataxie, risque de chute), la motivation (récupération parfois très longue)
Polyneuropathies
Atteinte de toutes les fibres nerveuses en fonction de leur longueur (atteinte longueur-dépendante)
Attaque les fibres les plus longues en premier
Atteinte de plusieurs fibres en même temps, mais pas les racines

Polyneuropathie diabétique
Le diabète est responsable de nombreuses complications dans l’organisme, on parle d’organes cibles : coeur, cerveau, oeil, rein, pied, nerf, infections
Poolyneuropathie axonale longueur dépendante : atteinte diffuse et symétriques qui touche les extrémités distales des fibres nerveuses les plus longues (donc les membres inférieurs)
Mécanisme
- Ischémique : altération de la paroi des artères de petits calibres qui vont vasculariser les nerfs
- Toxicité directe de l’hypoglycémie (stress oxydatif)
Clinique
- Atteinte distale d’évolution ascendante, symétrique, à prédominance sensitive+++
- Atteinte des petites fibres : paresthésie, altération de la sensibilité thermo algique (mal perforant plantaire)
- Atteinte dysautonomique (trouble vésico-sphinctérien, trouble du transit, impuissance)
Eléments de vigilance sur le plateau technique
- Risque d’hypoglycémie (signe de tachycardie, sensation de faim brutale, frisson, tremblements, trouble de la coordination, de la concentration, etc)
- Attention aux troubles podologiques et si plaies
- Troubles visuels, facteurs de risque cardiovasculaire associés
Polyneuropathie alcoolique
- Toxicité de l’alcool sur les fibres nerveuses ou par carence vitaminiques associées (B1 B9)
- Hypoesthésie en chaussette
- Crampe nocture, fatigabilité à la marche
- Déficit moteur, amyotrophie distale
- Troubles cutanés et trophiques (dépilation anhydrose, ongles cassants)
Neuromyopathie de réanimation
- Faiblesse acquise en réanimation
- Syndrome qui recouvre polyneuropathie et la myopathie
- Touche les muscles périphériques et les muscles respiratoires
- Définition clinique : score MRC<48 (sur 60)
Facteurs de risque
- Sévérité du tableau médical, sepsis sévère
- Hyperglycémie
- Immobilisation prolongée
Physiopathologie complexe
- Dysfonction musculaire
- Altération de la capacité de régénération musculaire
Echelle pour s’assurer de la bonne coopération du patient
- RASS : niveau de conscience (+4=combatif; 0=éveillé et calme; -3=diminution modérée de la vigilance, -5= non réveillable). Si RASS supérieur ou égale à 3, procéder au CAM-ICU
- CAM-ICU : 4 critères (fluctuation de l’état mental, inattention, niveau de conscience altéré, pensée désorganisée)
Autres méthodes
- Handgrip : <11kg H ou <7kg F
- Evaluation M respiratoire PIM < 30cm d’H2O
Syndromes plexiques
- Surtout plexus brachial
- Lésions favorisées chez les patients sous anesthésie générale + curares
- Tableau complexe, en “mosaïque” : déficit moteur et sensitif, abolition ROT
- Risque rétractions myotendineuse
- Récupération très longue, parfois incertaine
Le développement de l’enfant
La plasticité cérébrale chez l’enfant par Céline Alvarez
Pour construire son intelligence et stimuler la création d’un foisonnement de connexion synaptique, il est nécessaire que l’enfant interagisse positivement avec le monde et l’explore.
Puis en grandissant, il ne gardera et développera que les connexions les plus utiles par un « élagage synaptique ». Le cerveau conserve les expériences les plus fréquentes, mais pas forcément les meilleures.
« L’expérience précoce est inscrite dans notre corps, pour le meilleur comme pour le pire ».
Les habitudes structurent le cerveau de l’enfant.
« Le cerveau se nourrit du monde ».
Le développement moteur de l’enfant par Michèle Forestier
Quand un enfant à 1 an, la première question que les gens posent est : « est-ce-qu’il marche ». Or, on devrait se demander si un enfant est bien passer par les étapes du développement (se retourner, ramper, se relever) avant la marche. On doit veiller à ce que l’enfant n’ait pas été précipité dans ses acquisitions, au risque d’éprouver des difficultés à la marche comme l’insécurité. « L’important, ce n’est pas de marcher, c’est d’être à l’aise dans son corps ». De la naissance aux premiers pas : laissons le bébé bouger !
Le cheminement qui mène bébé à la marche
Construction d’étapes successives, chacune s’appuyant sur la précédente
– Retournement dos/ventre -> Glisser -> Installation à 4 pattes -> Marche à 4 pattes -> Se mettre debout -> Marche.
Si on laisse la motricité libre, le bébé passe par ses étapes. Selon la motricité libre, le bébé apprend à marcher tout seul si l’environnement lui permet : on n’a pas besoin de lui apprendre.
Note : le bébé n’a pas besoin de savoir s’asseoir pour marcher (donc pas forcément intéressant pour le bébé).
Age de la marche : entre 9 et 22 mois. Mais le plus important c’est la qualité de la motricité et l’ordre des étapes.
Motricité du bébé dépend de :
– Maturation du cerveau (10-18 mois)
– Aptitudes de l’enfant
– E,environnement : matériel, humain
– Expérience motrice : entrainement, répétition
Les phases
I – La fondation : découverte du corps
Position horizontale
Sur le dos : découverte des mains et des pieds : s’enroule, puis roule sur les côtés
La position plat ventre : lui faire découvrir avant qu’il sache se retourner. Cette position est fondamental, elle va lui permettre de se mettre assis, de relever sa tête et d’explorer visuellement. Travail de la musculature, relever tête, appui bras, flexion hanche -> préparation à ramper.
Découverte de l’espace
Premiers changement de position : retournement dos-ventre. Touche le sol avec la totalité de son corps donc beaucoup de sensation.
Pousser sur les bras et pivot, en poussant plus sur un bras que l’autre.
Puis étirement pour chercher un objet. Puis il comprend qu’en poussant sur le sol, il peut avancer. A force d’essais de changement de position 4 pattes/plat ventre, ils vont commencer à se balancer en avant/en arrière jusqu’à provoquer le premier pas à 4 pattes.
Le quatre patte : nécessite un travail de coordination, de force et d’équilibre. A quatre patte, il apprend les réactions de protection en cas de chute.
Découverte de la verticalité
Par le maintien de la tête (3-4 mois), puis maintien du dos
La position assise : à partir de 4 pattes et quand il se sent à l’aise. Il faut qu’il arrive à s’asseoir seul et repartir en 4 pattes. Il peut avoir le choix entre rester assis et repartir.
Les positions à genoux
Depuis 4 pattes, appui sur un plan avec ses mains et redressement du buste. C’est cette séquence qui va conduire à la position debout (et pas de savoir être assis). Il peut aussi se déplacer en position genou buste redressé, ce qui conduit à une dissociation des ceintures.
Le bébé apprend à pousser ses jambes et arrivera à la position debout seul. Il apprend l’équilibre seul par essais. Puis il retourne au sol, tout seul.
Avant la marche, le bébé escalade.
Franchir les obstacles : apprend les appuis et redressement tête.
Monter les escaliers (attention pour sa protection) : meilleur exercice pour apprendre à marcher
Grimper sur une hauteur et en descendre (depuis le canapé par exemple)
Enjamber quelque chose
Marche avec appui : franchir un angle, passer d’un support à un autre, déplacement le long d’un mur. L’enfant fait tout ça tout seul, l’adulte veille à sa sécurité. Puis bébé se met debout avec quelque chose qui roule, il apprend à gérer les déséquilibres. Puis la dernière étape : se tient debout tout seul, au milieu d’une pièce. A partir de là, il va aller marcher seul.
Favoriser le développement du bébé par les actes de la vie quotidienne.
Quand on le prend dans ses bras : faire s’enrouler le bébé sur le côté et le porter (éviter de passer par la position assise).
Le portage : le bébé n’a pas assez de tonus. On prend le bébé dans les bras en l’enroulant. Quand le tonus axial est suffisant, on privilégie toujours l’enroulement (éviter les réactions d’hyperextension du bébé).
En grandissant, alterner les positions du bébé. Favoriser les sols plats pour laisser son expression motrice.
Position plat ventre à proposer au bébé tout petit et veiller à ce qu’il soit confortable.
Pour le sommeil : le bébé dort sur le dos (HAS). Mais il doit être libre de bouger, de s’étirer. La liberté de mouvement permet de prévenir la plagiocéphalie.
L’alimentation : position enrouler, alterner côté.
Bain : laisser de l’espace pour que l’enfant bouge.
Le mobilier : pas de tapis mou ou couverture au sol, parc peut être utile mais le bébé doit pouvoir explorer un grand espace, pas d’aide à la position assise, pas de youpala.
Le chariot de marche ou le porteur peut être intéressant.
Les vêtements : doivent permettent la liberté de mouvement. Les chaussures ne servent qu’à protéger les pieds mais pas d’aide pour se maintenir debout. Les chaussures peuvent même aller à l’encontre du développement du pied. Donc jamais de chaussure dans la maison.
Les erreurs à éviter
Pas d’écran avant 3 ans. Encourager le bébé à pousser sur ses jambes. Tenir le bébé pour lui apprendre à marcher : n’apprend pas à se protéger, peut créer une dépendance.
Intérêt d’un bon développement
– L’autonomie
– Sécurité : la gestion du danger à 4 pattes le prépare au danger debout
– L’estime de soi renforcé par les expérience
– Relation parentale : le bébé sait qu’il peut rejoindre ses parents s’il est laissé seul
– Relation à l’autre
– Schéma corporel : connaissance du corps, sensation
– Connaissance de l’espace
– Richesse des découvertes
– Meilleure ventilation : le mouvement libre mobilise plus le corps
– Plaisir de bouger
– Prévention de trouble de l’apprentissage, problème de dos, troubles de la coordination.
Physiopathologie et tableau clinique de l’AVC
Tableau clinique
Selon la zone touchée

Selon le territoire touché
L’hémiplégie cortical
- Partielle dans son intensité et « incomplète », c’est-à-dire ne touchant pas tous les territoires moteurs de l’hémicorps
- Elle est brachiofaciale
- Elle est non proportionnelle : l’atteinte au membre supérieur est dissociée entre la main (sévère) et le bras (moins nette)
L’hémiplégie capsulaire
- Massive et totale dans son intensité
- Topographiquement complète, touchant tous les secteurs
- Elle est proportionnelle : tous les segments de membres sont atteints de la même façon
Les troubles associés
- Troubles ménésique
- Troubles affectifs
- Troubles dysexécutifs
Les complications
- Escarres
- Pneumopathie de déglutition
- SDRC
- Oedème
- Troubles psycho-affectifs
- Troubles vésico-sphinctériens
- Chutes
- Dépression
- TVP
La spasticité
Schémas les plus courant
Les groupes musculaires les plus souvent spastiques sont :
- Au niveau des membres inférieurs
- muscles extenseurs et rotateurs internes de la hanche
- quadriceps
- triceps sural, tibial postérieur et fléchisseurs des orteils
- (triple flexion au stade grabataire)
- Au niveau des membres supérieurs
- muscles adducteurs et rotateurs internes de l’épaule
- fléchisseurs du coude
- fléchisseurs du poignet, doigts, pronateur
Répercussion fonctionnelle
La spasticité d’un muscle peut théoriquement limiter la commande motrice de son antagoniste, et ainsi avoir des répercussions fonctionnelles néfastes.
- Si la contraction des releveurs est insuffisante pour s’opposer à celle du triceps sural spastique, la marche sera perturbée avec l’apparition d’un fauchage, d’un équin associé ou non à un varus du pied ou d’un récurvatum du genou
- Si la spasticité des fléchisseurs des doigts et du poignet est importante, elle peut limiter l’expression des extenseurs, déjà parésiés par l’atteinte motrice, et être à l’origine d’une majoration des incapacités de préhension
Elle peut aussi être bénéfique
- La spasticité et la réduction de longueur du TS permettent à ce muscle de produire une force pour un étirement moins important que chez le sujet normal
- La spasticité du quadriceps qui se renforce en position debout peut permettre la station debout et la marche chez un sujet n’ayant pas de commande volontaire suffisante de celui-ci
Tableau clinique du syndrome cerebelleux
Tableau récapitulatif clinique du syndrome cérébelleux
Troubles statiques
- Augmentation du polygone de sustentation
- Danse des tendons des jambiers antérieurs
- Ecartement des MS
- Oscillations latérales et antéropostérieures
- Pas d’aggravation les yeux fermés
- Présence des réactions d’équilibration
Tremblement
- Présent à la réalisation d’un mouvement et au maintien d’une attitude
- Apparaît au début du mouvement et s’intensifie à la fin du mouvement lorsque les contractions agonistes et antagonistes s’équilibrent pour préciser et freiner le mouvement
- Augmentent lors du rétrécissement du polygone de sustentation
Troubles cinétiques
- Dans le temps
- adidococinésie (épreuve des marionnettes)
- dyschronométrie (retard au départ et à l’arrêt du mouvement)
- Dans l’espace
- dysmétrie (hypermétrie: manque son but, va trop loin)
- asymétrie (mauvaise coordination motrice, le mouvement est décomposé)
Ataxie locomotrice / Marche pseudo-ébrieuse
- Augmentation du polygone de sustentation
- Ecartement des MS
- Hypermétrie des pas
- Phase oscillante trop ample : le pied tape au sol, pas de déroulement du pas
- pas irréguliers dans le rythme et dans l’amplitude
- Asynergie empêchant la coordination MI/tronc
- Marche rapide plus facile
- Chutes rares
Hypotonie musculaire
- Au niveau du tronc, du poignet, de l’épaule et du pied
- ROT pendulaire
La maladie de Parkinson : signes cliniques et troubles associés
Triade clinique de la MPI
- Tremblement de repos : mouvement oscillatoire de faible amplitude, de rythme lent (4 à 6 cycles par secondes), qui prédomine aux extrémités
- Akinésie : perte ou trouble de l’initiation et de l’exécution du mouvement par perte de l’initiative motrice, de la spontanéité des mouvements, avec lenteur des mouvements
- Hypertonie extrapyramidale (hypertonie plastique : en « tuyau de plomb » ou « en roue dentée »
Signes associés à la triade
Ils apparaissent au fur et à mesure de l’évolution de la MPI :
- Troubles de la posture : troubles de l’orientation et troubles de l’équilibration, troubles de la coordination posture-mouvement
- Troubles de la parole et de la déglutition : voix monocorde, palilalie (répétition de phonèmes), tachyphémie paroxystique (se remettre à parler avec une extrême rapidité)
- Signes neurovégétatifs qui associent :
- troubles digestifs très fréquents (constipation)
- hypotension artérielle orthostatique
- troubles vésicosphinctériens
- amaigrissement (aspécifique)
- Troubles sensitifs à type de crampes, engourdissement, sensation de chaleur, etc
- Troubles du sommeil et de la vigilance
- à type d’insomnie initiale ou concernant la deuxième partie de la nuit
- à type de cauchemars qui correspondent à des troubles du comportement en sommeil paradoxal
- Troubles cognitifs et psychiques
- troubles de l’attention et des fonctions exécutives
- troubles de la mémoire à court terme, liés à la difficulté du contrôle attentionnel
- bradypsychie (ralentissement dans le temps de réponse)
- dépression et anxiété
- démence
Traitement à la L-Dopa
Complications motrices liées au traitement
- Première phase : « lune de miel », dure entre 1 et 10 ans, gêne motrice modérée
- Deuxième phase : peut durer 20 ans, marquée par des fluctuations : akinésie de fin de dose qui deviennent de plus en plus marquées (effets « on-off »), dyskinésies de milieu de dose.
- Troisième phase : perte d’efficacité de la L-Dopa
Echelles d’évaluation
Echelle de Hoen et Yahr
- Stade 1 : atteinte unilatérale avec handicap fonctionnel habituellement minime ou nul
- Stade 2 : atteinte bilatérale ou axiale sans altération de l’équilibre
- Stade 3 : apparition d’une altération de l’équilibre, mise en évidence lorsque le malade change de direction ou lorsqu’on le pousse alors qu’il se tient debout, pieds joints et yeux fermés.
A ce stade, il présente une véritable gêne fonctionnelle dans ses activités mais peut poursuivre son travail (selon le type d’emploi) - Stade 4 : développement complet de la maladie qui entraîne une incapacité sévère. Le malade peut encore se tenir debout et marcher sans aide mais avec de grandes difficultés
- Stade 5 : le malade ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant ou est grabataire
Classification de Bleton et Ziegler
- Stade 1 : vie presque normale ; c’est la phase de lune de miel
- Stade 2 : maladie installée avec gêne motrice, déplacements limités avec fluctuation on/off
- Stade 3 : handicap majeur avec marche très difficile, gestes rares. Il y a accoutumance au traitement
Les 6 sections de l’échelle UPDRS
- 1 – Etat mental, comportemental et thymique
- 2 – Activités de la vie quotidienne (on/off)
- 3 – Examen moteur (on/off)
- 4 – Complication du traitement (dyskinésies, fluctuations, dysautonomie)
- 5 – Stades de Hoehn et Yahr
- 6 – Echelle de Schwab et England
Les retentissements fonctionnels de la MPI
- Atteinte de la fonction posturale
- Atteinte de la fonction gestuelle
- Atteinte buccofaciale
- Atteinte occulo-motrice
- Douleurs articulaires et musculaires
- Troubles psychiques
- troubles urinaires
- Troubles du sommeil
- Troubles digestifs
Observation morphostatique
Les principales déformations conduisant à l’attitude spontanée figée sont :
- la cyphose dorsale
- l’hyperlordose cervicale, compensée par la projection de la tête vers l’avant
- la scoliose parkinsonienne avec la tête plus souvent penchée du même côté que le tronc
- l’enroulement des épaules
- les flexums de hanches et de genoux
Troubles associés
- Troubles du sommeil à type d’insomnie
- Troubles de la communication
- Dysgraphisme ou micrographie
- Troubles de la fonction oculomotrice
- Hypotension orthostatique
- Hypersécrétion cutanée et sébacée
- Hyper-sudation
- Sécheresse de la bouche
- Hyper-salivation
- Troubles urinaires
- Constipation du fait du traitement médical
Vidéos paraplégie
Retournement
Relevé depuis le DD
Push up
Transfert fauteuil-chaise
RDS
RDS guidé
Tableau clinique de la SEP et échelle EDSS
Tableau clinique
- Troubles moteurs et spasticité
- Troubles sensitifs
- Asthénie et désadaptation à l’effort
- Syndrome cérebelleux
- Syndrome vestibulaire
- Troubles de la communication
- Troubles de la déglutition
- Troubles visuels
- Troubles vésico-sphinctériens et sexuels
Echelle EDSS : évaluation du stade du patient

Bilan à réaliser selon l’EDSS
EDSS entre 2 et 6
- bilan de la marche : boiterie, aide techniques, vitesse, périmètre de marche et escalier
- Bilan de l’équilibre debout en bipodal et monopodal
- Bilan de l’autonomie dans les AVQ
EDSS supérieur à 6
- Evaluation de la mobilité globae : retournements, équilibre assis, déplacement
- Utilisation du fauteuil roulant et des transferts
- Evaluation de l’autonomie dans les AVQ
- Evaluation des possibilités de préhension
Rééducation
Principes généraux
Le principe fondamental est de fractionner les efforts. Le temps de pause doit au moins être équivalent au temps d’exercice, voire plus si le patient est fatigable.
- Privilégier exercices ayant un intérêt fonctionnel (amélioration transfert, marche, équilibre debout et assis)
- Difficultés du patient ciblés pour élaborer avec lui des objectifs concrets
- Pour le niveau des exercices : niveau supérieur si le patient progresse, niveau inférieur si le patient régresse
- Prévoir de nombreux endroit pour s’asseoir et sécuriser les exercices
- Eviter la chaleur
Objectifs et moyens selon les phases
En phase de poussée
- Entretien des amplitudes articulaires
- Lutte contre l’hypertonie
- Entretien respiratoire
- Aide à la relaxation du patient
Après la phase de poussée
- Favoriser la récupération
- Développer des compensations efficaces
- Adaptation du milieu de vie et proposition d’aides techniques
- Amélioration de l’équilibre et des capacités fonctionnelles
En dehors des poussées
- Entretien des capacités fonctionnelles du patient : marche, équilibre
- Prévention des complications neurologiques
- Reconditionnement à l’effort : endurance sur tapis, vélo, …
Grands axes de rééducation selon l’EDSS
EDSS <3
- Education thérapeutique
- Autoentretien
- Réentrainement à l’effort
- Renforcement musculaire
- Amélioration de l’équilibre
EDSS entre 3 et 5,5 : PEC plus intense et ciblée
- Apprentissage des SDR
- Renforcement musculaire fonctionnel
- Stabilisation du tronc et apprentissage auto-agrandissement axial
La rééducation comprend :
- une part de travail analytique
- des exercices globaux à visée fonctionnelle
- un travail d’endurance sur vélo ou motomed
EDSS entre 6 et 7 : la perte de la marche approche
- Apprentissage maniement du fauteuil roulant et des transfert
- Aménagement du domicile
- Mis en place d’aides techniques et humaines
- Lutte contre le déconditionnement
EDSS >7 : perte d’autonomie et dépendance
- Amélioration de la sécurité des transferts
- Amélioration de l’autonomie en fauteuil roulant
- Prévention des complications
- Entretien articulaire
- Etirement musculaire
- Lutte contre spasticité
- Lutte contre escarres et troubles trophiques
- Entretien respiratoire
Les grands axes de rééducation pour EDSS entre 1 et 6
Entretien musculaire fonctionnel des muscles parésiés
- Lutte contre la spasticité néfaste : cryothérapie, TENS, étirements lents des groupes musculaires spastiques
- Rééducation post-toxine : étirement, renforcement, gain fonctionnel
- Entretien de la force musculaire : quand les déficits s’aggravent : renfo par chaînes facilitatrice ou mode excentrique., rééducation sensorimotrice
Amélioration de la marche et ré-entrainement à l’effort
Amélioration de l’équilibre statique et dynamique
- Utilisation des SDR en fonction du bilan réalisé
- Amélioration de l’équilibre assis et de la coordination des mouvements
- Amélioration de l’équilibre de bout en bipodal et unipodal, en statique et dynamique
- des pressions déséquilibrantes résistées
- déstabilisations rythmiques
- avec activité de force et d’adresse des MS (envoi et réception de ballons) amélioration des transferts de poids.Le MK choisit la position de départ en fonction
Correction des défauts de la marche
Correction du récurvatum de genou causé par l’équin spastique, le déficit de sensibilité profonde, déficit de contrôle moteur des extenseurs ou fléchisseurs de genou ou la spasticité du quadriceps.
- Déficit des releveurs (steppage) ou équin spastique
- Défaut de contrôle d’une articulation du MI ou fauchage
- Manque de dissociation des ceintures
- Défaut de transfert d’appui
- Déficit de vigilance musculaire
- Défaut de contrôle de genou à type de récurvatum
Réentrainement à l’effort
L’intérêt de l’exercice physique et du réentraînement à l’effort a été démontré, notamment chez les patients dont le score EDSS est inférieur à 6, avec de nombreux bénéfices : augmentation de la force musculaire et de la capacité aérobie, diminution du sentiment dépressif, meilleure récupération et augmentation du seuil de fatigabilité
Sport d’endurance à privilégier : marche, natation, vélo