Pour mettre en évidence une radiculopathie cervicale ou un syndrome canalaire du membre supérieur
https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/cervical/ultt
Slump test (évaluation neurodynamique)
Par Physiotutors
Avec une différenciation entre l’initiation proximale ou distale du test
The Slump test is a very provocative dural test that poses maximal stress on the dura. If you suspect a severe disc prolapse or extrusion with radicular pain, we do not recommend performing it, as excessive lumbar flexion puts additional stress on the discus and symptoms can usually already be provoked sufficiently with a straight leg raise test according to Lasegue or by simply asking your patient to perform forward flexion of the trunk in standing with straight knees.
In less severe protrusions, epidural adhesions, and nerve root compression or intermittent neurogenic claudication, different build-ups of the slump can help you to distinguish the different disorders.
Activation disto-proximal du Slump test



Activation Proximo-distale du Slump test



!!! A FINIR !!!
Adhérence de la dure-mère
Activation disto-proximale :
- Extension genou et dorsiflexion cheville : augmente modérément la douleur
- Flexion cervicale et affaissement du tronc diminue la douleur (la dure-mère se déplace de nouveau vers le crâne)
- Flexion plantaire : pas de douleur
Activation proximo-distal
- Rentrée du menton et affaissement du tronc : pas de douleur : pas de douleur
- Dorsiflexion de cheville et extension de genou : pas de douleur
- Tête et cou en extension : douleur

Cluster de Laslett
But : suspicion d’une douleur d’origine sacro-iliaque
Résultat : 2 tests sur 4 positifs pour diagnostiquer une douleur d’origine sacro-iliaque
Cluster de laslett
1- Test de distraction
Patient en décubitus dorsal , le thérapeute pose ses mains sur les EIAS et applique 3 à 6 poussées à vitesse modérée, en augmentant progressivement la vitesse
2 – Test de cisaillement postérieur (Thigh thrust)
Le patient en DD, MK place le membre inférieur à tester à 90° de flexion de hanche, genou fléchi et en adduction horizontale jusqu’à ce que le genou se retrouve en regard de la ligne médiane du patient. Le MK place une main en contre-appui entre le sacrum et la table, puis applique une force dirigée vers le sol dans l’axe du fémur à l’aide de son autre main.
Application de 3 à 6 pressions vers le sol à haute vélocité (thrust) en augmentant progressivement la vitesse.
Le test est positif s’il reproduit la douleur du patient.

3 – Test de compression
Patient en décubitus latéral, sur le côté asymptomatique, hanches fléchies à 45° et genoux fléchis à 90°. Se placer derrière le patient et poser les mains sur le bord supérieur de l’iliaque.
Appliquer 3 à 6 poussées à vitesse modérée, en augmentant progressivement la vitesse

4 – Test de thrust sacré
Patient en décubitus ventral, MK pose la base de sa paume au niveau de S2, doigts pointés vers la tête du patient.
Application de 3 à 6 pressions vers le sol à haute vélocité (thrust) en augmentant progressivement la vitesse.
Le test est positif s’il reproduit la douleur du patient.
Test de Gaeslen (optionnel)
Le patient en DD, saisit son genou controlatéral au côté à tester, et l’amène vers son tronc, en flexion de hanche maximale.
Le MK place le membre inférieur à tester en dehors de la table, pour l’amener en extension maximale de hanche. Il applique ensuite une force dirigée vers le sol sur la face antérieure de la cuisse pour augmenter l’extension de hanche, tout en majorant la flexion de hanche sur le côté controlatéral.
Cela créer une torsion de la sacro-iliaque (nutation en débord de table et contre nutation de la jambe fléchi)
Algorithme diagnostic

Si les 2 premiers tests sont positifs, la douleur est d’origine sacro-iliaque. Aucun autre test n’est nécessaire.
Test de Léri
Aussi appelé PKB test (Prone Knee Bend Test)
Pour mettre en évidence une perturbation du nerf fémoral.
Voir également :
https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/lombaire/leri
Test de Lasègue
Aussi appelé test d’élévation jambe tendu (Straight leg raise)
Pour évaluer la mobilité du nerf sciatique ou la présence d’une hernie discale
https://www.itmp.fr/test-de-lasegue/
Critères de Fried
Différence vieillissement/fragilité
Le processus de vieillissement est très variable d’une personne à l’autre. L’approche de la personne âgé ne peut donc pas se réduire à son âge.
Pour définir son état de vulnérabilité, on peut définir son état de fragilité.
Définition de la fragilité
Syndrome gériatrique courant associé à un risque élevé de déclin de la santé et de perte de fonction chez les personnes âgées.
Un état potentiellement réversible
L’âge est un déterminant majeur de fragilité mais n’explique pas à lui seul ce syndrome. La prise en charge des déterminants de la fragilité peut réduire ou retarder ses conséquences. Ainsi, la fragilité s’inscrirait dans un processus potentiellement réversible » (Rolland 2011).
Le modèle de phénotype de Fried (2001)
Il se base sur 5 critères :
– Perte de poids involontaire de plus de 4,5 kg ou de plus de 5 % en 1 an
– Fatigue / épuisement – autodéclaration
– Vitesse de marche lente – moins de 0,8 m/s avec ou sans aide à la marche
– Faiblesse musculaire (peut être mesurée par la force de préhension)
– Inactivité physique
Interprétation
0 = sujet robuste
Entre 1 et 3 = sujet préfragile
3 et plus = sujet fragile
1. Comprendre la respiration
A quoi sert la respiration ?
La respiration a un seul objectif : amener l’O2 de l’extérieur vers l’intérieur.
A quoi servent les poumons ?
Les poumons sont une interface entre un milieu extérieur et un milieu intérieur, entre un milieu aérien et un milieu liquidien, entre l’air et le sang.
Quel est le lien entre l’O2 et la vie ?
L’O2 permet à chaque cellule de l’organisme d’avoir un métabolisme et de fonctionner.
L’existence de la vie dépend de l’existence d’une atmosphère avec de l’O2. Pour cela, il faut une température permettant à l’eau d’être sous forme liquide (et non pas en vapeur d’eau) et une gravité de la planète suffisante pour retenir cette atmosphère.
Cet article est un récapitulatif de la vidéo « Comprendre la respiration » et « Sans oxygène point de vie » de l’Université catholique de Louvain
2. Anatomie du système respiratoire
L’anatomie respiratoire : de la bouche aux alvéoles pulmonaires
A chaque structure anatomique correspond un rôle précis
Voies aériennes supérieures (VAS) : nez, bouche, pharyx et larynx.
La respiration peut se faire par voie nasale ou bucconasale.
Le nez a pour fonction de réchauffer et d’humidifier l’air, de filtrer, empêchant l’inhalation de grosse particules Le larynx constitue un carrefour aéro-digestif.
Voies aériennes inférieure (VAI) : Les bronches se subdivisent 16 fois puis deviennent des bronchioles qui se subdivisent jusqu’aux alvéoles.
L’espace mort anatomique
Il correspond aux 16 premières divisions qui constituent une zone de conduction de l’air entre l’extérieur et l’intérieur mais ne participe pas aux échanges gazeux.
Entre l’alvéole et le sang
L’espace alvéolaire est tapissé par des pneumocytes. Ils sont recouverts d’un liquide, un peu comme un liquide vaisselle, qu’on appelle surfactant qui ont un rôle de protection et qui aide les alvéoles à bien bouger avec les mouvements respiratoires. L’air et l’O2 n’ont qu’à traverser le pneumocyte pour être captés dans le vaisseau sanguin qui est bordé par une cellule appelé endothélium. C’est dans ce capillaire qu’il y a les globules rouges qui se faufillent dans cet étroit passage.
La circulation pulmonaire
Les artères pulmonaires
Elles suivent le trajet des bronches et des bronchioles de façon parallèle. Ces artères vont à la rencontre des alvéoles pour être rechargée en O2 et prendre et prendre une couleur rouge qui est la couleur du sang riche en O2.
Les veines pulmonaires
Elles se jettent dans l’oreillette gauche du cœur puis dans le ventricule gauche qui envoie par l’aorte le sang vers tout l’organisme. Le sang pauvre en O2 revenant lui au cœur par l’oreillette droite puis le ventricule droit, puis l’artère pulmonaire.
Cet article est un récapitulatif de la vidéo « L’anatomie respiratoire de la bouche aux alvéoles pulmonaires » de l’Université catholique de Louvain.
3. La ventilation et les volumes pulmonaires
Différence respiration/ventilation
La respiration est un mouvement qui se caractérise par une fréquence respiratoire (12 à 15/mn).
La ventilation est la quantité d’air, le volume d’air qui entre et qui sort de vos poumons toutes les minutes. C’est un débit d’air qui se mesure en litre par minute (7-8L d’air/mn).
Respiration à l’effort
La fréquence respiratoire (FR) et ventilation (L/mn) augmentent. La ventilation s’adapte aux besoins de l’organisme.
Les volumes pulmonaires
Ils se mesurent par spirométrie
Volume courant (VT) : volume inspiré au cours d’un cycle respiratoire normal au repos
Volume de réserve inspiratoire (VRI) : volume mobilisé par une inspiration maximale à la fin d’une inspiration normale
Volume de réserve expiratoire (VRE) : volume mobilisé par une expiration maximale, à la fin d’une expiration normale
Volume résiduel (VR) : volume non mobilisable restant dans les poumons à la fin d’une expiration forcée. Il évite que les alvéoles se collabent, se referment, ce qui rend leur ouverture à l’inspiration suivante beaucoup plus difficile.
La capacité vitale (CV) : quantité de gaz rejetée par une expiration forcée suivant une inspiration forcé
La capacité pulmonaire totale (CPT) : volume maximal qu’un sujet peut contenir dans ses poumons
La capacité résiduelle fonctionnelle (CRF) : volume de gaz restant dans les poumons à la fin d’une expiration normale (VRE + VR)
VEMS
Volume d’expiration maximale au cours de la première seconde de l’expiration forcée (après avoir prise une grande inspiration).
Rapport VEMS/CV
En pratique clinique, on s’intéresse au rapport entre le VEMS et la CV. Valeurs normales : CV=5L et VEMS=4L donc VEMS/CV=0,8. Si ce rapport est inférieur à 0,7, alors cela signifie qu’il existe chez le patient une maladie pulmonaire qui obstrue les petites voies respiratoires (asthme, BPCO, emphysème).
- Permet de déterminer la présence ou non d’un déficit ventilatoire obstructif
- Permet de stadifier les maladies comme la BPCO (VEMS exprimé en pourcentage de sa valeur prédite)
- Permet de voir les effets d’un bronchodilatateur (test)
La ventilation
Calcul de la ventilation totale
On multiplie le volume courant par la fréquence respiratoire = VT x FR (500×15 = 7,5L/mn)
Calcul de la ventilation alvéolaire (VA)
Il s’agit de la vraie ventilation, la ventilation efficace.
Pour la calculer, il faut retrancher le volume de l’espace mort (150ml) du volume courant (500ml).
Ce qui donne : (VT – Vol. espace-mort) x FR
Donc (500-150) x 12 = 5L (environ)
Cet article est un récapitulatif de la vidéo « La ventilation et les volumes pulmonaire » de l’Université catholique de Louvain.
4. Les pressions
Nous verrons ici 3 lois :
– La loi des gaz parfaits de Robert Boyle
– La loi des pressions partielles de John Dalton
– La loi de la solubilité de William Henry
Pression et fraction d’O2 dans l’air
L’air exerce une pression, c’est une force qui s’exerce sur une surface.
Une atmosphère = 760mmHg au niveau de la mer.
Cette pression est la pression des gaz qui composent l’atmosphère qui s’entrechoquent :
- N2 = 78%
- 02 = 21%
- CO2 = 0,003%
Pression partielle de l’O2
Si la pression atmosphérique (PATM) = 760mmHg et que la pression de O2 = 21% de PATM, alors la pression partielle de O2 se calcule : 760 x 21% = 160mmHg
Chute des pressions d’air en altitude
En altitude, la PATM diminue : au sommet du Mont Blanc, PATM =400mmHg et à 10km d’altitude : PATM =200mmHg
La pression diminue en altitude car l’air de l’atmosphère se dilue dans un volume plus grand. Donc en altitude, il y a moins de molécule pour exercer de pression
Selon la loi des gaz parfaits de Robert Boyle la pression x volume est une constante.
-> Si la pression diminue en altitude, la fraction d’O2 ne change pas : elle reste à 21%
Equilibre des gaz entre l’air et le sang
A la frontière entre le liquide et l’air, les pressions ont tendances à s’équilibre de part et d’autre de cette frontière.
Combien de molécule de gaz vont se dissoudre dans le sang ?
Selon la loi de solubilité de William Henry, à température constante et à saturation constante, la quantité de gaz qui va se dissoudre à l’intérieur d’un liquide est proportionnelle à la pression qu’il exerce sur ce liquide.
La diffusion de l’O2 et du CO2 entre l’air et le sang
Principe de la diffusion : un gaz passe spontanément d’un milieu où sa pression est plus élevée à moins élevée.
Comment l’O2 se déplace : toujours dans la même direction, de l’air extérieur vers l’intérieur de notre corps.
La pression tend à s’équilibrer entre l’air et le sang mais cet équilibre n’arrive jamais car l’02 dans le sang à toujours tendance à diminuer car il est consommé par nos cellules. Il y a toujours une pression d’O2 plus élevée dans l’air que dans le sang qui permet un mouvement de diffusion au travers de la membrane alévolo-capillaire.
¨Pour le CO2, c’est l’inverse
Les mouvements d’air dans les poumons
Il s’agit du mouvement d’air entre l’atmosphère et l’intérieur des poumons
Le diaphragme, par sa contraction et son relâchement, permet de modifier la pression dans les poumons et ainsi stimuler l’inspiration ou l’expiration de l’air.
Cet article est un récapitulatif de la vidéo « Les physiciens de la respiration » de l’Université catholique de Louvain.