Lésion de la syndesmose

Définition
Lésion du ligament tibio-fibulaire inférieur
Epidémiologie
1 à 24% de toutes les entorses

Facteurs de risque
– Sports de pivots, surface de jeux, sports de collision à haute intensité


Physiopathologie

– LTFAI (ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur) : le premier touché en raison de sa position antérieure et de son rôle dans la résistance des forces en rotation latérale. Il est vulnérable au rotation latérale forcé couplé à une flexion dorsale de cheville.
– MIO (membrane interosseuse) : c’est une lésion plus grave car elle stabilise longitudinalement l’articulation
– LTFPI (ligament tibio-fibulaire posto-inférieur) : rare, il est plus résistant mais impliqué dans des lésions plus graves.
Si le compartiment médial est atteint, c’est un critère de gravité car cela entraînerait une instabilité majeure.

Mécanisme lésionnel
Rotation latérale forcée, flexion dorsale forcée, avant pied fixé


Les tests

Test de tension en rotation externe et dorsiflexion

Squeeze test (compression tibio-fibulaire)

Test de Kleiger (test de provocation en rotation latérale)

Le Heel Thumb test


Therapeutique
Conservateur

– Lésion stable : grade I et II stable (LTFAI + MIO) sans atteint du ligament deltoïde
– Immobilisation de la cheville quelques jours/semaines dans une botte d’immobilisation (maintien de la pince tibio-fibulaire)
– Renforcement des muscles de la cheville et de la jambe pour la force et la stabilité
– Exercices de proprioception pour l’équilibre et la coordination
– 3 mois : introduction progressive de l’activité sportive (course légère, mouvement de pivot modérés)

Chirurgical

– Pour lésion instable, incluant le ligament deltoïde
– Si non traité, peut entraîner des limitations fonctionnelles prolongées et des complications (douleurs chroniques)



Les grades des lésions de la syndesmose

Stable : traitement conservateur
– Grade I : lésion partielle ou total du LTFAI uniquement
– Grade IIa : lésion du LTFAI + MIO mais pas d’atteinte du ligament deltoïde

Instable : traitement chirurgical
– Grade IIb : lésion du LTFAI + MIO + atteinte confirmée du deltoïde
– Grade III : instabilité nette impliquant tous les ligaments + compartiment postérieur, le ligament deltoïde et potentiellement la présence d’une fracture


Vidéo
Et si on parlait des atteintes de la SYNDESMOSE ? – Explications & traitement par NeuroXTrain
– Mobilité globale : flexion dorsale, flexion plantaire, circumduction
– Renfo triceps sural
– Renfo tibial antérieur
– Renfo fibulaires et tibial postérieur
– Stabilité et proprioception


Ankle mobility impact high ankle sprains
Par Rehab-U

La stabilité c’est aussi regagner en mobilité. Avoir de bonnes amplitudes en dorsiflexion permet d’absorber le mécanisme lésionnel de l’entorse de la syndesmose

Exercices proposées :

  • Dorsiflexion isométrique : assis au sol, élastique autour du pied en dorsiflexion, reculer au maximum pour mettre en tension l’élastique et maintenir la dorsiflexion contre résistance en isométrique pendant 2mn
  • Dorsiflexion dynamique sur éversion du pied : poser le pied sur un plan incliné induisant l’éversion du pied avec un élastique qui tire le pied en arrière et en dehors. Faire des flexion du genou pour induire une dorsiflexion pendant 2mn
  • Travail de la proprioception avec le système visuel et vestibulaire : appui unipodal, passer une balle d’une main à l’autre en faisant de grands cercles au-dessus de la tête et en suivant des yeux et de la tête la balle.

Test de McMurray (ménisques)

But : mettre en évidence des lésions méniscales du genou
Voir sur le site de Piriforme : https://www.piriforme.fr/bdd/orthopedie/genou/mcmurray

Réalisation
– Patient en décubitus dorsal, genou testé en flexion
La main caudale du thérapeute empaume le talon du patient, et sa main craniale maintient le genou, pouce et index en regard de l’interligne articulaire fémoro-tibiale.

  • Pour tester le ménisque interne : tibia en rotation latérale maximale (+ varus possible) + mouvements de flexion et d’extension du genou.
  • Pour tester le ménisque externe : tibia en rotation médiale maximale (+ valgus possible) + mouvements de flexion et d’extension du genou.

Résultats : positif si douleur ou ressaut palpable (voir audible)

Slump test (évaluation neurodynamique)

Par Physiotutors
Avec une différenciation entre l’initiation proximale ou distale du test

The Slump test is a very provocative dural test that poses maximal stress on the dura. If you suspect a severe disc prolapse or extrusion with radicular pain, we do not recommend performing it, as excessive lumbar flexion puts additional stress on the discus and symptoms can usually already be provoked sufficiently with a straight leg raise test according to Lasegue or by simply asking your patient to perform forward flexion of the trunk in standing with straight knees.

In less severe protrusions, epidural adhesions, and nerve root compression or intermittent neurogenic claudication, different build-ups of the slump can help you to distinguish the different disorders.

Activation disto-proximal du Slump test


Activation Proximo-distale du Slump test


!!! A FINIR !!!

Adhérence de la dure-mère

Activation disto-proximale :

  • Extension genou et dorsiflexion cheville : augmente modérément la douleur
  • Flexion cervicale et affaissement du tronc diminue la douleur (la dure-mère se déplace de nouveau vers le crâne)
  • Flexion plantaire : pas de douleur

Activation proximo-distal

  • Rentrée du menton et affaissement du tronc : pas de douleur : pas de douleur
  • Dorsiflexion de cheville et extension de genou : pas de douleur
  • Tête et cou en extension : douleur

Cluster de Laslett

But : suspicion d’une douleur d’origine sacro-iliaque
Résultat : 2 tests sur 4 positifs pour diagnostiquer une douleur d’origine sacro-iliaque

Cluster de laslett

1- Test de distraction
Patient en décubitus dorsal , le thérapeute pose ses mains sur les EIAS et applique 3 à 6 poussées à vitesse modérée, en augmentant progressivement la vitesse

2 – Test de cisaillement postérieur (Thigh thrust)
Le patient en DD, MK place le membre inférieur à tester à 90° de flexion de hanche, genou fléchi et en adduction horizontale jusqu’à ce que le genou se retrouve en regard de la ligne médiane du patient. Le MK place une main en contre-appui entre le sacrum et la table, puis applique une force dirigée vers le sol dans l’axe du fémur à l’aide de son autre main.
Application de 3 à 6 pressions vers le sol à haute vélocité (thrust) en augmentant progressivement la vitesse.
Le test est positif s’il reproduit la douleur du patient.

3 – Test de compression
Patient en décubitus latéral, sur le côté asymptomatique, hanches fléchies à 45° et genoux fléchis à 90°. Se placer derrière le patient et poser les mains sur le bord supérieur de l’iliaque.
Appliquer 3 à 6 poussées à vitesse modérée, en augmentant progressivement la vitesse

4 – Test de thrust sacré
Patient en décubitus ventral, MK pose la base de sa paume au niveau de S2, doigts pointés vers la tête du patient.
Application de 3 à 6 pressions vers le sol à haute vélocité (thrust) en augmentant progressivement la vitesse.
Le test est positif s’il reproduit la douleur du patient.

Test de Gaeslen (optionnel)
Le patient en DD, saisit son genou controlatéral au côté à tester, et l’amène vers son tronc, en flexion de hanche maximale.
Le MK place le membre inférieur à tester en dehors de la table, pour l’amener en extension maximale de hanche. Il applique ensuite une force dirigée vers le sol sur la face antérieure de la cuisse pour augmenter l’extension de hanche, tout en majorant la flexion de hanche sur le côté controlatéral.
Cela créer une torsion de la sacro-iliaque (nutation en débord de table et contre nutation de la jambe fléchi)

Algorithme diagnostic

Si les 2 premiers tests sont positifs, la douleur est d’origine sacro-iliaque. Aucun autre test n’est nécessaire.

Critères de Fried

Différence vieillissement/fragilité
Le processus de vieillissement est très variable d’une personne à l’autre. L’approche de la personne âgé ne peut donc pas se réduire à son âge.
Pour définir son état de vulnérabilité, on peut définir son état de fragilité.

Définition de la fragilité
Syndrome gériatrique courant associé à un risque élevé de déclin de la santé et de perte de fonction chez les personnes âgées. 

Un état potentiellement réversible
L’âge est un déterminant majeur de fragilité mais n’explique pas à lui seul ce syndrome. La prise en charge des déterminants de la fragilité peut réduire ou retarder ses conséquences. Ainsi, la fragilité s’inscrirait dans un processus potentiellement réversible » (Rolland 2011).

Le modèle de phénotype de Fried (2001)
Il se base sur 5 critères :
Perte de poids involontaire de plus de 4,5 kg ou de plus de 5 % en 1 an
– Fatigue / épuisement – autodéclaration
Vitesse de marche lente – moins de 0,8 m/s avec ou sans aide à la marche
Faiblesse musculaire (peut être mesurée par la force de préhension)
Inactivité physique

Interprétation
0 = sujet robuste
Entre 1 et 3 = sujet préfragile
3 et plus = sujet fragile

1. Comprendre la respiration

A quoi sert la respiration ?
La respiration a un seul objectif : amener l’O2 de l’extérieur vers l’intérieur.

A quoi servent les poumons ?
Les poumons sont une interface entre un milieu extérieur et un milieu intérieur, entre un milieu aérien et un milieu liquidien, entre l’air et le sang.

Quel est le lien entre l’O2 et la vie ?
L’O2 permet à chaque cellule de l’organisme d’avoir un métabolisme et de fonctionner.

L’existence de la vie dépend de l’existence d’une atmosphère avec de l’O2. Pour cela, il faut une température permettant à l’eau d’être sous forme liquide (et non pas en vapeur d’eau) et une gravité de la planète suffisante pour retenir cette atmosphère.

Cet article est un récapitulatif de la vidéo « Comprendre la respiration » et « Sans oxygène point de vie » de l’Université catholique de Louvain

2. Anatomie du système respiratoire

L’anatomie respiratoire : de la bouche aux alvéoles pulmonaires

A chaque structure anatomique correspond un rôle précis

Voies aériennes supérieures (VAS) : nez, bouche, pharyx et larynx.
La respiration peut se faire par voie nasale ou bucconasale.
Le nez a pour fonction de réchauffer et d’humidifier l’air, de filtrer, empêchant l’inhalation de grosse particules Le larynx constitue un carrefour aéro-digestif.

Voies aériennes inférieure (VAI) : Les bronches se subdivisent 16 fois puis deviennent des bronchioles qui se subdivisent jusqu’aux alvéoles.

L’espace mort anatomique
Il correspond aux 16 premières divisions qui constituent une zone de conduction de l’air entre l’extérieur et l’intérieur mais ne participe pas aux échanges gazeux.

Entre l’alvéole et le sang
L’espace alvéolaire est tapissé par des pneumocytes. Ils sont recouverts d’un liquide, un peu comme un liquide vaisselle, qu’on appelle surfactant qui ont un rôle de protection et qui aide les alvéoles à bien bouger avec les mouvements respiratoires. L’air et l’O2 n’ont qu’à traverser le pneumocyte pour être captés dans le vaisseau sanguin qui est bordé par une cellule appelé endothélium. C’est dans ce capillaire qu’il y a les globules rouges qui se faufillent dans cet étroit passage.

La circulation pulmonaire

Les artères pulmonaires
Elles suivent le trajet des bronches et des bronchioles de façon parallèle. Ces artères vont à la rencontre des alvéoles pour être rechargée en O2 et prendre et prendre une couleur rouge qui est la couleur du sang riche en O2.

Les veines pulmonaires
Elles se jettent dans l’oreillette gauche du cœur puis dans le ventricule gauche qui envoie par l’aorte le sang vers tout l’organisme. Le sang pauvre en O2 revenant lui au cœur par l’oreillette droite puis le ventricule droit, puis l’artère pulmonaire.

Cet article est un récapitulatif de la vidéo « L’anatomie respiratoire de la bouche aux alvéoles pulmonaires » de l’Université catholique de Louvain.

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